Auteur Sujet: Attentats en colombie  (Lu 1498 fois)

Hors ligne bruno

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 252
    • Voir le profil
Attentats en colombie
« le: 08 septembre 2006 à 10:04:56 »
Deux officiers de l'armée colombiennes seraient à l'origine d'un attentat à la bombe le 31 juillet à Bogota qui avait tué un civil et blessé 10 soldats à quelques jours de la cérémonie d'investiture du président Alvaro Uribe, a révélé jeudi le ministère de la Défense.

Dans un communiqué lu par le commandant de l'armée, le général Mario Montoya, cet attentat qui a été attribué aux Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC - guérilla marxiste), "ne semble pas correspondre à la réalité".

"Ces tromperies pourraient avoir été perpétrées par des personnes peu scrupuleuses parmi lesquelles deux officiers de l'armée", a déclaré le général.

Le communiqué exhorte les membres des forces publiques "à dénoncer ceux qui, trahissant les principes militaires, se livrent à des activités criminelles contre les Colombiens".

Selon le site internet du quotidien el Tiempo, l'attentat a été réalisé par quatre gradés de l'armée et non deux. Ces derniers, selon el Tiempo, avaient contacté un guérillero des FARC démobilisé pour "organiser cinq attentats à Bogota entre juillet et août".

Le 31 juillet, un civil a été tué et 10 militaires colombiens blessés par l'explosion d'une voiture piégée dans l'ouest de Bogota au passage de deux camions de la police militaire. Selon les autorités, cet attentat "avait pour but de déstabiliser le pays à quelques jours de la cérémonie officielle d'investiture (pour un second mandat) du président Alvaro Uribe".

Depuis un an, l'armée colombienne est régulièrement mise en cause dans de sombres affaires et pour des exactions contre la population civile.

Le 1er juin, la justice colombienne a ordonné l'arrestation de huit soldats dans le cadre d'une enquête sur la mort de 10 policiers appartenant à un commando antidrogue. Les premiers éléments de l'enquête ont fait apparaître des liens entre les militaires et des chefs du trafic de cocaïne dans le département de Valle (sud-est).

Et le 21 février, le président Uribe avait destitué le commandant en chef de l'armée, le général Reinaldo Castellanos, à la suite de révélations sur des tortures infligés par des gradés à des soldats.

AFP 08.09.06 | 03h12
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)