Auteur Sujet: Une philosophie camarades  (Lu 1068 fois)

Hors ligne Conan

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Re : Une philosophie camarades
« Réponse #15 le: 09 mai 2011 à 12:26:16 »
Non Patrick , je suis breton mais je ne suis pas indépendantiste breton . Je m'insurge contre le pouvoir liberticide qui bafoue toujours des Libertés essentielles en Bretagne . Mais çà ne me rapproche nullement des régressifs d'une indépendance nationale bretonne aussi ancienne qu'obsolète. Contrairement aux nationalistes bretons minoritaires , nous sommes très majoritairement européens en Bretagne.

Mais c'est sûr qu'être breton ,  rend plus clairvoyant que d'autres à propos des ignominies que les empires coloniaux font subir à d'autres peuples . Jacques Pâris de Bollardière , l'homme qui a dit non à la torture en Algérie , n'était pas breton par hasard.

Que Lénine ait écrit un jour : " Un peuple qui en opprime un autre ne saurait  être libre" interpèle toujours les Bretons ( et bien d'autres sans doute) , mais la déception vient en constatant qu'une fois au pouvoir , il a oublié cette belle déclaration d'avant. Alors , lire qu'en 1904 Trotsky le qualifiait de dictateur jacobin ne passe pas inaperçu , même si Trotsky a rallié Lénine plus tard.

Comme tout est relatif , Lénine trouve quand même que Staline va trop loin en annexant par la conquête et la violence , son pays natal. Mais Lénine se limite hélas à une critique , sans plus , tandis que  Staline , lui , empoche les dividendes de sa conquête , en soudant autour de lui la majorité des grands-russiens dominants et dominateurs du parti bolchevik. Et puis c'est pour les mêmes raisons que Staline a aujourd'hui une super cote chez les Russes. C'est comme ceux qui dans l'hexagone crient :"Vive le p'tit tondu !" dès qu'il est question du conquérant Napoléon Ier.

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Re : Re : Une philosophie camarades
« Réponse #16 le: 09 mai 2011 à 17:49:25 »
Salut camarades,

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curieux de savoir qui reprochait à Trotsky de ne pas avoir essayé le coup d'état militaire pour signifier à Staline : " ôte-toi de là que j' m' y mette ! "

Si je me souviens bien (et que l'on me corrige si je me trompe) on trouve ça dans le biographe de Trotsky, Isaac Deutscher, mais là probablement que Catharos en saura plus que moi...

Salutations communistes
PV

Je ne sais pas exactement, cependant l’historien américain Robert V. Daniels, reprochait à Trotsky, de ne pas avoir par utilisé les mêmes méthodes d’appareil que Staline et de le battre ainsi que sa Fraction du Centre sur le même terrain, mais ce ne serait pas comprendre les principes et les idées politiques de L. D, que de se poser même cette question…

Au début de l’année 1926, au temps de la « nouvelle opposition », avec Zinoviev et Kamenev, plein d’illusions, de retrouver rapidement le pouvoir contre Staline, Kamenev d’annoncer à Trostky « le bloc n’est réalisable, cela va de soi, que si vous avez l’intention de lutter pour le pouvoir. Nous nous sommes plusieurs fois demandé si vous n’étiez pas fatigué et décidé à vous borner désormais à la critique par l’écrit sans engager cette lutte » et Kamenev de rajouter,  « Dès que l’on vous verra à la tribune avec Zinoviev, le Parti s’exclamera le voilà le Comité Central, le voilà le gouvernement ».

Sauf que depuis 1923, L. D. et ses camarades avaient compris ce qu’était Thermidor, « du désaccord profond entre la bureaucratie et du peuple (…) des défaites du prolétariat mondial sur les destinées de l’URSS », il le dit lui – même « la question du pouvoir ne pouvait se poser en dehors de ces problèmes essentiels », il n’y avait pas d’impatience chez Trotsky, « malheur à ceux qui ne savent pas attendre » écrivait Tsintsadzé, il fallait une nouvelle séquence révolutionnaire, et la préparer…

Fraternellement,
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« Modifié: 09 mai 2011 à 18:04:41 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
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Re : Une philosophie camarades
« Réponse #17 le: 09 mai 2011 à 23:49:25 »
Trotsky percevait bien sa perte de popularité au sein du parti bolchevik. Nous savons que Trotsky a qualifié de Thermidor son irrémédiable perte d'influence politique au profit du dictateur Staline . Cette fois , il n'a pas dit Maximilien Staline mais s'est manifestement considéré lui-même comme un Robespierre thermidorisé par Staline . Cà laisse penser qu'il faisait un lien entre le curé défroqué Joseph Fouché thermidoriseur de Robespierre et le curé défroqué Joseph Djougatchvili. A part çà la montée en puissance de Staline et la terreur à venir ne rappelèrent en rien Thermidor . A la rigueur , l'évènement qui présente un très vague apparentement avec Thermidor , c'est la thermidorisation de Lavrenti Béria par Khroutchev et ses potes . La mort de Staline sonnant l'heure de la fin de la terreur staliniennne , il faut quelqu'un pour en porter le châpeau et Khroutchev veut que ce soit Béria.


Finalement , 58 ans après la mort de Staline , le PC de saint-Pétersbourg demande à l'église orthodoxe de le canoniser .

Ma doue !  Saint Joseph protégeant la grande Russie !



La cote de Trotsky ne doit pas être terrible en russie , peut-être juste un peu plus que ce pauvre Gorby dont la cote n'a jamais dépassé 1 % ches les Russes

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Re : Une philosophie camarades
« Réponse #18 le: 10 mai 2011 à 01:14:56 »
Salut Conan,

De Thermidor et du pouvoir de la caste bureaucratique, de son Chef Staline, de celle des bureaux et de la génération Lénine, qu'importe, "de la dégérescence nationale - conservatrice des dirigeants en passe de devenir nationaux - conservateurs" ... Que t'importe...

La Révolution dans un seul pays, même pour l'Union Soviétique, c'était une ineptie, qui a eu surtout ses ressorts historiques...

De leur mentalité, ce qu'ils étaient, les bureaucrates, les sovbour disaient les soviétiques, ces bourgeois soviétiques, même si cette expression est pour moi impropre, ils en avaient sans doute la même mentalité que celle des bourgeois, mais ils n'étaient pas une classe, ces administrateurs, ces gestionnaires, ces membres de l'appareil d'Etat, ces rouages infinis et leur Chef, la base parasitaire d'un nouveau pouvoir héritié de la Révolution d'Octobre, qui n'avait plus rien à voir ni avec elle, ni avec les soviets.

Et d'ailleurs, il n'avaient pour beaucoup, ces bureaucrates, pas tous fait leur Classe au Parti Bolchevik loin de là, des SR, des Mencheviks, des opportunistes, et autre genres recyclés.

Qu'importait pour eux, ces gens - là, la classe ouvrière mondiale, et celle de l'Union Soviétique, la révolution prolétarienne, comptait des privilèges qu'ils gardaient, maigres au départ, plus larges ensuite, c'était cela la graine de Thermidor, des bureaucrates et du Stalinisme...

C'est contre ces gens - là, la base sociologique de Thermidor et celui qui les incarnait à savoir Staline, que Trotsky et ses camarades aussi luttaient...

Alors Conan, qu'importe la popularité actuelle de Trotsky dans l'ancienne URSS, aucun sondeur ne poserait là - bas, à perdre ses sous, à ce jour, ce genre de question...

Cependant, tu souhaites nous amuser un peu, les forums c'est aussi fait pour cela, et d'ailleurs, c'est toujours détonnant à lire ta plume et ses p'tites fourchettes...

Au fait, tu t'en doutes, d'icônes, mais moi et pas que moi, je n'en ai jamais eu, et surtout celle - là !

Fraternellement Bolchevik - Léniniste,
W catharos
« Modifié: 10 mai 2011 à 01:21:03 par W catharos »
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Re : Une philosophie camarades
« Réponse #19 le: 10 mai 2011 à 17:04:09 »
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Que Lénine ait écrit un jour : " Un peuple qui en opprime un autre ne saurait  être libre" interpèle toujours les Bretons ( et bien d'autres sans doute) , mais la déception vient en constatant qu'une fois au pouvoir , il a oublié cette belle déclaration d'avant. Alors , lire qu'en 1904 Trotsky le qualifiait de dictateur jacobin ne passe pas inaperçu , même si Trotsky a rallié Lénine plus tard.
Lénine s'est battu jusqu'à la fin de sa vie contre ceux qui voulaient faire perdurer la domination grand-russe, il n'y a pas un exemple qui montrerait le contraire.
Trotsky a condamné la conception du parti qu'avait Lénine (en 1904 dans un contexte de crise interne) en l'accusant aussi de blanquisme ce qui a été démenti par le déroulement de la révolution russe de 1917. Il se trouve que le centralisme démocratique était notamment un moyen de lutte contre la police tsariste mais aussi contre les idées petites-bourgeoise qui se sont emparées des menchéviks, moyen qui s'est avéré efficace (ce que reconnaissait Rosa Luxembourg qui n'était pas moins critique sur la conception du parti de Lénine). Trotsky a compris son erreur lorsqu'il tentait vainement de réconcilier les tendances socialistes dont une partie soutenait la guerre impérialiste. Il a fait le bon choix au moment décisif, celui de la révolution. Et ce n'était pas de l'opportunisme puisque sur le fond c'est en voyant que les thèses d'avril de Lénine correspondaient avec sa vision de la révolution permanente.
Les staliniens ont souvent voulu opposer Lénine et Trotsky en expliquant que ce dernier n'était pas un bolchevik de la première heure mais, comme cela a été dit, cette opposition frontale ne résiste pas à l'examen des faits.   

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Re : Une philosophie camarades
« Réponse #20 le: 12 mai 2011 à 08:43:25 »
Ce post tourne en rond et les nouvelles contributions manquent cruellement de contenu concret.

Je clos.
Fraternellement,

PASCAL C.