Auteur Sujet: Venezuela, élections législatives ! Socialisme ou Barbarie ?  (Lu 648 fois)

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Venezuela, élections législatives ! Socialisme ou Barbarie ?
« le: 17 septembre 2010 à 23:39:43 »
Chers camarades,

La Révolution Bolivarienne est a un moment crucial, entre "Socialisme et Barbarie" a dit Chavez et pour le coup, il n'a pas tord !

Elle doit sans crainte aller vers le Socialisme !

De fait, signer, un appel de la campagne internationale de "Pas touche au Venezuela", c'est un geste politique, un geste Internationaliste, pour une Révolution commencée, en marche, car comme écrivait la camarade Hélène M dans "la Riposte" n°53 :

http://www.lariposte.com/Venezuela-voter-PSUV-completer-la.html

- "soit la révolution bolivarienne triomphera comme révolution socialiste - soit elle sera vaincu !"



Elections législatives au Venezuela – Signez l’appel de « Pas touche au Venezuela ! »

Les élections législatives du 26 septembre prochain, au Venezuela, marqueront un tournant dans la révolution bolivarienne. L’enjeu n’est pas uniquement de déterminer une majorité parlementaire. Le résultat de ces élections sera décisif pour le processus révolutionnaire dans son ensemble.

La révolution bolivarienne a plongé de profondes racines dans le peuple vénézuélien. Elle a bénéficié aux travailleurs, aux paysans et aux couches les plus pauvres de la population, et ce dans plusieurs domaines : éducation et santé publiques, développement des infrastructures de base, contrôle public d’industries stratégiques, début de la réforme agraire, etc.

L’exemple du Venezuela est une inspiration pour les travailleurs, les paysans et les pauvres qui, en Amérique latine et dans le monde entier, luttent contre la domination impérialiste, la pauvreté et l’exploitation.

Mais dans le même temps, la révolution bolivarienne s’est attirée les foudres de l’impérialisme américain et de l’oligarchie vénézuélienne, qui voient ces conquêtes sociales comme une menace contre les privilèges et le pouvoir des riches. Ils ont tout fait pour miner les objectifs et les accomplissements de cette révolution, à travers des pressions diplomatiques internationales, une campagne de mensonges dans les médias, le sabotage de l’économie – sans parler de plusieurs complots et tentatives de coup d’Etat.

Si la réaction remporte un grand nombre de sièges, au Parlement, il est clair qu’elle utilisera cette position pour faire obstacle aux mesures progressistes et pour démanteler les conquêtes de la révolution.

Une défaite de la révolution vénézuélienne serait utilisée contre les classes opprimées du monde entier, contre tous ceux qui luttent pour un monde meilleur. Cela encouragerait les forces réactionnaires de tous les pays à intensifier leurs politiques droitières. Cela les aiderait à affaiblir et démoraliser ceux qui s’y opposent. Pour ces raisons, il est plus que jamais nécessaire que toutes les forces progressistes de la société – les travailleurs, les pauvres des villes et des campagnes, la jeunesse, les intellectuels dévoués à la cause du peuple – unissent leurs voix et leurs efforts, en Amérique latine et dans le monde entier, pour défendre la révolution bolivarienne, pour populariser ses conquêtes sociales et dénoncer les forces réactionnaires qui s’efforcent de la détruire.

Les élections législatives du 26 septembre sont une étape importante dans cette lutte entre les forces du progrès et celles de la réaction – entre le passé et le futur. Aussi, nous apportons toute notre solidarité aux candidats bolivariens du PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela). Nous appelons le peuple vénézuélien à les soutenir par leur vote.

Nous appelons aussi tous les mouvements de solidarité avec la révolution vénézuélienne à redoubler d’efforts, d’ici le scrutin du 26 septembre, pour contrer la campagne de désinformation des médias internationaux. Il nous faut renforcer les liens de solidarité entre le peuple révolutionnaire du Venezuela et leurs camarades des autres pays, de façon à défendre la révolution à la fois contre ses ennemis intérieurs et ses ennemis extérieurs.

Pas touche au Venezuela !

Pour signer cet appel, allez sur la page du site international de Pas touche au Venezuela !

Pour signer c'est ici  ;)

http://www.handsoffvenezuela.org/on_september_26_we_support_the_bolivarian_revolution.htm

Les résultats du 26 septembre 2010 des élections législatives au Venezuela, seront publié sur ce fil, dès que possible !

Pour, si vous le désirez, un débat, avec, commentaires, analyses et perspectives !

Pour la Victoire de la Révolution Bolivarienne !
El pueblo pa' el asamblea ! Vota PSUV !

Un Amigo,
Comunista y Bolivariano !
W catharos
« Modifié: 25 septembre 2010 à 20:55:53 par W catharos »
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Re : Venezuela, élections législatives ! Socialisme ou Barbarie ?
« Réponse #1 le: 19 septembre 2010 à 23:51:44 »
Chers camarades,

Dans le cadre de la campagne en Belgique d'"Hands Off Venezuela", "Pas touche au Venezuela", vu sur leur site, à quelques jours, le 26 septembre 2010, des législatives, cet interview intéressant...

Qui va ou peut gagner ? Chavez peut - il perdre et la Révolution Bolivarienne aussi ?

Socialisme ou Barbarie ?


Entretien avec Gregory Wilpert     
16-09-2010

GREGORY WILPERT, éditeur du site web Venezuelanalysis
Merci de m’avoir invité.

JAY
Des élections sont prévues le 26 septembre au Venezuela pour élire les membres de l’Assemblée Nationale. Dites-nous qui contrôle aujourd’hui l’assemblée et ce qui est en jeu lors de ces élections.

WILPERT
Actuellement l’Assemblée Nationale est entièrement contrôlée par les partisans de Hugo Chavez. Ceci est dû au fait qu’en 2005, l’opposition a boycotté les élections prétextant qu’elles ne seraient pas transparentes ; même si le Centre Carter et l’Organisation des Etats Américains ont exhorté l’opposition à participer et finalement ont ratifié ces élections les qualifiant de libres et justes.

JAY
Aujourd’hui, que nous disent les sondages pour cette nouvelle élection ?

WILPERT

En fait, c’est très difficile de le dire, car les sondages sont divisés sur le sujet, dépendant de l’affiliation politique des sondeurs. Et il est très difficile de trouver des sondages neutres. Donc les sondages proches de l’opposition tendent à dire que c’est l’opposition qui va gagner ; les sondages pro-Chavez quant à eux prédisent une victoire de Chavez. Je pense quant à moi que cela va être très serré car d’un côté, Chavez est encore très populaire mais ce n’est pas pour lui que les électeurs vont directement voter ; et il y a de nombreux problèmes au Venezuela en ce moment avec la récente récession et les révélations de scandales de corruption. Il y a donc une certaine insatisfaction. Je pense qu’une partie de l’électorat qui vote régulièrement en faveur de Chavez va s’abstenir d’aller voter : l’opposition reste extrêmement impopulaire et ne profitera pas de ces votes. De ce fait, le scrutin sera très serré.

JAY
Donc les abstentionnistes seront les personnes qui dans le passé votaient Chavez. Quelles sont leurs principales critiques ? Que les choses ne se passent pas assez vite ? Qu’il n’y a pas eu suffisamment de changements ? Je veux dire qu’une des critiques pourrait être le fait que malgré le contrôle total de l’Assemblée Nationale et du Gouvernement – donc pas d’opposition pour passer des lois – pourquoi n’y a-t-il pas eu plus de succès.

WILPERT
Oui, c’est certainement le cas. Une chose à prendre en considération est le fait qu’après 11 de pouvoir, Chavez maintient de très haut taux de popularité. Il y a une certaine fatigue dans la population, pas tellement vis-à-vis de Chavez, mais des gens qui l’entourent, notamment par la récurrence de certains problèmes, spécialement les scandales de corruption dont j’ai parlé précédemment. Un autre problème a été le rationnement de l’électricité. Le Venezuela a vécu une forte sécheresse l’année passée et a dû rationner l’électricité car elle est produite de manière hydroélectrique, et quasiment d’un seul barrage. Tous les problèmes accumulés ne sont pas une bonne chose pour le pouvoir, spécialement en année électorale.

JAY
Une des critiques de l’opposition dit que le problème électrique aurait pu être prévu. Est-ce une critique légitime ?

WILPERT

C’est en partie légitime, mais en partie non car il est impossible de prévoir une sécheresse. Et on parle d’une sécheresse qui a fait qu’il n’a pas plu durant toute la saison pluvieuse. C’est une situation extraordinaire, qui est probablement liée au réchauffement climatique. Donc en ce sens, la sécheresse aurait pu être prévue, mais rien de pareil ne s’était passé auparavant.
Mais d’autre part, il y a eu certainement des manquements, un manque d’investissement dans le secteur électrique, et plus aurait pu être fait pour éviter, en partie du moins, ce problème.

JAY
Selon beaucoup de monde, je pense, notamment de l’extérieur (bien sûr, personne de l’extérieur n’ira voter) le test décisif concernera la vie dans les « barrios ». Et dans quelle mesure s’est-elle améliorée ? Et s’est-elle améliorée plus rapidement ? Car selon ce qu’on lit, notamment dans la presse occidentale, c’est que la base électorale de Chavez qui se trouve dans ces quartiers pourrait s’abstenir de voter ou tirer en arrière. Dans quelle mesure cette analyse est-elle justifiée ?

WILPERT
Il y a une réelle insatisfaction. Mais d’un autre côté, il y a eu de nombreuses améliorations pour les gens vivant dans les « barrios ». Ce que je veux dire, c’est que quand Chavez a été élu, le Venezuela était un des pays les plus inégalitaire d’un point de vue économique et un des plus inégalitaire d’Amérique latine. Aujourd’hui, il est le pays le plus égalitaire d’Amérique latine, à l’exception peut-être de Cuba.

JAY
Comment mesurez-vous cela ?

WILPERT
Par le coefficient de GINI, qui mesure l’inégalité [de revenu]. Le chômage n’a jamais été aussi bas, la pauvreté y est plus basse, même si le Venezuela subit une récession. La raison d’un plus bas taux de chômage et de pauvreté malgré la récession, c’est le maintien de programmes sociaux qui ont amélioré la vie des gens, que ce soient des programmes d’éducation, de santé communautaire, des subsides pour mères seules, ou d’autres encore. Cela fait une réelle différence pour les gens. Mais ce sont des choses qui ont été mises en place il y a quatre ans déjà. Et les gens ont la mémoire courte et d’autres problèmes se sont accumulés, comme l’électricité et la corruption.

JAY

Il y a seulement quatre ans, l’opposition semblait être dans le chaos. On l’imaginait difficilement monter une campagne électorale. Aujourd’hui, elle est de retour, se battant pour un éventuel contrôle de l’Assemblée nationale. Que s’est-il passé ces quatre dernières années pour que l’opposition soit capable de se réorganiser de cette manière.

WILPERT

C’est les problèmes au sein du « chavisme » qui donnent à l’opposition cette opportunité. Il n’y a rien de réellement nouveau dans l’opposition. Ils ont créé une nouvelle organisation faîtière, mais restent profondément divisés, n’ont pas encore de programme unifié, ni d’un leadership unique. C’est donc plus l’opportunité qui s’est présentée à elle que quelque chose qui aurait été fait.

JAY

Une des choses qui irrite le plus l’opposition est la fermeture de certains médias d’opposition. Quel est votre avis sur la question ?

WILPERT

La question de la liberté de la presse au Venezuela est le point principal repris par les médias et observateurs internationaux. Mais je pense qu’au Venezuela même, cette question n’a pas suscité la même attention, parce que tout le monde peut voir la diversité d’opinion en regardant les titres des journaux. En zappant sur votre TV, vous pourrez entendre toutes les voix, tant celle de l’opposition que celle des partisans de Chavez. Il y a donc une incroyable diversité d’opinion. C’est pourquoi je pense, que l’accusation faite à Chavez de s’attaquer à la liberté de la presse ne sonne pas juste pour la plupart des vénézueliens.

JAY
Il y a pourtant eu un important mouvement de protestation au sujet de la fermeture de certaines chaînes de télévision, n’est-ce pas ? On a dit qu’elles seraient fermées pour des raisons techniques. Je ne connais pas la réalité, mais il m’a semblé qu’un réel mouvement est né dans les rangs de l’opposition. Ça a semblé donner un nouveau souffle à l’opposition.

WILPERT
Bon, en fait une seule chaîne de télévision n’a pas vu sa licence d’exploitation renouvelée, à cause de l’expiration de celle-ci et de la participation de la chaîne à la tentative de coup d’Etat en 2002. Et oui, il y a eu un fort mouvement de mobilisation au sein de l’opposition, particulièrement auprès des étudiants et des jeunes. Dans une certaine mesure, les partisans de Chavez ont répliqué en organisant leur propre mouvement de jeunes et d’étudiants pour contrer l’opposition. Je pense aussi que le mouvement de l’opposition a été discrédité par les révélations sur les sommes reçues par le Gouvernement des Etats-Unis, particulièrement les groupes d’étudiants financés par le National Endowment for Democracy. Ces groupes ont donc perdu passablement de légitimité au Venezuela.

JAY
Donc, si l’abstention est suffisamment importante pour modifier l’équilibre du pouvoir au sein de l’Assemblée nationale, qu’est-ce qu’il risque de se passer ?

WILPERT
Bon, ce que peu de gens réalisent, c’est que l’Assemblée nationale est un organe très important au Venezuela. En fait, plus puissant que le Congrès aux Etats-Unis, si vous considérez qu'il nomme le Procureur général, le Conseil électoral, et la Cour suprême, pour les deux derniers, organes indépendants. Donc il est beaucoup plus puissant que le Congrès des Etats-Unis qui ne nomment pas ces organes. De plus, un grand nombre de lois doivent être adoptées par les deux tiers de l’Assemblée, car dérivant de la Constitution. Donc si Chavez perd sa majorité des deux tiers, cela signifie que la Révolution Bolivarienne marquera le pas car il n’aura pas la possibilité de passer les lois qu’il prévoyait faire passer. Cela sera donc pour lui un sérieux problème. Si Chavez venait à perdre la majorité absolue, ce que je ne crois pas, cela lui créerait de graves problèmes.

JAY
Merci d’avoir été avec nous

WILPERT
Pas de quoi

JAY

Et merci de nous avoir rejoint sur The Real News Network



De plus sur le site français

Appel à la solidarité pour la révolution Vénézuélienne (Vidéo)

Vidéo de l’appel lancé par le Congrès bolivarien des peuples et la campagne Pas touche au Venezuela  pour une campagne internationale de solidarité avec la révolution bolivarienne qui coïncide avec les élections du 26 Septembre à l’Assemblée nationale. Écoutez les Vénézuéliens ordinaires expliquer pourquoi ils soutiennent la révolution.

La vidéo a été produite par la Fondation de nouveaux producteurs vénézuéliens (FUNREV) et contient des images inédites du coup d’État d’avril 2002.

Vidéo en Espagnol avec sous-titres en Anglais.

http://www.pastoucheauvenezuela.com/Appel-a-la-solidarite-pour-la-revolution-258.html

Un amigo,
comunista y bolivariano,
W catharos
« Modifié: 06 novembre 2010 à 05:50:46 par W catharos »
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Re : Venezuela, élection législative ! Socialisme ou Barbarie ?
« Réponse #2 le: 20 septembre 2010 à 11:54:37 »
Dire également, au sujet de la Déclaration de soutient aux candidats du PSUV lancée par Manos Fuera de Venezuela - Pas Touche au Vénézuela (que j'ai également signé) qu'elle a été présentée durant la Conférence du TUC (Trade Union Congress) de la semaine passée à Manchester et qu'elle a reçu le soutien de nombreux dirigeant syndicaux, présidents et secrétaires généraux d'entre les syndicats les plus représentatifs d'Angleterre.

Ont signé l'appel entre autres:

    *  Jeremy Corbyn, député (MP)
    * John McDonnell, député (MP)
    * Derek Simpson, secretaire général conjoint de UNITE (syndicat du métal, transport, industriel, etc)
    * Tony Woodley, secretaire général conjoint de UNITE
    * Paul Kenny, secretaire général de GMB (syndicat d'employés municipaux)
    * Serwotka Marcos, secretaire général du PCS  (syndicat de fonctionnaire)
    * Chris Baugh, vice-secretaire général du PCS
    * Hugh Lanning, vice-secretaire général du PCS
    * Matt Sacudida, secretaire général du FBU (syndicat de pompiers)
    * Mick Shaw, secretaire général du FBU
    * Bob Cuervo, secretaire général du RMT (syndicat des Chemins de Fer)
    * Alex Gordon, président du RMT
    * Billy Hayes, secretaire général du CWU (syndicat de la Poste et telécommunications)
    * Tony Kearns, vice-secretaire général CWU
    * David Ward, vice-secretaire général CWU
    * Hunt, Sally, secrétaire géneral de la UCU (syndicat de professeurs de lycées et éducation supérieure
    * Jeremy Dear, secrétaire géneral du NUJ (Syndicat national de journalistes
    * Murray Pitt, président du NUJ
    * Joe Marino, secrétaire géneral du BAFWU (syndicat de boulangers)
    * Colin Moses, président national du POA (syndicat de fonctionnaires de prisons)


Pour ceux qui lisent l'espagnol, plus d'info sur:
http://www.manosfueradevenezuela.org

Salutations communistes
PV
« Modifié: 20 septembre 2010 à 11:56:58 par fireball »
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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Re : Venezuela, élections législatives ! Socialisme ou Barbarie ?
« Réponse #3 le: 27 septembre 2010 à 17:23:56 »
Chers camarades,

Chavez sur son tweeter a exprimé ainsi son sentiment au soir des résultats :

"Bravo mes chers compatriotes, il c’est déroulé une grande journée et nous avons obtenus une solide victoire. Suffisante pour continuer à approfondir le Socialisme Bolivarien et démocratique. Nous devons renforcer la révolution !! Une nouvelle victoire du peuple. Félicitation a tous"

Source : campagne "Pas touche au Venezuela"

http://www.pastoucheauvenezuela.com/Venezuela-Resultat-des-elections-parlementaires-MAJ-259

Lors de ces élections législatives, le PSUV de Chavez gagne 98 députés (avec le petit PCV et le MEP) sur 165 à pourvoir, avec une participation de 64,45%...

Si c'est la majorité absolue des sièges pour le PSUV, les 2/3 des sièges n'est pas atteint. Donc victoire certes mais moins grande qu'il le fallait...

L'opposition elle, a optenu, Alianza por la Unidad (MUD), 65 sièges, 2 sièges seulement pour le PPT (social - démocrate) et 2 pour les indépendants.

Pour voir un peu plus dans le détail...

http://www.gobiernoenlinea.ve/noticias-view/ver_actualidad.pag

Cet article interressant, en castillan, de la campagne "Manos fuera de venezuela" du (CMR Venezuela) qui pose la question de savoir,

quel bilan tirer des élections législatives au Venezuela ?

http://www.manosfueradevenezuela.net/index.php?option=com_content&task=view&id=1034&Itemid=1

Le président Chavez briguera un troisième mandat à la présidence venezuelienne en 2012.

Salutations communistes
W catharos
« Modifié: 29 septembre 2010 à 04:08:04 par W catharos »
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Re : Venezuela, élections législatives ! Socialisme ou Barbarie ?
« Réponse #4 le: 31 octobre 2010 à 00:51:55 »
J'ai trouvé cet article sur Belacciao, il y est dit que le PC Venezuelien, en accord avec l'UNETE, demande à ce que les nationalisations de Chavez le soit faite avec la participation des ouvriers, espérons que Chavez les écoute :
Citer
Accélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations annoncée par Hugo Chavez

Une étape dans l’ « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela

Article AC http://solidarite-internationale-pc...

Deux semaines après la première réussie de l’alliance historique socialiste-communiste au Vénézuela lors des législatives du 26 septembre, le président de la République Bolivarienne a mis en œuvre ce dimanche la première étape de l’ « approfondissement de la révolution socialiste » défendue pendant la campagne par l’allié communiste.

« Bourgeoisie, attention ! Dans quelques minutes, j’annoncerai une nouvelle nationalisation », c’est ainsi qu’Hugo Chavez a commencé ce 10 octobre son allocution dominicale de l’émission ’Allo presidente !’.

Chavez a en fait annoncé deux nationalisations d’entreprises situées stratégiquement dans le processus de production national : celle du site de production d’engrais Fertinitro entre les mains notamment de l’américiain Koch et de l’italien ENI, et de l’entreprise spécialisée dans la production de lubrifiants Venoco.

Pour le président, la nationalisation de Venoco est réalisé non seulement pour « continuer à construire la patrie socialiste et la souveraineté du pays » mais elle était aussi une nécessité par la position de monopole que l’entreprise avait acquise, notamment auprès de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA, et qui lui permettait de spéculer au détriment du peuple vénézuelien :

« Cette entreprise nous faisait toujours le même coup : Pétroles du Vénézuela (PDVSA) produisait la base de lubrifiants et la vendait au privé, puis ils achetaient la matière première et nous revendaient les produits quatre ou cinq fois plus chers ».

Pour Chavez, la nationalisation profitera tant au(x) producteur(s) qu’au consommateur : « Avec cette action, on va baisser les prix des lubrifiants et nous allons libérer les travailleurs ».

La nationalisation de Fertinitro, un des sites majeurs dans le monde pour la production d’engrais, devait elle se concevoir dans le cadre du « plan de souveraineté agro-alimentaire ». Cette entreprise devait « devenir propriété de la patrie, les maîtres de tout cela sont la Patrie et le peuple ».

« Aujourd’hui est venue l’heure d’accélérer la Révolution agraire »

En effet, la nationalisation de cette entreprise stratégique dans la production d’engrais est insérée dans ce que Chavez appelle justement non pas une « réforme agraire » mais bien une « Révolution agraire ».

Lundi 4 octobre, Hugo Chavez annonçait la nationalisation d’ « Agroisleña », géant de l’industrie agro-alimentaire vénézuelienne, producteur notamment d’engrais et de produits chimiques. Elle fournit actuellement 60% des matières premières utilisées dans le secteur agricole.

Parmi les toutes premières mesures symboliques attachées à cette nationalisation : la baisse immédiate du prix des semences, engrais et produits agro-chimiques ; et surtout le changement de nom en « Agropatria ».

Dans sa « Ligne de Chavez » du 10 octobre intitulé justement « Agropatria ! », Hugo Chavez indiquait le but de telles manœuvres, mener la guerre contre les latifundistes pour éliminer la grande propriété terrienne, source d’exploitation et d’asservissement social : « Que les latifundistes sachent qu’est fini le temps de l’oligopole dont ils ont tellement profité : aujourd’hui est venue l’heure d’accélérer la révolution agraire ».

Dans le cadre de cette révolution agraire, le gouvernement bolivarien prévoit également l’expropriation des terres de la « Compania Inglesa » appartenant à la famille britannique Vestey, entre 200 000 et 300 000 hectares de terres cultivables.

Depuis 1999, et le début de la révolution bolivarienne, 2,5 millions d’hectares de terres ont déjà été nationalisées.
Soutien total des partenaires de l’alliance bolivarienne et socialiste : le syndicat UNETE et le PCV

Le premier soutien du gouvernement de Chavez est celui de son propre parti, le PSUV, de la bouche du député Carlos Escarra, au nom des députés socialistes : « Nous nous solidarisons avec les mesures prises par le Président vis-à-vis de Agroisleña, Venoco et Fetrinitro ».

Même si cette déclaration exprime certaines précautions sur la question de la propriété : « Il n’est fait aucune référence dans notre constitution à un type de propriété en particulier, parce que quand on garantit le droit de propriété, on le garantit dans son intégralité. En ce sens, il n’existe aucun autre État qui n’ait plus renforcé la propriété privée que cet État ».

Il faut rappeler qu’actuellement 65% de la production nationale vénézuelienne est encore assurée par le secteur privé. Le même niveau qu’en 1999, au début de la révolution bolivarienne.

Le processus d’ « approfondissement de la révolution socialiste » bénéficie néanmoins du soutien enthousiaste et résolu des autres partenaires de l’alliance bolivarienne, et en particulier des communistes.

L’UNETE, principale centrale syndicale du pays, « soutient les expropriations de Agroislena, Venoco et Fertinitro, dans le cadre de la construction de la souveraineté agro-alimentaire et énergétique ». Mais elle incite à articuler ces nationalisations avec une participation populaire des travailleurs à la gestion de l’entreprise.

Le Parti communiste Vénézuelien (PCV) soutient totalement ces nationalisations mais comme l’UNETE insiste sur la nécessité « que l’on progresse vers la construction de conseils des travailleurs et travailleuses ; de mécanismes de participation des petits et moyens producteurs, que l’on permette que des décisions de ce genre soient orientées vers la transformation des rapports sociaux de production, vers la socialisation des moyens de commercialisation, de redistribution et de production ».

A partir notamment des différents articles publiés par Tribuna popular, organe du PCV