Auteur Sujet: La Libération : questions sur l'attitude du PCF  (Lu 6378 fois)

Yann GERMAIN

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La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« le: 20 octobre 2007 à 16:20:25 »
Sur l'attitude du PCF à la Libération.
Le PCF aurait-il dû (et pû ?) prendre le pouvoir par les armes en 1944/45 ? As-t-il eu raison de participer au gouvernement ? Que pensez des propos de Maurice Thorez : "la grève c'est l'arme des Trust" ? Le PCF aurait il dû essayer de rester au gouvernement après 1947 ?

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #1 le: 01 décembre 2008 à 23:24:45 »
le pcf a deja mal réagi avec ces positions social-chavin(notamment:à chacun son boch!).Il aurait pu s'appuyer sur les greves de 1947 et les soulevements anticolonial pour faire chuter le gouvernement provisoire.

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #2 le: 23 mars 2009 à 21:02:45 »
Oui, il aurait pu tenter sur le prolongement de la résistance ( en effet de nombreux ex-résistants possédaient encore des armes et un savoir faire necessaire ). Mais en cas d' échec c' était prendre des risques énormes. De plus la voie des urnes semblait encore très accessible. Et dis toi que s' eu été le cas à l' époque on aurai eu un PCF stalinien au pouvoir.

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #3 le: 18 mai 2009 à 10:25:04 »
Les résistants communistes avaient conquis tout le grand sud de la France, et même Paris si les américains étaient arrivaient plus tard. Il s'agissait d'un pouvoir populaire immense. Si cet échec a eu lieux, c'est parce que De Gaulle à fait du chantage sur le retour de Maurice Thorez. L'URSS ne voulant pas d'une révolution "populaire", ils ont fait comprendre que le "camarade" Thorez était indispensable. Ils ont du ainsi rendre les armes, et intégrer l'armée régulière, ainsi que le gouvernement.

Donc si les FTP avaient pris le pouvoir, on aurait pu avoir un pouvoir authentiquement communiste, c'est bien ce qui les a empêché de prendre le pouvoir, par en bas.

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #4 le: 18 mai 2009 à 19:53:30 »
Chers camarades,

La situation qui existait en France en 1944-1945 rendait tout à fait possible une révolution socialiste. Mais la direction du PCF était fermement opposée à cette perspective. Christophe semble dire que les dirigeants du PCF ont dû renoncer à une politique révolutionnaire en raison d'un "chantage" de la part de Charles de Gaulle. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire, au juste. Tous les partis de l'Internationale Communiste - dissoute d'un trait de plume par Staline en 1943 - avait subi une dégénérescence nationaliste et réformiste depuis les années 20. Thorez avait joué un rôle lamentable, déjà, pendant la grève de 1936, trahisant la grève générale au nom d'une alliance politique avec le principal parti du capitalisme français de l'époque, le parti Radical. Thorez a suivi la politique de Staline à travers tous ses zig-zags, y compris le pacte avec Hitler. Staline et Thorez ne voulaient pas de révolution en France, ni en 1936, ni en 1944. Je ne vois pas en quoi de Gaulle était responsable de cette politique.

Fraternellement,

Greg Oxley

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #5 le: 19 mai 2009 à 10:11:13 »
De Gaulle avait peur pour son pays, et le pouvoir des capitalistes.

Il a donc du ruser pour éviter que la révolution aie lieu. Il a contribué, et donné des occasions à la bureaucratie de trahir une nouvelle fois les travailleurs.

Je ne dis pas qu'il en ai la cause principale, mais comme je l'ai dis dans mon post, Staline et la bureaucratie du PCF a saisi cette occasion.

Sans De Gaulle, la trahison aurait été sans doute plus difficile à justifier, ou alors les dirigeants communistes auraient fait le même gouvernement d'union que De Gaulle. Mais sur le moment, il n'y avait que De Gaulle pour représenter la façade officielle de l'état dont avaient besoins les réformistes contre la révolution.

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Re : La Libération : questions sur l'attitude du PCF
« Réponse #6 le: 16 février 2010 à 23:03:43 »
Chers camarades,

En effet, la direction du PCF a capitulé en 1944/45 sur l'idée de la prise du pouvoir, et la grève de 1947 initiée à Renault par Pierre Bois et l'Union Communiste ancêtre de Lutte Ouvrière, a été pour lui un échec lui, qui ne contrôlait pas l'affaire de Renault, devant la grève générale, il était juste devant les masses de quitter le gouvernement, dans une période de crise, devant un prolétariat qui avait ras le bol des tickets d'approvisionnement.

Non, la grève n'est pas "l'arme des trusts" comme disait Maurice Thorez, c'est une arme dont dispose la classe ouvrière pour se faire respecter et passer ses revendications d'hier une augmentation de dix francs, aujourd'hui 1600 euros / SMIC pour tous à la base et bien plus si c'est possible. Il est des grèves qui mettent le PCF devant ses responsabilités et pousse le parti à les prendre.

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 17 janvier 2011 à 23:31:22 par W catharos »
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