Auteur Sujet: Tunisie : Vive la Révolution !  (Lu 3123 fois)

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Tunisie : Vive la Révolution !
« le: 14 janvier 2011 à 20:11:19 »
Chers camarades,

La Révolution Tunisienne a commencé, elle ne doit pas s'arrêter !

ثورة حتى النصر

De l'intifada de Sidi Bouzid à la Révolution de Jasmin, c'est une Première Victoire des Travailleurs Tunisiens...

Le point de départ de la Révolution de Jasmin, Révolution de la liberté, parce que cette revendication de liberté a plus qu'un sens, pour les travailleurs, c'est surtout des droits, celui d'abords de vivre de son travail, la révolte de Sidi Bouzid ou d'intifada de Sidi Bouzid intifadet echabeb, soit une série de manifestations en Tunisie contre le chômage, les conditions de vie et la répression policière.

Elles ont débuté en décembre 2010, après que se soit immolé par le feu Mohamed Bouazizi, un jeune qui avait quitté le lycée devenu, pour faire vivre sa famille, vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, dont la marchandise avait été prise par la police de façon si injuste ! Il était l'image de beaucoup sans doute, quand le désespoir fait place à la colère et au suicide...

Et après un mois de lutte, parti de ce simple fait divers d'une personne bien anonyme, mais si révélatrice d'une situation dramatique, cela dans l'Histoire peut avoir une importance, de la mort de cet homme, car l'étincelle a mis l'incendie.

Quand je l'ai appris cela, j'ai pensé tout de suite à Jan Palach, même âge, mort quelques jours après son acte de désespoir, ce n'est évidemment pas la même histoire, ni société, ni civilisation qu'on dirait, mais ces deux personnes avait en commun leur jeunesse, et ce désespoir qui peut pousser à la mort. La jeunesse parfois a des colères et des cris inattendus, en réponse à des actes extrêmes, où elle trouve un message politique à suivre !

Les évènements qui suivirent, de la simple intifada de Sidi Bouzid, à la Révolte générale, à la Révolution, jusqu'à Tunis, après des dizaines de morts, et combien de blessés, un pouvoir faillir, le dernier carré de l'ordre, bien incertain, devant certaines fraternisations, jusqu'au syndicat "officiel", appelant à deux heures de grève générale...

Les forces de l'ordre ont tiré sur la foule, ils pensaient les dirigeants écraser l'affaire, mais cela n'était pas une simple Révolte, ce n'était qu'une Révolution !

Bref... Le pouvoir personnel de Ben Ali est donc mis à bas ! Etonnant ? L'Histoire fait de ces choses !

Non, ce n'est pas l'Histoire qui fait,  ce sont les Hommes, les masses en lutte !

Ben Ali avant de fuir son pays a fait un acte politique "décréter l'état d'urgence dans toute la Tunisie" avec un couvre-feu de 18h00 à 06h00 du matin, l'interdiction des rassemblements et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout "suspect" refusant d'obéir !

Ce vendredi 14 Janvier 2011 restera comme une journée historique. le moment où la jeunesse et les travailleurs de Tunisie ont vaincu le Dictateur. Ils ont démontré que ce sont les masses qui font l'histoire. Le Sirocco s'est levé sur le Maghreb, et le Monde entend la voix de la Révolution qui montre comment l'Histoire avance et peut tourner !

Ben Ali et sa clique est vraiment entré dans l'Histoire de son pays comme Boucher et Fossoyeur !

Mais comme disant Fritz Lang dans son film "Les bourreaux meurent aussi", "Hangmen Also Die" !

Ben Ali déchu, n'aurait pas quitté Tunis vers Paris, ni Malte, ni fait une halte en Sardaigne... Non il est arrivé est en Arabie Saoudite, chez un "grand" de ce monde, Abdallah appelé Ibn Saoud, ami dictateur, sans doute, mais entre gens de même monde ne parlons pas de choses vulgaires, qu'ils disent "mon ami Ben Ali a du sang sur les mains, faites couler lui un bon bain", a dit le théocrate, mais que c'est dur la Retraite !

Cela serait un immense scandale aussi qu'il se retrouve un jour enfin en France, car Sarkozy et Fillon ont du en parler, quoiqu'il arrive, Ben Ali, devra être jugé ainsi que son Régime par les Tunisiens eux même, un jour, s'il existe une vraie justice en ce monde !

En tout cas ses p'tits amis parasites sont là pour assumer le bilan de la Dictature, et continuer la même politique, ce qui a été commencé dans la rue, ne doit pas s'arrêter ! comme on a vue sur les pancartes sur France 2 : "Révolution maintenant ou jamais" !

Mais la preuve que tout change, on apprend ce soir par l'AFP que "Le dirigeant du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit), Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis, a été libéré, a annoncé le PCOT. il a été libéré, il est chez lui", a déclaré Adel Thabet, du PCOT, lors d'une conférence de presse.
Recherché par la police, Hamma Hammami, 59 ans, qui vivait dans la clandestinité jusqu'en février dernier. Sa famille s'était inquiétée, vendredi matin auprès de l'AFP, de sa disparition et avait affirmé qu'elle craignait pour sa vie."


Le successeur de Ben Ali, Mohamed Ghannouchi est pire qu'un eunuque du sérail, vice-président du sinistre RCD, ex - premier ministre de fait, il a commencé sa carrière ultime de ce jour en faisant un appel à l'unité nationale !

Mais Unité Nationale avec qui ? Avec les tortionnaires, la bourgeoisie du pays, la classe politique corrompue, l'Etat aux ordres de l'Ex - Président Ben Ali et ex - Premier Ministre, devenu président par intérim ?

S'il faut une Unité, c'est celle des prolétaires et de la jeunesse et des paysans pauvres de Tunisie, qu'il faut ! Contre les possédants et leurs sbires, car la musique est trop bien connue, les travailleurs ont commencé la Révolution pour au final se voir spolier, confisquer leurs droits, le pouvoir, leur Première Victoire, leur Révolution en l'offrant en cadeau à des politiciens professionnels qui savent y faire, eux les "démocrates spécialistes", valets de la Bourgeoisie et des intérêts de l'impérialisme... Mais, il n'est jamais dit que l'Histoire se répète toujours !

Enfin, personne ne s'attend à la Révolution ! Comme personne ne s'attend au Socialisme... Quelle magnifique leçon de courage de la Jeunesse et des Travailleurs Tunisiens, contre l'armée et la police.

Ce soir, les Travailleurs de Tunisie ont donné une leçon politique au Monde, et un espoir pour tous les travailleurs de la région, opprimés... Vraiment, chapeau bas...

S'ils continuent, tous les espoirs sont possibles, s'ils s'organisent, se défendent, défendent leurs propres intérêts eux même, au bout du chemin, se serait une autre vie, puisque c'est le Capitalisme qu'il faut détruire pour être libre...

Alors, Vive la Révolution... Vers le Socialisme !
W catharos

Article de La Riposte sur la Révolte Tunisienne... La Révolution Tunisienne !
13-01-2011


Les événements en Tunisie ouvrent la perspective du renversement du régime dictatorial de Ben Ali et sa clique mafieuse. Les jeunes protestent contre le chômage et la vie chère. Le gouvernement répond par la répression. Les promesses de Ben Ali ne valent rien. Il dit avoir les moyens de créer 300 000 emplois. Mais dans ce cas, pourquoi avait-il laissé dans la misère 300 000 chômeurs qui avaient besoin de ces emplois ? Les engagements de Ben Ali sont illusoires, mais la violence des forces de l’ordre et les dizaines de manifestant abattus sont, eux, bien réels – comme l’est l’arrestation du dirigeant du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, Hamma Hammami.

Si le mouvement actuel se généralise, et surtout si les travailleurs l’appuient par un puissant mouvement de grève, ce gouvernement d’assassins finira par tomber. Mais Ben Ali n’est pas le seul problème à régler. Le régime en place est inextricablement lié aux capitalistes en Tunisie, en France et ailleurs, pour qui la Tunisie est une source d’immenses richesses. Incapables de développer l’économie, ce sont des parasites qui profitent directement des salaires de misère et des conditions de travail indignes. A l’exception de la classe dirigeante, les Tunisiens ont été transformés en un peuple d’esclaves au service de l’industrie touristique et de la sous-traitance. La corruption gangrène les échelons supérieurs de l’administration. Le chômage de masse sert les intérêts des capitalistes en intimidant les travailleurs qui ont la « chance » d’avoir un emploi.

Ben Ali couronne tout ce système. Il le protège et le pérennise. Avec ses policiers, ses mouchards, ses prisons, sa presse muselée et ses médias aux ordres, il voulait interdire toute contestation et toute possibilité de révolte. Mais l’aggravation des conditions de vie de ces dernières années a fini par provoquer une explosion. Les suicides de jeunes, poussés au désespoir par la misère et l’injustice, en ont fourni l’étincelle. Ben Ali traite les jeunes manifestants de « terroristes » et évoque l’implication d’Al Qaida. C’est tout simplement ridicule. La révolte actuelle plonge ses racines dans le sort que subissent les travailleurs et la jeunesse tunisienne, depuis des décennies.

La réaction du gouvernement français ne devrait surprendre personne. Face à la mobilisation populaire des Tunisiens, Michelle Alliot-Marie n’a pas hésité à proposer d’aider la dictature à « rétablir l’ordre » au plus vite ! Le capitalisme français a des intérêts considérables – et très profitables – en Tunisie, et ne voudrait pour rien au monde que ce soulèvement vienne troubler ses affaires.

Le gouvernement Sarkozy et les capitalistes français sont en train de détruire l’économie nationale. Les services publics sont saccagés, le chômage et l’emploi précaire se généralisent et s’aggravent. La production chute, tout comme les exportations et les importations, qui ont enregistré une baisse de 17 %, en 2010. Cette situation n’existe pas qu’en France. Le capitalisme a plongé toute l’Europe dans une crise économique extrêmement grave, qui a eu des répercussions désastreuses dans tous les pays du Maghreb. Le capitalisme a ruiné les Etats. A force de verser des milliards pour « stimuler » la rentabilité et remettre à flot les banques que des opérations spéculatives menaçaient de couler, les Etats ont, à leur tour, accumulé des dettes colossales. En conséquence, l’Europe et la France ne pourront pas connaître une reprise économique significative dans les années à venir. Cette situation aggravera la misère des jeunes et des travailleurs de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.

Il est impossible de savoir à l’avance si la révolte actuelle se transformera en une révolution, à court terme. Cette possibilité est inhérente à la situation. Mais le facteur décisif est celui de l’entrée en action des travailleurs tunisiens – qui, à la différence des jeunes chômeurs, ont le pouvoir de paralyser toute l’économie et toute l’administration du pays. Sous la pression du mouvement, la direction nationale de l’UGTT a appelé à deux heures de grève générale pour demain, vendredi 14 janvier. Une solide grève générale laisserait suspendus en l’air, non seulement Ben Ali, mais aussi tous les grands capitalistes exploiteurs qui soutiennent son régime. L’armée et la police ne suffiraient plus pour protéger le régime.

Soldat saluant une victime lors d'un cortège funèbre Beaucoup de soldats sont issus du peuple et sont solidaires des manifestants. Mais ils se demandent combien de temps ce mouvement va durer et à quoi il va aboutir. S’ils défiaient les chefs militaires et si le mouvement s’essoufflait, ils en payeraient les conséquences, eux et leurs familles. La vengeance du régime serait terrible. Mais si le mouvement prend véritablement une ampleur de masse, notamment par le biais d’une grève générale, une fraction importante des forces armées pourrait se rallier à la cause du peuple. C’est alors que s’ouvrirait une période de révolution et la possibilité d’en finir avec le capitalisme en Tunisie – et, par contagion, dans l’ensemble du Maghreb. En France et à travers l’Europe, une telle évolution donnerait une puissante impulsion à la lutte des travailleurs contre le capitalisme.

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TUNISIEN !
« Modifié: 19 janvier 2011 à 20:20:44 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne Christophe-31

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 392
    • Voir le profil
    • Renforcer le PCF !
Re : Vive la Révolution Tunisienne !
« Réponse #1 le: 15 janvier 2011 à 00:11:29 »
BRAVO !!! Les travailleurs tunisiens nous montrent le chemin ! espérons que le PC tunisien ne trahira pas ! Il faut donner tout le pouvoir aux assemblées qui ont été convoquées et prendre en main le pays !!

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #2 le: 15 janvier 2011 à 16:28:51 »
Et oui Christophe  Bravo !  ;D

Je mets dans le fil de la discussion le texte de l'article qui fait aussi l'objet d'un tract pour aujourd'hui, je pense, aux manifestations, ce samedi 15 janvier, à Paris ou à Toulouse...

En tout cas la Révolution de Jasmin Tunisienne a commencé, elle n'est sûrement pas terminé avec la fuite de Ben Ali...

Mohamed Ghannouchi a duré au pouvoir quelques heures...

La rue exigeant aussi son départ, mais la dite Unité Nationale dont je parlais n'est que le moyen de sauver l'ordre établi, en jouant de l'artifice transition démocratique et légale, mais Fouad Mebazaâ, le président de la Chambre des députés, qui assure l’intérim à la tête de l’Etat est un hiérarque du système Ben Ali.

Quant à son parti à Fouad Mebazaâ, le RCD, raflait dans cette parodie de démocratie à la Ben Ali, les postes, cela ne le gênait guère, celui là parle à ce jour de démocratie, et incarnerait la rupture, il y a de quoi s'étrangler de rire !

Alors la coalition qu'ils veulent mettre en place, avec qui on verra bien, mais cela ne résoudra pas les problèmes et difficultés des travailleurs tunisiens.

Bref, si Ben Ali est parti, ses complices sont encore au pouvoir !


Nicolas et Ben Ali avant le départ : émotions !


L'article de La Riposte est très clair sur les problèmes qui se posent à la Jeunesse, et aux travailleurs tunisiens...

Vive la Révolution de Jasmin !
W catharos

Ben Ali est parti. Il faut chasser ses complices !
15-01-2011

Ben Ali a quitté le pouvoir. Face à l’ampleur de la révolte des jeunes et des travailleurs du pays, il n’avait d’autre choix que de s’enfuir. C’est une grande victoire qui ouvre la perspective du renversement définitif de la dictature. Car les problèmes en Tunisie ne se réduisent pas à Ben Ali. Son régime représentait tout un système. Il était inextricablement lié aux capitalistes en Tunisie, en France et ailleurs, pour qui ce pays est une source d’immenses richesses. Incapables de développer l’économie, ces parasites ont voulu transformer les Tunisiens en un peuple d’esclaves au service de leurs intérêts égoïstes, de l’industrie touristique et de la sous-traitance. Ce sont les capitalistes qui profitent directement des salaires de misère et des conditions de travail indignes. Le chômage de masse sert leurs intérêts en intimidant les travailleurs qui ont la « chance » d’avoir un emploi. La corruption gangrène les échelons supérieurs de l’administration.

Ben Ali couronnait tout ce système. Avec ses policiers, ses mouchards, ses prisons, sa presse et ses médias aux ordres, il voulait interdire toute contestation et toute possibilité de révolte. Mais l’aggravation des conditions de vie a fini par provoquer une explosion, dont les suicides de jeunes, poussés au désespoir par la misère et l’injustice, ont fourni l’étincelle. Ben Ali est parti. Mais tant que ses complices restent au pouvoir, et tant que les richesses du pays se trouvent entre les mains des capitalistes, aucun des problèmes fondamentaux qui écrasent le peuple ne sera résolu.

Ghannouchi tente désespérément de sauver l’édifice du régime. Il semble chercher à impliquer certains opposants dans la mise en place d’un gouvernement d’« union nationale », c’est-à-dire d’un gouvernement de façade qui protégerait les intérêts essentiels du capitalisme tunisien et les complices de Ben Ali. Ghannouchi, lui aussi, a le sang du peuple sur ses mains. En annonçant un départ « temporaire » de Ben Ali, il a prouvé qu’il n’a pas l’intention d’engager les profondes transformations nécessaires. En conséquence, le mouvement ne peut et ne doit pas s’arrêter là. Il faut chasser tous les éléments associés à l’ancien régime, y compris les chefs de l’armée et des forces de police. Aucune « transition démocratique » digne de ce nom ne pourra avoir lieu tant que les tous les piliers de la dictature resteront en place. Il faut commencer par désarmer la police. Le peuple doit se donner les moyens de se défendre contre la répression.

Ce n’est pas tout. Pour régler tous les problèmes brûlants qui frappe la masse des Tunisiens, il faut arracher le pouvoir économique des mains de la petite poignée de capitalistes tunisiens et étrangers qui pillent les ressources du pays depuis trop longtemps. Cela vaut pour la Tunisie comme pour l’ensemble du Maghreb. Seule une Fédération socialiste des pays du Maghreb permettra de poser les bases d’une authentique émancipation sociale et politique du peuple.

La Riposte

« Modifié: 19 janvier 2011 à 12:41:43 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne Conan

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 351
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #3 le: 16 janvier 2011 à 19:37:45 »
Ben Ali chez les Arabes !

Il a tourné en ronds au dessus du Bourget dans l ' espoir de se faire inviter à bouffer à l'Elysée par son pote Sarko. Mais le sark s'est dit "chacun sa merde" , et il lui a transmis en morse de contrebande : "Casse-toi pauvre con ! " . Faux-cul , va !  Il devait lui envoyer des flics en rabiot , Alliot-Marie l'avait dit .

Alors , de dépit , Zine s'est cassé chez les Zarabs . Et quels Zarabs !  Carrément  les mecs de La Mecque ! Zine devrait en profiter pour se convertir à l'islam cul béni des tartuffes. Mais pour Leila la coiffeuse , çà craint . Fini de montrer ses gambettes en minizup. Paraît qu'elle est dans l'hexagone , pour récupérer d ' la tune . Cà ne va pas l'faire , puisque Sarko a passé la consigne : " Les Ben Ali , les Trabelsi et leur smala , pas touche au grisbi ! ".

Bon , s'il s'est fait lâcher par Sarko l ' salaud , Zine a quand même le soutien d'un bon copain , Khadafe le dingue. Allez , de temps en temps ils boufferont l'couscous ensemble sous la tente dans le désert de Lybie , et ils inviteront Carla pour la danse du ventre.

Bon anniversaire au peuple tunisien , mais prudence pour la suite des évènements .

Les manifestations de haine de la coiffeuse ne sont pas révolutionnaires mais sournoisement hostiles à l'émancipation des femmes et très réactionnaires . C'est vrai qu'elle a comme son mec Ben Ali profité de sa situation pour faire de sa famille , une famille de nababs mais ça ne justifie pas le mot de 4 lettres utilisé contre elle ( pute ) sous prétexte qu'elle a eu trois maris.

Pour les experts , peut-on qualifier le régime Ben Ali de dictature du prolétariat sachant que Zine et Leila ne sont pas né avec une cuiller en or dans la bouche mais chez des prolétaires ?  Le reproche qui leur est fait d'avoir osé s'imposer sur le haut du pavé alors qu'ils venaient du bas du fossé , est plus que réac sur les bords , me semble-t-il . A propos de Leila , les mauvaises langues disent même avec mépris , qu'elle vient des bas-fonds de Tunis.
« Modifié: 16 janvier 2011 à 19:48:14 par Conan »

Hors ligne maiszeus

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 252
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #4 le: 16 janvier 2011 à 19:43:59 »
19h20: Les échanges de coups de feu reprennent à Tunis
Les forces spéciales tunisiennes affrontaient ce dimanche soir des membres de la garde présidentielle à proximité du palais de l'ancien président Zine Ben Ali, ont indiqué des sources militaires à Reuters.
Deux témoins, qui vivent à proximité du palais situé à Carthage à plusieurs kilomètres du centre de Tunis, ont précisé avoir entendu des tirs continus d'armes lourdes.



putch militaire?
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne maiszeus

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 252
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #5 le: 16 janvier 2011 à 20:13:53 »
20h: Le nouveau gouvernement sera dévoilé lundi
C'est ce qu' fait savoir ce dimanche soir le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi. Ce dernier a poursuivi tout au long du week-end ses consultations avec la classe politique du pays, y compris les partis d'opposition, en vue de former un cabinet d'union nationale.
«Demain, nous annoncerons le nouveau gouvernement, qui ouvrira une nouvelle page de l'histoire de la Tunisie», a déclaré Ghannouchi à la télévision nationale.

19h50: L'armée lance l'assaut contre le palais présidentiel
Selon I>Télé, qui cite une source sécuritaire, l'armée aurait lancé un assaut contre palais présidentiel où sont retranchés des ex-membre de la garde présidentielle de Ben Ali.

19h40: «Il y a eu une fusillade intense et continue autour du palais présidentiel»
«Des unités des troupes spéciales sont sorties (du palais où elles se trouvent stationnées) et ont poursuivi les assaillants. Il y a eu des échanges de coups de feu», a expliqué une source militaire à Reuters.
Deux témoins, qui vivent à proximité du palais situé à Carthage à plusieurs kilomètres du centre de Tunis, ont précisé avoir entendu des tirs continus d'armes lourdes.
«Il y a une fusillade intense et continue autour du palais présidentiel, a déclaré une femme. Le bruit est très fort. Je crois qu'il ne s'agit pas simplement de balles.» Un second habitant a confirmé des tirs d'armes lourdes.

Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne Conan

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 351
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #6 le: 16 janvier 2011 à 20:38:03 »
DSK va-t-il lui aussi demander l'asile politique aux mecs de La Mecque ?

A voir , mais du côté de ses ambitions politiques pour 2012 , c'est cuit !

Quand DSK soutenait le régime de Ben Ali :

http://www.dailymotion.com/video/xgkxca_quand-dsk-soutenait-le-regime-de-ben-ali_news

Pour le Sark , c'est kif-kif
http://www.dailymotion.com/video/x591co_sarkozy-tunisie-et-droits-de-l-homm_news

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #7 le: 17 janvier 2011 à 21:56:30 »
Salut camarades,

Le camarade André Chassaigne du PCF, candidat dans le cadre du Front de Gauche à la présidentielle de 2012, a communiqué sur son blog, ce jour, sur la Révolution de Jasmin. Mais le camarade André Chassaigne ne parle pas de Révolution, et ce qu'il dit est très caractéristique de la pensée dominante, mais peut être pas de la volonté de ceux qui font encore et mène la Révolution de Jasmin !

Ce qui m'appelle à la suite de l'article quelques petits commentaires...

Soutenir la transition démocratique en Tunisie

La jeunesse et le peuple tunisien ont su s’émanciper du joug qu’entretenait depuis si longtemps le dictateur Ben Ali. Face à un régime qui ne leur offrait que le chômage, la pauvreté, la corruption et la privation de liberté, la révolte sociale a eu raison de tant d’humiliations et de souffrances.

Jusqu’au bout pourtant, les autorités françaises, comme les responsables de l’Union européenne, auront soutenu l’insoutenable, allant jusqu’à offrir leurs services contre la volonté du peuple tunisien. Cette situation ne grandit pas notre pays.

Je demande d’ailleurs à ce qu’un débat devant le Parlement fasse toute la lumière sur le rôle de la France en Tunisie, notamment au cours des dernières semaines.

Nous ne pouvons que saluer le courage et la détermination du peuple tunisien, des forces démocratiques et progressistes, des mouvements pour les droits de l’Homme. Plus que jamais, tout doit être fait désormais pour garantir aux Tunisiens les libertés et la transition démocratique et sociale qu’ils réclament.

Certaines conditions, comme la mise en place d’élections libres, garantissant la présence de la pluralité des sensibilités politiques du pays, sont indispensables pour construire sereinement la Tunisie de demain.

Par ailleurs, nous demandons à ce que les institutions internationales soient prêtes à aider véritablement au processus démocratique en Tunisie si le peuple tunisien et les organisations démocratiques le réclament.

André Chassaigne


Que dire du communiqué...  :P

Alors, Révolte Sociale ou Révolution Sociale ?

C'est une Révolution quand les masses font irruption sur la scène politique, avant amorphe, et renverse le pouvoir !

Soutenir selon la volonté du camarade Chassaigne la "transition démocratique", oui mais une vraie transition démocratique qui implique qu'il faille soutenir cette Révolution et cela n'est pas pour moi, soutenir une soit - disante "transition démocratique".

Il faut défendre la perspective d'une vraie Rupture et Révolution politique et économique et sociale aboutie, vers une vraie démocratie aux service des travailleurs et de la jeunesse tunisienne, vers le Socialisme, et souhaiter l'extension de la Révolution, déjà aux autres pays du Maghreb, qui eux aussi subissent le joug de la dictature.

Qui incarne cette transition démocratique aujourd'hui en Tunisie ?

Les Mebazaâ - Ghannouchi, et il ne faut pas soutenir la classe politique du pays qui est déconsidérée, les partis d'opposition, les cliques, qui avaient joué le jeu de Ben Ali.

Je suis des plus septique sur la capacité de ces gens, de ces politiciens professionnels, à vouloir le bonheur et satisfaire les revendications économiques des travailleurs et de la jeunesse tunisienne, ils ne l'ont pas fait avant, alors le feront - ils maintenant ?

Enfin, une demande solennelle du camarade André Chassaigne, après une critique juste de la France et de l'Union Européenne bien timide pour pas dire moins.

Il est écrit que "les institutions internationales soient prêtes à aider véritablement au processus démocratique en Tunisie si le peuple tunisien et les organisations démocratiques le réclament."

S'il le réclame les travailleurs tunisiens et sa jeunesse ce concours, le ferait - il ?

Lui, non peut être, mais en son nom, d'une Révolution qu'ils ne souhaitaient pas, les nouveau dirigeants, blanchis sous le harnais de Ben Ali, appelleraient quelles organisations comme garanties de leur stabilité politique, et ordre social rétabli : l'Onu ? l'Otan ? Que dire...

Autant demander au Pentagone en étant ironique...

Je n'ai aucune confiance en ces organismes qui ont toujours soutenu l'Impérialisme...

Mais peut être que je n'ai pas compris le camarade André Chassaigne, que je suis injuste, faux, et même à contre - sens...

Vive la Révolution de Jasmin !
Vive la solidarité internationaliste !
W catharos

« Modifié: 18 janvier 2011 à 05:51:49 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #8 le: 18 janvier 2011 à 04:33:01 »
Salut camarades,

Il est plus qu'important de discuter de la situation en Tunisie, parce que c'est le sujet du moment ?

Non, que dire, mais il n'y a pas tous les jours sur terre une Révolution, et après la première victoire de cette révolution, les travailleurs et la jeunesse tunisienne, que peuvent - ils bien attendre de l'avenir ?

L'article pour "La Riposte" du camarade Greg Oxley, pose face à la réalité, des perspectives, ce n'est pas une leçon de chose, mais bien de comprendre une situation, et voir un peu plus loin que ce que disent les Médias et nos politiques !  

Tunisie : le piège de l’« union nationale »
17-01-2011



La mobilisation massive des jeunes et des travailleurs tunisiens a arraché une première victoire. Ben Ali et sa famille, qui ont pillé le pays pendant des décennies, sont partis. Les réactionnaires au pouvoir en Algérie, au Maroc, en Libye, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite ont suivi avec terreur les événements en Tunisie. Ils ont de bonnes raisons de trembler. A travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, la même oppression et la même pauvreté existent. La colère monte partout, au point qu’il pourrait suffire d’un incident pour mettre le feu aux poudres, comme ce fut le cas en Tunisie avec le suicide de jeunes poussés à bout par la misère et l’injustice. Tôt ou tard, dans tous ces pays, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Le départ en toute hâte de Ben Ali a donné lieu à des scènes de liesse. Mais la fête sera de courte durée. Car la vérité, c’est qu’aucun des problèmes fondamentaux n’est vraiment résolu. Actuellement, ceux qui faisaient partie du régime aux côtés de Ben Ali, dont les chefs de l’armée et de la police, sont engagés dans des manœuvres visant à conserver le pouvoir et faire en sorte que le peuple – qu’ils craignent plus que tout – reste bien à la place que lui attribuaient le régime de Ben Ali et le système capitaliste dont il n’était que le couronnement.

Lorsque le soulèvement se répandait à travers le pays, Ben Ali pensait pouvoir s’en sortir par une combinaison de promesses creuses et de répression sanglante. Mais les chefs militaires sentaient le sol se dérober sous leurs pieds. Des scènes de fraternisation entre les soldats et les manifestants se multipliaient. Ici et là, les soldats protégeaient les manifestants de la police. Pour l’Etat-major, il est apparu que la seule façon de conserver le contrôle des forces armées était de pousser Ben Ali à l’exil. Lâché par les chefs militaires, ce dernier n’avait d’autre choix que de fuir.

Mohamed Ghannouchi, le Premier ministre, avait annoncé que l’absence de Ben Ali serait « temporaire ». Le croyait-il vraiment ? Peu importe. Dans les conditions actuelles, le retour de Ben Ali provoquerait une insurrection de masse. Il n’empêche que le régime qu’il dirigeait est toujours au pouvoir et n’a aucune intention d’y renoncer. Les opérations militaires en cours n’ont rien à voir avec une « transition » vers la démocratie. Le régime tente de stabiliser la situation en sa faveur. Il veut neutraliser les fanatiques qui nourrissent encore l’espoir de ramener Ben Ali au pouvoir, tout en maintenant la législation répressive dirigée contre le peuple. L’Etat d’urgence est maintenu, tout comme le couvre-feu et l’interdiction des rassemblements et des manifestations. En participant au « gouvernement d’union nationale », les partis et personnalités de l’« opposition légale » – c’est-à-dire de l’opposition loyale – ont redoré la façade de la même machine gouvernementale qui, avec ou sans Ben Ali, restera au service des mêmes intérêts capitalistes, avec essentiellement les mêmes méthodes dictatoriales.

Ces « opposants » n’étaient tolérés, sous Ben Ali, que parce qu’ils ne représentaient aucune menace pour le régime en place. C’était une opposition de façade, un faire-valoir « démocratique » de la dictature. Le gouvernement d’union nationale concrétise la collaboration de cette pseudo-opposition avec tous ceux qui ont le sang du peuple sur les mains. Ghannouchi conserve son poste de Premier ministre, de même que les ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Finances et des Affaires étrangères. Trois anciens « opposants » intègrent le gouvernement : Najib Chebbi, qui dirige Parti Démocratique Progressiste (ministre du Développement régional), Moustapha Ben Jaafar (Forum démocratique pour le travail et la liberté) et Ahmed Ibrahim (Ettajdid).

Sarkozy et les gouvernements occidentaux accompagnent cette mascarade. Au passage, ils atteignent les sommets de l’hypocrisie et de la perfidie. Sarkozy, comme Chirac avant lui, a toujours accordé un soutien inconditionnel au régime de Ben Ali. Ce dernier avait aussi de fervents adeptes au sein de la « gauche », comme par exemple Strauss-Kahn – entre autres. L’attitude de la droite a été bien résumée par Alliot-Marie, qui, par réflexe, a publiquement proposé d’aider Ben Ali à réprimer les manifestations. Depuis toujours, la France a massivement contribué à l’arsenal répressif du régime. Les capitalistes français profitaient directement des bas salaires, des mauvaises conditions de travail et de l’absence de droits démocratiques en Tunisie. La préoccupation du gouvernement Sarkozy est la même que celui du nouveau gouvernement tunisien. Derrière quelques changements de façade, il lui importe avant tout que les intérêts des capitalistes qui ont profité de la dictature pendant des décennies soient pleinement protégés. Il s’agit de rétablir l’ordre ancien sous une couverture « démocratique ».

Seule une intervention massive et énergique des travailleurs tunisiens pourrait déjouer cette manœuvre réactionnaire. Il faut une grève générale pour mettre fin à l’Etat d’urgence, pour le droit de rassemblement, le droit de se syndiquer, la liberté d’expression pleine et entière et la levée de l’interdiction du Parti Communiste. Les soldats et les policiers qui n’épousent pas la cause de la révolution doivent être désarmés. Les travailleurs et les jeunes devraient se doter des moyens de se défendre contre toute tentative de commettre de nouveaux massacres. Les tortionnaires doivent être arrêtés. Les travailleurs devraient prendre le contrôle et la direction de l’UGTT. Les dirigeants de ce syndicat étaient notoirement complices du régime de Ben Ali. Il faut les remplacer par des militants éprouvés et entièrement dévoués à la cause des travailleurs. Pour préparer la grève générale et lui donner un cadre organisationnel à la hauteur des circonstances, il faut former des comités de coordination aux niveaux local, régional et national. Pour effectuer un véritable changement démocratique, il faut mobiliser la masse de la population, désarmer la réaction et frapper un coup décisif contre les intérêts économiques des exploiteurs capitalistes qui ont soutenu la dictature. Tous les échelons de l’administration publique et tous les piliers de l’économie nationale, les ressources naturelles de la Tunisie, ses banques et son industrie devraient être arrachés du contrôle des capitalistes et placés fermement sous le contrôle démocratique du peuple. La Tunisie ne sera véritablement libre que lorsqu’elle sera socialiste. Dans le contexte international actuel, une Tunisie socialiste ne resterait pas seule. Pour les pays du Maghreb, et bien au-delà, y compris pour les travailleurs de France, elle serait un exemple, une inspiration, un encouragement à la résistance et à la révolution contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression.

Greg Oxley (PCF Paris 10e)
« Modifié: 18 janvier 2011 à 06:02:27 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne Conan

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 351
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #9 le: 19 janvier 2011 à 06:05:27 »
Il y a un truc chiant avec la photo Sarkozy-Ben Ali affichée , le lien d'origine qu'elle trimballe avec elle chez les roycos

http://www.lesmanantsduroi.com/Images11/Tunisie-Ben_Ali-Sarkozy.jpg

La Riposte serait-elle royaliste en loucedé ?

Il manque le troisième homme sur cette photo , leur copain Khadafi  , pour tourner les nouvelles aventures des Pieds Nickelés à La Mecque . Le premier épisode pourrait s'appeler :" A la poursuite des lingots d'or de Leila la coiffeuse " , par exemple.

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #10 le: 19 janvier 2011 à 12:43:42 »
Salut Conan,

La Riposte serait-elle royaliste en loucedé ?

Il manque le troisième homme sur cette photo , leur copain Khadafi  , pour tourner les nouvelles aventures des Pieds Nickelés à La Mecque . Le premier épisode pourrait s'appeler :" A la poursuite des lingots d'or de Leila la coiffeuse " , par exemple.

Juste un p'tit rectificatif, la photo sus - nommée, a été utilisé par beaucoup le monde même par des royalistes...

D'ailleurs cette photo des plus symboliques, elle ne figure pas dans les articles de La Riposte.

Quant à la question posée  :D ! Tu as une imagination des plus fertile !

leur copain Khadafi, a compris parce qu'il n'est pas sot, que le prochain sur la sellette, se serait peut être lui, d'où les anticipations de certains chefs de peuples arabes de diminuer le prix des nourritures de base, histoire de se prémunir de la colère légitime de leurs peuples.

Sur la situation en Tunisie, ce que je remarque se sont les manifestations spontanées, contre la farce du Gouvernement dit d'Unité Nationale autour du RCD à juste titre, haït !

Les Appels à la grève qui un peu partout se répercute à ce que je peux en voir... L'UGTT, la confédération syndicale, bien en mèche avec Ben Ali, a quand même refusé le gouvernement...

En tout cas, pour l'instant la Révolution de Jasmin continue, rien n'est résolu !

Solidarités Internationalistes !
W catharos

« Modifié: 24 janvier 2011 à 00:56:38 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne Conan

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 351
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #11 le: 20 janvier 2011 à 07:25:37 »
Bonjour W Catharos

Je me doute bien que tu n'es pas royaliste et il n'y a bien sûr aucune raison que les roycos aient des droits de propriété sur la photo . Mais là , elle vient de chez eux puisque son URL est :

http://www.lesmanantsduroi.com/Images11/Tunisie-Ben_Ali-Sarkozy.jpg

C' est le site des roycos

http://www.lesmanantsduroi.com/

Hors ligne Delapaille

  • Administrateur
  • Ancien
  • *****
  • Messages: 533
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #12 le: 20 janvier 2011 à 08:16:26 »
Toute source de photos est bonne a prendre.
Débat clos messieurs, merci de vous recentrer sur le thème de ce fil.
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne ulrich savary

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 174
    • Voir le profil
    • Socialist Appeal
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #13 le: 20 janvier 2011 à 12:48:15 »
Camarades,

ce qui se produit en Tunisie mais aussi ce qui va certainement arriver dans le reste du monde arabe est une excellente nouvelle. Le peuple tunisien grâce a l'action de la classe ouvrière a detronne l'un des pires dictateurs d'Afrique de son poste de président. Toujours sous la pression de la classe ouvrière ce sont maintenant une trentaine d'anciens proches du régime qui sont sous les verrous. Enfin , la tentative "d'union nationale" qui reresente un piège gigantesque pour la révolution de Jasmin est en train de voler en éclat avec la démission des 3 ministres UGTT. Tout ceci a cause de la colère de la classe ouvrière.

Maintenant va se poser la question de la direction. Le rôle de l'UGTT est très important. Sans elle rien ne se passera en Tunisie. Néanmoins si ces dirigeants subissent plus les évènements qu'ils ne les provoquent pour l'instant, ils vont dans les semaines a venir essayer de canaliser et ensuite d'étouffer la révolution.

La réelle question qui se pose maintenant est le renouvellement des cadres dirigeants de l'UGTT pour faire avancer la révolution vers la prise du pouvoir par les travailleurs du pays.

Toutes les raisons qui ont pousse les travailleurs tunisiens a agir sont encore la. Rien n'a été et ne sera  régler sans que le capitalisme ne soit détruit en Tunisie.

Chaque jours tout peut basculer dans un sens ou dans un autre. Les travailleurs tunisiens ont entame un chemin long et périlleux qui peut les conduire vers la prise du pouvoir.  La première étape est a mon sens la constitution d'une nouvelle direction au sein de l'UGTT.

Fraternellement.

Ulrich Savary

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Re : Tunisie : Vive la Révolution !
« Réponse #14 le: 21 janvier 2011 à 22:28:54 »
Salut Ulrich,

Sans te répondre directement, et que les évènements vont assez vite, l'analyse de l'article de La Riposte me semble juste, c'est pour cela que je le place ici...

Face au dit "nouveau gouvernement", de Ben Ali oui oui,

Tunisie : contestation massive du « nouveau » gouvernement
21-01-2011



Le mouvement révolutionnaire en Tunisie est en train de passer à un stade supérieur. Après le départ de Ben Ali, le gouvernement d’« union nationale » – d’union entre les anciens dictateurs et des « opposants » complices – pourrait être renversé, à son tour. Il multiplie désespérément les concessions. Il légalise tous les partis, libère les prisonniers politiques, promet de lutter contre la corruption, arrête des proches de Ben Ali, s’engage à récupérer l’argent et les biens de ce dernier. L’instance de direction du RCD a été dissoute. Certains ministres annoncent avoir quitté le RCD, qui va changer de nom. Mais rien n’y fait. Ce sont autant de leurres et de subterfuges pour masquer la véritable nature de ce gouvernement et des intérêts réactionnaires qui le soutiennent. Et le peuple tunisien n’est pas dupe.

A peine formé, le « nouveau » gouvernement a commencé à se désintégrer. Trois ministres issus du syndicat UGTT ont dû démissionner en moins de 24 heures. Sous Ben Ali, les dirigeants de l’UGTT étaient, en substance, des agents au service de la dictature. Ils n’ont jamais levé le petit doigt pour la contester. Avec le départ forcé de Ben Ali, ils étaient tout naturellement volontaires pour apporter une caution « syndicale » à la mascarade de « l’union nationale ». Mais les mobilisations dans la rue et la pression de la base du syndicat les ont poussés à la démission. Pour se justifier, les intéressés prétendent avoir découvert, après coup, que les postes clés du gouvernement avaient été attribués à des proches de Ben Ali ! Cette « explication » ne manque pas d’audace, mais elle ne convaincra personne.

Les travailleurs et les jeunes se mobilisent pour qu’il n’y ait aucun représentant de l’ancien régime au sein du gouvernement. Dans de nombreuses villes, les locaux du RCD ont été pris d’assaut et occupés. Ghannouchi et ses semblables sont des ennemis du peuple. Si la rue n’avait pas chassé Ben Ali, ils seraient encore à ses côtés en train de poursuivre la même politique de répression et de pillage économique. Aujourd’hui encore, les manifestations sont dispersées à coups de matraque et de gaz lacrymogène par la police de ces « démocrates » de la dernière heure.

Ben Ali et ses amis capitalistes contrôlaient pratiquement tous les aspects de la vie politique, sociale et économique du pays, si bien que la décomposition du régime laisse un immense vide. C’est l’action révolutionnaire d’en bas qui, jour après jour, est en train de combler ce vide. Pour l’heure, ce processus n’en est encore qu’à ses débuts. Mais dans certains endroits, en plus des manifestations quotidiennes, les contours d’un pouvoir révolutionnaire alternatif pourraient commencer à prendre forme. D’une part, les « comités de quartier » se multiplient. Ils prennent en charge la protection des quartiers contre les agressions et tentatives de déstabilisation des agents de l’ancien régime. Par ailleurs, le 16 janvier, à Sidi Bou Ali, la population s’est réunie pour déterminer sa position à l’égard du gouvernement d’union nationale. La décision a été prise de ne pas reconnaître le gouvernement et de mettre en place des organes de pouvoir populaire. Voici le texte de la déclaration adoptée par la population locale :

« Suite à la décision de confier à Mohamed Ghannouchi la formation d’un nouveau gouvernement chargé de surveiller les nouvelles élections présidentielles ; et compte tenu du vide administratif dans les villes de Sidi Bou Ali, province de Sousse, nous, les citoyens de la ville de Sidi Bou Ali, rassemblés dans la Place du Peuple de la ville, déclarons ce qui suit :

Nous rejetons cette décision puisqu’elle est basée sur une constitution non démocratique, non populaire et qui ne garantit pas les droits de toutes les sensibilités nationales dans le pays.

Nous refusons la domination du parti au pouvoir sur la vie politique du pays, représentée par tous ses symboles dans le gouvernement actuel – et ses laquais.

[Nous procédons à] l’élection publique d’un Conseil local intérimaire chargé d’assurer la gestion des affaires de la ville et d’agir localement, et en coordination au niveau régional et national, pour maintenir l’ordre de la vie civile, économique, culturelle et politique dans le pays, jusqu’à l’élaboration d’une nouvelle constitution démocratique et populaire qui va ouvrir la voie à des élections qui assureront une alternance pacifique et sans monopole du pouvoir. Et qui veillera à ce que tous les partis nationaux soient représentés.

Les fonctions de ce Conseil seront :


Former des comités pour protéger les quartiers, et coordonner ces comités

Garantir la restauration de la vie économique quotidienne et les nécessités de la vie des citoyens.

Garantir l’ouverture des institutions civiles (banques, hôpitaux, municipalités, écoles, instituts, poste, bureau d’impôts...)

Assurer la propreté de la ville.

La Coordination avec les Conseils locaux et régionaux.

Communiquer et assurer la liaison avec l’armée nationale, la seule force existante dans le pays.

Nous avons décidé de former les comités suivants :

Comité sur la publicité et l’information

Comité de communication avec l’Armée nationale

Comité de surveillance pour la protection des quartiers

Comité de la propreté de la ville

Comité d’approvisionnement des nécessités de base

Comité de la sensibilisation, de l’orientation et de la culture »


Ce genre d’initiatives sont une indication de ce qui pourrait se produire. Il ne s’agit plus seulement de manifestations. La généralisation d’un tel phénomène signifierait que le peuple commence à prendre le pouvoir. C’est exactement ce type de développements que les capitalistes – en Tunisie, en France et partout ailleurs – voudraient éviter. Dans de nombreuses entreprises, les employeurs associés à l’ancien régime et détestés pour leur comportement à l’égard des travailleurs, ont été éjectés. Pour les masses tunisiennes, c’est la seule façon d’ouvrir la perspective d’une éradication totale de la dictature, de l’exploitation et de l’oppression – et d’instaurer une démocratie digne de ce nom, à la place de la « démocratie » factice de Ghannouchi et ses amis.

Encore une fois, le mouvement révolutionnaire, en Tunisie, n’en est qu’à ses débuts. Il est en train d’avancer et d’apprendre. L’une des questions brûlantes qui se pose est celle des forces armées. Dans un article pour marxist.com, notre camarade Jorge Martin fait des observations très importantes sur la déclaration de Sidi Bou Ali :

« La déclaration parle de travailler en liaison avec l’armée, de communiquer avec elle. Il est clair qu’à ce stade, le peuple a beaucoup de respect pour l’armée. Il y a eu beaucoup de cas de fraternisation entre l’armée et les manifestants, lors du soulèvement de la semaine dernière. C’est la police et la garde nationale – plus que l’armée – qui ont joué un rôle clé dans la répression brutale du peuple, faisant entre 100 à 200 morts. Ces derniers jours, l’armée a livré des combats aux éléments loyalistes des forces de police de Ben Ali. Cela explique l’attitude du peuple à l’égard de l’armée.

« Ceci dit, il ne faut pas confondre les soldats de rangs et les quelques officiers qui peuvent être gagnés à la révolution, d’une part – et d’autre par l’armée comme institution, et en particulier son haut commandement. L’armée fait partie de l’appareil d’Etat capitaliste de la dictature de Ben Ali. Si le mouvement révolutionnaire du peuple menace le système capitaliste, l’armée se rangera du côté de la classe dirigeante – ou se scindera en deux.

« Il est nécessaire de tisser des liens avec les soldats de rang et les officiers les plus proches du peuple. Ils devraient être encouragés à établir leurs propres comités et à envoyer des représentants aux comités révolutionnaires locaux. Les comités de soldats doivent dénoncer les officiers réactionnaires, ceux qui étaient directement impliqués dans la répression, ceux qui ont des liens personnels, économiques ou autres avec la classe dirigeante et le régime de Ben Ali – pour qu’ils soient arrêtés et jugés.

« La liaison des comités de soldats et des comités révolutionnaires des travailleurs et des jeunes serait la garantie que personne n’aurait le pouvoir ou la force de s’en prendre à la volonté du peuple.

« Par ailleurs, la déclaration du peuple révolutionnaire de Sidi Bou Ali parle d’une nouvelle constitution, d’élections démocratiques et de la représentation de tous les partis (à l’exception, évidemment, du RCD). Nous pensons que cela peut être accompli à travers une Assemblée Constituante. Mais qui la convoquerait ? Pour le moment, aucun pouvoir n’a la légitimité de le faire. Le "nouveau" gouvernement d’unité nationale n’est que le prolongement de l’ancien régime. Mais si les comités révolutionnaires se développaient et se liaient entre eux aux niveaux régional et national, ils auraient la légitimité pour convoquer une telle Assemblée Constituante, dont la tâche serait d’engager une profonde réorganisation du pays ».

La Riposte


Pour compléter deux articles du 20 et 21 janvier 2011, hélas en anglais, du camarade Jorge Martin, dont le premier est cité ci - dessus...

http://www.marxist.com/tunisia-dual-power-develops.htm

http://www.marxist.com/tunisia-revolutionary-initiative-of-masses-continues.htm

Fraternellement
W catharos
« Modifié: 21 janvier 2011 à 23:38:22 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux