Auteur Sujet: Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi  (Lu 410 fois)

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Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi
« le: 27 janvier 2012 à 17:50:13 »
Salut camarades,

Ce livre sorti en 1979, intitulé Au nom de la classe ouvrière est un témoignage unique sur la Révolution Hongroise, à Budapest, en 1956. Sandor Kopácsi après des années de prison, l’ex - préfet de Budapest, au moment des évènements, l’ancien maquisard, l’ancien ouvrier toujours communiste, nous montre les ressorts politiques, la place des russes  dans cette affaire, les illusions, et  les manœuvres.

Sandor Kopácsi est mort en 2001 au Canada en exil, fidèle à ce qu'il fut, rapellant ici que les révolutionnnaires, c'était pas l'armée rouge.

Il montre aussi dans ce témoignage, l’itinéraire d’une Révolution, ce qu’est une Révolution, ici vaincue, avec la place de la jeunesse, des masses ouvrières, des femmes.

On voit bien également les dessous d’un procès stalinien, avec toute l’hypocrisie induite, le système policier, la Sécurité, un temps débordée reprenant les rènes, avec le KGB à sa tête.

Enfin, on constate aussi la détermination d’un peuple, qui même vaincu, n’oublie pas, sous les bottes des troupes de choc russes, et des chenilles des fantastiques tanks Iossip Staline, que le Socialisme, une vision d’un socialisme démocratique, en contexte de guerre froide, aurait pu à commencer à vaincre.

Et puis Sandor Kopácsi le dit bien, ils combattaient et lui le premier, comme militant communiste, au nom de la classe ouvrière, c'était eux !


"Au nom de la classe ouvrière", Sandor Kopácsi


Sandor Kopácsi préfet de police de Budapest en 1956

La quatrième de couverture montre bien les tenants et aboutissants de ce témoignage.
 

On croyait tout savoir sur la révolution hongroise écrasée. Sandor Kopácsi, qui était en 1956 le préfet de police de Budapest, nous la fait découvrir. Il est au centre des événements : chargé de réprimer la révolte, il sera bientôt aux côtés des insurgés dans l'équipe gouvernementale d'Imre Nagy. En fait, avec Kopácsi, c'est tout un itinéraire que nous suivons. Ouvrier tourneur, jeune maquisard, il devient, presque malgré lui, au nom de ses idéaux, colonel et préfet de police. Le voici au coeur du cercle des dirigeants, et lui, l'ancien ouvrier, découvre le cynisme des Russes.

Entre la visite des camps qu'il dirige et les sauteries en compagnie de l'ambassadeur Andropov, l'actuel chef du KGB, dauphin de Brejnev, le colonel Kopácsi expérimente la manière dont le Kremlin gouverne ses satellites. Puis survient la rupture, l'insurrection de 1956. Le général Serov, président du KGB, son ennemi personnel, se promet de le « pendre à l'arbre le plus haut de Budapest ». Kadar intervient auprès de Khrouchtchev et réussit à sauver la tête de Kopácsi. Mais, en compagnie du Premier ministre Imre Nagy, exécuté plus tard, l'ancien tourneur est condamné à perpétuité. Parmi les rares survivants du procès Nagy, il est le premier qui ait pu — récemment (note de l'éditeur en 1979) — s'enfuir de Hongrie.

Témoin capital du drame de 1956, il révèle ce que fut ce procès — « L'Aveu » sans les aveux — et le rôle des Russes avant, pendant et après la révolution. Ecrits avec brio, verve, humour et émotion, les Mémoires du colonel Kopácsi sont uniques. Un « dissident » met en scène l'intimité quotidienne des dirigeants de l'Est. Abstraits dans tant d'ouvrages, Russes et officiers haut gradés de la police secrète apparaissent ici dans la réalité quotidienne mêlés aux justes — Imre Nagy, son secrétaire « Yochka », Pal Maleter — qui vont mourir condamnés, comme tout un peuple, « au nom de la classe ouvrière ».
« Modifié: 27 janvier 2012 à 20:30:29 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Malraux

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Re : Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi
« Réponse #1 le: 28 janvier 2012 à 04:27:21 »
Ce serait certainement intéressant à lire. A dire vrai, à force d'approfondir sur la revolution russe, on oublie parfois de regarder au delà.
Les staliniens continuent à dire qu'il s'agissait d'une contre revolution, pour moi  c'est une chose à regarder de plus pres...

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Re : Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi
« Réponse #2 le: 28 janvier 2012 à 13:10:20 »
Salut Fireball,

Tu as raison de vouloir approfondir et de te faire une idée précise de la Révolution hongroise de 1956. D’ailleurs l’histoire du mouvement ouvrier de ce pays, est importante, et une expérience majeure pour le mouvement ouvrier politique mondial, et pour les communistes en particulier.

De 1917 à 1919 ont éclaté en Europe quatre Révolutions : en Russie, en Allemagne, en Bavière et bien sûr en Hongrie. A partir d’une Révolution bourgeoise, le peuple, le prolétariat sans parti organisé vraiment en fait, prend le pouvoir et proclame, en mars 1919, la République des conseils.

La Commune de Budapest de 1919, si elle n'a duré que 133 jours, avant d’être écrasée, par les troupes impérialistes, et a été occultée par les staliniens, parce que le dirigeant de cette Révolution s’appelait Béla Kun, et qu’il fut liquidé après les purges et procès staliniens, en 1939.

Cette Commune de Budapest en 1919, avait instauré la collectivisation des terres, l’autogestion des usines, la réforme de l’éducation et l’émancipation de la femme.

Cette Révolution est un exemple pour les Révolution futures, du moins cette expérience, démontre que le prolétariat hongrois a eu l’occasion dans son histoire de rencontrer la Révolution et le socialisme, nul doute que la prochaine fois, s’il saura vaincre…

Je te conseille, au cas où, de Roland Bardy, 1919 La Commune de Budapest, aux Editions de la Tête de feuilles, publication de 1972.



Et comme disait le grand dirigeant communiste hongrois, Tibor Szamuelly, mort en 1919 : « Notre but et notre tâche, c’est l’anéantissement du capitalisme ».

Fraternellement communiste,
W catharos
« Modifié: 28 janvier 2012 à 14:40:12 par W catharos »
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Re : Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi
« Réponse #3 le: 28 janvier 2012 à 14:36:06 »
Salut camarades,

Sur la révolution de 1919, je conseille cet article d'Alan Woods: http://www.marxist.com/hungarian-soviet-republic-1919.htm

Fraternellement,
Jules
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Re : Au nom de la classe ouvrière, Sandor Kopácsi
« Réponse #4 le: 29 janvier 2012 à 19:48:30 »
Sur la république soviétique hongroise de 1919 et les erreurs de Bela Kun, j'en connais plus, je parlais de 1956...
Cela semble une idée récurrante des staliniens (ou ex staliniens mal soignés) de considérer ces évenements comme un mouvement fasciste contre-révolutionnaire, notre camarade Ted Grant y répondait déjà en novembre 1956 dans sa lettre ouverte aux militants communistes britanniques. Mais c'est un sujet que je n'ai pas beaucoup approfondi...

Salutations communistes
PV
Patrick Vandeweyer
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