Au Parlement européen, une motion déposée par la droite (PPE et libéraux)
"en urgence", visant à condamner le gouvernement Venezuelien pour
non-respect de la liberté d'expression, doit être votée ce jeudi (1). Il
s'agit de condamner le non-renouvellement de la concession hertzienne de la
chaîne de télévision RCTV, premier média privé au Venezuela.
Imaginez une sorte de TF1 en dix fois pire : une chaîne qui ne respecte ni
son cahier des charges, ni la loi des télécommunications; qui fait de la
publicité clandestine pour du tabac et de l'alcool (interdite au
Venezuela), mais aussi de la publicité subliminale pendant ses programmes
jeunesse (3); qui diffuse au détriment de la réglementation du pays des
programmes à caractère pornographique et ultra violent; qui ne respecte pas
les quotas de production nationale, qui fraude le fisc (plus de 650
infractions rien qu'en 2006 mêmes aspres plusieurs rappels a l'ordre)...
PIRE: c'est une chaîne qui a eu un rôle actif et déterminent dans les deux
tentatives de déstabilisation du gouvernement, en 2002 et 2003, manipulant
l'information de la manière la plus nauséabonde, ayant des propos
mensongers, subversifs, insultants et même racistes envers le président
vénézuélien démocratiquement élu.
La concession de 20 ans octroyée à cette chaine se termine à la fin du mois
de mai. Cette concession ne concerne que la fréquence hertzienne, la chaîne
pourra donc continuer à emmètre à travers le réseau câblé et le satellite.
L'entreprise n'est en aucun cas fermée.
L'année dernière, en France, la concession de TF1 a été renouvelée sans le
moindre débat. Souvenons-nous des promesses de TF1 lors de la création : la
chaîne "du sens", du mieux-disant culturel... Au Venezuela, le mot
"concession" a un sens.
Aujourd'hui, sur notre planète, un gouvernement ose tenir tête aux
pressions du secteur prive et du "PPA" (parti de la presse et de l'argent).
Ce pays, c'est le Venezuela. Et le Parlement Europeen (j'ose rappeler qu'il
est composé à 60% de droite pure et dure (PPE) et 25% de
socio-démocrates...) va condamner ce pays; et par la même, donner des
"arguments" à tous ses détracteurs (entre autres notre cher presse: Libe,
le Monde, le Figaro...).
Nous devons agir et nous mobiliser contre cette motion en diffusant le plus
largement possible cette information : à nos députés européens, à nos amis,
à nos voisins, à nos connaissances... Utilisons la force du réseau Internet