Auteur Sujet: Où va la grèce ?  (Lu 1705 fois)

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Où va la grèce ?
« le: 24 février 2010 à 21:48:22 »
Chers camarades,

L'Etat grec, degraisse !

Avec 300 milliards d'euros de dette, le pays a été sanctionné par les agences de notation. Ce qui a fait plonger l'euro et ébranlé les bourses européennes. Cette situation entraîne d'ailleurs une inquiétude grandissante en Europe.

Depuis quelque temps la Grèce subit l'attaque tout azimut des spéculateurs, ceux là même qui sont renfloué par les Etats : les banques, mais aussi les fonds de pension... Résultat la faillite !

L'Etat grec dirigé par des socialistes que de nom ! veulent dans les plans d'austérité faire payer la classe ouvrière, le non remplacement des fonctionnaires 1 remplacé sur 8 départs, liquider les primes qui sont une bonne partie des salaires des fonctionnaires, l'age de la retraite repoussé, bref une attaque de front sur la Classe Ouvrière...

Face à l'attaque : la riposte des prolétaires, grèves générales massives, manifestations monstres, colère, chantage du gouvernement pourri socialiste, je vous le dis que de nom...socialiste !

Generalisons partout les luttes semble dire le prolétariat grec, alors nous sommes solidaires de ces luttes
qui pourrait déboucher sur un autre rapport de force, face à l'austérité... FEU !


Salutations prolétariennes

W catharos
« Modifié: 26 avril 2010 à 16:42:53 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #1 le: 25 février 2010 à 10:23:56 »
Dans l'Humanité ce jour : "La grèce ne veut pas payer l'addition des riches, la grève générale a été massivement suivie hier. Le salariés refusent le traitement de choc libéral que veulent imposer l'UE et le FMI".

Oui, la grèce était paralysée hier, "le gouvernement grec veut revenir sur le contrat fixé : les salariés devront travailler plus longtemps et ceux qui comme moi, touchent déjà leur pension, ne sont pas garantis pour les montants !" explique un manifestant d'Athènes...

Yannis Panagopoulos, secretaire du syndicat GSEE, du secteur privé, a résumé ainsi l'etat d'esprit des salariés en grève générale : "Nous demandons au gouvernement de ne pas céder aux désir du marché, de faire des besoins de la population sa priorité".

Athènes s'affirme comme capitale de l'Europe dans la lutte des salariés grecs contre les plans d'austérités, qui pourrait renverser le rapport de force, alors vive la lutte du salariat grec ! 
« Modifié: 05 mars 2010 à 22:12:12 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #2 le: 25 février 2010 à 16:03:01 »
Bien sûr , silence radio au niveau des médias, mis à part l'huma d'aujourd'hui...
aussi hier j'avais entendu parler d'un refroidissement diplomatique entre l'allemagne et la grèce, car les journaux allemands traités les grecs de "voleurs".
Toujours les mêmes vieilles ficelles pour diviser le prolétariat et changer de sujet

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Re : Où va la grèce ? Le combat du prolétariat grec est le nôtre...
« Réponse #3 le: 05 mars 2010 à 12:36:03 »
Les évènement s'aggravent en Grèce, le gouvernement socialiste (PASOK) serre encore plus les vis, d'où des manifestations de ce jour qui tournent mal, une grèce paralysée par les grèves, voici un article de l'Humanité d'hier sur la lutte et la situation de la Grèce.

"La Grèce sacrifie le pouvoir d'achat

La presse grecque relayait jeudi l’état de choc des Grecs après l’annonce la veille de mesures d’austérité draconiennes prises par le gouvernement pour sortir de la crise budgétaire sans précédent en économisant 4,8 milliards d’euros.
"Choc ! Une austérité ravageuse pour tous. Des mesures de plus en plus douloureuses, antidote à la banqueroute", titrait sur toute sa Une le quotidien Ta Néa, proche du gouvernement socialiste.

"Les mesures que le gouvernement a prises hier ont été reçues par la société grecque comme un électrochoc. Elles la bouleversent (…) mais elle considère que c’est une thérapie nécessaire", estime le journal.

Elefthérotypia (gauche indépendante) titre mercredi : "Un jour inoubliable ! Une avalanche de mesures change notre vie".

Le journal affirme dans son éditorial que "le gouvernement a annoncé hier les premières victimes de la guerre qu’il a déclarée contre la banqueroute. Ce ne sont pas ceux qui ont créé les conditions de la guerre, ce sont les travailleurs du secteur public dont on a dramatiquement réduit les salaires".

Le quotidien libéral Kathimérini relève de son côté à la Une "Des mesures sévères contre la faillite". Il souligne : "C’est maintenant au tour de l’Europe" et que "Le test crucial sera le lancement d’une obligation d’Etat".

Le journal d’informations économiques et financières, Naftemporiki, qualifie les mesures d’économies de 4,8 milliards d’euros de "sans précédent".

Le quotidien de la gauche radicale Avgi titre sur "la colère contre le vol", tandis que Rizospastis, l’organe du parti communiste grec (KKE - orthodoxe), appelle à "une grève générale" pour vendredi et annonce pour la soirée de jeudi "des rassemblements dans 62 villes contre les mesures incendiaires".

La Grèce a lancé jeudi une émission obligataire de 5 milliards d’euros
"Nous venons de commencer, il y a beaucoup d’intérêt, je suis au téléphone avec des investisseurs institutionnels qui sont enthousiasmés par les mesures gouvernementales", a indiqué le président de l’Organisme de gestion de la dette Petros Christodoulou au site financier euro2day.gr.

Sous la pression de l’Union européenne, le gouvernement socialiste a pris mercredi des mesures d’austérité draconiennes destinées économiser 4,8 milliards d’euros pour réduire son déficit public et rétablir la confiance des marchés.

Ces mesures ont été largement saluées par Bruxelles et par le Fonds monétaire international (FMI)".
« Modifié: 11 mars 2010 à 16:20:31 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #4 le: 05 mars 2010 à 21:52:27 »
ATHENES des affrontements à l'insurrection, pas encore mais bon !

"Des affrontements ont éclaté vendredi lors d'une manifestation à Athènes, à l'heure où le Parlement donnait son feu vert aux nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement pour sortir le pays de la crise. Pendant ce temps, le premier ministre grec se rendait à Luxembourg et en Allemagne, avant Paris ce week-end, pour obtenir le soutien de l'Europe et rassurer les marchés.

Les incidents se sont produits sur la place Syntagma, surplombée par le Parlement, alors que jusqu'à 7000 personnes protestaient contre le plan d'économies supplémentaires de 4,8 milliards d'euros.

Il prévoit notamment un relèvement de la taxe à la valeur ajoutée (TVA), de 19 pour cent à 21 pour cent, ainsi que le gel des retraites et des réductions de salaire pouvant atteindre 8 pour cent dans la fonction publique.

Le président de la première centrale syndicale du pays, GSEE, s'adressait à la foule quand il a été agressé par des militants d'extrême gauche. Yannis Panagopoulos a échangé des coups avec ses assaillants avant d'être évacué, les vêtements déchirés et en sang.

Des émeutiers s'en sont également pris aux Evzones, les gardes en costume traditionnel - tunique et sabots à pompon -, qu'ils ont chassés de la tombe du soldat inconnu. La police les a dispersés à coups de matraque et de gaz lacrymogènes.

Des violences ont à nouveau éclaté quand des jeunes masqués ont attaqué la police dans l'enceinte du Conseil d'Etat, la plus haute instance administrative grecque, et tenté de forcer l'entrée du ministère du Travail. Ils ont aussi cassé les vitrines de deux banques, deux hôtels, d'une boutique de téléphonie mobile et d'un fast-food. La police a arrêté cinq personnes et comptait sept blessés dans ses rangs.

Une manifestation plus tôt dans la journée s'était déroulée dans le calme, tandis que des incidents moins graves ont éclaté lors de deux rassemblements à Thessalonique, la deuxième ville du pays.

Les hôpitaux, écoles et transports publics ont été paralysés toute la journée à l'appel de la GSSE et de la centrale des fonctionnaires ADEDY.

La contestation n'a pas empêché le Parlement d'approuver les mesures d'austérité supplémentaires annoncées mercredi, mais des grévistes du ministère de l'Intérieur ont décidé d'occuper les presses du Journal officiel pour empêcher la publication de la loi et donc son entrée en vigueur.

Les nouvelles mesures ont été décidées sous la pression de l'Union européenne, qui avait jugé un premier plan insuffisant pour atteindre l'objectif d'Athènes de réduire son déficit de quatre points dès cette année et de le ramener à 8,7 pour cent du produit intérieur brut (PIB) afin de retrouver la confiance des marchés financiers. La révélation de l'ampleur de la dette publique grecque a en effet plongé le pays dans une très grave crise qui a ébranlé l'euro.

Les mesures supplémentaires ont été bien accueillies par l'Europe et les marchés, qui ont massivement souscrit à l'emprunt d'Etat annoncé jeudi par la Grèce, apparemment rassurés sur sa solvabilité.

Cela fait, le premier ministre grec a entamé une nouvelle tournée à l'étranger pour demander le soutien de ses partenaires européens. Des garanties bancaires par exemple pourraient rassurer durablement les marchés et de permettre à la Grèce d'emprunter à des taux d'intérêts moins élevés.

Georges Papandréou a été reçu vendredi à Luxembourg par le premier ministre Jean-Claude Juncker, également président de l'Eurogroupe, puis à Berlin par la chancelière Angela Merkel, dont le pays est la première économie de la zone euro.

Mme Merkel a déclaré que la Grèce n'avait pas demandé d'aide financière de l'Union européenne. Cette dernière a promis son soutien à Athènes sans préciser de quelle façon elle comptait l'aider.

Pour pousser l'UE à s'engager à ses côtés, M. Papandréou a menacé de se tourner vers le Fonds monétaire internationale (FMI) s'il n'obtenait pas rapidement une réponse satisfaisante. Jean-Claude Juncker s'est opposé vendredi à un recours au FMI, estimant qu'il fallait "aborder le problème dans le cadre de la zone euro".

Le chef du gouvernement grec doit encore se rendre dimanche à paris pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy, et mardi à Washington, où l'attendra le président Barack Obama."
« Modifié: 26 avril 2010 à 18:41:53 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #5 le: 11 mars 2010 à 11:24:03 »
Ce 11 mars 2010, La grèce connaît son 3ème jours de Grève Générale, le prolétariat grec ne désarme pas contre les mesures d'austérités imposées par le gouvernement Pasok...

Vu dans le Monde

Un trafic aérien totalement interrompu durant 24h, des transports ferroviaires, urbains et maritimes très perturbés, la grève générale, ce jeudi en Grèce, s’annonce très suivie.

Les deux grandes centrales syndicales du pays (dont la PAME proche du KKE), regroupant les secteurs privés et publics, organisent le second mouvement de ce type en 15 jours pour protester contre les réformes d’austérité votées par le gouvernement vendredi.

Des mesures socialement injustes pour le représentant syndical Stathis Anestis qui estime que “le peuple et ses besoins sont plus importants que les marchés”.

Pour redresser les finances grecques, le Premier ministre a notamment décidé la coupe quasi-intégrale du quatorzième mois des fonctionnaires. Inacceptable pour les salariés de l’Etat.

De son côté, le patronat soutien la réforme et condamne le mouvement. “Ces grèves ne sont pas une bonne idée, pas même celles qui sont censées nous protéger parce que c’est ce genre de demandes, avancées et acceptées par le système politique ces dernières années, qui nous a plongé dans la dette actuelle”, explique le patron des patrons grecs Dimitris Daskalopoulos.

Athènes n’est pas au bout de ses peines. Selon le patronat, cette année la récession grecque devrait largement dépasser toutes les prévisions.

Si le patronat s'en mèle, les ouvriers aussi, et on verra bien qui va gagner en Grèce et ailleurs ?

Colère de la jeunesse de Grèce face aux attaques de la police, aux mesures d'austérités !
« Modifié: 11 mars 2010 à 20:47:40 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #6 le: 26 avril 2010 à 16:38:28 »
Les Grecs ne veulent pas de la potion FMI ni pour eux, ni pour l’Europe !

Dans l'Humanité du 26 avril 2010

La Grèce, dont l’économie continue de s’effondrer alors que les mesures d’austérité étaient censées redonner confiance aux investisseurs, s’insurge. Le FMI ne doit pas débarquer chez eux. Les citoyens ne veulent pas que cette institution impose ses règles dans la zone euro.


Vendredi 23 avril, 18 heures. Ils arrivent un par un ou en petit groupe. La foule grandit peu à peu. Au total, ils seront 6000 à se retrouver, à l’appel de différents partis de gauche. Une manifestation presque spontanée pour contester la décision du gouvernement : recourir au « plan de soutien européen », décidé le 25 mars à Bruxelles, et qui légitime l’arrivée du FMI dans la zone euro (cf. entretien avec Yannis Dragassakis). Les visages sont inquiets, les cœurs lourds. « C’est un moment historique, le FMI débarque dans la zone euro », explique Dimitris, 28 ans, au chômage. « Comment voulez-vous que je trouve un boulot ? Déjà, le chômage est très élevé. Maintenant, il n’y aura même plus de création de postes dans la fonction publique. Avec le FMI, le gouvernement va sans doute décider de licencier des fonctionnaires ». Ce sentiment, ces inquiétudes dominent parmi les manifestants. « Ils ont raison », explique un dame d’une cinquantaine d’années dans un anglais hésitant. Elle applaudit mais ne rejoint pas les rangs : « de toute façon, la décision est prise ».

Faut-il, alors, arrêter de se battre ? Ces manifestants sont convaincus que non, que la rue peut encore faire bouger les lignes. Lundi, une autre manifestation est prévue, à l’appel du PAME, branche syndicale proche du KKE (parti communiste grec). Leur déclaration est claire (cf. encadré) : « cette décision était depuis longtemps préméditée ».

A gauche comme à droite, des résistances émergent. Certains députés proposent même un référendum pour mesurer l’état de l’opinion sur le recours au FMI. La crise grecque prend une ampleur politique, et divise jusque dans les rangs du Pasok, le parti socialiste au pouvoir. « C’est l’avenir de l’Europe qui se joue » explique Dimitris. Pour lui, une seule solution : « la solidarité des peuples ».

F.P.

Entretien avec Yannis Dragassakis, économiste grec, ancien député européen

Révision du déficit grec à la hausse, baisse de la note attribuée à la Grèce par l’agence de notation Moody’s, taux d’intérêt qui atteignent des sommets… La situation semble empirer sans cesse. Comment l’analysez-vous ?

Yannis Dragassakis. La révision du déficit public est due au fait que le taux de croissance pour 2009 est plus négatif que prévu. Si le dénominateur a baissé, ce n’est pas à cause d’une hausse des dépenses, mais à cause d’une baisse du PIB grec, c’est-à-dire une baisse de la production. Le problème majeur est que, alors que le gouvernement a pris des mesures très dures sur le plan social, pour baisser les spreads, cela ne s’est pas réalisé. Ce fait nous montre l’échec du gouvernement grec et les contradictions des autorités européennes. Tout cela, nous l’interprétons comme une pression sur la Grèce pour qu’elle soit soumise au FMI, ce qui veut dire qu’elle devra prendre de nouvelles mesures parmi lesquelles la destruction du système de sécurité sociale.

Parallèlement, le chômage augmente. Il a même atteint 11,3% en janvier 2010 selon les chiffres officiels.

Y.D. Nous estimons que nous nous trouvons au début d’une trajectoire très négative pour l’économie grecque. A notre avis, suite à l’intervention du FMI, nous aurons une récession plus grande et le chômage risque d’atteindre 14% à 15% en se basant sur les règles en vigueur pour son calcul. Il faut reconnaître qu’en Grèce, nous avions un chômage élevé, même pendant la phase ascendante de l’économie. Nous avons donc une aggravation d’un problème préexistant. Ces éléments mettent en évidence l’échec du développement d’un modèle, en Grèce, au cours de ces 20 dernières années. En outre, la Grèce ne dispose pas d’un système efficace de protection contre le chômage, notamment celui de longue durée. C’est pourquoi, l’un de nos objectifs est de demander des politiques pour la protection du chômage et le développement de l’emploi.

Cette revendication n’est-elle pas à l’opposé des mesures d’austérité prises par le gouvernement, qui visent la réduction des déficits publics, notamment en « réformant » le système social, en réduisant les pensions etc. ?

Y.D. Le gouvernement a choisi la voie de la dévaluation intérieure : il espère une réduction des salaires et des prix. Mais comme les prix ne vont pas chuter, seuls les salaires seront réduits. La récession sera donc renforcée avec, comme résultat, l’accroissement du chômage. Ce sont là, en fait, les politiques classiques du FMI avec une particularité essentielle : elles sont dorénavant inscrites et légitimées dans le cadre européen. Comme nous n’avons pas de monnaie nationale, l’économie grecque ne peut pas retrouver sa compétitivité en baissant la valeur de sa monnaie. Nous avons donc une baisse des salaires. Il est clair que la crise est un prétexte afin d’imposer un modèle néo-libéral beaucoup plus dur.

Quelles alternatives proposez-vous ?
Y.D. Ce qui fait la plus grande différence enter la Grèce et les autres Etats-membres de l’Union Européenne, c’est que les recettes de l’Etat sont plus petites qu’ailleurs. La première nécessité est donc d’augmenter les recettes fiscales. A moyen terme, nous estimons qu’il est possible de gagner 5 points de PIB en luttant contre l’évasion et la fraude fiscales, et en développant un système d’imposition juste. Deuxièmement, au lieu de réduire les salaires, il faut bloquer les dépenses militaires. Au sein de l’UE, la Grèce a les plus grandes dépenses dans ce domaine. Troisièmement, il est possible de réaliser des économies sur les dépenses fonctionnelles de l’Etat qui, en outre – et c’est la quatrième proposition – dispose de beaucoup de biens, immobiliers notamment, qui peuvent être exploités pour le bien de la société (services sociaux, médicaux, logements…). Enfin, le pays a de nombreuses potentialités, en ce qui concerne la production d’énergie renouvelable et d’investissements à haute valeur ajoutée. Finalement, la dette grecque n’est pas un problème grec mais international. Pour tous les pays qui ont des déficits, il faut réclamer l’annulation de la dette.

On peut aussi signer la pétition en ligne à "l'Humanité"...

http://www.humanite.fr/APPEL-Il-faut-aider-le-peuple-grec

Même si cela ne mange pas de pain !
« Modifié: 05 mai 2010 à 18:57:43 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #7 le: 05 mai 2010 à 18:41:40 »
La Grèce, Athènes où bat le coeur du prolétariat européen qui se bat !

La lutte continue en Grèce, en manque de perspectives politiques pour aller au Socialisme seule issue au problème économique et social ! La grève générale et manifestations de ce jour 5 mai le prouve, qui dirige cette lutte et où va la Grèce ?

De plus, après la Grèce à qui le tour ? L'Espagne ? le Portugal ? Voire la France... La mobilisation sur les Retraites ne fait que commencer et si elle ne mobilise pas les masses du Grand Soir, du moins pas encore, il faut bien engager le combat. Le 1er mai plus de 350000 personnes ont défilé cela ne suffit pas ! Et personne dans la tourmente ne sait comment cela va tourner !

Alors un seul mot d'ordre : "Organiser, Eduquer, Lutter ! Pour la victoire du Socialisme !"


Trois morts innocentes sont hélas à déplorer, à Athènes, nul doute que le pouvoir en place au main du PASOK, socialiste que de nom, valet de la bourgeoisie et du FMI, va s'en servir pour combattre la mobilisation générale de la classe ouvrière grecque...

De partout doit monter la Solidarité vers le peuple grec qui lutte pour la Justice et montre la route à suivre, il ne manque qu'une direction révolutionnaire au mouvement de fond qui bouleverse la Grèce !


Suite : Source Reuters

Trois personnes ont péri dans l'incendie criminel d'une agence bancaire mercredi à Athènes, lors de manifestations contre le plan d'austérité négocié par le gouvernement en échange de dizaines de milliards d'euros d'aide internationale. L

Emeutes en Grèce : 3 morts dans un incendie, Athènes en état de siège

Lors de cette journée de grève générale, la troisième depuis le début de l'année, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans la capitale grecque où de violents affrontements ont opposé des groupes de protestataires aux forces de l'ordre, qui ont tiré des grenades lacrymogènes.

Deux hommes et une femme sont morts asphyxiés dans un immeuble de deux étages qui abritait une agence de la banque Marfin, sur lequel des manifestants ont lancé des cocktails Molotov. Deux bâtiments publics ont également été incendiés.

Prenant la parole au parlement, le Premier ministre socialiste George Papandréou a dit son horreur devant "la mort injuste des trois employés victimes d'un acte criminel". "Les coupables seront retrouvés et jugés", a-t-il assuré.

La manifestation dans le centre d'Athènes a rassemblé environ 30.000 personnes, selon la police, mais des témoins ont évalué la foule à plus de 50.000 manifestants, ce qui en ferait la démonstration de force la plus importante contre le gouvernement de Papandréou depuis son retour au pouvoir en octobre dernier.

Des centaines de militants anarchistes portant des cagoules noires ont harcelé les forces de l'ordre et attaqué des magasins en marge du défilé.

Les manifestants se sont dirigés vers le siège du parlement où les hommes de la garde présidentielle, qui traditionnellement restent immobiles en faction devant le bâtiment, ont dû se réfugier à l'intérieur du bâtiment.

Une partie des manifestants s'étaient dispersés en milieu d'après-midi mais d'autres restaient dans les rues où ils mettaient le feu à des poubelles. Des nuages de gaz lacrymogènes flottaient au-dessus du centre de la capitale grecque.

Les vitrines d'une librairie et d'un restaurant McDonald's ont été brisées par des manifestants sur l'avenue Stadiou, non loin de l'agence bancaire incendiée.

La centrale syndicale Adedy, qui représente la fonction publique et avait appelé à un arrêt total de l'activité pour mardi et mercredi, a été rejointe par le GSEE, principal syndicat du privé, afin de dénoncer les projets gouvernementaux en vue d'économiser 30 milliards d'euros.

Les aéroports du pays sont restés fermés, les transports publics ont tourné au ralenti et seul un service minimum était assuré dans les hôpitaux.

Mardi, 4.000 fonctionnaires avaient manifesté devant le parlement à Athènes.

Si les sondages montrent qu'une majorité de la population est opposée aux mesures d'austérité préparées par le gouvernement, jusqu'ici les manifestations avaient été assez limitées et généralement pacifiques.

"UN MESSAGE AUX PEUPLES D'EUROPE"

"Par cette grève, nous poursuivons notre combat contre des mesures aussi dures qu'injustes, qui frappent les travailleurs, les retraités et les chômeurs", a déclaré à Reuters le président du GSEE, Yannios Panagopoulos.

"C'est aussi un message aux peuples d'Europe, car ce qui a commencé en Grèce se produira bientôt ailleurs, l'Europe s'étant montrée incapable de faire face à cette crise", a-t-il ajouté.

Evgenia Kavoura, une comptable de 52 ans interrogée dans la rue, veut croire en un changement.

"Tout ce que je peux espérer, c'est que cette grève permettra de changer quelque chose", dit-elle. "On serait prêt à renoncer à nos primes si nous étions sûrs que c'est la dernière chose qu'ils nous demandent, si nous étions sûrs que les politiciens nous rendent un jour l'argent qu'ils nous ont volé."

Les marchés financiers mondiaux ont chuté ces derniers jours face aux craintes que le plan de sauvetage préparé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pour la Grèce ne suffise pas à sauver le pays de la faillite.

L'éventualité qu'un scénario "à la grecque" se produise dans des pays comme l'Espagne ou le Portugal pèse également sur les marchés.

Athènes a promis aux pays de la zone euro et au FMI une politique de gel des salaires et de réduction des montants des retraites en échange du plan d'aide, qui s'élève à 110 milliards d'euros sur trois ans.

Parmi les mesures annoncées figurent une hausse de la TVA, qui passera de 21 à 23%, une augmentation de 10% des taxes sur les carburants, l'alcool et le tabac, et un gel des salaires et retraites du secteur public.

Les sondages traduisent une colère croissante de l'opinion publique. L'homme de la rue estime avoir à payer seul le prix de la crise alors que la corruption et l'évasion fiscale restent impunies.

A lire aussi pour l'analyse :

L'excellent article du camarade Hubert Prévaud, de "La Riposte", intitulé "La Grèce et la faillite du Capitalisme Européen".

http://www.lariposte.com/La-Grece-et-la-faillite-du-capitalisme-europeen-1366.html

W catharos
 
« Modifié: 05 mai 2010 à 19:00:27 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #8 le: 05 mai 2010 à 21:53:19 »
Résistance au terrorisme du capital ! Il y a un autre chemin ! Le Socialisme !

Écrit par Comité de rédaction de "Marxistiki Foni" Mercredi 5 mai 2010

Comme ils ont recours au plan de «sauvetage» de l'UE et le FMI qui est de l'usure à un pire degré, le gouvernement, la bourgeoisie et leurs porte-parole politiques dans les médias cultivent un climat de terrorisme psychologique sans précédent envers la classe ouvrière.

Ils essaient de nous persuader que la crise a été causée par le mode de vie "riches des Grecs» et son devoir de «réduire notre niveau de vie pour le bénéfice de notre pays". Jamais au cours des 30 dernières années, il n'y a eu une campagne avec des mensonges aussi énormes et flagrants d'hypocrisie.

En effet, la crise aurait été causée par le mode de vie aisée, le mode de vie des capitalistes en Grèce et dans le monde entier. C'est la nature rapace et l'exploitation du capitalisme dans les dernières décennies qui a plongé les travailleurs dans la misère à l'échelle mondiale et a conduit l'économie à une impasse.

le capitalisme en Grèce est plus durement touchés par la crise parce qu'il est le maillon faible dans la zone euro. Malgré les nombreuses années de croissance du PIB qui a amené le capitalistes grecs à entrer dans la liste des profiteurs parmi un sommet dans le monde, le capitalisme a montré comment il est parasite, ce qui rend la compétitivité de l'économie grecque pire au lieu d'améliorer la situation. Pendant toutes ces années, la grande majorité des travailleurs grecs, non seulement n'a pas vécu une vie riche, mais ils ont vu leur niveau de vie baisser. Les statistiques de la GSEE avant la crise a parlé d'un niveau de vie égal à celui de 1984 pour les travailleurs dans le secteur privé, tandis que les travailleurs dans le secteur public ont vu leur salaire être diminué de 30% au cours des 20 dernières années. Qui peut oublier que l'abaissement du niveau de vie avec les programmes d'austérité continue depuis 1985 a été mis en œuvre au nom d'un avenir meilleur ? Mais au lieu de cela, le capitalisme cherche à nous ramener à l'entre-deux guerres.

Et maintenant, tous les jours dans les médias nous observons un mode de vie très riches, les hommes politiques, idéologiques et économiques apologistes du capitalisme qui ont acquis ces dernières années hôtels, piscines, voitures de luxe et Merci immunité fiscale à leurs services pour les patrons, qui tentent de convaincre les frappés par la pauvreté, au chômage de masse et les plus endettés des travailleurs, que la misère qu'ils ont vécu depuis des années a été un mode de vie de richards et le seul moyen pour eux est maintenant non seulement de devenir pauvres, mais littéralement mourir de la pauvreté. Parce que les mesures prises par le gouvernement est d'être l'esclave du capital défendu par Papandreou, avec la bénédiction de l'UE et du FMI, les représentants internationaux de la tourbière des usuriers, se tournent vers les pensions et les salaires pour les baisser, enlever ce qui reste des droits des travailleurs, ce qui conduira inévitablement à l'abaissement du niveau de vie moyen des masses laborieuses pour la première fois depuis la guerre.

L'autre voie est le socialisme!

Jusqu'ici, l'accent de la tricherie politique du capital ces jours-ci se trouve dans la tentative de convaincre les travailleurs qu'il n'y a pas d'autre moyen. Que la volonté des spéculateurs locaux et étrangers du capital est la seule solution tangible. Qu'ils acceptent volontiers pour les prêts pour être payé de retour avec leur sang. Que les conditions qui diminuent le niveau de vie des travailleurs qui accompagnent le plan de l'UE et le FMI doivent être respectés et que «nous devrions être heureux qu' enfin quelqu'un vienne pour nous sauver et nous remettre de l'ordre».

Compte tenu de ce barrage de la tricherie des masses, la gauche doit faire preuve de la vérité. Le gouvernement et ses observateurs internationaux mettent en avant les mesures anti-ouvrières les unes après les autres, non pas pour sauver le pays, mais pour sauver le bourgeois grec et le capitalisme européen de leur profonde crise. Ils essaient de garantir les capitalistes locaux et étrangers pour reprendre dans leur intégralité l'intérêt de leurs prêts et qu'ils garantissent les bénéfices, de surmonter leurs diminutions temporaires causé par la crise.

La gauche a besoin de souligner qu' il y a une autre route. Cette route est celle du socialisme. En particulier, les dirigeants de la gauche et du mouvement ouvrier doivent comprendre que la conclusion la plus importante de notre époque est la confirmation de la position de base du marxisme : il n'y a pas de solution dans cette crise qui profitera aux travailleurs dans le cadre du capitalisme.

Cette période historique, la position marxiste est la sauvegarde et l'augmentation du niveau de vie de la grande majorité de la société réalisé avec l'adoption de mesures révolutionnaires. Sans la socialisation des banques et des monopoles nous ne pouvons pas trouver les ressources pour la promotion de la société. Sans la planification centralisée de l'économie nous ne pouvons pas éviter les crises et le chômage. Sans le contrôle démocratique de la gestion de l'Etat et l'économie par les travailleurs, nous ne pouvons pas garantir la transparence et la méritocratie, et la défaite du cancer de la corruption et les scandales. Sans la prévalence de ces mesures révolutionnaires d'un pays après l'autre, nous ne pouvons pas conquérir un homme heureux, l'avenir socialiste de la classe ouvrière et ses enfants.

Alors que les protestations continuent, à gauche doit montrer la sortie. Le  dilemme historique principal est : nous allons avancer vers le socialisme en Grèce, en Europe et dans le monde entier ou bien nous retomber dans la barbarie. Chaque promotion d'autres "entre les mesures" et les routes, qui est censée adoucir les résultats de la barbarie capitaliste, est égal objectivement à un obstacle à l'avancement de la société. Quand le capitalisme ramène tout à ce qui a été gagné, la seule solution est de cibler capitalisme lui-même.

Le premier devoir: l'unité et de nouveau l'unité !
 
Si idéologiquement et programmatiquement  la gauche a besoin d'extraire ses réponses à partir des idées  du marxisme, le devoir le plus élémentaire politique de cette période peut être trouvée dans les aspirations des militants de la base. Leur demande de base est celui-ci : l'unité dans la lutte!

Toutes les principales forces du mouvement ouvrier ont besoin pour former un front de lutte pour que les lois anti-travailleurs soient renversée. Le levier nécessaire pour cette unité à atteindre est une unité de tout l'éventail de la gauche au sein du mouvement ouvrier. Sans un front uni de toutes les organisations de masse du mouvement ouvrier, politique et syndicaliste et sans ligne d'action commune du SYRIZA et KKE, la classe ouvrière ne peut rien réaliser. Les dirigeants que, dans ces conditions ne font pas de travail patiemment vers cette unité, indépendamment de leurs intentions, sont de saboter la lutte des travailleurs et de leur rôle peut être réduit à celui d'un briseur de grève.

Deuxième obligation : une longue lutte et planifiée
 
L'expérience des dernières années montre que des grèves sporadiques sans grèves générales, sans un plan particulier de l'intensification ne peut pas conduire à des victoires. Les capitalistes et le Gouvernement PASOK leurs serviteurs, ainsi que les états-majors internationaux de surveillance ne seront pas revenir, même avec la grève la plus massive et militante générale de 24 heures, lorsque cela ne fait pas partie d'une lutte planifiée et durable. Parce qu'ils comprennent que s'ils donnent des concessions à la classe ouvrière, ils donneront un élan au mouvement, alors l'instabilité économique de leur système sera combiné à un soulèvement révolutionnaire qui mettra en péril leur domination.

Donc ce qui est nécessaire est un plan à long terme de lutte. La lutte des travailleurs doit s'intensifier. Dans tous les lieux de travail il devrait y avoir une discussion sur un programme de lutte d'au moins un horizon de deux mois, qui mèneront à une longue grève générale durable tant que les mesures anti-ouvrières du gouvernement sont repris. C'est un besoin vital pour nous tous de s'unir dans nos syndicats et de faire pression vers la défaite de la soumission scandaleuse et la passivité de la direction de la GSEE et pour l'unité des travailleurs du secteur privé et public dans un duo imbattable Unies de la lutte.

troisième devoir
 
Les sondages montrent clairement que les travailleurs sous les coups en continu de la crise commencent à tirer des conclusions politiques. Le climat de tolérance aux mesures du gouvernement est renversé de manière spectaculaire et la colère contre le gouvernement, l'UE et le FMI se répand comme une traînée de poudre. Malgré cela, l'obstacle que les travailleurs rencontrent sur leur chemin vers retrouver leur perte de confiance en soi et entrer dans la voie de la lutte politique est la non-existence d'une solution politique visible.

Les dirigeants du KKE devront eux aussi apporter une solution "pouvoir populaire" dans un avenir indéterminé. La réponse à cette question par la direction du SYRIZA est aussi défini comme celui de la direction du PCG. Mais les besoins des travailleurs ne peuvent pas attendre et continuer de trébucher sur les considérations et les limites des dirigeants. La seule solution tangible le pouvoir politique des travailleurs ne peut être donnée à partir de ces deux partis de masse de la classe ouvrière. Cette période est mise sur leurs épaules des tâches critiques historiques. Ils ont besoin de s'unir maintenant et de donner aux travailleurs une solution contre le cauchemar du capitalisme.

L'alliance politique du KKE et SYRIZA doit commencer avec les comités d'action commune dans tous les lieux de travail et chaque quartier. Une étape nécessaire pour l'établissement de cette unité est une unité dans les prochaines élections municipales. Dans le même temps, par la reconstruction d'une relation de solidarité au sein de la lutte, les deux représentants de masse de la nécessité de gauche à être prêt en tout temps pour donner une solution, un pouvoir socialiste pour les travailleurs, compte tenu du fait que la masse des batailles que nous avons devant nous, nous devons mettre l'ordre du jour la question du remplacement de l'esclavage actuel, le capital local et étranger, le gouvernement. Ainsi, à partir d'aujourd'hui, les dirigeants du SYRIZA et KKE ont nécessité de donner la réponse à ce qui va le remplacer, avec l'adoption et la déclaration d'une cible pour l'élection d'un gouvernement de gauche et socialiste, centrée dans leur alliance. La direction du SYRIZA, notamment dans la perspective du congrès extraordinaire du Synaspismos, critique, étant venu avec des déclarations en faveur de l'unité de la gauche, a maintenant le devoir de bien des initiatives spécifiques dans ce sens.

Original grec: Φωνή Μαρξιστική
« Modifié: 05 mai 2010 à 22:31:08 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #9 le: 22 mai 2010 à 08:24:16 »
Chers camarades,

Alors que plus de 40000 manifestants (selon les syndicats) ont manifesté à Athènes ce 19 mai 2010, contre l'austérité et les réformes des retraites, à l'occasion de la 4ème journée de Grève Générale, le PCF organisait à Paris et ailleurs une mobilisation de solidarité...

Les syndicats grecs ont déjà appelés pour la semaine prochaine à une nouvelle journée de lutte...

Un meeting pour dire « stop » aux plans d’austérité

Source "l'Humanité" du 21/05/2010

Plusieurs centaines de participants ont assisté, mercredi, à Paris, au premier rassemblement anticrise à dimension européenne, à l’appel du PCF et d’autres partis de gauche du Vieux Continent.

Plusieurs centaines de personnes ont répondu, mercredi soir, à l’appel du Parti communiste, à un rassemblement parisien contre les plans d’austérité en France et en Europe, à la Rotonde du métro Jaurès. À la tribune se sont succédé intervenants du PCF, responsables politiques progressistes européens et acteurs du mouvement social, défendant ensemble le refus des peuples de « payer la crise » qui sévit sur le Vieux Continent. « Notre pays a été l’enfant chéri des marchés financiers », a déclaré Yannis Bournous, représentant Synaspismos (une des formations de la coalition de la gauche radicale, Syriza, en Grèce).

Pour quel résultat ?

Celui d’un pays entraîné dans la spirale de l’endettement et du chômage, tandis que les créanciers, en première ligne desquels les marchands d’armes américains, français, et allemands, exigent aujourd’hui que son peuple paie la facture. « Le risque d’un effondrement général » dû à la faillite des politiques libérales en Europe « n’est pas écarté », a mis en garde de son côté Patrick Le Hyaric, député européen et directeur de l’Humanité, journal initiateur d’une pétition en faveur du peuple grec. Il a appelé à « poursuivre la campagne d’explications », car « il n’y a pas de fatalité à ce qui se passe ». Pour lui, cela commence par défendre pied à pied en France la retraite par répartition et le droit à celle-ci dès soixante ans, et faire la « jonction avec les mouvements sociaux d’autres pays ».

Des marchés adorés comme des dieux

Jonction : c‘est le thème qu’a développé Pedro Marset, ancien député communiste européen espagnol. Pour cette figure du Parti de la gauche européenne (PGE), il faut encourager la perspective d’une « grève générale européenne ». Au nom des salariés de Total Dunkerque, en lutte contre la fermeture de la raffinerie de carburant dans le Nord, Marcel Croquefer, syndicaliste CGT, secrétaire du pôle chimie du littoral dunkerquois, a lui aussi appelé à la solidarité entre travailleurs européens. « Comment ne pas faire le lien avec la politique du gouvernement Sarkozy qui s’attaque à tous les acquis sociaux ? Les marchés devraient être adorés comme de véritables dieux, capables dans leur colère de détruire des pays entiers. Mais ils n’ont rien de mythologique, il ne tient qu’à nous de nous en débarrasser ! » a-t-il lancé sous les applaudissements.

Concluant le meeting, Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, a incité les participants à agir autour d’eux pour développer la mobilisation et dire « stop au jeu de massacre, aux appétits financiers, à la crise du capitalisme ». « Non, ce n’est pas aux peuples de payer la crise, mais à tous les prédateurs de ce système qui nous ont conduits dans le gouffre. (…). Il y en a assez de ces donneurs de leçons de “rigueur”, de “bonne gestion”, d’“orthodoxie budgétaire”, qui sont en vérité les plus grands gaspilleurs de richesse que la planète ait jamais connus. » Pour lui, « dépasser ce système et ses logiques, (…) ce n’est pas une utopie, c’est la question concrète posée par la crise du système. (…) C’est à la gauche de conduire ce travail. Ne pas le faire, c’est se mettre hors jeu de l’histoire ». Le dirigeant communiste a conclu par un appel aux femmes et aux hommes qui sont « la gauche de demain » : « Les forces de gauche sont à un tournant. Face à la profondeur de la crise du capitalisme, (…) la gauche a un devoir d’invention » pour « développer une ambition d’égalité et de justice dans la réponse aux besoins sociaux ».

« Modifié: 22 mai 2010 à 09:13:27 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #10 le: 11 juin 2010 à 19:35:57 »
Apparemment, samedi dernier n'ont défilé que 6000 personnes à Athènes.

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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #11 le: 11 juin 2010 à 21:51:00 »
Citer
Grèce: Une nouvelle situation pour la gauche après une scission à la conférence de Synaspismos

Nous publions ci-dessous une declaration de Xekinima (CIO-Grèce) concernant la scission qui a pris place le weekend dernier durant le Congrès de Synaspismos (SYN) ces 4, 5 et 6 juin. SYN est le principal parti au sein de Syriza, une alliance de gauche à laquelle participe Xekinima.

Déclaration de Xekinima (CIO-Grèce)

Près de 20% des 1.350 délégués du congrès extraordinaire de SYN ont appelé SYN à quitter l’alliance de gauche Syriza qui, selon leurs critiques, comprend ‘trop de radicalisme de gauche’. Cette minorité, dans une atmosphère d’extrême polarisation, a refusé de prendre part aux élections du Congrès et a quitté le Congrès.

Cela représente une scission de droite au sein de SYN. Les ‘modernisateurs’ (comme ils s’appellent eux-mêmes) qui sont parties veulent se rapprocher du Pasok, le parti au pouvoir, et constituer un parti des travailleurs qualifié de “socialiste” mais qui, dans les faits, serait un pas vers des coupes sociales énormes et des attaques contre le niveau de vie des travailleurs et de leurs familles. Socialistworld.net

Déclaration de Xekinima

La scission de la plus grande part de “l’Aile Renouveau ” à la conférence de Synaspismos la semaine dernière constitue le développement le plus important de cette conférence.

Ce développement était prévisible. Xekinima expliquait depuis des années que les différences existantes au sein de Synaspismos entraîneraient tôt ou tard une scission. Ce n’est pas un hasard si cette scission survient à un moment d’exacerbation de la lutte des classes, en conséquence de la crise profonde qui ébranle la société grecque. Dans de pareilles conditions, la base pour des généralisations et des compromis dans le parti entre les ailes de gauche et de droite a disparu.

La principale critique que Xekinima a formulé contre la majorité de gauche qui a dominé la direction de Synaspismos Durant toute la période passée était le fait qu’ils ont adouci leur programme au nom de l’unité, en faisant des compromis avec “l’Aile Renouveau”. En conséquence, cela s’est développé - comme Xekinima l’avait prévu - en un a obstacle pour le développement de Syriza. Les compromissions au sein de Synaspismos se reflétaient dans les positions prises par Syriza, et Syriza n’était pas capable de répondre à l’exigence d’un programme de gauche radical, ce qui est crucial dans les conditions de cette crise du système capitaliste.

Maintenant, Synaspismos est libéré des contraintes du passé. C’est une opportunité historique pour se diriger de façon décisive vers la gauche. Cela nécessite de répondre aux questions du moment et de jouer un rôle important dans le mouvement des travailleurs, en offrant une perspective de résistance et de lutte non seulement en Grèce, mais aussi au niveau européen (comme avec la semaine d’action du 21 au 26 juin). Dans ce sens, cela pourrait revitaliser Syriza.

Cependant, la scission de droite ne signifie pas automatiquement que Synaspismos va se transformer en un parti plus radical, c’est une affaire qui dépend de la volonté politique de la direction actuelle, la nouvelle majorité gagnée à la conférence. Les partisans de Syriza ont observe ces derniers développements avec espoir, et ils attendent de voir quelles seront les prochains pas de la direction de Synaspismos.

A notre avis, ce serait contreproductif, pour ne pas dire complètement catastrophique, si la création de la ‘Plateforme 2010’ (le nouveau nom des restes de l’Aile Renouveau au sein du parti) deviendrait une excuse pour la direction de Synaspismos pour poursuivre la politique du compromis, ce qui n’aboutirait à rien d’autre qu’à un programme vague.

Cela serait la recette pour la continuation de la crise au sein de Syriza, et cela conduirait finalement à une scission ainsi qu’à l’effondrement de la plus importante initiative unitaire que la Grèce a été capable de faire dans l’histoire récente.

Syriza fait face à de grandes opportunités. Il lui faudrait abandonner son passé apolitique et constitué de confrontations personnelles pour la direction et adopter un nouveau programme clairement de gauche ce qui serait une attraction pour le mouvement et pour la gauche.

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Re : Où va la grèce ?
« Réponse #12 le: 29 juin 2010 à 19:50:30 »
Chers camarades,

La riposte aux mesures gouvernementales en Grèce est toujours d'actualité... Cependant, il est à noter, que le cavalier seul du KKE est à terme suicidaire, le pc le plus stalinien d'Europe occidentale, ne participe pas à l'Unité nécéssaire... Derrière des milliers de drapeaux rouges, et sa fraction syndicale, son service d'ordre, défendant des mots d'ordre de "dictarure du prolétariat", qui sont à 200 pas en avant de la réalité politique des masses, mais où va donc la grèce avec le KKE ?

Dans ce pays où l'extrème gauche et sa douzaine d'organisation, des trotskistes au maoïstes, sans parler des anarchistes très présents dans la jeunesse, n'arrivent pas à s'unifier, dans ce mouvement de masse primordial... Il est clair que la direction révolutionnaire du mouvement en Grèce est posée, des conglomérats actuels, des convergeances pour l'unité doivent avoir lieu, il en va de la victoire des travailleurs...

De plus la journée de lutte internationale des travailleurs de grève générale annoncée pour le 29/09/2010, en Europe, par les syndicats dont la CGT, doit être un repère pour la mobilisation générale en Europe contre les politiques d'austérité, même si la Grève Générale reconductible,  n'est pas à l'ordre du jour, elle traine dans les têtes...
  
Manifestations contre les mesures d'austérité à Athènes (29 juin 2010)

AFP / Louisa Gouliamaki Une nouvelle grève générale était organisée en Grèce mardi pour protester contre la réforme des retraites

15.000 personnes ont manifesté à travers le pays contre cette mesure phare de la cure d'austérité infligée à la Grèce.

A Athènes, il y avait deux défilés, l'un organisé par le parti communiste et l'autre par les deux grandes centrales syndicales, qui s'est terminé sur de brefs affrontements entre jeunes et forces anti-émeutes.
 
Les manifestants, sensiblement moins nombreux que lors des quatre précédentes grèves générales organisées depuis février, ont marché derrière des banderoles appelant au "Retrait de la réforme des retraites". "Ca ne passera pas", "Feu au FMI" criaient aussi les plus jeunes.

Suivie surtout dans le secteur public et para-public, la grève a affecté le  trafic aérien sur les lignes intérieures. Le trafic avec les îles a aussi été perturbé au Pirée, en dépit d'un fort déploiement policier pour prévenir des piquets de grève.

La journée d'action a aussi arrêté les trains et limité les transports urbains avec des arrêts de travail intermittents, tandis que le pays était privé de toute information pendant 24 heures, le syndicat des journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.

Les avocats poursuivaient pour  leur part jusqu'au 7 juillet une grève  qui paralyse la justice.

La réforme du système des retraites doit être soumis au vote du Parlement le 8 juillet. Il impose 40 annuités contre 37 auparavant, prévoit des coupes dans les pensions (7% en moyenne), bannit les départs anticipés et généralise à 65 ans l'âge légale de départ à la retraite.

Le gouvernement socialiste s'est engagé à mettre en oeuvre ces mesures auprès de la zone euro et du Fonds monétaire international en contrepartie du sauvetage financier de la Grèce via des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans.
« Modifié: 29 juin 2010 à 20:02:49 par W catharos »
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Re : Où va la grèce ? Regain des luttes contre l'Austérité !
« Réponse #13 le: 05 mars 2011 à 22:32:56 »
Salut camarades,

Alors que la Grèce et les mouvements et grèves générales qui l'ont agité ne fait plus la Une des médias, il ne faut pas croire que les travailleurs grecs soient vaincus...

Cet article intitulé "impasse économique et regain des luttes" pose de fait de vraies questions, dans l'impasse économique, le Capitalisme en crise, le poids du FMI, le poids dans cette crise sur les travailleurs qui en portent le coût, le regain des luttes, devrait être une réponse et pas qu'en Grèce...

Grèce : impasse économique et regain des luttes
05-03-2011

La Grèce traverse sa plus grave crise depuis la guerre civile de 1949. En 2010, le PIB du pays a chuté de 4,5 %, la production industrielle de 8 % et l’industrie du bâtiment de 50 %. Des études officielles prévoient qu’entre 2009 et 2012, l’économie grecque aura reculé de 10 %. Les analystes tablent sur une dette publique se situant à 152 % du PIB, fin 2011.

Pour que l’Etat grec puisse payer sa dette, l’économie devrait croître de 5 % par an, pendant 20 ans. Entre 2014 et 2015, l’Etat est censé rembourser 148 milliards d’euros. Or les revenus annuels de l’Etat s’élèvent à 55 milliards d’euros. Le gouvernement du PASOK (socialiste) s’efforce désespérément d’obtenir un rééchelonnement de la dette. Mais même s’il y parvient, l’économie grecque est dans une telle impasse qu’une cessation de payement est inévitable.

Grèves générales

La classe ouvrière grecque est confrontée à l’explosion du chômage et à la baisse des salaires. Ces deux dernières années, les salaires ont baissé de 14 %, en moyenne. 850 000 travailleurs ont perdu leur emploi. Pendant ce temps, la classe dirigeante grecque dispose de 600 milliards d’euros dans des banques suisses – soit le double de la dette publique !

Après une pause de quelques mois, en 2010, les travailleurs reprennent l’offensive. Deux nouvelles grèves générales ont partiellement paralysé le pays, les 15 décembre et 23 février derniers. Dans les deux cas, toutes les grandes villes du pays ont connu d’importantes manifestations. A Athènes, plus de 70 000 personnes ont défilé dans les rues. Les salariés des transports publics constituent la colonne vertébrale du mouvement. Depuis près de trois mois, ils multiplient les arrêts de travail.

La grève générale du 23 février a été suivie à près de 100 % par les travailleurs des raffineries, des transports, des ports, du bâtiment, de l’industrie maritime, de la métallurgie, de l’électricité, du secteur bancaire, de la Poste, des télécommunications et de la Compagnie des eaux d’Athènes. Plus de 100 vols ont été annulés. Les écoles sont restées fermées. Les journalistes ont également participé au mouvement, tout comme le personnel des hôpitaux. Enfin, de très nombreux petits commerçants ont fermé leur boutique en signe de protestation.

Les slogans des manifestants exprimaient une radicalisation croissante : « Le peuple est en colère. A bas le gouvernement, l’Union Européenne et le FMI ! » ; « La révolution sera la solution ! » : « La solidarité est l’arme du peuple ! A bas la junte de l’Union Européenne et du FMI ! »

Autre symptôme important de la colère des jeunes et des travailleurs, beaucoup refusent de payer les tickets de transports publics ou les péages des routes nationales. Ce mouvement de désobéissance s’est développé à une échelle massive.

Crise politique

Pris en étau entre la lutte des classes et la dette publique, le gouvernement grec pourrait rapidement tomber. Des élections anticipées pourraient être organisées à court terme. Pour mettre en œuvre ses contre-réformes et ses coupes drastiques, la classe dirigeante a besoin d’une majorité parlementaire solide et stable. D’où la propagande en faveur d’un gouvernement de coalition (PASOK/droite). Cependant, les partis susceptibles de constituer une telle coalition ne cessent de perdre du terrain. Lors des récentes élections municipales, le PASOK a perdu 1 million de voix. De son côté, Nouvelle Démocratie (droite) en a perdu 500 000, cependant que LAOS – le parti d’extrême droite – n’a pas réussi à accroître sa base électorale, car il a soutenu toutes les mesures réactionnaires du gouvernement. Enfin, un nouveau parti de droite issu d’une scission de Nouvelle Démocratie, autour de Dora Bakoyani, n’est crédité que de 2 % des voix, dans les sondages, ce qui ne lui permettrait pas d’entrer au Parlement.

La classe dirigeante en vient à la conclusion qu’il y a des limites à la politique qu’elle peut imposer dans le cadre de la démocratie parlementaire actuelle. D’où la multiplication d’articles, dans la presse bourgeoise, en faveur d’un « gouvernement de technocrates ». Dora Bakoyanni a publiquement proposé de « limiter » le droit de grève. D’autres stratèges de la classe dirigeante défendent l’idée d’amender la constitution de façon à ce que l’exécutif puisse gouverner par décret.

Les capitalistes grecs sont terrorisés par les révolutions dans le monde arabe. Ils craignent à juste titre que les travailleurs grecs s’en inspirent. Il y a quelques semaines, le gouvernement a organisé un exercice militaire fondé sur l’hypothèse d’un soulèvement de masse dans les villes du pays. A terme, une section de l’armée et de la police pourrait prendre l’initiative de « restaurer l’ordre ». Avant que ce stade ne soit atteint, la classe ouvrière grecque aura plusieurs occasions de prendre le pouvoir. Mais les exercices militaires et les appels à limiter les droits démocratiques des travailleurs sont un avertissement qu’il faut prendre au sérieux.

Polarisation

L’intensification de la lutte des classes commence à se refléter dans les grandes organisations de la classe ouvrière. A l’initiative de Yiannis Dimaras, des cadres dirigeants du PASOK en appellent à la formation d’un nouveau parti de gauche. Parallèlement, une tendance de gauche est en cours de formation au sein du PASKE – la centrale syndicale liée au PASOK.

A gauche du PASOK, l’élément le plus significatif est la croissance de l’influence du KKE (le Parti Communiste). Lors des récentes élections municipales, ce parti a recueilli 10,5 % des voix, au plan national, soit 3 % de plus que lors des élections précédentes. A l’inverse, le front électoral de Synaspismos – l’autre formation se situation à gauche du PASOK – a stagné en pourcentage (4,5 %), mais a reculé en nombre de voix. Ce mauvais résultat électoral a aggravé la crise interne qui secoue le parti. Ses deux principales tendances sont elles-mêmes traversées par des divisions. Un nombre croissant de jeunes militants demandent ouvertement un tournant à gauche du parti.

Les grands événements qui sont à l’ordre du jour, en Grèce, accentueront encore cette polarisation au sein des organisations des jeunes et des travailleurs.

Stamatis Karagiannopoulos

« Modifié: 09 mars 2011 à 23:24:15 par W catharos »
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