Installé à Vichy en janvier 1942, bien que recherché par les allemands comme prisonnier évadé, il occupe un emploi contractuel d'abord à la Légion Française des Combattants puis en mai 1942, au commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatriés et aux familles de prisonniers de guerre dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, le commissariat prendra cependant une orientation pro-nazie [12]. François Mitterrand, alors chef de service de l'Information du commissariat pour la zone sud, démissionne. Il garde un poste à la tête des centres d'entraides et c'est à ce titre qu'il reçoit la francisque gallique en mars-avril 1943 [13].
Pour certains, à la lecture du livre de Pierre Péan, il ne fait aucun doute que François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa soeur, rédigée le 13 mars 1941 et dans laquelle il écrit : " j'ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d'allure, son visage et celui d'une statue de marbre."
Dans une lettre du 22 avril 1942, il avoue n'être pas particulièrement inquiet du retour aux affaires, en avril 1942, de Pierre Laval, qui doit selon lui faire ses preuves, mais il condamne la fonctionnarisation de la Légion française des combattants (LFC), lui préférant le modèle du Service d'ordre légionnaire (SOL), que vient de mettre en place Joseph Darnand.
Pour d'autres, à la lecture du même livre, Mitterrand ne fut jamais compromis avec le régime de Vichy et l'aurait dès le début tenu en piètre estime.
Si Pierre Péan souligne qu’il ne bascule que progressivement du côté de la Résistance, François Mitterrand aura été par la suite un adversaire du collaborationnisme.
C'est pourquoi, il est parfois qualifié de "vichysto-résistant" [14]
Ses actes de résistance ne sont guère contestés, du moins ce qualificatif lui est indéniablement reconnu à partir de l'été 1943 alors qu'il devenu responsable d'un mouvement de prisonniers résistants (qui avait reçu dès mars 1943 le soutien et le financement de l'ORA, regroupant des militaires vichystes passés à la résistance après l'invasion de la zone sud en novembre 1942 [15]).
Le 12 mars 1944, il est l'un des fondateurs d'un réseau de résistance mineur figurant cependant dans l'organigramme de la France combattante au côté de Combat et Libération-Sud.
source:wikipédia