Auteur Sujet: Portraits de Communards, par l'Humanité  (Lu 948 fois)

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Portraits de Communards, par l'Humanité
« le: 08 juillet 2011 à 17:14:29 »
Salut camarades,

Durant les mois de juillet et août, à l’image des portraits de résistant(e)s, l’an passé, le journal l’Humanité, propose aux lecteurs, des portraits de Communard(e)s, en dernière page…

Commencés le 4 juillet 2011, avec Louise Michel, ces portraits de communard(e)s, permettent de mieux saisir, l'année du 140ème anniversaire de la Commune de 1871, les acteurs de cette première expérience de la prise du pouvoir par des travailleurs…

Ces petites biographies en une page, de communard(e)s plus ou moins célèbres, telle, Madame Agar (n°4), aujourd’hui et Charles Delescluze (n°5), demain, sont souvent saisissants, par la grandeur de "ces obscurs, ces héros, qui passèrent à l'assaut du ciel" !  :)
 

Bande Dessinée, Le cri du peuple, de Tardi et Vautrin

Les premiers portraits de Communard(e)s par le journal l'Humanité

1°) Louise Michel (1830 - 1905), L’apôtre insoumise des barricades, par Lina Sankari
http://humanite.fr/03_07_2011-louise-michel-1830-1905-l%E2%80%99ap%C3%B4tre-insoumise-des-barricades-1-475616

2°) Eugène Varlin (1839-1871), Le portrait en républicain
du révolutionnaire, par Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste et écrivain
http://humanite.fr/05_07_2011-eug%C3%A8ne-varlin-1839-1871-le-portrait-en-r%C3%A9publicain%E2%80%A8du-r%C3%A9volutionnaire-2-475740

3°) Jules Vallès (1832-1885), « La liberté sans rivages » comme alphabet de la Révolution, par Alain Nicolas
http://humanite.fr/06_07_2011-jules-vall%C3%A8s-1832-1885-%C2%AB-la-libert%C3%A9-sans-rivages-%C2%BB-comme-alphabet-de-la-r%C3%A9volution-475872

Salutations Communeuses !
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« Modifié: 08 juillet 2011 à 17:26:45 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Re : Portraits de Communards, par l'Humanité
« Réponse #1 le: 30 juillet 2011 à 15:27:31 »
Salut camarades,

Ces notices biographiques que le journal l’Humanité présentent sont courtes et d’un grand intérêt, c’est pour cela que je les poste en références.

Au-delà des dizaines de milliers d’anonyme qui ont combattu pour la Commune, quelques – un(e)s sont retenu(e)s  par l’Histoire, les autres ne restent que leurs tombeaux et encore.

Mais c’est toujours les vainqueurs qui écrivent l’Histoire, à nous de la rétablir pour la mémoire ouvrière de notre siècle !

En dehors du mouvement politique ouvrier ou syndical qui connait la Commune ?

Beaucoup de travail doit être fait et à échelle large aussi dans le mouvement ouvrier pour se réapproprier notre histoire celle de la Commune de Paris mais aussi celles des Communes de  province telles Narbonne, le Creusot, Lyon, Marseille, Saint-Etienne, Limoges,  et Toulouse …

Donc, suite des notices biographiques :

Madame Agar (1832-1891) Tragédienne, son engagement lui coûtera sa carrière (4) par Marie Barbier

http://humanite.fr/07_07_2011-madame-agar-1832-1891-trag%C3%A9dienne-son-engagement-lui-co%C3%BBtera-sa-carri%C3%A8re-4-475992

Eugène Varlin : le portrait en républicain du révolutionnaire par anonyme le 10 juillet 2011

http://humanite.fr/content/eug%C3%A8ne-varlin-le-portrait-en-r%C3%A9publicain%E2%80%A8du-r%C3%A9volutionnaire

Charles Delescluze (1809-1871) « Place au peuple, place aux combattants aux bras nus ! » (5) par Patrick Apel-Muller

http://humanite.fr/10_07_2011-charles-delescluze-1809-1871-%C2%AB-place-au-peuple-place-aux-combattants-aux-bras-nus-%C2%BB-5-476

Léo Frankel (1844-1896) Ministre du Travail 
du premier pouvoir ouvrier (6) par Laurent Etre

http://humanite.fr/11_07_2011-l%C3%A9o-frankel-1844-1896-ministre-du-travail-%E2%80%A8du-premier-pouvoir-ouvrier-6-476165

Henri Rochefort (1831-1913) L’encre comme ferment de la révolte (7) par Grégory Marin

http://humanite.fr/12_07_2011-henri-rochefort-1831-1913-l%E2%80%99encre-comme-ferment-de-la-r%C3%A9volte-7-476259

Jaroslaw Dombrowski (1836-1871) De l’anti-tsarisme à la Commune, un général avec les rouges (8) par Yves Housson
 
http://humanite.fr/14_07_2011-jaroslaw-dombrowski-1836-1871-de-l%E2%80%99anti-tsarisme-%C3%A0-la-commune-un-g%C3%A9n%C3%A9ral-avec-les-rouges-

Walery Wroblewski (1836-1908) L’un des meilleurs chefs militaires de la Commune (9)

http://humanite.fr/17_07_2011-walery-wroblewski-1836-1908-l%E2%80%99un-des-meilleurs-chefs-militaires-de-la-commune-9-476435

Nathalie Le Mel (1826-1921) « Toutes au combat ! 
Il faut écraser Versailles » (10) par Claudine Rey, Présidente de l’association des amis de la commune

http://humanite.fr/18_07_2011-nathalie-le-mel-1826-1921-%C2%AB-toutes-au-combat-%E2%80%A8il-faut-%C3%A9craser-versailles-%C2%BB-10-476521

Gaston Crémieux (1836-1871) Un révolutionnaire marseillais 
à la fièvre patriotique (11) par Raymond Huard, historien

http://humanite.fr/19_07_2011-gaston-cr%C3%A9mieux-1836-1871-un-r%C3%A9volutionnaire-marseillais-%E2%80%A8%C3%A0-la-fi%C3%A8vre-patriotique-11-4765

Élisée Reclus (1830-1905) Géographe, aérostier, figure de l’anarchie (12) par Nicolas Devers-Dreyfus

http://humanite.fr/20_07_2011-%C3%A9lis%C3%A9e-reclus-1830-1905-g%C3%A9ographe-a%C3%A9rostier-figure-de-l%E2%80%99anarchie-12-476664

LOUIS-SIMON DEREURE (1838-1900) Un artisan qui incarne un tour de force pour son époque (13) par IAN BROSSAT, PRÉSIDENT DU GROUPE PCF/PG AU CONSEIL DE PARIS

http://humanite.fr/21_07_2011-louis-simon-dereure-1838-1900-un-artisan-qui-incarne-un-tour-de-force-pour-son-%C3%A9poque-13-

Napoléon Gaillard (1815-1900) Le cordonnier qui chaussa Paris de barricades (14)

http://humanite.fr/24_07_2011-napol%C3%A9-gaillard-1815-1900-le-cordonnier-qui-chaussa-paris-de-barricades-14-476822

Georges Pilotell (1845-1918) La révolution sans image d’un caricaturiste engagé (15)

http://humanite.fr/25_07_2011-georges-pilotell-1845-1918-la-r%C3%A9volution-sans-image-%E2%80%A8d%E2%80%99un-caricaturiste-engag%C3%A9-15-476964

Bonnes Lectures avec mes salutations communeuses !
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« Modifié: 30 juillet 2011 à 15:55:12 par W catharos »
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Re : Portraits de Communards, par l'Humanité
« Réponse #2 le: 17 août 2011 à 14:43:42 »
Salut camarades,

Voilà la suite...  :)

ANNA JACLARD (1844- 1887) L’aristocrate russe pétroleuse (16), par Maud Vergnol

http://www.humanite.fr/26_07_2011-anna-jaclard-1844-1887-l%E2%80%99aristocrate-russe-p%C3%A9troleuse-16-476990

Rimbaud et Verlaine « Le besoin pressant
d’opportuns lendemains... » (17), par Maurice Ulrich

http://www.humanite.fr/27_07_2011-rimbaud-et-verlaine-%C2%AB-le-besoin-pressant%E2%80%A8d%E2%80%99opportuns-lendemains-%C2%BB-17-477047

Maxime Vuillaume (1844-1925) Les mots au service de l’histoire, les Cahiers rouges en héritage (18), par Marion d’Allard

http://www.humanite.fr/28_07_2011-maxime-vuillaume-1844-1925-les-mots-au-service-de-l%E2%80%99histoire-les-cahiers-rouges-en-h%C3%A9rita

Paule Mink (1839-1901) Passionnément femme, féministe et socialiste (19,  par Dany Stive

http://www.humanite.fr/31_07_2011-paule-mink-1839-1901-passionn%C3%A9ment-femme-%E2%80%A8f%C3%A9ministe-et-socialiste-19-477180
Édouard Vaillant (1840-1915) L’ homme de l’école laïque, gratuite et obligatoire (20), par Pierre Ivorra

http://www.humanite.fr/01_08_2011-%C3%A9douard-vaillant-1840-1915-l%E2%80%99-homme-de-l%E2%80%99%C3%A9cole-la%C3%AFque-gratuite-et-obligatoire-20-477233

Louis Rossel (1844-1871) « Avec ceux 
qui n’ont pas capitulé » (21), par Jean-Paul Piérot

http://www.humanite.fr/02_08_2011-louis-rossel-1844-1871-%C2%AB-avec-ceux-%E2%80%A8qui-n%E2%80%99ont-pas-capitul%C3%A9-%C2%BB-21-477281

Lucien Henry (1850 - 1896) Un colonel de vingt ans au service de la Commune (22)

http://www.humanite.fr/03_08_2011-lucien-henry-1850-1896-un-colonel-de-vingt-ans-au-service-de-la-commune-22-477325

Jean-Baptiste Dumay (1841 - 1926) L’ouvrier du Creusot 
face à la dynastie Schneider (23), par Yves Lenoir, journaliste honoraire, membre des Amis de la Commune de Paris

http://www.humanite.fr/04_08_2011-jean-baptiste-dumay-1841-1926-l%E2%80%99ouvrier-du-creusot-%E2%80%A8face-%C3%A0-la-dynastie-schneider-23-47738

Victorine ROUCHY-BROCHER (1838-1921) Une morte vivante (24), par Claudine Rey Journaliste honoraire Présidente des Amis 
de la Commune de Paris (1871).

http://www.humanite.fr/tribunes/victorine-rouchy-brocher-1838-1921-une-morte-vivante-24

JEAN ALLEMANE (1843-1935) Le communard 
de tous les combats (25), par Dominique Bari

http://www.humanite.fr/tribunes/jean-allemane-1843-1935-le-communard-%E2%80%A8de-tous-les-combats-25

Giuseppe Garibaldi (1807-1882) « L’Internationale 
est le soleil de l’avenir ! » (26), par Philippe JEROME (*)
(*) Dernier ouvrage paru : Une histoire populaire de la Côte d’Azur (1860-1914). Éditions Book e Book.

http://www.humanite.fr/tribunes/giuseppe-garibaldi-1807-1882-%C2%AB-l%E2%80%99internationale-%E2%80%A8est-le-soleil-de-l%E2%80%99avenir%E2%80%89-%C2%BB-26-477565

MAXIME LISBONNE (1839 - 1905) Le d’Artagnan
de la Commune de Paris (27) par Jean-Louis Robert

http://www.humanite.fr/tribunes/maxime-lisbonne-1839-1905-le-d%E2%80%99artagnan%E2%80%A8de-la-commune-de-paris-27-477618

GUSTAVE FLOURENS (1838-1871) Itinéraire d’un romantique révolutionnaire (28), par Jean-Louis Robert
HISTORIEN, Président de l’association des amis de la Commune

http://www.humanite.fr/tribunes/gustave-flourens-1838-1871-itineraire-d%E2%80%99un-romantique-revolutionnaire-28-477701

Michel Bakounine (1814-1876) Aux quatre coins de l’Europe, il attise les braises révolutionnaires (29), par Cécile Rousseau.

http://www.humanite.fr/tribunes/michel-bakounine-1814-1876-aux-quatre-coins-de-l%E2%80%99europe-il-attise-les-braises-revolutionnai

Salutations communeuses !
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Re : Portraits de Communards, par l'Humanité
« Réponse #3 le: 27 août 2011 à 22:42:41 »
Salut camarades,

Et oui la suite...

Charles Beslay (1795-1878) Le rôle controversé du naïf bourgeois de la Commune (30) , par Pierre Duquesne

Au pire, il fut un des principaux responsables de la défaite de la Commune. Au mieux, il fut un naïf voulant concilier l’inconciliable : le capital et le travail, la Commune et la banque.

http://www.humanite.fr/tribunes/charles-beslay-1795-1878-le-role-controverse-du-naif-bourgeois-de-la-commune-30-477837

AUGUSTE BLANQUI (1805-1881) L’insurgé au fusil 
et à la plume d’acier (31), par Bernard Duraud

Inlassable agitateur révolutionnaire 
de la monarchie à la IIIe République, 
Auguste Blanqui, dit l’Enfermé, a passé 
la moitié de sa vie en prison. Pour Jules Vallès, 
il est le « mathématicien froid de la révolte ».

http://www.humanite.fr/tribunes/auguste-blanqui-1805-1881-l%E2%80%99insurge-au-fusil-%E2%80%A8et-la-plume-d%E2%80%99acier-31-477897

Prosper-Olivier  Lissagaray (1838-1901) Écrire l’histoire des vaincus (32), par PIERRICK MARISSAL

Journaliste, duelliste et révolutionnaire, Lissagaray est avant tout un grand historien. Celui grâce à qui un témoignage fidèle
de la Commune nous est parvenu.

http://www.humanite.fr/tribunes/prosper-olivier%E2%80%89%E2%80%89-lissagaray-1838-1901-ecrire-l%E2%80%99histoire-des-vaincus-32-477951

Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) Un penseur aux origines 
de l’anarchisme (33), par Mehdi Fikri

Philosophe, journaliste, élu, banquier, génial touche-à-tout, Pierre-Joseph Proudhon eut de nombreux disciples pendant la Commune. parmi eux, Varlin, Vallès, Malon, Courbet.

http://www.humanite.fr/tribunes/pierre-joseph-proudhon-1809-1865-un-penseur-aux-origines-%E2%80%A8de-l%E2%80%99anarchisme-33-478027

Jean-Baptiste Clément (1836-1903). Soif de revanche, faim de futur (34), par Thomas Lemahieu

« Quand on parle au peuple qui ne connaît pas très bien son Bescherelle, il faut se servir de mots connus », encourageait le plus célèbre chansonnier avant la Commune.

La semaine sanglante :

Sauf des mouchards et des gendarmes
On ne voit plus par les chemins
Que des vieillards tristes aux larmes
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux même sont tremblants,
La mode est au conseil de guerre
Et les pavés sont tout sanglants.


La semaine sanglante chanté ! Vive la Commune !  >:(

http://www.youtube.com/watch?v=s26aUR3i1Dk

Le temps des cerises...  :'(

http://www.youtube.com/watch?v=ncs4WlWfIZo

L'article :

http://www.humanite.fr/tribunes/jean-baptiste-clement-1836-1903-soif-de-revanche-faim-de-futur-34-478086

Félix Pyat (1810-1889) Orateur hors pair aux emportements décriés (35), par Sébastien Crépel

Le Berrichon Félix Pyat a consacré sa vie et ses talents oratoires à toutes les révolutions de son siècle, des journées de 1830 à la Commune, sans rien céder aux critiques de ses pairs.

http://www.humanite.fr/tribunes/felix-pyat-1810-1889-orateur-hors-pair-aux-emportements-decries-35-478153

EUGÈNE PROTOT (1839-1921) L’avocat révolutionnaire 
qui n’aimait pas le 1er Mai (36), par Abrahim Saravaki

Ce fils de paysan, élu de la Commune, fut l’architecte du nouveau système judiciaire fondé sur les principes de démocratie 
et de justice égale et gratuite pour tous.

http://www.humanite.fr/tribunes/eugene-protot-1839-1921-l%E2%80%99avocat-revolutionnaire-%E2%80%A8qui-n%E2%80%99aimait-pas-le-1er-mai-36-478174

Salutations communeuses,
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« Modifié: 27 août 2011 à 22:51:34 par W catharos »
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Re : Portraits de Communards, par l'Humanité
« Réponse #4 le: 03 septembre 2011 à 17:31:37 »
Salut camarades,

Encore et encore, portraits de communard(e)s, plus ou moins connu(e)s ou injustement oublié(e)s...  :)

Léodile   Bera (dite   André   Léo  -  1824-1900) Écrire, combattre, être femme (37), par Maurice Ulrich.

« Vive la Bourse, la France se meurt  ! » écrivait, pendant le siège de Paris, la journaliste, romancière et féministe qui prit une part active à la Commune, aux côtés de Louise Michel.

Elle avait écrit…

« On a flétri du nom d’assassins les assassinés, de voleurs, les volés, de bourreaux les victimes. »

http://www.humanite.fr/tribunes/leodile%E2%80%89%E2%80%89-bera-dite%E2%80%89%E2%80%89-andre-%E2%80%89%E2%80%89leo-%E2%80%89%E2%80%89-%E2%80%89%E2%80%891824-1900-ecrire-combattre-etre-femme-37-478243

Benoît Malon (1841-1893) Le berger penseur 
du « socialisme intégral » (38), par laurent mouloud

Né dans une famille de paysans pauvres, Benoît Malon est devenu, à la fin du XIXe siècle, l’une des personnalités influentes du socialisme français.

http://www.humanite.fr/tribunes/benoit-malon-1841-1893-le-berger-penseur-%E2%80%A8du-%C2%AB-socialisme-integral%E2%80%89%C2%BB-38-478328

Gustave Courbet (1819-1877) « Je fais la guerre de l’intelligence » (39), par Patrick Apel-Muller.

Le peintre, républicain et socialiste convaincu, s’est pleinement engagé au côté des communards. Il en a payé le prix. Très lourd.

http://www.humanite.fr/tribunes/gustave-courbet-1819-1877-%C2%AB-je-fais-la-guerre-de-l%E2%80%99intelligence-%C2%BB-39-478398

Victoire Tinayre (1831-1895) L’enseignement comme 
arme révolutionnaire (40), par Caroline Constant.

Cette mère de famille besogneuse avait 
un credo : l’enseignement. Édouard Vaillant 
lui confia, pendant la Commune, 
le rôle d’inspectrice des écoles.

http://www.humanite.fr/tribunes/victoire-tinayre-1831-1895-l%E2%80%99enseignement-comme-%E2%80%A8arme-revolutionnaire-40-478472

EUGÈNE POTTIER (1816-1887) « Debout ! Les damnés de la terre ! Debout ! Les forçats de la faim ! »(41), par Dominique Bègles

http://www.humanite.fr/tribunes/eugene-pottier-1816-1887-%C2%AB-debout-les-damnes-de-la-terre-debout-les-forcats-de-la-faim-%C2%BB41-

Poète, révolutionnaire, auteur des paroles
de l’Internationale, Eugène Pottier participa 
à la tentative insurrectionnelle du 31 octobre 1870, et fut élu à la Commune de Paris.

S’en doutait-il ? En 1870, il écrit la première version de l’Internationale. Si le texte d’Eugène Pottier sera plusieurs fois remanié jusqu’à la dernière version, associée à la musique de Pierre Degeyter écrite comme une seconde peau en 1888, l’auteur, acteur de la Commune, accédait au mouvement éternel. Ce mouvement, toujours d’actualité, au rythme sensible des battements de cœur, qui dépasse les limites imposées à la liberté, tout en les repoussant toujours plus loin, seulement inaccessibles aux résignés. Ou aux détricoteurs d’espérance.

Beaucoup ont oublié, cent quarante années plus tard, Eugène Pottier, commutateur de frissons lucides, déterminés. Savent-ils qu’ils doivent à ce passeur d’identité révolutionnaire cette gorge qui toujours se noue et ce qui fait les poings se lever dès les premières notes ou les premières paroles. Que l’on dise adieu à un camarade. Que l’on participe à ces moments particuliers de luttes où la rage, le grondement de la colère, l’analyse lucide de la réalité, se mêlent à l’excitante fraternité et la force du tous ensemble. Eugène Pottier aide encore à la métamorphose matérielle de ces sentiments. Fils d’un modeste artisan emballeur, né le 5 octobre 1816 rue Sainte-Anne à Paris, devenu commis papetier, dessinateur sur étoffe, mais surtout chansonnier célébrant le vin, l’amour et la révolution, via la chanson politique, la poésie révolutionnaire, la critique sociale, l’engagement pour la justice des partageux, à la fois prolétaire vengeur et éveilleur de conscience.

« Je suis né d’une mère dévote et d’un père bonapartiste », écrit-il dans sa demande d’admission à la loge maçonnique de New York, en 1875. Il poursuit : « À l’école des frères jusqu’à dix ans, et à l’école primaire jusqu’à douze ans, c’est à mes lectures de jeune homme que je dois d’être sorti de cette double ornière sans m’y embourber ». À treize ans, on le voit apprenti chez son père. Ce qui ne l’empêche nullement d’apprendre seul les règles de la versification dans le déjà vieux manuel écrit par Restaut. C’est alors que survient la révolution de 1830, les Trois Glorieuses. Elle fait souffler sur la France et l’Europe un parfum républicain de liberté et d’égalité, annonciateur de 1848. « C’est un premier coup de tam-tam qui m’éveille », raconte Eugène Pottier, alors petit parigot de quatorze ans perché sur l’échafaudage de la Chapelle expiatoire en cours d’édification place Louvois à la mémoire du duc de Berry. Il fredonne sa première chanson intitulée Vive la liberté.

C’est le temps où, déjà, il court les goguettes, le soir, après l’établi, pour pousser de la voix ses idées. Il le regrettera plus tard, mais prend peu à peu ses distances avec la situation sociale dans laquelle son père semble se résigner. Il devient « pion, crasseux et déguenillé » dans une petite école du faubourg Montmartre, gagnant moitié moins, avouera-t-il, que « la bonne du dortoir ». On le retrouve ensuite commis papetier. En 1838, un dessinateur d’impression, fils d’un ouvrier de manufacture de toiles de Jouy, se prend d’amitié pour lui et l’installe dans son atelier en qualité de « commis et teneur de livres ». Pendant trente ans, il est contremaître. Sans s’apercevoir que sous le voile de l’amitié, il est férocement exploité. Mais Eugène Pottier délaisse la poésie, se marie, fait des enfants et prend du poids. La révolution de 1848 lui fait quitter les pantoufles. « 1848 m’ouvrit le cœur et le cerveau.» Il lit Fourier qu’il traduit « en flonflons et faridondaine ». Se fait enthousiaste pour la nouvelle République. Chante les Arbres de la liberté qu’on plante alors partout. Puis vient la déception. Il se vit alors « trop révolutionnaire pour la démocratie bourgeoise ». « Ma dynamite anarchiste éclatait toujours dans les gros mollets de marguilliers. » « J’ai faim », crie Pottier en mars 1848.

Les prolétaires se révoltent après la dissolution des Ateliers nationaux. Pottier est du côté des insurgés. Il échappe à une fusillade. La répression et les conditions de vie atteignent sa santé. Il s’analyse comme « traînant une névrose ponctuée de congestions cérébrales ». D’ailleurs, lors du coup d’État du 2 décembre 1851, il est au lit. Ce qui le sauve de la déportation à Cayenne qui frappe les Républicains. Il écrit des odes à la revanche, multiplie les couplets d’opposition. En particulier dans une chanson intitulée ironiquement Vive Napoléon. Tout en devenant à son tour patron d’un atelier de dessin, rue du Sentier, où il emploie une vingtaine de salariés, qu’il pousse illico à former une chambre syndicale dont il devient président. Ès qualités, il signe le 12 juillet 1870 l’appel de la fédération parisienne de l’Association internationale des travailleurs « Aux travailleurs de tous les pays ».

Pour l’Empire écroulé après le désastre de Sedan, l’ennemi n’est plus l’envahisseur. Mais le prolétaire révolutionnaire de Paris. Eugène Pottier, corpulent, look sérieux, imposant, est estimé. Il est alors membre du comité de vigilance du 11e arrondissement et participe à la tentative insurrectionnelle du 31 octobre 1870. En mars 1871, il accède au Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris, se prononce pour le ralliement au comité central de la garde nationale, et signe, le 23 mars, le manifeste en faveur des élections à la Commune qui fixe le programme de celle-ci. Il jouera un rôle important dans l’organisation de la Fédération des artistes présidée par Gustave Courbet. Eugène Pottier ne sera élu à la Commune que le 16 avril et exercera les fonctions de maire du 2e  arrondissement. Pottier échappera de justesse à la répression de la Semaine sanglante. La police croit même l’avoir exécuté. Caché dans Paris, il écrit l’Internationale, sur l’air de la Marseillaise. Un cri de confiance, une certitude de victoire : « Il n’est pas de sauveur suprême / Ni Dieu, ni César, ni tribun / Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes / Décrétons le salut commun. » Eugène Pottier s’exile à Londres durant deux ans, puis deux autres années à Boston. Amnistié, il revient en France en 1880. Il soutient Jules Guesde et Paul Lafargue pour créer un Parti ouvrier français. C’est au cinquième étage d’un pauvre immeuble de la rue de Chartes qu’il s’éteint, le 8 novembre 1887. Des milliers de personnes, en dépit d’une charge de la police sabre au clair, l’accompagneront au Père-Lachaise. Louise Michel lui rend hommage : « Mirliton, crécelle ou pipeau /  Il fut broyé dans la tempête /  Ci-gît Popo, le vieux Popo / Ci-gît Popo, le vieux poète. »


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http://www.deljehier.levillage.org/internationale.htm

L'INTERNATIONALE


Eugène Pottier, les paroles


Pierre Degeyter, la musique

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C’est l’éruption de la fin
Du passé, faisons table rase
Foule esclave debout debout
Le monde va changer de base
Nous ne sommes rien soyons tout
REFRAIN
C’est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L’internationale
Sera le genre humain

Il n’est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu ni César ni tribun
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge
Battons le fer quand il est chaud

L'état comprime la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose aux riches
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est t'assez languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Egaux pas de devoirs sans droit

Les rois nous saoulaient de fumées
Paix entre nous guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air et rompons les rangs
S'ils s'obstinent ces cannibales
Á faire de nous des héros
ils sauront bientôt que nos balles
Seront nos propres généraux

Ouvriers paysans, nous sommes
Le grand Parti des travailleurs
La terre n’appartient qu’aux hommes
L’oisif ira loger ailleurs
Combien de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours

Hideux dans leur apothéose
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a créé s'est fondu
En réclamant qu'on le lui rende
Le Peuple ne veut que son dû


Salutations communeuses,
W catharos
« Modifié: 03 septembre 2011 à 17:34:54 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : Portraits de Communards, par l'Humanité
« Réponse #5 le: 12 septembre 2011 à 12:16:22 »
Salut camarades,

Suite et fin des portraits de communards par l'Humanité...

François Jourde (1843-1893) Financier des sans-le-sou, comptable de l’espérance (42) Par Pierre Duquesne

http://www.humanite.fr/tribunes/francois-jourde-1843-1893-financier-des-sans-le-sou-comptable-de-l%E2%80%99esperance-42-478676

Les millions nécessaires pour nourrir les 350 000 communeux, François Jourde (*) les géra en se contentant « de prélever dix francs par jour pour son existence » (1). Après ses deux mois de gestion du trésor des prolétaires, il ne manqua que cinq petits centimes dans les livres de comptes de ce petit caissier, qui fut clerc de notaire, employé des Ponts et Chaussées de la Ville de Paris, manœuvre dans un atelier de construction avant d’être désigné délégué aux finances de la Commune.

Cheikh El Mokrani (1815-1871) Le chef de la Commune kabyle, 
en guerre contre la colonisation (43) par Rosa Moussaoui.

http://www.humanite.fr/tribunes/cheikh-el-mokrani-1815-1871-le-chef-de-la-commune-kabyle-%E2%80%A8en-guerre-contre-la-colonisation-

C’est un fait historique trop peu connu : la Commune fut contemporaine de la première grande insurrection contre la colonisation française. En mars 1871, à la faveur de l’instabilité créée par la défaite de Sedan et du climat insurrectionnel qui gagnait Paris, de l’autre côté de la Méditerranée, en Kabylie, les confédérations de tribus s’organisèrent pour déclencher une véritable guerre contre la colonisation.

Émile Digeon (1822-1894) Chef révolutionnaire 
de la Commune de Narbonne (44) par Marc César, historien, professeur à l’université paris-XIII.

http://www.humanite.fr/tribunes/emile-digeon-1822-1894-chef-revolutionnaire-%E2%80%A8de-la-commune-de-narbonne-44-478874
 
« Des armes ! Des armes ! Tout citoyen libre a le droit d’en avoir comme seule sanction sérieuse, efficace, de ses droits. (…) Aujourd’hui, en présence des complots royalistes, un fonctionnaire qui refuserait d’armer le peuple ne saurait être considéré comme républicain. (…) Sachons arborer franchement, hardiment le drapeau de la révolution. » Émile Digeon, dès le 12 mars 1871, appelle ainsi le club de la révolution de Narbonne à l’insurrection.

Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, 
de la commune au communisme (45) par Rosa Moussaoui.

http://www.humanite.fr/tribunes/zephyrin-camelinat-1840-1932-un-long-chemin-%E2%80%A8de-la-commune-au-communisme-45-478953
 
Lorsque dans les frimas de ce 1er mars 1856, le jeune Zéphyrin Rémy Camélinat quitte son bourg natal de Mailly-la Ville, il a, pour tout bagage, un petit baluchon. Un rude hiver s’est abattu sur la campagne bourguignonne : les quelques arpents de vigne qui font vivre la famille ont gelé. Avec un camarade et un cousin, il s’est fait engager à Ozoir-la-Ferrière, où il s’en va biner, pendant six semaines, la betterave. Du haut de ses seize ans, le jeune homme a déjà fait siennes les valeurs de progrès.

PAUL LAFARGUE (1842-1911) Pas de dieu, mais un maître… (46) Par Frédéric sugnot.

http://www.humanite.fr/tribunes/paul-lafargue-1842-1911-pas-de-dieu-mais-un-maitre%E2%80%A6-46-479033

« Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse (…) me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles, ne paralyse mon énergie et ne brise ma volonté (…) »

Karl Marx (1818-1883) Un contemporain actif, vigilant et totalement engagé... (47) Par Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste et écrivain.

http://www.humanite.fr/tribunes/karl-marx-1818-1883-un-contemporain-actif-vigilant-et-totalement-engage-47-479146 

Né en 1818, Karl Marx a la particularité d’être pleinement contemporain de la Commune de Paris. Plutôt circonspect pour ne pas dire hostile dans un premier temps à l’émergence des événements qui couvaient depuis plusieurs mois dans cette France belliqueuse, il écrit en février 1871 : « La classe ouvrière se trouve placée dans des circonstances extrêmement difficiles, l’insurrection serait une folie désespérée. » Comment et pourquoi l’homme du Manifeste se montre-t-il si prudent face à la révolte grondante ?

Pour consulter l'ensemble du dossier portraits de communards...

http://www.humanite.fr/mot-cle/portraits-de-communards

Salutations communeuses,
W catharos
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux