Salut Conan, Les sociaux - démocrates de l'Empire Russe, bien cosmopolite, n'étaient pas des tendres entre eux. Et les mots pouvaient être extrêmement forts de part et d'autres, de toutes tendances ou fractions.
Dans cet Empire Russe, avant 1905, de cette Révolution marquante aussi, à la guerre impérialiste de 1914, et ses conséquences politiques, bien des avancées extraordinaires et des reflux catastrophiques, mais aussi l'émergeance d'une classe ouvrière concentrée et d'organisations marxistes liées à elle, dans les luttes et reconnues, malgré les défaites.
Mais ces exilés politiques, sociaux - démocrates de l'Empire des Romanov, d'avant la trahison de l'Internationale Ouvrière, ils étaient quelques poignées, dans un milieu bien étroit en fait, bien loin des "praticiens" à la Staline, pas si nombreux de fait, quand ils n'étaient pas dans les bagnes et prisons, l'Okhrana sans le savoir en avait fait une école de formation socialiste et marxiste, pour des générations de militants qui ont fait Octobre.
Ces exilés révolutionnaires, ils s'appelaient aussi, Lénine et Trotsky et pas qu'eux, mais ceux là étaient Germinal, des théoriciens, des organisateurs et des activistes, ouvert sur le monde, qui s'escrimaient de leurs plumes et de leurs journaux, de bien d'analyses, avant de passer aux exercices pratiques d'Octobre, il savaient aiguiser leurs couteaux, et ils avaient raison...
Il est des périodes où l'on cherche les révolutionnaires à la bougie, quand on les cherche et se cherchent ainsi, se retrouvent ceux qui le sont et tiennent une bougie...
Je veux bien voir
Conan ce que tu voudrais faire dire du "Maximilien Lénine", avorton du jacobinisme vu par Trotsky ?
C'est ne pas voir l'Histoire dans sa globalité et ses leçons, et surtout celles d'Octobre 1917, autant du ralliement de Trotsky à Lénine mais aussi de Lénine à Trotsky, car l'un ne peut être sans l'autre, dans cette période, et celle qui a suivi, malgré des désaccords...
Les militants de cette espèce, c'est pas fréquent, et c'était une chance d'ailleurs, seuls les grands évènements de l'Histoire révèlent les Hommes de cette trempe, résumer, l'attitude de Trotsky envers Lénine à ce qu'il a écrit en 1904, cela n'est pas juste et honnête.
A la mort de Lénine, L.D. écrivait dans "Ma Vie" :
"Nadejda Konstantinovna Kroupskaïa. J'avais envie de lui dire, de l'endroit où j'étais, un mot de salutation affectueuse, de sympathie, un mot caressant. Mais je ne m'y décidai pas. Toute parole semblait trop légère devant le poids de l'événement. Je craignais que cela n'eût un ton conventionnel. Je fus ému au plus profond, d'un sentiment de gratitude, lorsque, quelques jours plus tard, sans m'y attendre, je reçus de Nadejda Konstantinovna, la lettre suivante" :
«Cher Lev Davidovitch,
Je vous écris pour vous raconter qu'environ un mois avant sa mort, parcourant votre livre, Vladimir Ilitch s'arrêta au passage où vous donnez une caractéristique de Marx et de Lénine, et me pria de lui relire encore une fois ces lignes, et les écouta très attentivement, et ensuite voulut les revoir encore une fois de ses yeux.
Et voici ce que je veux encore vous dire : les sentiments que Vladimir Ilitch a conçus pour vous lorsque vous êtes venu chez nous à Londres, arrivant de Sibérie, n'ont pas changé jusqu'à sa mort.
Je vous souhaite, Lev Davidovitch, de garder vos forces et votre santé et je vous embrasse bien fort. N. Kroupskaïa.»
L'Histoire, la vraie avait fait son chemin, juste pour dire, que de 1902 à 1924, bien des divergeances mais surtout, quand il le fallait des accords et plus que cela, quand l'Histoire se jouait et de l'avenir de la Révolution Prolétarienne.
"Le gourdin de Lénine" de 1902, Trotsky, se retrouvait le continuateur de Lénine à sa mort, son vrai gourdin, loin d'un mausolée où il fut momifié, pour l'Histoire, celle de révolutionnaires, la mienne aussi, et c'est cela l'Histoire et la lutte portée jusqu'à la Victoire Finale !
Fraternellement Bolchevik - Léniniste,
W catharos