Auteur Sujet: Le 19 mars 1962, la fin de la guerre d'Algérie !  (Lu 741 fois)

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Le 19 mars 1962, la fin de la guerre d'Algérie !
« le: 19 mars 2010 à 13:15:34 »
Salut camarades,

19 mars, seule date historique digne... dit le journal l'Humanité...

La guerre d'Algérie a longtemps été une "guerre sans nom". Ce conflit  qui fut qualifié de  " maintien de l'ordre" par le pouvoir, en fait une "sale guerre", qui est sans doute le plus âpre des conflits de décolonisation.

Les maires en France commémorent ce jour, le 48ème anniversaire du cessez - le - feu officiel en 1962, en Algérie. La FNACA (anciens combattants) forte de ses 358500 adhèrents appelle la population, élus et  autorité à un "devoir de mémoire", en n'oubliant pas que les nostalgiques du colonialisme sont toujours là, les fils de l'OAS, et sans répéter, le climat raciste d'islamophobie qui règne en France et en Europe...

Quoiqu'il arrive on ne peut pas mettre sur le même pied, membres de l'OAS et soldats morts, pauvres conscrits, en Algérie de 1954 à 1962...

La FNACA salue la mémoire aussi des morts tombés sous les balles de l'OAS, enfin le 19 mars "est la voie de la raison, ce fut une Libération pour ces jeunes soldats qui ne voulaient pas mourrir dans une guerre coloniale..."


Ne pas oublier le rôle du PCF sur la "paix en Algérie" et nos martyrs du Metro - Charonne...
Mémoire pour les assassinés de la manifestation du 17 octobre 1961 où la répression policière s'est abattue sur des hommes et des femmes qui défendaient l'indépendance de l'Algérie.

Ne pas oublier aussi, les morts combattants du FLN et des populations algériennes...

Aussi deux articles indicatifs de La Riposte.

http://www.lariposte.com/La-Torture-pendant-la-guerre-d-Algerie-12.html

http://www.lariposte.com/Le-8-fevrier-1962-metro-Charonne-la-police-tue-des-224.html
« Modifié: 15 septembre 2011 à 11:03:09 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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11/10/1961 : manifestation du FLN à Paris, 50ème anniversaire...
« Réponse #1 le: 15 septembre 2011 à 11:02:27 »
Salut camarades,

Personne ne doit oublier, le 17 octore 1961, à Paris une manifestation pacifique tourne à la tragédie...

La violence policière se déchaine pendant cette nuit d'horrreur et de honte. C'est le FLN à Paris qui avait appelé à la manifestation, pour protester contre le couvre - feu imposé aux "français musulmans". Maurice Papon, préfet de police, avait déclaré aux forces de l'ordre "Pour un coup reçu, nous en porterons dix !" vous serez couverts"...

Pas moins de 11500 manifestants furent arrêtés, et plusieurs centaines de morts, en tout état de cause la violence policère ne saurait s'évaluer seulement au nombre des morts, mais déjà c'est le bilan le plus tragique à Paris depuis la Commune de 1871...

APPEL : 17 OCTOBRE 1961-17 OCTOBRE 2011
50 e ANNIVERSAIRE

 
Le collectif "17 octobre"

Pour donner l’ampleur nécessaire à la commémoration du 50ème anniversaire du tragique 17 octobre 1961, un collectif entend coordonner des actions communes aux différentes organisations qui souhaitent faire reconnaître et condamner ce crime d’Etat commis sous la responsabilité du sinistre Préfet de Police Maurice Papon.

Maurice Papon n’aura jamais rendu compte de ce massacre.

Sous l’impulsion des Associations : "17 Octobre 1961 : contre l’oubli", "Au nom de la Mémoire", de la "LDH (ligue des Droits de l’Homme)", et du "MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les Peuples)" qui animent depuis 20 ans les actions pour qu’on oublie pas les Algériens massacrés en plein Paris le 17 octobre 1961, un collectif se réunira régulièrement pour organiser, populariser les actions qui seront menées dans ce cadre.

Appel

Vérité et justice


Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

Cinquante ans après, la vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées – en particulier la guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’État que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, et le pouvoir encourage les nostalgiques de l’Algérie française et de l’OAS.

La « Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie », dotée de plus de 7 millions d’euros, créée en application de l’article 3 (dont l’abrogation est demandée) de la loi du 23 février 2005 vantant les « aspects positifs de la colonisation », est sous la coupe d’associations nostalgiques qui voudraient pouvoir exiger des historiens qu’ils se plient à la mémoire de certains « témoins ».

Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, d’échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et de travailler ensemble, avec leurs homologues des deux rives de la Méditerranée. La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS, que certains, au sein même du parti du président de la République, cherchent à réhabiliter. Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyens ou de ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Cinquante ans après, il est temps :

– que les plus hautes autorités de la République reconnaissent les massacres commis par la police parisienne le 17 octobre 1961 et les jours suivants comme un crime d’État ;

– que la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie soit supprimée ;

– que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens ;

– que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco­algérien, international et indépendant.

Toutes les associations, organisations (syndicats, partis politiques...) qui souhaitent signer cet appel doivent prendre contact en confirmant leur accord avec un message adressé à contact :


http://17octobre61.org/
« Modifié: 15 septembre 2011 à 11:06:35 par W catharos »
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17 octobre 1961 ou histoire d'un crime d'Etat...
« Réponse #2 le: 17 octobre 2011 à 09:41:53 »
Salut camarades,

La repression de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 un demi - siècle aprés reste un crime d'Etat, non reconnu, officiellement 3 morts, alors que tout le monde devrait savoir que ce massacre a fait des centaines de morts.

Le prefet de police Papon, qui avait sévit sous l'occupation nazie, comme collabo, dans la traque aux juifs et aux résistants s'était bien illustré, le sénat passé à gauche pourrait demander à savoir la vérité, pas sûr que la dite majorité sénatoriale amorce ce défit, de la vérité officielle de de ce crime d'Etat, qui implique la police, et le pouvoir gaulliste de l'époque !

Interview d'Henri Malberg dans l'Humanité 17 octobre 2011 : "on a sous-estimé la portée du 17 octobre 1961"

Militant communiste depuis la Libération, Henri Malberg était présent à Paris au moment de la tragédie. Il revient notamment sur le traitement par l’Humanité de l’époque. « Honneur à ce journal », nous déclare-t-il.

http://www.humanite.fr/politique/henri-malberg-sous-estime-la-portee-du-17-octobre-1961-481685

Agenda des commémorations du 17 octobre 1961 - 17 octobre 2011

http://www.humanite.fr/politique/17-octobre-1961-%E2%80%93-17-octobre-2011-l%E2%80%99agenda-des-commemorations-481551

L'Humanité spécial sur le 17 octobre 1961...



http://www.humanite.fr/medias/lundi-numero-special-de-lhumanite-le-50eme-anniversaire-de-la-repression-du-17-octobre-1961-4

Au sommaire du numéro spécial de l'Humanité : le 50ème anniversaire de la répression du 17 octobre 1961

L’Humanité daté du lundi 17 octobre célèbre le cinquantième anniversaire du massacre des manifestants algériens à Paris. Un supplément de 8 pages sera consacré à ces heures noires de l’histoire de France.

Avec :

•Le rappel des faits par l’historien Alain Ruscio

•Le portrait du préfet de police de l’époque Maurice Papon

•Des entretiens avec des historiens et des témoins comme Benjamin Stora, Henri Malberg, Sylvie Ténaut.

•Des témoignages de personnes ayant vécu l’évènement

•Un reportage à la Cité des Paquerettes de Nanterre où on été relogé des occupants du bidonville de Nanterre

•L’actualité du cinéma sur la tragédie

•Le colloque de Nanterre pour faire justice aux manifestants


« Modifié: 17 octobre 2011 à 18:14:17 par W catharos »
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Re : Le 19 mars 1962, la fin de la guerre d'Algérie !
« Réponse #3 le: 21 octobre 2011 à 16:43:09 »
Il est regrettable de noter l'absence totale de réaction de la confédération CGT voir à ce sujet :

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-17-octobre-1961-le-silence-assourdissant-de-la-confederation-cgt-86899490.html

pierre

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17 octobre 1961 : Retour manifestation
« Réponse #4 le: 26 octobre 2011 à 11:33:55 »
Salut Pierre,

Cette absence de la CGT pose problème, à se demander si le poids des préjugés et du racisme ambiant, ne déteignent pas même sur la CGT, mais peut être que je m'avance un peu trop, et sans faire de mauvais procès, il n'empêche que c'est inquiétant et même troublant ...

Sur les évènements et la répression meurtrière de la manifestation du 17 octobre 1961, de ce crime d'Etat, un livre qui fut une révélation, c'est Meurtres pour mémoire de Didier Daeninckx, qui à travers un polar très noir, retrace la tuerie, par l'itinéraire de Thiraud, un professeur d'histoire - géographie, une révélation donc ce bouquin, de l'histoire cachée et occultée, de cette satanée république...

Didier DAENINCKX
Meurtres pour Mémoire

http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv73



Edition originale : Gallimard / Série Noire - Janvier 1984
Rééditions : Futuropolis - Octobre 1991 /
Dernière édition poche : Folio Policier - Juin 1999
Autres éditions : Folio - Juin 1988 /
 
Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s'oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d'histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l'ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s'était fait truffer de plomb, à Toulouse.


Illustration de la répression de la manifestation FLN, du 17 octobre 1961...

Les dix premières lignes :

La pluie se mit à tomber vers quatre heures. Saïd Milache s'approcha du bac d'essence afin de faire disparaître l'encre bleue qui maculait ses mains. Le receveur, un jeune rouquin qui avait déjà son ordre de mobilisation en poche, le remplaçait à la marge de l'Heidelberg.

Raymond, le conducteur de la machine, s'était contenté de ralentir la vitesse d'impression et il revenait maintenant à la cadence initiale. Les affiches s'empilaient régulièrement sur la palette, rythmées par le bruit sec que faisaient les pinces en s'ouvrant. De temps à autre Raymond saisissait une feuille, la pliait, vérifiait le repérage puis il glissait son pouce sur les aplats pour s'assurer de la qualité de l'encrage (...).


Un avis personnel : par Jérôme Jukal que je rejoins absolument...  :D

Le roman s'ouvre sur les prémices d'une manifestation. Plusieurs personnes se rendent au même endroit. Des français musulmans qui vont protester contre un arrêté décrétant un couvre-feu destiné à eux seuls… Un prof d'histoire habitant le quartier assiste à l'événement. Un événement qui dégénère, les forces de l'ordre font un carnage et les cadavres se multiplient. Au milieu de tout ça, le prof d'histoire est exécuté. Sa mort passera pour un des dommages collatéraux de la répression. Nous sommes le 17 octobre 1961 et le bilan officiel de la manifestation ne fera état que de trois morts.

Vingt ans plus tard, l'inspecteur Cadin est confronté à un assassinat dans le secteur de Toulouse où il opère. Il s'agit du fils du prof d'histoire et Cadin va mettre à jour des événements que l'on a tout fait pour cacher…

Daeninckx écrit son roman en 1983. Les événements d'octobre 1961 ne sont pas alors de ceux dont l'état français aime entendre parler. Des événements longtemps passés sous silence. Et Daeninckx soulève le lièvre.
Il a eu l'idée de l'écrire en cherchant un sujet pour un roman policier. Il veut parler d'un criminel et, tout naturellement, il pense au criminel qu'il connaît le mieux. Celui dont sa famille a toujours parlé. Le responsable de la répression au métro Charonne qui a fait plusieurs morts lors d'une manifestation. Des membres de la famille de Daeninckx y étaient, ils s'en sont sortis mais resteront à jamais marqués par la violence policière de ce jour-là. En enquêtant, Daeninckx découvre une autre manifestation dont personne ne parle, une manifestation dont le bilan est beaucoup plus lourd, quelques mois avant Charonne. Son enquête le ramène aussi aux pages les plus sombres de la seconde guerre mondiale.

Meurtres pour Mémoire est avant tout un roman policier, malgré son sujet, un sujet tellement énorme qu'il pourrait annihiler toute tentative de fiction se greffant dessus. Daeninckx a su imaginer une intrigue qui tient la route, une intrigue qui vous tient en haleine. On veut aller au bout, on veut connaître l'épilogue et les raisons de ce double assassinat à vingt ans d'intervalle. Les personnages, à commencer par celui de Cadin, sont proches de nous, l'écriture est efficace, parfaitement maîtrisée et non dénuée d'humour. Daeninckx prend son temps, ponctuant son intrigue ici et là d'anecdotes historiques à fort relent social. C'est léger, intelligent, d'une intelligence contagieuse qui vous fait dire en refermant le livre que non seulement vous avez passé un bon moment mais qu'en plus vous avez appris des choses.
 
C'est un roman majeur du polar français, un roman ancré dans l'histoire et ses méandres pas vraiment reluisants. Un grand roman.
 
À lire sans faute.


Salutations communistes,
W catharos
« Modifié: 26 octobre 2011 à 11:47:52 par W catharos »
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