Auteur Sujet: Disparition de Léo Figuères  (Lu 243 fois)

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 231
    • Voir le profil
Disparition de Léo Figuères
« le: 02 août 2011 à 09:38:58 »
Salut camarades,

Le camarade Léo Figuères était agé de 93 ans et il est décédé hier, c'est une grande figure du PCF et de la Résistance qui disparait, et une histoire qui remonte dans les années 30...

Communiste, combattant anti - fasciste, combattant anti - impérialiste, élu, il a beaucoup écrit, des fois durement, et sans concessions comme avec "Le trotskisme, cet antiléninisme", n'empêche qu'il était dans le camp de la Révolution et celui des travailleurs, la ville de Malakoff, image du communisme municipal, lui doit beaucoup...

Il était toujours actif comme témoigne la publication de son dernier livre publié en 2010, "Capitalisme, socialisme(s), communisme - leçons d'une histoire et regards d'avenir", aux éditions Le Temps des cerises.

Disparition de Léo Figuères [/b]
Communiqué de Pierre Laurent pour le PCF

http://www.pierrelaurent.org/?q=article/disparition-de-l%C3%A9o-figu%C3%A8res

Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition de notre camarade Léo Figuères, ancien maire de Malakoff. Je sais que dès l'annonce de cette nouvelle l'émotion va parcourir cette ville à laquelle son nom restera attaché et qu'il dirigea avec passion pendant trois décennies avant de passer le flambeau à Catherine Margaté. Sa voix rocailleuse nous manquera. Léo était un combattant.
 
Engagé dès l'âge de 16 ans dans les Jeunesses communistes, Léo y prit très vite des responsabilités nationales et contribua au développement du mouvement dans le Languedoc, puis dans le Var. Après deux années passées à l'Ecole de l'Internationale à Moscou, de 1935 à 1937, Léo organisa à son retour les convois de volontaires des Brigades internationales pour la République espagnole.
 
Appelé sous les drapeaux en octobre 1938, Léo partit pour la Corse où il assura les contacts avec le PCF et la JC avant d'entrer dans la clandestinité et de prendre, avec deux autres camarades, la direction de la JC clandestine et du mouvement de Résistance dans le Sud.
 
Co-fondateur de l'Union de la jeunesse agricole de France avant guerre, puis de l'Union de la jeunesse républicaine de France (qui remplaça les JC) à la Libération, Léo fut un dirigeant national de l'UJRF, et notamment de son journal L'Avant-Garde pendant les nombreuses années qui furent celles des luttes anti-coloniales en particulier au Vietnam, de la solidarité anti-impérialiste et du mouvement pour la paix.
 
Léo fut membre du comité central du PCF de 1945 à 1976, où il travailla notamment aux côtés de Laurent Casanova, dans le cadre des semaines de la Pensée marxiste et de la création du Centre d'études et de recherches marxistes. De 1959 à 1994, il fut conseiller général de la Seine puis des Hauts-de-Seine, et maire de Malakoff de 1965 à 1996.
 
Toute cette expérience avait forgé un tempérament entier, profondément attaché à son idéal, passionné dans ses enthousiasmes comme dans ses colères ; une riche expérience qu'il eut à cœur de partager avec ses contemporains et de transmettre aux plus jeunes dont il était toujours soucieux du sort.
 
Au nom du Parti communiste français, j'adresse à son épouse Léa, à ses enfants Jean-Pierre, Gilles, Claudine et Françoise, mes plus sincères condoléances.
 
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Paris, le 01 août 2011
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux