Chers camarades,
De ce moment important de la lutte des classes en France, la grève des mineurs de fond de 1948...
Haut fait tragique, et immense, quand les corons se soulevaient... Qui montre la place de la CGT et du Parti Communiste chez les mineurs, et celle d'Auguste Lecoeur, avant son exclusion en 1954... Du PCF... Des mineurs de fond, dit "carbonièrs" à Carmaux, dans le Tarn...
De cette geste, du mouvement ouvrier, quand les vieux du "Parti Communiste", ma grand - mère, ceux du païs à Carmaux, me racontaient cette Grève Homérique, misère et sacrifice d'après guerre, la Grève Générale des Houillères, qui poussait à la ruine les travailleurs, mais, qu'importe, c'était pour leurs droits, leur statut et la justice sociale.
Alors, les mineurs de fond, ils allaient à la soupe populaire, au "Vox," le cinéma, à Carmaux, organisé par la CGT, en aide aux mineurs combattants, où on servait les repas chauds, pour survivre à la lutte, une solidarité pour travailleurs grévistes et leurs familles, sans rien, alimentés seulement par les jardins populaires, infaillible, mais de masse, à Carmaux et ailleurs, par les femmes de mineurs, qui en brigades préparaient les repas...
Ah ... Ces femmes de mineurs exemplaires, qui ne faillirent jamais, dans leur courage de classe, combat contre les flics, les militaires, les parachutistes...
Comment, les anciens FTPF avaient pris, dans la lutte, à Carmaux, les armes aux paras, de Jules Moch, le "Moche", de la SFIO, dit le "boche" excusez moi l'expression, elle est d'époque, dans ce combat acharné et incertain, où un ancien "des Brigades d'Espagne", un vieil ami, aujourd'hui mort, me disait un soir, qu'il lui avait rendu à un para son flingue, parce qu'il pleurait, dans la bagarre, au "flic de l'Etat bourgeois", parce que je lui avais pris son arme... Faut dire qu'ils leur avaient cassé la gueule les camarades.
Mais les policiers étaient là devant chaque porte, et au pas de la porte de mon grand père devant les siens pour l'arrêter et l'emprisonner lui le porion de la Tronquié de la fosse à Carmaux, c'était la force contre le droit des mineurs.
Mais comment en voilà une leçon, il avaient pris d'assaut les mineurs à Carmaux, la centrale électrique, organisé en commandos, en Partisans, comme en 1944, face à l'armée Nazi et avaient été victorieux... Ce jour là, du 25 octobre 1948...
L'Article dont je vous donne la source est sur le site de la CGT énergie et mines...
... Par Achille Blondeau, syndicaliste et témoin, acteur de cette lutte...
Déroulement et enjeux de la grève de 1948
Chers camarades, chers amis,
En abordant aujourd’hui la grève de 1948, nous ne sommes pas sur un terrain vierge.
En 1978, la F.N.S.S avait organisé un colloque qui a connu un éclatant succès, et dont les travaux ont fait l’objet d’un n° spécial du Droit minier, revue mensuelle de la Fédération.
En 1998, avec l’historienne Rolande Trempé, dont j’excuse l’absence pour des raisons de santé, nous avons réalisé un n°spécial de très haute tenue des Cahiers de l’I.H.S.M
Malgré l’importance des travaux d’étude réalisés, l’ampleur extraordinaire de ce mouvement fait qu’il en reste toujours des aspects à découvrir. En direction des jeunes générations, j’ajouterais l’importance du travail sur la mémoire des luttes ouvrières, et pour nous, sur tous ces mouvements qui ont agité la corporation minière dans la défense de ses acquis et pour l’obtention de droits nouveaux.
Le conflit de 1948 dura huit semaines, en octobre et novembre. Il constitue, à ma connaissance, un record de durée pour une grève engagée par une importante profession, importante car, il y avait à l’époque, plus de 300 000 salariés dans les mines de notre pays.
Ce conflit est également le plus réprimé dans cette période de l’immédiat après-guerre.
Dans quelle situation politique était-on à l’automne 1948 ?
Dès la libération, un gouvernement d’union nationale comprenant des représentants des forces de la Résistance mettait en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance : un programme hardi tant du point de vue social, qu’économique et politique : il s’agit de reconstruire le pays, relancer l’économie en travaillant comme l’indique le titre du programme du CNR à des « jours heureux ».
En 1947, un brusque virage à droite visant à stopper cette politique de renouveau national, à accélérer l’implantation américaine dans notre pays avec la mise en œuvre du plan Marshall, permet l’exclusion du gouvernement des ministres communistes au mois de mai : c’est le début de la guerre froide !
Le mouvement syndical paie aussi cette politique. Ainsi, Léon Delfosse, dirigeant de la fédération, se retrouve exclu de son poste de Directeur Général aux Affaires Sociales du bassin du Nord-Pas de Calais.
Une sévère politique antisociale est alors menée, notamment par le blocage des salaires. Elle provoque le mécontentement populaire et de nombreux conflits.
Une grève générale, concernant toutes les corporations, lancée par la CGT fin 1947, connaît un relatif échec, même si une augmentation des salaires avait été obtenue.
Concernant la corporation minière, pour protester contre cette dégradation des conditions de vie des mineurs et contre les difficultés créées par le gouvernement dans le fonctionnement des Charbonnages nationalisés, Victorin Duguet, secrétaire général de la F.N.S.S, avait démissionné de son poste de président du C.A des Charbonnages de France.
La question du pain, elle-même, devient un sujet de mobilisation : l’on mangeait à l’époque un pain affreux, indigeste, à base de farine de maïs venue des USA. Une grève dans le bassin minier du Nord-Pas de Calais, en juin 1947, avait comme l’une de ses revendications, l’obtention de « pain blanc » !
La scission syndicale qui avait eu lieu début 1948, au moment de la création de FO avec force dollars américains, cette scission, donc, avait eu peu d’effets chez les mineurs.
La plus grande partie des militants socialistes ayant des responsabilités dans le mouvement syndical avait rallié Pétain et sa charte du travail. De ce fait, le parti socialiste avait perdu beaucoup d’influence dans les bassins miniers.
Mais ces mineurs, que l’on avait encensés dans les années 45-46, et qui constataient de nombreuses attaques contre le statut du mineur et les nationalisations, n’entendaient pas que l’on revienne en arrière.
Une des questions qui avait le plus préoccupé le 47e congrès fédéral tenu à Saint-Etienne, début juin 1948, était ce que l’on appelait le « rapport Wahl ». Celui-ci, préconisait, en fait, le démantèlement du statut du mineur.
Henri Martel, qui était à l’époque Secrétaire Général adjoint de la Fédération avait consacré, lors de ce congrès, son intervention à la dénonciation argumentée de ce rapport.
Aussi, La direction de la FNSS ne fut guère surprise lorsque, en septembre furent promulgués les décrets Lacoste. Elle ne le fut pas plus de la réaction combative des mineurs !
En effet, ces derniers ne pouvaient accepter la diminution des salaires de tâches et des primes, donc de leur salaire réel. Ils ne pouvaient approuver que les accidents du travail et les maladies professionnelles soient, dans les Charbonnages, gérés par les exploitants et non plus par la sécurité sociale minière. Ils ne pouvaient accepter le retour des amendes qui avaient pratiquement disparu.
S’ils avaient laissé faire, le gouvernement aurait immanquablement pris un nouveau train de mesures : la grève était donc inévitable !
Il faut le dire : dans l’hypothèse où la fédération n’aurait pas riposté aux décrets Lacoste, les mineurs s’y seraient opposés spontanément, comme ultérieurement, en 1951, ils l’ont fait victorieusement dans le bassin du Nord-Pas de Calais, lorsque le gouvernement décida d’imposer un ticket modérateur de 20 % sur les produits médicaux et pharmaceutiques.
Il est important de rappeler que ce sont les mineurs eux-mêmes qui décidèrent de la grève par un vote à bulletin secret ! Ils se mobilisèrent au-delà des clivages syndicaux : dans de nombreux puits, des militants CFTC, et parfois FO, avaient participé à l’organisation du vote et avaient pris place dans les comités de grève.
Sur 259 204 mineurs présents dans les puits et services de surface au moment du vote, il y eut 218 616 votants pour la grève, 25 086 contre, et 15 502 abstentions.
Les médias aux ordres ont aussitôt entamé leur couplet favori : « C’est Moscou qui a ordonné la grève ! », qui est donc une grève politique. Comme si c’était Staline qui avait rédigé les décrets Lacoste ! Bien évidemment, la Fédération du Sous-sol était la cible centrale de ces attaques qui avaient pour objectif de la briser.
Le Ministre de l’Intérieur, Jules Moch, qui avait personnellement contribué à la scission de la CGT, avait lancé l’idée que la grève des mineurs était dictée et financée par le Kominform.
Selon les périodes, l’argent de la CGT servait à financer le PC. Dans d’autres périodes, c’était au contraire le PC qui finançait les grèves avec de l’argent soviétique. Cette question vint même en débat à l’Assemblée Nationale. Jacques Duclos prononça un discours, un véritable réquisitoire sur le thème : « Mais qui reçoit vraiment de l’argent de l’étranger ? ». Ce discours fut rédigé en brochure et largement diffusé. Jacques Duclos l’avait terminé en proposant la nomination d’une commission parlementaire chargée de vérifier les comptes de tous les Partis. Seuls les députés communistes votèrent pour !
Les décrets Lacoste n’étaient pas seulement destinés à baisser le prix de revient de l’extraction du charbon.
Dans l’organe officiel du parti socialiste, le Populaire en date du 5 juin 1950, Robert Lacoste, deux ans après la grève, écrivait :
« De combien de millions de tonnes devra-t-on réduire notre extraction ? De combien faudra-t-il réduire les effectifs miniers ?
Je ne veux pas avancer de chiffres, je laisse le soin aux techniciens de le déterminer, en tout cas, nous en savons assez pour déclarer qu’il faut se résoudre à une réalisation progressive du Pool Charbon-Acier (appelé aussi plan Schuman) accompagné de mesures destinées à en amortir les incidences sociales dans les mines.
Voici longtemps que j’ai prévenu les mineurs de l’éventualité du renversement de la situation dans nos mines, par suite de la concurrence du fuel et de l’abaissement des prix des charbons importés.
Guy Mollet m’excusera de lui rappeler que je l’ai fait devant lui dans une réunion de mineurs du PdC. »
Les décrets Lacoste s’inscrivaient dans cette perspective. C’était donc bien la mise en place d’une politique européenne visant à faire du charbon et du fer de la Lorraine et de la Ruhr, l’aliment d’un gigantesque arsenal de guerre allant de pair avec le réarmement allemand et l’abandon des réparations de guerre dues à notre pays par l’Allemagne.
La grève commença le 4 octobre et ne prit fin que le 29 novembre. Elle fit l’objet d’une répression immédiate.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, le ministre socialiste Jules Moch fit occuper les mines de charbon de Lorraine où, dès le 4 octobre, la chasse aux grévistes fut organisée.
Le jeudi 7 octobre, le mineur Jansek, de Merlebach est assassiné, massacré pourrait-on dire, par les CRS. 25 000 personnes l’accompagneront à sa dernière demeure.
Le 12 octobre, les mineurs de fer de l’Est et les sidérurgistes qui avaient commencé la grève déjà depuis 22 jours, obtiennent 26 % d’augmentation de salaires. Les mineurs reprennent le travail avec l’accord de la Fédération nationale.
Le 14 octobre, le bureau de la FNSS décide la suspension pour 24 heures des équipes de sécurité afin d’obtenir le retrait des forces de police des bassins.
Cela s’est révélé être une erreur, car ce mot d’ordre fut présenté par les médias comme un abandon total de la sécurité et servit de prétexte à intensifier la répression.
Le 18 octobre, le bassin de la Loire est envahi par les forces de l’ordre.
Le 19, les CRS investissent les camps où sont logés les mineurs Nord-Africains travaillant en Lorraine. Ils cassent tout dans les baraquements et conduisent les ouvriers de force à la mine. Cela se reproduira dans plusieurs bassins.
Le 20 octobre, 20 000 mineurs manifestent à Béthune et obtiennent la libération de 8 emprisonnés dont le docteur Versquel.
Le 21 octobre, à Firminy, les CRS tirent et tuent le mineur Antonin Barbier. Le mineur Goïo, blessé par balle dans cette fusillade, décédera le 19 novembre 1951.
Le 22 octobre, les 7 puits de Montceau-les-Mines sont réoccupés par les grévistes qui font prisonnier une bonne centaine de CRS, dont un Colonel et un Commandant. Les prisonniers sont libérés le lendemain.
Le même jour, au puits Reumaux et Cuvelette, en Lorraine, ce sont des soldats qui sont faits prisonniers par des grévistes réoccupant leur puits.
Le conseil des ministres aggrave la répression en donnant l’autorisation aux forces de l’ordre de tirer, (ce qu’elles avaient déjà fait dans la Loire), en décidant également l’expulsion des travailleurs immigrés qui manifestaient et en rappelant des soldats et gendarmes réservistes.
Le 23 octobre, 24 correspondants et photographes de presse français et étrangers signent une déclaration contredisant l’affirmation du ministre F.Mitterrand, selon laquelle les grévistes auraient tiré les premiers sur les CRS dans la Loire, lors de l’assassinat de Barbier deux jours auparavant.
A Firminy, 30 000 personnes ont assisté aux funérailles d’Antonin Barbier.
Un mandat d’amener est lancé contre René Ribière, secrétaire de la FNSS. Arrêté en décembre, il sera condamné à 4 mois de prison.
26 octobre : les forces de répression envahissent le bassin du Gard. Le maçon Max Chaptal, qui manifestait avec les mineurs, est tué par une balle de mitrailleuse tirée par le Char Turenne. Il y a également 8 blessés graves.
Le lendemain, 27 octobre, 15 000 personnes assistent à ses obsèques. Un chiffre qui aurait été beaucoup plus élevé, s’il s’était écoulé plusieurs jours entre l’assassinat et les funérailles.
5 novembre : des CRS ivres blessent 12 mineurs à Auchel dans le Pas de Calais, et rossent un commissaire de police.
8 novembre : différentes manifestations dans le Nord-Pas de Calais regroupent 50 000 personnes, en dépit des interdictions.
9 novembre : tous les administrateurs CGT des CA des Houillères de Bassins sont révoqués. Ceux des Charbonnages de France l’avaient déjà été.
10 novembre : sur proposition de Daniel Mayer, ministre socialiste du Travail, le gouvernement décide de suspendre les allocations familiales aux mineurs en grève.
Cette décision provoque un tel tollé qu’elle est de suite abrogée. Mayer sera, quelques années plus tard, président de la Ligue des droits de l’Homme !
16 novembre : débat à l’A.N sur le financement des partis politiques.
18 novembre : une réunion publique à Arras dans le Pas de Calais, avec la participation d’Henri Martel est interrompue par le commissaire de police et les CRS qui envahissent la salle.
Le même jour, cinq mineurs polonais de Carmaux, dans le Tarn, sont expulsés vers la Pologne.
20 novembre : des mineurs se rendant aux lavabos de la Beraudière, dans la Loire, pour discuter avec des ouvriers ayant repris le travail, sont l’objet de coups de feu tirés par les gendarmes. Trois d’entre eux sont blessés.
Mais rien n’y fait : la détermination des mineurs est telle que le gouvernement doit céder au moins sur un point et le 25 novembre, les retraites minières sont augmentées de 25 %.
La solidarité, je vais en reparler, permet de comptabiliser, le 26 novembre, 300 millions de Francs de souscription en faveur des mineurs.
27 novembre : la Reine de Belgique adopte un enfant de mineur français.
Enfin, le lundi 29 novembre c’est la reprise du travail.
J’ai conscience que cette courte énumération ne peut donner une idée exacte de ce qui s’est précisément déroulé dans les bassins miniers.
C’était la guerre. Jules Moch, lui-même, a déclaré dans ses mémoires : « Il y a eu exactement 48 900 soldats dont 35 000 dans le Nord pas de Calais… En y ajoutant CRS, garde républicaine, gendarmes et police urbaine, on atteint pour toute la France un total de 60 000 hommes engagés dans ces opérations » (fin de citation).
Les bassins miniers étaient en état de siège. Réunions et manifestations étaient interdites ; des camarades qui faisaient le porte à porte pour distribuer des fonds de solidarité ont été arrêtés et l’argent confisqué.
Les CRS agissaient en règle générale, avec brutalité. Certains médias aux ordres du pouvoir appelaient au meurtre des dirigeants de la Fédération des mineurs.
Dans le journal l’Epoque du 21 octobre 1948, un article signé Frédéric Vauthier déclarait : « M. Queille, M.Moch : bombardez les quartiers généraux ! Atomisez-les ! »
Pour ne pas être trop long, j’ai passé sous silence, dans la chronologie que je viens de présenter, nombre d’événements importants. C’est dans tous les bassins que les mineurs, et aussi leurs épouses, ont affronté les forces de l’ordre, avec le même courage exemplaire que l’on a connu dans toutes les grandes grèves minières.
Face aux armes, ils avaient des pierres et des boulons mais leur grande force fut de bénéficier du soutien de la majorité du peuple français.
Des milliers et des milliers d’enfants de nos bassins ont été hébergés et logés dans la région parisienne et dans les villes proches des bassins miniers. Les agriculteurs manifestaient leur soutien en donnant des vivres. La Confédération impulsait la solidarité financière et encourageait à la solidarité active.
Ainsi, le 22 octobre les cheminots toulousains refusent de transporter les forces de répression à Carmaux et Decazeville et engagent une grève de 24H.
Le 26, la grève générale paralyse saint Etienne.
Le 27, les dockers bloquent l’arrivée de charbon étranger dans les ports. La Confédération appelle l’ensemble des marins et des cheminots à s’inspirer de ces actions.
Le 28 octobre, la Fédération des cheminots CGT appelle à bloquer les trains de charbon étranger.
Le 3 novembre, les dockers de Lorient et de Bordeaux sont remplacés par la Troupe pour décharger le charbon étranger.
Le 16 novembre, les dockers américains refusent de charger du charbon vers la France.
Le 17 novembre : la commission administrative de la CGT appelle à développer la solidarité aux mineurs. Ce même jour, les dockers sont en grève générale illimitée.
La solidarité internationale qui s’affirme avec les mineurs français va bien au-delà des organisations de la Fédération Syndicale Mondiale. Des messages et des dons proviennent du monde entier !
Le message de John Lewis, dirigeant des mineurs américains, à Léon Blum, dirigeant de la SFIO, a une grande résonance. A Léon Blum qui lui avait fait part de son étonnement devant ses commentaires sur la grève française, John Lewis eut cette réponse cinglante :
« Vous devriez mettre de la nourriture dans les estomacs rétrécis des mineurs français, plutôt que de tirer des balles américaines dans leurs corps mal nourris ! En payant des salaires aux mineurs français de 30 ou 40 dollars par mois, on commet un déni de justice ! »
Les chiffres concernant la répression donnent une idée de l’ampleur de celle-ci.
Aux décès de Jansek, Barbier, Goïo et Chaptal, il faut ajouter ceux de 2 mineurs du Nord, Bécard et Boucly, morts à la prison de Douai après leur arrestation dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.
Rolande Trempé a consacré un article à la répression dans le numéro spécial des Cahiers de l’IHSM de 1998.
(...) Suite