Auteur Sujet: Paul Lafargue sur sa fin  (Lu 1361 fois)

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Re : Paul Lafargue sur sa fin
« Réponse #15 le: 08 mai 2011 à 20:29:13 »
Bonjour,

Conan, tu te souviens des interventions d'Engels au congrès de l'internationale? Mais quel age a-tu donc?

Blague à part, ma remarque sur les positions de Rosa Luxemburg sur la question nationale ne faisait que sept ou huit mots dans mon post. Pourquoi répondre à ça et pas au reste.

Pourrais-tu répondre sérieusement aux arguments qu'on t'avance, ne serais-ce que pour démontrer que tu est sur ce forum dans un but constructif?

Quant à tes "réponses" sur Trotsky, j'y répondrai plus tard dans le post que tu y as consacré.

Jules
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Re : Paul Lafargue sur sa fin
« Réponse #16 le: 09 mai 2011 à 18:46:59 »
Oui , Jules ! Tu me trouves plus jeune qu'Engels . Merci

Autrement , j'ai beaucoup répondu à propos d ' une question réglée par l'histoire. En 1910 , les socialistes convaincus par Jaurès , ont voté presqu' unaniment pour le principe de la retraite ouvrière  et nous connaissons la suite . Et puisque tu parles de buts constructifs , tel fut bien le but de Jaurès , contrairement aux deux vieux égarés dont tu soutiens encore 101 ans plus tard ,  les inepties anti-retraites.

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Re : Paul Lafargue sur sa fin
« Réponse #17 le: 10 mai 2011 à 19:05:35 »
Bonjour,

Je constate que tu refuses encore de répondre sur le fond de la question, te contentant de l'argument "l'Histoire a tranché il y a un siècle".

Tu n'as pas répondu a ce que j’écrivais dans mon post du 3 mai ni sur le fait d’éviter de braquer le patronat, ni sur celui de faire payer les ouvriers et non les patrons et encore sur celui de l'age de la retraite ( 65 ans) largement au dessus de l’espérance de vie ouvrière de l'époque.

Jules
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Re : Paul Lafargue sur sa fin
« Réponse #18 le: 11 mai 2011 à 00:30:43 »
C'est toi qui ne lit pas Jules . J'ai déjà rappelé plusieurs fois après Jaurès qu'il faut séparer la question des retraites et la mortalité infantile .Ce qui compte pour la question retraite n'est pas l'espérance de vie à la naissance mais à partir du moment ou on commence à cotiser pour sa future retraite .

En prenant la mortalité infantile massive à l'époque , les deux vieux en ont conclu qu'à 65 ans c'était la retraite des morts. Il aurait aussi fallu leur faire compren,dre que l'espérance de vie augmentait et que çà allait continuer longtemps

C ' était pas le Pérou mais c'était pas non plus la retraite des morts .
Faut réfléchir ! Tant qu'il n'y pas de retraite , ce n'est pas possible de faire des luttes sociales pour obtenir des augmentations de la retraite , ce n'est pas possible non plus de faire baisser l'âge de la retraite .

Si tu commences par dire aux patrons , vous payez tout sans cotisations ouvrières ou alors nous ne voulons pas de retraite , alors les patrons n'en veulent pas non plus  .

Faut discuter syndicat-patronat autour d'une table .
- Qui pense que les vieux travailleurs fatigués et pas rentables doivent rejoindre le cimetière au plus vite ?
Aucun patron ne lève la main , sauf d'éventuels extrêmistes .
- Bien , vous êtes donc d'accord pour verser des cotisations à une caisse retraite pour vos salariés .
      un patron grippe-sous : - Cà dépend de ce que vous voulez nous faire verser !

Syndicat : Attendez , nous n'en sommes pas là . Il ne s'agit pas de faire appel à la générosité de ceux qui veulent bien , mais dans un premier temps de nous accorder pour instituer le principe de la retraite ouvrière si nous parvenons à un tel accord . Si nous y parvenons , il nous faudra bien sûr étudier son financement . Mais au préalable , il faut nous entendre sur le principe que tous les salariés puissent l'âge venu , toucher leur retraite.

Tant que le principe retraite pour tous et toutes n'est pas décidé , il n'y a pas d'avancée majeure possible en ce domaine .

Et pour instituer solidement le projet , par la loi , il fallait les voix de tous les radsoc . Il avaient envie de le voter ce projet par soucis d'image humaniste et sociale , à condition de ne pas leur mettre la barre trop haut . Ce n'était vraiment pas le genre de projet compatible avec la maladie infantile.

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Re : Paul Lafargue sur sa fin
« Réponse #19 le: 14 mai 2011 à 12:21:25 »
Bonjour,

Fondamentalement, j'ai toujours la même objection: dans ton raisonnement, il n'y pas une once de lutte de classes.
Les syndicats y négocient directement avec les patrons pour obtenir leur accord sur un truc qui ne leur coutera rien (les ouvriers payeront) et qui va leur rapporter beaucoup (un peu plus de paix sociale grâce à "l’amélioration" des conditions de vie ouvrière - qui est en fait une aggravation puisqu'elle se traduit dans la pratique par une baisse des salaires et donc du niveau de vie).
Tout cela sur la base du "mais si, un jour nous ferons ce que nous ne voulons pas faire aujourd'hui (brusquer les patrons) et ce jour-là la retraite ouvrière nous sera utile!"

C'est par la lutte que l'on impose un rapport de forces suffisant pour faire cracher aux patrons ce qu'ils ne veulent pas donner. Une négociation vient après une mobilisation de masse (campagne massive d'agitation, pétitions, manifestations ou grève) et s'appuie sur cette mobilisation pour obtenir ce qu'elle veut.

Une réforme négociée directement avec le patronat sur un cahier des charges minimal, en s'appuyant, non pas sur la mobilisation des travailleurs mais sur les députés petits-bourgeois rad-soc, et en prétendant qu'elle sera utile un jour pour le socialisme, voila ce qu'était cette réforme.
Effectivement, ce genre de choses est très peu avec compatible avec la maladie infantile (gauchisme), par contre c'était très compatible avec la maladie sénile qu'est le réformisme.

Jules
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