Auteur Sujet: La situation politique en Italie  (Lu 2777 fois)

Dav89

  • Invité
La situation politique en Italie
« le: 25 août 2007 à 14:08:57 »
On m'a demandé d'expliquer la situation politique italienne: la voilà en bref:

La situation italienne est un peu compliquée en ce moment.
Selon moi, le PRC a commis une faute quand a decidé d’entrer dans l’alliance de centre-gauche avec Prodi pour les elections du 2006: notre tendance avait dit que, dans l’alliance, on courait le risque d’etre exposé au ménaces du centrisme, chose qui en effet s’est réalisé: la majorité de centre-gauche a imposé au PRC de voter, par example, pour le refinanciament de celle qu’ici in Italie on appelle “la mission de paix” en Afghanistan, de voter pour la construction de nouvelles bases militaires installées par les Etats-Unis etc.
Après un an de soumission, dans le mois de Mars de cette année, il y a la crise du Prc: ça commence quand un sénateur du PRC, Turigliatto, s’oppose à la motion pour refinancier la mission en Afghanistan: la motion ne passe pas (au Sènat le centre-gauche a une majorité de 2 sénateur et est souvent aidé par les sénateurs à vie c’est à dire les ex-presidént de la République).
C’est la crise dans le gouvernement, Turigliatto est exclu du parti du PRC.
Turigliatto fait partie de la tendance de la “Gauche Critique”, qui après son expulsion a décidé de sortir du parti.
En meme temps les riformistes du centre sont en train de former un coalition centriste appelée “Parti Démocratique”, forme par la majorité de “Démocrat de gauche” et par le parti entier de la “Marguerite” (démochrétiens). Après cette episode, la minorité de DS (Dèmocrats de Gauche) a décidé de sortir du partir pour  former le parti de la “Gauche Démocratique”: son leader s’appèlle Mussi.
Le candidat à la presidence du Parti Démocratique, Veltroni, a pronocé un discours qui a était accueilli par le président des Confindustria (le “syndicat” capitaliste des industries) comme “notre discours”.
C’est donc evidente l’impossibilité pour le PRC de rester dans cette alliance capitaliste, mais la majorité du Parti, avec l’éxcuse que Prodi est mieux que Berlusconi, est très indecis.
Mais les resultats des éléctions amministratives de Juin sont claires: le PRC a perdu dans toutes le parties d’Italie au moins l’1-2 pour cents, sinon plus (aux politiques de 2006 il avait pris le 7,5 pour cent). Ca signifie sans doute une perte de confiance dans le parti. Le forces centriste (ancore sous le nom de DS e Margherite et pas de PD) ont vu diminuer sensiblement leurs votes. L’opposition a gagné.
Il est donc évident la nécessité d’une virage à gauche. 
Le sécretaire du PRC Giordano a dit  “Prodi doit virer à gauche”, nous disons que le PRC doit virer à gauche et ça comporte la sortie du gouvernement pour créer une altérnative réelle pour les travailleurs: une alternative communiste.
L’opposition n’a rien fait dans un an e demi de gouvernement Prodi: elle a seulement assisté au suicide de la gauche: les lois de Prodi sont les memes que voulait faire Berlusconi.
Mais je pense que la décision prise par la Gauche Critque de sortir du PRC ne soit pas juste: on va créer une “secte” de la Gauche Critique ou, peut-etre, une alliance avec les mouvement des "disobéissant", qui n'ont pas une representance parlamentaire puisqu'ils la refusent.
Le travail pour le virage à gauche doit etre fait à l’interieur du parti.
Donc le prochain congrès sera très interessant, aussi si on ne sait pas si sera possibile présenter des documents et de motions ou si on pourra seulement discuter (plus probable la deuxième pour ne créer pas de “problèmes” au parti…).

J'espére que vous avez plus ou moins compris un peu mieux la situation en Italie (mais en effet elle est si complique que meme les italiens ne la comprennent pas!  :D)

Si vous avez avez des questions à me poser je suis ici pour répondre

Yann GERMAIN

  • Invité
Re : La situation politique en Italie
« Réponse #1 le: 25 août 2007 à 14:45:53 »
Merci pour cette explication très claire et très intéressante.

J'ai lu dans l'Humanité qu'il y avait ces derniers mois des tentatives de recomposition politique en vue de créer une nouvelle force politique qui réunirait le PRC, le PDCI, les Verts et la Gauche Démocratique.

J'ai aussi entendu parler de la création d'une "Section italienne du Parti de la Gauche Européenne".

Peux-tu nous en dire plus sur tout cela ?

Dav89

  • Invité
Re : La situation politique en Italie
« Réponse #2 le: 25 août 2007 à 16:18:21 »
Oui, c'est vrai, il y des tentatives, mais la situation pour le moment n'est pas très claire: on ne comprend pas bien les intentions de la Gauche Démocratique de Mussi, qui semble n'etre pas défavorable à une alliance avec le centristes du PSI (Parti Socialiste Italien) et qui ne se detache pas de la politique de Prodi.

On parle dans ces jours du "chantier de la gauche", en effet l'alliance possible entre le PRC, PDCI, les Verts e la SD (Gauche Démocreatique, en italien Sinistra Democratica), serait une sorte de réponse à la formation du Parti Démocratique:l'idée pourrait fonctionner, à mon avis, seulement si on trouve un programme politique communiste pour ça "nouvelle gauche".

Le congres sera, pour ce point, un moment fondamentale et où on comprendra mieux les intentions de tous. A' mon avis on peut discuter de ça, mais je crois que le PRC doit entrer dans cette alliance seulement s'il y des elements de rupture avec le gouvernement Prodi: le problème principal pour le moment, en effet, est que la SD ne veut pas sortir du gouvernement, chose que j'ai déjà dit, est nécessaire pour les communistes.

La section italienne de la gauche eurpéenne existe déjà et se compose principalement par le PRC, son secretaire est, en effet, Fausto Bertinotti (ex-secretaire du PRC et actuel président de la Chambre des Députés), toutefois il est claire qu'on va renouveler aussi la situation européenne avec le chantier de la gauche, aussi parce que cet "expériment" né en 2004 n'a pas convaincu, surtout pour son inactivité et parce que n'a pas vraiment lutté pour l'émancipation des traivailleurs. Ca doit etre renouvellée, sans doute... Le congrès de Juin de la gauche européenne italienne va en cette direction, totutefois on doit considerer la pluralité des éléments dans la SE (Sinistra Europea: Gauche européenne), qui ne rend pas leur programme très claire. Pour ça aussi, on verra dans le prochaines mois.