Auteur Sujet: OAXACCA  (Lu 5600 fois)

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OAXACCA
« le: 10 octobre 2006 à 15:50:29 »
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Le gouvernement mexicain et les responsables du blocage de la ville d'Oaxaca sont parvenus, lundi 9 octobre, à un accord provisoire sur l'arrêt des manifestations. Cette ville touristique du sud-est du Mexique est paralysée depuis le 22 mai par des enseignants en grève et des militants de gauche qui exigent le départ du gouverneur local, Ulises Ruiz, accusé de corruption et de répression policière.


L'accord provisoire, trouvé alors que plusieurs milliers de manifestants partis d'Oaxaca avaient atteint la capitale fédérale, prévoit notamment une augmentation progressive des salaires des enseignants ainsi qu'une promesse de libération de militants emprisonnés depuis le début de la crise. "Nous sommes prêts à mettre immédiatement en œuvre ces mesures", a ainsi confirmé le ministre de l'intérieur, Carlos Abascal. En échange, les chefs de file de la contestation appelleraient à la levée du blocus de la ville, dont le contrôle serait repris par les forces locales de police placées sous la supervision des autorités fédérales.

La situation est apaisée mais pas encore réglée. Pour l'Assemblée populaire du peuple d'Oaxaca (APPO), l'alliance qui coordonne le blocus de la ville, seule la démission du gouverneur est de nature à mettre un terme à la crise. Vicente Fox, le président sortant, s'est quant à lui engagé à régler le conflit avant de transmettre les pouvoirs à son successeur, Felipe Calderon, le 1er décembre.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

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Solidarité avec le peuple d'OAXACA
« Réponse #1 le: 29 octobre 2006 à 14:25:47 »
Hier les paramilitaires ont attaqués les barricades de L'APPO (assemblée populaire du peuple d'Oaxaca) ce qui c'est soldé par 3 morts et 11 bléssés. Un des morts est un reporter américain de la chaine Indymedia.
Au total il y a eu plus de 12 affrontements hier dans le ville d'Oaxaca et dans sa banlieue.

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OAXACCA
« Réponse #2 le: 30 octobre 2006 à 16:04:04 »
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Des vols ininterrompus sont entrain d’atterrir à l’aéroport de la ville
d’Oaxaca, des centaines d’éléments de la PFP (police fédérale préventive) se
trouvent déjà dans la ville, selon des comptes rendus d’autres se déplacent
par la route fédérale Cuacnopalan.

Comme Vincente Fox l’avait dit, il chercherait à appliquer à Oaxaca la même
solution qu’il a appliqué à Atenco , la même solution qu’il a appliqué à
Scartsa, et qu’il est en train d’appliquer à l’EZLN (Armée zapatiste de
libération nationale) : La répression et la mort. Au lieu de punir les
coupables des agressions et des assassinats d’hier , il envoi la PFP pour
réprimer le peuple d’Oaxaca, en complicité ouverte avec l’assassin Ulises
Ruiz.

Nous lançons un appel à toutes les organisations solidaires, à tous les
fronts, à la société civile de Mexico et du monde entier à entreprendre des
mobilisations pacifiques de poids afin d’éviter ce bain de sang auquel s’est
rallié le gouvernement Fédéral de Vincente Fox.

Nous lançons l’appel à toutes les organisations nationales et
internationales des droits humains, à la presse nationale et internationale
pour qu’ils se déplacent vers la ville d’Oaxaca afin de constater les faits
violents que génèrent le gouvernement de Ulises Ruiz auquel s’est joint
Vicente Fox et Calderon.

TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE

ASSEMBLÉE POPULAIRE DU PEUPLE D’OAXACA
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OAXACCA
« Réponse #3 le: 30 octobre 2006 à 17:59:06 »
2 morts, des disparus et des blessés, les premiers résultats.

La Police Fédérale Préventive a pris la place de la ville d’Oaxaca, ils sont en train de semer la terreur, ils ont fait taire la radio de l’université d’Oaxaca en provoquant une panne de courant dans la zone de la cité universitaire pour se débarrasser de la seule radio populaire et aussi pour essayer d’utiliser la répression d’une façon plus efficace contre le peuple d’Oaxaca.
Pendant ce temps la direction de l’APPO appelle à ce que les gens se replient et laisse rentrer la police sans aucune résistance ; cependant les jeunes, les travailleurs, les paysans, les indigènes, les femmes au foyer, etc. sortent dans la rue faire face de façon massive à l’occupation militaire.
La bourgeoisie la plus réactionnaire pousse, au moyen de messages radiophoniques à ce que l’on tue les dirigeants de l’APPO, ils mettent à prix les têtes de la direction et pour chaque membre ils offrent 5000 pesos. Il y a jusqu’à présent 2 morts et approximativement 15 blessés par balle.
Dans le DF (District Fédéral) des membres de différentes organisations et principalement du PRD, 4000 approximativement, ont pris des avenues et il y a eu de petits affrontements avec la police.
À Michoacán il y a également eu des mobilisations de masse.
C’est le début de la résistance, pour demain il y a une manifestation à 16 h  l’ Hemiciclio à Juarez et à Gobernación et mardi on prévoit des arrêts de travail dans différentes écoles et une grande marche aux Pinos.
Tous les secteurs organisés doivent s’unir pour coordonner les luttes dans les différents états de la république, les colonies et les écoles peuvent nous écrire pour organiser la lutte du peuple mexicain, la lutte d’Oaxaca c’est notre lutte, maintenant Oaxaca c’est nous tous.    


Tendance Marxiste Militante, Mexique,
30 octobre 2006
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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OAXACCA
« Réponse #4 le: 03 novembre 2006 à 22:10:51 »
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COMMUNIQUE URGENT DE L'ASSEMBLEE POPULAIRE DES PEUPLES DE OAXACA

En ce moment La police federale est en train d'essayer d'entrer dans la cité
universitaire, ils ont lances des gaz lacrymogenes a l'interieur et quelques
elements sont parvenus a entrer.

Devant ces faits qui violent n'importe quel ordre juridique, incluant
l'université benito juarez de oaxaca faisant une grande lutte des etudiants
et des universitaires qui ont eu beaucoup de blesses et de morts de ses
meilleurs enfants.

L'assemblee populaire des peuples de oaxaca lance un appel a la defense
absolue et total de la cite universitaire.

Nous ne pouvons pas permettre que les etudiants universitaires soient
agresses par les forces d'occupation en quoi ce sont tranformes les
sattrapes de la PFP.

Nous appelons le peuple de oaxaca a la defense absolue de la cite
universitaire, il y a quelques jours nous avons appeler au repli pacifique
des points ou l'APPO se trouvait, nous le fimes pour demontrer notre
position pour que ce conflit se regle par la voie de dialogue, meme si le
gouvernement de fox et de calderon avec l'envoi de troupes d'envahisseurs ne
montraient eux pas de volonte de dialogue.

Nous avons donner des preuves de prudence, nous avons donner des preuves de
notre volontee de dialogue, les forces d'invasion n'ont pas ete agresses.

Nous appelions seulement a la resistance pacifique, toutes nos actions se
sont realiser dans l'ordre et de maniere pacifique, nous avons donner ordre
de se replier et de ne pas tomber dans les provocations, nous appelons a ne
pas tomber dans les provocations dues au agressions de la PFP.

Mais apparement les messieurs laquais de l'imperialisme, Mr fox et calderon
confondent prudence et debilité, ils confondent pacifisme et couardise et
croyant que le peuple d'oaxaca est un peuple de laches ils essayent d'en
finir avec lui.

DOnc, nous donnont instruction a tout le peuple d'oaxaca d'avancer de
maniere organisee et decider vers radio universidad, nous donnons
instruction pour defendre AVEC TOUT la cite universitaire et l'autonomie
universitaire, qui sont actuellement pietines.

Le peuple d'oaxaca est un peuple de gens courageux, nous l'avons demontres
pendant cinq mois, nous l'avons demontres au travers de l'histoire, nous
avons repousser l'armee française pendant l'occupation des envahisseurs meme
avec le desavantage technologique,en ce temps la certains apatrides ont
collabores avec eux, l'histoire les a juges, les memes qui en ce temps ont
collabores et applaudi a l'intervention de l'armee francaise aujourd'hui
applaudissent la mort de nos 19 camarades, ils applaudissent l'intervention
de la PFP, aujourd'hui ils pleurent pour leurs commerces saccagés par la
PFP, ils se lamentent que leurs enfants soient agresses sexuelement par la
PFP, ceci est juste le debut.

Comme le president Juarez, qui nous a enseignes a defendre les principes de
la republique, comme Juarez et Magon nous ont appris a lutter et a defendre
la dignite du peuple, aujourd'hui le peuple de oaxaca fera la bataille en
defense de la cite universitaire, de maniere disciplinee et organisee nous
repousserons les envahisseurs, l'armee d'occupation, si fox n'ordonne pas de
cesser cette offensive, il mordra la poussiere, notre sang notre vie ne sera
pas verser en vain.

La justice et la raison nous assiste nous sommes des centaines de milliers
d'oaxaquenos qui combattent en ce jour.

Monsieur Vicente Fox, Carlos Abascal carranza et Felipe Calderon vous etes
les responsables des morts qui ont ete causes par la pfp et les
paramilitaires priistes, vous serez les responsables des morts qu'il y aura
par votre stupidite et vos interets politiques.

NI UN PAS EN ARRIERE !

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

TOUS LE POUVOIR AU PEUPLE !

ASSEMBLEE POPULAIRE DES PEUPLES D'OAXACA.

02/11/2006
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OAXACCA
« Réponse #5 le: 03 novembre 2006 à 22:23:06 »


La vidéo de Brad Will

http://www.youtube.com/v/4fpw6MQ5vKQ

Les assassins de Brad Will




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La police mexicaine cède du terrain à Oaxaca
« Réponse #6 le: 03 novembre 2006 à 22:24:04 »
La police fédérale obligée de battre en retraite dans la ville insurgée d'Oaxaca au Mexique. Après six heures de violents affrontements près de l'université, le centre névralgique de la contestation, les forces antiémeutes ont dû reculer devant la détermination des milliers de manifestants. Ces manifestants sont mobilisés depuis des mois dans le sud du Mexique pour exiger la démission du gouverneur de l'Etat qu'ils jugent corrompu.

La police fédérale mexicaine avait dans un premier temps réussi à démanteler le dernier barrage important dans la ville d'Oaxaca, grâce à l'arrivée de renforts en véhicules blindés. Mais des habitants, excédés par la présence policière, se sont joints aux manifestants. Les forces de l'ordre ont été repoussées et les heurts ont fait une vingtaine de blessés.

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OAXACCA
« Réponse #7 le: 03 novembre 2006 à 22:26:47 »
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Communiqué de l'APPO du 2 novembre 2006. Un point sur les arrestations, nombre de blessés et de disparus à la suite de la bataille qui a eu lieu à la Cité Universitaire. Solidarité avec la libre Commune d'Oaxaca !

> A 14 heures 40, le retrait de la PFP a été ordonné ; elle s'est retirée jusqu'à l'aéroport. Et à cette occasion, a lancé des bombes de gaz lacrymogène contre des quartiers d'habitation : Colonia Miguel Aleman et San Augustin de la Juntas.

On signale aussi :

DES DETENUS

Etudiants en Sciences politiques de l'UNAM

> Isabel Galindo Aguilar > Amado Aguilar > étudiant de l'UABJO : Marvin Peralta Hernandez

Corps enseignant de la UABJO

> Gerardo Jiminez Vasquez (prof à la faculté de Droit, UABJO)

Membres de la section 22

> Javier moreno Colmenaros de la délégation DII 82 de Ixtlan > Mario Trinidad Michel Lopez, Maître à Santo Domingo Teojomulco > Victor Cruz Garcia a été enlevé par une patrouille de la PFP, immatriculée 0887

Deux autres personnes ont été enlevées par la patrouille 0291. Elles ont été saisies entre la caserne des pompiers et le marché de Candini

> Hector German Acosta > Angel Santos Gallegos > Rodolfo Hernandez Leon > Diego Nicolas Hernandez > Fernando Ruiz Santos > Diego Hernandez Lopez, enlevé par la patrouille 09036 > Eder Santiago Aquino > Yolanda Beltran Valentin > Valentin Perez Hernandez

> Eduardo Hernandez, 22 ans, chauffeur de sandy est détenu aux environs de Soriana. > 32 personnes environ, qui s'étaient réfugiées dans une chevrolet, seraient détenues. > Un chauffeur qui a rejoint la barricade a été pris par les forces fédérales en voulant éviter l'assaut de la PFP. > Vers 14 heures, deux filles ont été détenues, enlevées par un hélicoptère.

DES BLESSES

> Un reporter, graphiste, au journal Universal a été blessé. Un hélicoptère l'a conduit à l'hôpital militaire. > Angel Santos Gallegos, professeur de l'Institut des sciences de l'éducation (UABJO) a subi un grave traumatisme crânien, conséquence des coups de la PFP. > Mario de la Radio Sabotaje a été détenu, puis relâché ; la PFP l'a gravement blessé. > Andres Perez

On signale plusieurs dizaines de personnes (environ 75), dont des enfants, ayant subi des intoxications et des lésions à cause des jets de pierre et des coups de matraque de la PFP.

DES DISPARUS

> Fernando Ruiz Santos > Teodoro Aquino Bolanes, disparu, membre de la section 35 du syndicat Secretaria de Salud. > Marcos Garcia Mtz

Des détenus de la base Aera de la Raya ont été enlevées par hélicoptère (immatriculé PFP 302, PF 305), pour être ensuite déplacés vers la prison de Tlacolula.

A 17 heures 11, en dépit du fait que la PFP se soit retirée, un hélicoptère s'est posé sur le parking Amor et a enlevé quatre personnes.

> Luis Morales Lopez > Mario Feria Ortega

En ce moment, on confirme que le nombre de détenus, disparus, blessés, est largement supérieur à ces chiffres. 120 personnes sont aux mains de la PFP. > est-ce la paix sociale dont se targue Fox ?

IL EST CLAIR QUE LA PFP EST A OAXACA POUR APPUYER LE POUVOIR DU TYRAN

QUE LA PFP QUITTE OAXACA, ET QUE ULISES RUIZ DEGAGE !

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« Réponse #8 le: 03 novembre 2006 à 22:29:42 »
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3 compagnons de la UNAM-sciences politiques lar venus en soutien ont été arrêtés : hector guzman acosta, isabel aguilar et ? aguilar Où est la commission de Droits Humains ?

Des domiciles ont perquisitionés. Hélicoptères survolent Ciudad Universitaria.

La police a essayé d'entrer sur le campus mais a été repoussée. Un barrage à Merxico DF a été levé par la police. Appel depuis la radio à monter des barricades. Nous avons besoin de calme, organisation et discipline.

Les interventions se succèdent et on peut écouter la chanson "el pueblo unido jamas sera vencido".

Les blessés doivent être emmenés à différents points de la ville où des postes de secours sont mis en place.

Une information à confirmer : on nous informe que la PFP se rend au Zocalo. Que des policiers chargent des bombes de gaz lacrymogène.

Nous sommes impressionés par la sortie de tout le peuple de Oaxaca dans la rue.

Nous sommes tous exaltés, mais on a besoin de calme et discipline pour nous réorganiser, unir forces et voir ce dont on a besoin.

Un compagnon arrive des barricades : "Nous sommes en guerre, mais il faut faire attention à ne pas nous disperser. Il y a un appel pour aller a l'aeroport. On doit se reorganiser. Les gens sont sortis de leurs maisons pour empecher la police de rentrer sur ciudad universitaria. On doit se concentrer dans les points

C'est historique, la police a perdu la bataille. En ce moment des compagnons sont en train de bruler des tanquetas. Le peuple a démontré qu'on est plus fort. No pasaran. On est en train d'ecrire une page historique. La police est en train de se retirer. Mais attention aux éléments civils du Pri qui opèrent. On a gagné une bataille, on a la victoire entre nos mains. On nous informe que le peuple est en train de feter mais montent des barricades.

Temoignage d'un etuduiant : 4 heures de resistance en ciudad universidad, on a donné l'exemple de organisation, et ensuite on a attaqué la police.

Appels réitérés a l'organisation et a la defense, on ne doit pas perdre cette victoire, on doit expulser la PFP de oaxaca.
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« Réponse #9 le: 03 novembre 2006 à 22:45:39 »
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« Réponse #10 le: 04 novembre 2006 à 13:13:59 »
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« Réponse #11 le: 04 novembre 2006 à 23:01:55 »
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Pour soutenir financièrement le mouvement par l une des organisations de l APPO, qui possède un compte en banque :

CIPO-RFM

Banco Nacional de Mexico SA

Domicilio : Hidalgo 821, col. Centro, Oax.

C.P. 68000, Sucursal Oacaca No. 120

Suit : Banamex : BNMXMXMM

Cuenta : 002610012077451770
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Les Zapatistes appellent à la mobilisation
« Réponse #12 le: 05 novembre 2006 à 00:00:02 »
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L'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) a appelé ses sympathisants à deux mobilisations pour soutenir le mouvement de protestation d'Oaxaca: un blocage des routes mercredi et une grève nationale le 20 novembre.

"Nous allons nous mobiliser pour soutenir le peuple frère d'Oaxaca. Le 1er novembre, les routes et les chemins qui traversent notre territoire seront fermés (...) et nous appelons nos partisans au Mexique et au nord du Rio Bravo (Etats-Unis) à se mobiliser même symboliquement", a déclaré le sous-commandant Marcos dans un communiqué.

"Nous convoquons le Mexique d'en-bas à une grève nationale le 20 novembre", a ajouté le chef de l'EZLN.
"Le peuple d'Oaxaca résiste, se félicite-t-il. Aucune personne honnête ne peut rester silencieuse et immobile quand un peuple à majorité indienne est assassiné, maltraité et emprisonné".

Les Zapatistes dénoncent une "attaque des forces fédérales" à Oaxaca qui n'a pas d'autre dessein que d'aider Ulises ruiz à se maintenir au pouvoir. Ils exigent le "retrait immédiat des forces fédérales" d'Oaxaca et "la libération inconditionnelle de tous les détenus".

Les forces fédérales mexicaines sont intervenues dimanche à Oaxaca et contrôlaient lundi une grande partie de la ville mais les manifestants refusaient d'abandonner leurs barricades dans certains quartiers tant que le gouverneur de l'Etat d'Oaxaca n'aura pas démissionné, ce qu'a aussi réclamé le Parlement.

str-ap/dm eaf
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OAXACCA
« Réponse #13 le: 06 novembre 2006 à 17:25:28 »
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Après la bataille de jeudi entre la police fédérale et les opposants au gouvernement, la ville d’Oaxaca s’est réveillée hier plus tranquille mais n’a pas été libérée de sursauts durant la journée. Tandis que des inconnus ont fait feu contre l’édifice de l’Université Autonome Benito Juárez d’Oaxaca (Uabjo), la Cour Suprême de Justice a refusé un recours interposé par le gouverneur traqué priiste Ulises Ruiz. De plus, l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO) a demandé l’intervention directe du président Vicente Fox dans le conflit.

Des inconnus habillés de Noir et avec le visage couvert ont fait feu hier depuis une auto en marche sur l’antenne de Radio Universidad, qui est toujours entre les mains de l’APPO, et ont fait explosé deux explosifs près des installations de la station, sans qu’il n’ait été fait de blessés. L’attaque est arrivée dans la zone où jeudi un affrontement s’est produit entre opposants et centaines de membres de la Police Fédérale Préventive (PFP), qui ont déplacé une barricade sur l’accès principal au campus, où se maintiennent retranchés les manifestants qui en sont à plus de cinq mois de protestations. Les affrontements ont fait 70 blessés, la majorité légers, parmi ceux-ci trois photographes. "Mettre la police en face des étudiants c’est mettre le feu à l’essence et encore plus dans un problème aussi complexe qu’Oaxaca", a dit Flavio Sosa, dirigeant de l’APPO.

Pendant ce temps, dans la capitale du Mexique, le ministre de la Cour Suprême Sergio Valls a refusé un recours interposée par le gouverneur controversé du PRI pour le considérer "notoirement indu". Ruiz avait présenté un recours appelé controverse constitutionnelle, qui est une figure légale à laquelle un pouvoir d’Etat peut recourir quand il considère qu’un autre pouvoir a dépassé ses attributions. Ruiz Ruiz a interposé ce recours après que lundi dernier, les deux Chambres du Congrès aient approuvé, séparément, des documents, de caractère non obligatoire, dans lesquels ils l’intimaient de demander une permission ou de démissioner pour contribuer à une solution au conflit à Oaxaca. Le renoncement de Ruiz est la principale demande des groupes d’enseignants et de l’APPO pour mettre une fin à un conflit qui a fait plus d’une dizaine de morts, des centaines de blessés et des dizaines de détenus.

Après la dure journée de jeudi, l’APPO a demandé hier l’intervention directe de Fox. "Nous assignons le président de la République, Vicente Fox, pour qu’il s’occupe personellement du problème à Oaxaca", a dit le porte-parole de l’APPO, Florentino Lopez. Cette exigence de dialoguer directement avec le gouvernement fédéral conditionne, par ailleurs, les démarches que réalisent depuis mercredi quelques uns de ses membres pour que l’Église locale promeuve une instance de dialogue. L’archevêque d’Antequera-Oaxaca, Jose Luis Chavez Botello, a accepté que le dialogue se réalise dans l’espace de l’Archiépiscopat, à El Carmen Alto de la ville, à condition que les conversations n’aient pas de fin politique et que participent des groupes impartiaux, étrangers au conflit. Cependant, le prélat a signalé que pour le dialogue, qui commencerait lundi, il céderait seulement le siège de l’Archiépiscopat mais pas la Cathédrale.

Après la réponse de l’archevêque, le porte-parole du gouvernement de l’Etat, Miguel Angel Concha, a affirmé que le gouverneur Ruiz n’aurait pas d’inconvénients à se joindre à la table de négociations avec l’APPO. "Le gouverneur, depuis le début, a toujours été disposé au dialogue et je ne crois pas qu’il n’y ait de réticence", a-t-il soutenu. Mais Lopez, le porte-parole de l’APPO, a repoussé la possibilité de que le mouvement populaire admette la présence de Ruiz dans les négociations. "Non, parce que ce n’est pas un point d’équilibre. Nous serions disposés à nous asseoir à négocier avec le gouvernement fédéral, mais non avec celui de Ruiz. Cela est écarté", a-t-il dit. Le représentant de l’APPO a considéré, cependant, que le consentement de Chavez Botello à fournir un espace pour négocier configure une possibilité pour trouver une probable solution de fond au problème ou au moins pour aider à distendre les choses.

Pagina/12 (Argentine), 04 novembre 2006. Traduction : Fab
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Camilo

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Chronique d’Oaxaca, 6 novembre 2006
« Réponse #14 le: 07 novembre 2006 à 19:47:47 »
http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=380
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Un résumé des événements de la semaine passée

Vendredi 27 octobre des hommes armés en civil tirent contre les barricades et tuent trois personnes dont un journaliste new-yorkais d’Indymedia. Soi-disant pour rétablir l’ordre, le dimanche 29 octobre, à partir de 14 heures, 4 000 policiers de la PFP (Policia Federal Preventiva) s’avancent vers le centre d’Oaxaca, détruisent les barricades, repoussent les occupants avec camions à eau, gaz lacrymogènes et tirs d’armes à feu. Derrière les barricades, des vieilles femmes ravitaillent en pierres les jeunes qui les lancent sur les policiers. Certains militants avaient d’abord tenté de dialoguer avec ceux-ci : "Puisque vous êtes aussi foutrement baisés que nous, pourquoi vous nous faites ça et vous ne nous débarrassez pas d’Ulises ?" Alors que le zócalo est déjà occupé par la PFP, des centaines d’habitants s’y dirigent en familles et s’y installent comme chaque dimanche. Cette première journée d’assaut cause trois morts civils : un infirmier, un professeur et un enfant.

Durant tout l’après-midi, la direction de l’APPO n’a pas cessé d’essayer de contacter par téléphone la Secretaria de Gobernacion, ministère fédéral responsable de la police, en vain. Ils insistent dans tous leurs communiqués pour que les Mexicains et les citoyens du monde entier comprennent bien que ce n’est pas l’APPO qui a rompu le dialogue. Ils accusent le président Fox d’avoir choisi la répression violente malgré ses déclarations lénifiantes de solution pacifique, et dans la foulée accusent Felipe Calderón (futur président élu frauduleusement) de complicité : "Pauvre petit Calderón. Après ce qu’il a fait aujourd’hui, avant d’être président, il ne va pas poser un pied à Oaxaca durant tout son mandat."

À 19 heures, l’APPO abandonne le centre et se replie dans la cité universitaire. La répression se poursuit pendant la nuit, dans la ville et dans les colonies [quartiers, colonias en espagnol] proches, et une cinquantaine de militants sont arrêtés à leur domicile.

La radio universitaire est la dernière radio qui subsiste aux mains des sympathisants de l’APPO : des étudiants l’occupent depuis six mois avec le consentement tacite du rectorat. Elle sert de moyen de tramission d’urgence : demandes d’envoi de médecins, de renforcement d’une barricade, etc. Entre ces communiqués et les chants révolutionnaires, elle diffuse les messages de solidarité qui affluent du monde entier.

Le recteur de l’Université autonome Benito Juárez d’Oaxaca (UABJO), Francisco Martinez Neri, exprime officiellement son inquiétude quant au risque de violences contre la communauté universitaire et condamne d’avance toute tentative de prise du campus par les policiers. Il appelle à la résolution de conflits par le dialogue et la négociation, selon la tradition démocratique d’un État de droit.

Les étudiants et les militants de l’APPO renforcent la défense de l’accès à la radio et préparent leurs armes : pierres et lance-pierres, cocktails Molotov, "basukas" consistant en un tube de PVC rempli de poudre à pétards - "une authentique métaphore de David et Goliath", commente un journaliste de "La Jornada".

Le jeudi 2 novembre, la PFP donne l’assaut à l’université, malgré le refus très clair du recteur qui rappelle que la loi mexicaine interdit l’incursion des forces de l’ordre dans les universités autonomes, à moins qu’elles soient appelées par le rectorat. Les résistants sont environ 50 000, tous les habitants du quartier et les étudiants s’étant massés autour du campus pour le défendre. Après sept heures d’affrontements très violents, la PFP doit se retirer sans avoir réussi à atteindre le cœur du campus. Officiellement, ils diront qu’ils "n’ont jamais essayé d’entrer" ! Les résistants déplorent cependant une vingtaine de morts, une centaine de blessés, plus de 120 prisonniers et de nombreux disparus.

Solidarité nationale et internationale

Les marques de soutien et d’appui surgissent de tout le pays ainsi que de nombreux pays d’Amérique et d’Europe. L’"Autre Campagne" des zapatistes, qui se trouve dans le Nord, ainsi qu’une multitude d’associations indigènes appellent à bloquer routes, autoroutes et ponts. Ils invitent à organiser une grève nationale le 20 novembre. La communauté "Las Abejas" organisera le 9 novembre une caravane depuis le Chiapas pour apporter vivres et médicaments à Oaxaca. Tous les communiqués montrent la même conscience de lutter contre les mêmes exploiteurs, les mêmes dominateurs voleurs de terres et de ressources naturelles, corrompus et assassins.

Dans l’État d’Oaxaca comme dans les autres États de la République, quand on parle avec les gens dans la rue, tous ont la même indignation vis-à-vis de cet assassin qui se cramponne au pouvoir au prix de dizaines de morts, et beaucoup ont la conviction que les années de soumission sont terminées, que maintenant le peuple ne se laissera plus tromper et abuser.

Dans le monde, des manifestations et occupations ont eu lieu devant les ambassades et consultats du Mexique, notamment à Vancouver, Los Angeles, Boston, Chicago, Lima, Londres, Madrid, Barcelone, Milan et d’autres villes d’Italie.

La situation actuelle

Le samedi 4, une partie des personnes arrêtées ont été libérées ; toutes se plaignent de tortures physiques et psychologiques. L’armée occupe la ville et a même reçu 2 000 effectifs supplémentaires pour assurer son omniprésence. On dégage progressivement les carcasses de véhicules brûlés, les commerces rouvrent timidement, craignant encore des incursions de tireurs "non identifiés". Radio Universidad est toujours gardée par des barricades, l’état d’alerte se maintient (vendredi matin un groupe d’hommes armés a tiré sur les antennes mais sans les endommager suffisamment pour arrêter les émissions).

Hier, dimanche 5 novembre, des dizaines de milliers d’habitants venant de l’État d’Oaxaca et d’autres États ont formé une gigantesque marche vers la capitale de l’État pour exiger à la fois la destitution du gouverneur et le retrait des forces de police, au cri de "Oaxaca n’est pas une caserne : dehors l’armée !". Il n’y a pas eu de nouveaux affrontements avec la PFP, qui s’est contenté de suivre la caravane et de l’observer. L’APPO demande à nouveau au président Fox d’installer une table de négociation, au plus tard pour ce mardi.

Avancées politiques

Les choses semblent cependant avancer politiquement : la Procudaria General de la Republica (la plus haute instance de justice) a ordonné une enquête sur les relations entre le PRI local et les groupes paramilitaires ; un haut fonctionnaire a été envoyé à Oaxaca par le secrétaire de gouvernement Carlos Abascal Carranza (l’équivalent du premier ministre) pour favoriser les négociations et pour rencontrer notamment le recteur de l’université. Le fonctionnaire a assuré à celui-ci qu’"il n’a jamais été dans les objectifs de la PFP ni dans les plans de l’opération d’entrer dans aucun espace appartenant à l’Université. Nous devons assurer la préservation de son autonomie." Le gouvernement a assuré qu’il n’interviendrait pas dans la programmation de Radio Universidad, qui jouit de l’autonomie de l’université. D’autre part, il a fait savoir que c’était au PRI de demander à Ulises Ruiz de se retirer. Les députés et sénateurs ont également exhorté le gouverneur Ruiz "à une réflexion sur sa capacité à gouverner". En fait, le PRI est divisé, une partie de ses membres ne voulant plus soutenir le gouverneur.

Complètement en décalage avec la situation, le Syndicat national des enseignants (SNTE), dirigé par la priiste Elba Esther Gordillo, reproche au gouvernement de mener des négociations avec la section 22 qui ne jouit d’aucun statut juridique, au lieu de les mener avec la direction nationale du syndicat.

La double position de l’Église

Comme il est bien connu, en Amérique latine, une partie de l’Église est très engagée à gauche tandis qu’une autre, et principalement la hiérarchie, est engagée à droite. On en constate un nouvel exemple avec la confrontation entre le président de la Conférence de l’Episcopat mexicain, qui donna son aval à l’intervention de la PFP, et les nombreux prêtres de l’État qui lui ont demandé d’expliquer ou de rectifier cette position. Dans un communiqué, les prêtres l’interpellent ainsi : "Nous ne doutons pas de la sagesse de nos évêques ni de leur capacité à discerner les signes des temps ; c’est pourquoi nous nous demandons : en réalité, ne pouviez-vous prévoir que ce que cherchait le gouvernement fédéral c’était une bénédiction pour la répression ?" De même, la messe de ce dimanche dans la cathédrale de Mexico a été interrompue par des centaines de personnes pour protester contre le soutien que l’archevêque Norberto Rivera avait déclaré en faveur de l’intervention policière.

Attentats à la bombe dans la ville de Mexico

La nuit dernière, peu après minuit, trois explosions de bombes artisanales ont ébranlé la capitale, la première dans une succursale de banque, la deuxième au tribunal électoral, la troisième au siège du PRI. Des précautions avaient été prises pour qu’il n’y ait pas de victimes : un appel téléphonique avait averti la police du secteur et une pancarte "Danger : bombe" avait même été apposée sur la porte d’une autre banque, où se trouvait une quatrième bombe qui n’a pas explosé. Il n’y a jusqu’à présent aucune revendication, mais l’APPO a déjà communiqué qu’elle n’avait rien à voir avec ça.

Annick Stevens
Sources : "La Jornada", les communiqués de l’APPO et de diverses associations indigènes