Salut Conan,
Pour en dire plus sur François Chasseigne, je reprendrais quasiment textuellement, pages 150 et 151, le passage le concernant, dans le travail de Philippe Robrieux sur l'histoire interne du PCF, dont parlait le camarade Naïké sur un autre fil.
Dans la lutte anti - militariste et du développement des cellules communistes dans l'armée dans les années 20, notamment en Rhénanie occupée en 1923, à l'heure ou sonnait la Révolution allemande, travail dont s'occupait en France la Jeunesse communiste, "l'homme clef" de ce secteur clandestin était François chasseigne.
Il avait été choisi pour ce travail à la section militaire clandestine de la JC, parce qu'il parlait allemand, (pseudonyme de Mercier dans le journal "L'Avant - Garde"), et était déjà en 1923 à 21 ans, un révolutionnaire professionnel, soit un appointé, permanent, de la JC.
Le type était courageux d'ailleurs, responsable du service d'ordre, le revolver au poing, se battant contre les patriotes de Taittinger, lors de l'affaire de la rue Damrémont, à l'occasion des municipales de mai 1925...
Mais bon, comme tu vois, il peut exister d'étranges et d'insoupçonnables destins, Chasseigne dans ce travail anti miltariste chapeauté par le Komintern était accompagné du camarade Voïa Vouïvitch, et comme pas mal de militants communistes, ils vont accumuler des années de prison.
Cependant François Chasseigne appartiendra plus tard au gouvernement de vichy, Voia Vouïvitch, lui, finira, comme tous les communistes oppositionnels, un balle dans la nuque, ou mort de faim, au fin fond du goulag ou d'un isolateur.
Fraternellement,
W catharos