Chers camarades,
La Révolution Tunisienne a commencé, elle ne doit pas s'arrêter !

ثورة حتى النصر
De l'intifada de Sidi Bouzid à la Révolution de Jasmin, c'est une Première Victoire des Travailleurs Tunisiens...
Le point de départ de
la Révolution de Jasmin,
Révolution de la liberté, parce que cette revendication de liberté a plus qu'un sens, pour les travailleurs, c'est surtout des droits, celui d'abords de vivre de son travail, la révolte de
Sidi Bouzid ou
d'intifada de Sidi Bouzid intifadet echabeb, soit une série de manifestations en Tunisie contre le chômage, les conditions de vie et la répression policière.
Elles ont débuté en décembre 2010, après que se soit immolé par le feu
Mohamed Bouazizi, un jeune qui avait quitté le lycée devenu, pour faire vivre sa famille, vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, dont la marchandise avait été prise par la police de façon si injuste ! Il était l'image de beaucoup sans doute, quand le désespoir fait place à la colère et au suicide...
Et après un mois de lutte, parti de ce simple
fait divers d'une personne bien anonyme, mais si révélatrice d'une situation dramatique, cela dans l'Histoire peut avoir une importance, de la mort de cet homme, car l'étincelle a mis l'incendie.
Quand je l'ai appris cela, j'ai pensé tout de suite à
Jan Palach, même âge, mort quelques jours après son acte de désespoir, ce n'est évidemment pas la même histoire, ni société, ni civilisation qu'on dirait, mais ces deux personnes avait en commun leur jeunesse, et ce désespoir qui peut pousser à la mort. La jeunesse parfois a des colères et des cris inattendus, en réponse à des actes extrêmes, où elle trouve un message politique à suivre !
Les évènements qui suivirent, de la simple
intifada de Sidi Bouzid, à la Révolte générale, à la Révolution, jusqu'à Tunis, après des dizaines de morts, et combien de blessés, un pouvoir faillir, le dernier carré de l'ordre, bien incertain, devant certaines fraternisations, jusqu'au syndicat
"officiel", appelant à deux heures de grève générale...
Les forces de l'ordre ont tiré sur la foule, ils pensaient les dirigeants écraser l'affaire, mais cela n'était pas une simple Révolte, ce n'était qu'une Révolution !
Bref... Le pouvoir personnel de Ben Ali est donc mis à bas ! Etonnant ? L'Histoire fait de ces choses !
Non, ce n'est pas l'Histoire qui fait, ce sont les Hommes, les masses en lutte !
Ben Ali avant de fuir son pays a fait un acte politique
"décréter l'état d'urgence dans toute la Tunisie" avec un couvre-feu de 18h00 à 06h00 du matin, l'interdiction des rassemblements et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout "suspect" refusant d'obéir !
Ce vendredi 14 Janvier 2011 restera comme une journée historique. le moment où la jeunesse et les travailleurs de Tunisie ont vaincu le Dictateur. Ils ont démontré que ce sont les masses qui font l'histoire. Le
Sirocco s'est levé sur le Maghreb, et le Monde entend la voix de la Révolution qui montre comment l'Histoire avance et peut tourner !
Ben Ali et sa clique est vraiment entré dans l'Histoire de son pays comme Boucher et Fossoyeur !
Mais comme disant
Fritz Lang dans son film
"Les bourreaux meurent aussi",
"Hangmen Also Die" !
Ben Ali déchu, n'aurait pas quitté Tunis vers Paris, ni Malte, ni fait une halte en Sardaigne... Non il est arrivé est en
Arabie Saoudite, chez un
"grand" de ce monde,
Abdallah appelé
Ibn Saoud, ami dictateur, sans doute, mais entre gens de même monde ne parlons pas de choses vulgaires, qu'ils disent
"mon ami Ben Ali a du sang sur les mains, faites couler lui un bon bain", a dit le théocrate, mais que c'est dur
la Retraite !
Cela serait un immense scandale aussi qu'il se retrouve un jour enfin en France, car Sarkozy et Fillon ont du en parler, quoiqu'il arrive, Ben Ali, devra être jugé ainsi que son
Régime par les Tunisiens eux même, un jour, s'il existe une vraie justice en ce monde !
En tout cas ses p'tits amis parasites sont là pour assumer le bilan de la Dictature, et continuer la même politique, ce qui a été commencé dans la rue, ne doit pas s'arrêter ! comme on a vue sur les pancartes sur France 2 :
"Révolution maintenant ou jamais" !
Mais la preuve que tout change, on apprend ce soir par l'
AFP que
"Le dirigeant du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit), Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis, a été libéré, a annoncé le PCOT. il a été libéré, il est chez lui", a déclaré Adel Thabet, du PCOT, lors d'une conférence de presse.
Recherché par la police, Hamma Hammami, 59 ans, qui vivait dans la clandestinité jusqu'en février dernier. Sa famille s'était inquiétée, vendredi matin auprès de l'AFP, de sa disparition et avait affirmé qu'elle craignait pour sa vie."Le successeur de Ben Ali, Mohamed Ghannouchi est pire qu'un eunuque du sérail, vice-président du sinistre
RCD, ex - premier ministre de fait, il a commencé sa carrière ultime de ce jour en faisant un appel à
l'unité nationale !
Mais
Unité Nationale avec qui ? Avec les tortionnaires, la bourgeoisie du pays, la classe politique corrompue, l'Etat aux ordres de l'Ex - Président Ben Ali et ex - Premier Ministre, devenu président par intérim ?
S'il faut une Unité, c'est celle des prolétaires et de la jeunesse et des paysans pauvres de Tunisie, qu'il faut ! Contre les possédants et leurs sbires, car la musique est trop bien connue, les travailleurs ont commencé la Révolution pour au final se voir spolier, confisquer leurs droits, le pouvoir, leur
Première Victoire, leur Révolution en l'offrant en cadeau à des politiciens professionnels qui savent y faire, eux les
"démocrates spécialistes", valets de la Bourgeoisie et des intérêts de l'impérialisme... Mais, il n'est jamais dit que l'Histoire se répète toujours !
Enfin, personne ne s'attend à la Révolution ! Comme personne ne s'attend au Socialisme... Quelle magnifique leçon de courage de la Jeunesse et des Travailleurs Tunisiens, contre l'armée et la police.
Ce soir, les Travailleurs de Tunisie ont donné une leçon politique au Monde, et un espoir pour tous les travailleurs de la région, opprimés... Vraiment, chapeau bas...
S'ils continuent, tous les espoirs sont possibles, s'ils s'organisent, se défendent, défendent leurs propres intérêts eux même, au bout du chemin, se serait une autre vie, puisque c'est le Capitalisme qu'il faut détruire pour être libre...
Alors, Vive la Révolution... Vers le Socialisme !
W catharos
Article de La Riposte sur la Révolte Tunisienne... La Révolution Tunisienne !13-01-2011

Les événements en Tunisie ouvrent la perspective du renversement du régime dictatorial de Ben Ali et sa clique mafieuse. Les jeunes protestent contre le chômage et la vie chère. Le gouvernement répond par la répression. Les promesses de Ben Ali ne valent rien. Il dit avoir les moyens de créer 300 000 emplois. Mais dans ce cas, pourquoi avait-il laissé dans la misère 300 000 chômeurs qui avaient besoin de ces emplois ? Les engagements de Ben Ali sont illusoires, mais la violence des forces de l’ordre et les dizaines de manifestant abattus sont, eux, bien réels – comme l’est l’arrestation du dirigeant du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens, Hamma Hammami.
Si le mouvement actuel se généralise, et surtout si les travailleurs l’appuient par un puissant mouvement de grève, ce gouvernement d’assassins finira par tomber. Mais Ben Ali n’est pas le seul problème à régler. Le régime en place est inextricablement lié aux capitalistes en Tunisie, en France et ailleurs, pour qui la Tunisie est une source d’immenses richesses. Incapables de développer l’économie, ce sont des parasites qui profitent directement des salaires de misère et des conditions de travail indignes. A l’exception de la classe dirigeante, les Tunisiens ont été transformés en un peuple d’esclaves au service de l’industrie touristique et de la sous-traitance. La corruption gangrène les échelons supérieurs de l’administration. Le chômage de masse sert les intérêts des capitalistes en intimidant les travailleurs qui ont la « chance » d’avoir un emploi.
Ben Ali couronne tout ce système. Il le protège et le pérennise. Avec ses policiers, ses mouchards, ses prisons, sa presse muselée et ses médias aux ordres, il voulait interdire toute contestation et toute possibilité de révolte. Mais l’aggravation des conditions de vie de ces dernières années a fini par provoquer une explosion. Les suicides de jeunes, poussés au désespoir par la misère et l’injustice, en ont fourni l’étincelle. Ben Ali traite les jeunes manifestants de « terroristes » et évoque l’implication d’Al Qaida. C’est tout simplement ridicule. La révolte actuelle plonge ses racines dans le sort que subissent les travailleurs et la jeunesse tunisienne, depuis des décennies.
La réaction du gouvernement français ne devrait surprendre personne. Face à la mobilisation populaire des Tunisiens, Michelle Alliot-Marie n’a pas hésité à proposer d’aider la dictature à « rétablir l’ordre » au plus vite ! Le capitalisme français a des intérêts considérables – et très profitables – en Tunisie, et ne voudrait pour rien au monde que ce soulèvement vienne troubler ses affaires.
Le gouvernement Sarkozy et les capitalistes français sont en train de détruire l’économie nationale. Les services publics sont saccagés, le chômage et l’emploi précaire se généralisent et s’aggravent. La production chute, tout comme les exportations et les importations, qui ont enregistré une baisse de 17 %, en 2010. Cette situation n’existe pas qu’en France. Le capitalisme a plongé toute l’Europe dans une crise économique extrêmement grave, qui a eu des répercussions désastreuses dans tous les pays du Maghreb. Le capitalisme a ruiné les Etats. A force de verser des milliards pour « stimuler » la rentabilité et remettre à flot les banques que des opérations spéculatives menaçaient de couler, les Etats ont, à leur tour, accumulé des dettes colossales. En conséquence, l’Europe et la France ne pourront pas connaître une reprise économique significative dans les années à venir. Cette situation aggravera la misère des jeunes et des travailleurs de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.
Il est impossible de savoir à l’avance si la révolte actuelle se transformera en une révolution, à court terme. Cette possibilité est inhérente à la situation. Mais le facteur décisif est celui de l’entrée en action des travailleurs tunisiens – qui, à la différence des jeunes chômeurs, ont le pouvoir de paralyser toute l’économie et toute l’administration du pays. Sous la pression du mouvement, la direction nationale de l’UGTT a appelé à deux heures de grève générale pour demain, vendredi 14 janvier. Une solide grève générale laisserait suspendus en l’air, non seulement Ben Ali, mais aussi tous les grands capitalistes exploiteurs qui soutiennent son régime. L’armée et la police ne suffiraient plus pour protéger le régime.
Soldat saluant une victime lors d'un cortège funèbre Beaucoup de soldats sont issus du peuple et sont solidaires des manifestants. Mais ils se demandent combien de temps ce mouvement va durer et à quoi il va aboutir. S’ils défiaient les chefs militaires et si le mouvement s’essoufflait, ils en payeraient les conséquences, eux et leurs familles. La vengeance du régime serait terrible. Mais si le mouvement prend véritablement une ampleur de masse, notamment par le biais d’une grève générale, une fraction importante des forces armées pourrait se rallier à la cause du peuple. C’est alors que s’ouvrirait une période de révolution et la possibilité d’en finir avec le capitalisme en Tunisie – et, par contagion, dans l’ensemble du Maghreb. En France et à travers l’Europe, une telle évolution donnerait une puissante impulsion à la lutte des travailleurs contre le capitalisme.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TUNISIEN !