Auteur Sujet: 40 ans de Féminisme...  (Lu 1169 fois)

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40 ans de Féminisme...
« le: 27 août 2010 à 11:13:14 »
Chers camarades,

Voici un article de "l'Humanité" du 26 août 2010, sur le Féminisme, et la naissance du MLF...

Les Femmes ont conquis des droits, sur le divorce, des droits démocratiques (vote...), avortement, contraception...

Mais les inégalités persistent, ici et dans le monde, l'exemple flagrant en est Sakineh en Iran, condamnée à la lapidation pour adultère... Et qui doit être sauvée...

Enfin, comme le disait l'un des premier mot d'ordre féministe des années 70, "plus inconnu que le soldat inconnu, sous l'arc de triomphe, sa femme !

1970-2010 : quarante  ans. Le bel âge du féminisme

Le 26 août 1970 marque la date symbolique 
de la naissance du Mouvement de libération des femmes. Quarante ans plus tard, la nouvelle génération de militantes affiche sa fierté d’appartenir à cette lignée 
de personnes 
qui relèvent la tête.

Osez le féminisme. L’appellation sonne comme une réhabilitation, une ré-appropriation. Le nom de l’association, créée en 2009, a jailli comme un cri du cœur de ses fondatrices Julie Muret (voir portrait ci-contre) et six autres jeunes femmes. « Nous voulions relever la tête, être fières de l’héritage », commente la trentenaire. La militante est à peine plus âgée que Cathy Bernheim (1) quand celle-ci participa, le 26 août 1970, à une journée qui allait ébranler l’histoire des rapports entre les hommes et les femmes en France.

Ce jour-là, Cathy Bernheim arrive à l’Arc de triomphe, place de l’Étoile, à Paris, pour déposer avec ses camarades une couronne de fleurs dédiée à la femme inconnue du soldat. « On avait opté pour une opération d’éclat, se remémore-t-elle, car on n’était qu’une poignée, dont Christiane Rochefort, Anne Zelensky ou Christine Delphy. On voulait tordre le cou à l’idée émise dans la presse selon laquelle les Françaises n’avaient pas de problèmes avec les hommes ».

L’action concoctée secrètement attire les journalistes mis dans la confidence. Cathy Bernheim raconte : « On a commencé à déployer nos banderolles sur lesquelles on avait écrit “un homme sur deux est une femme” » ou encore ”il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme”. On portait la couronne à bout de bras, solennellement en s’approchant du tombeau. Mais on a été empoignées par les gardiens de la paix, qui ont confisqué les banderoles et embarqué certaines d’entre nous. » Il n’empêche, photographes et cameramen arrivent tout de même à immortaliser l’événement annonciateur du Mouvement de libération des femmes (MLF).

L’initiative à l’Arc de triomphe a « concentré l’essence de ce qui serait notre mouvement, sa pensée, sa démarche, ses formes d’intervention, explique Anne Zelensky (2), présidente de la Ligue du droit des femmes, cofondée avec Simone de Beauvoir en 1974. Toute la griffe MLF était là. Sauf que le label, nous ne l’avons jamais choisi, il nous a été plaqué de l’extérieur, par analogie avec le Women’s Lib américain. Nous, notre nom, c’était le Mouvement. » L’action relayée par les médias a rendu visibles les groupes de femmes existant ici et là en Mai 68. En octobre 1970 paraît un numéro spécial de la revue Partisans titré « Libération des femmes, année zéro  ». Ce numéro « atteignait des femmes qui n’avaient pas participé aux premières réunions et qui, du même coup, découvraient, ravies pour la plupart, qu’un Mouvement de libération des femmes était né en France. Ce fut mon cas », relate Martine Storti (3), présidente de l’association 40 ans du MLF. « Dans ce numéro, on trouve quasiment tous les thèmes qui allaient devenir les enjeux des luttes féministes pour la décennie à venir : sexualité, viol, avortement, famille, maternité, travail domestique », note-t-elle.

Mais le Mouvement féministe des années 1970 ne se contente pas de dénoncer l’avortement clandestin. Il s’est créé pour s’opposer à l’oppression, un terme inédit à l’époque, qui remplace celui de « condition féminine ». Le vocable « libération » effaçait, quant à lui, celui d’« émancipation ». « Nous avions compris que les droits arrachés à l’éducation, au travail et au vote demeuraient pures théorie tant que nous n’avions pas les moyens de les exercer, explique Anne Zelensky. Tant que nous n’avions pas la liberté de disposer de nos ventres et de nos corps, confisqués. » Le mouvement se caractérise à ce moment-là par sa radicalité, il se voulait accoucheur d’un monde nouveau, débarrassé du patriarcat et du machisme. « Nous étions, pour la plupart, dans l’utopie du changement global, ce qui obligeait à démêler tous les fils, à se battre sur tous les fronts : contre la droite, la gauche, les gauchistes, les patrons, les juges, les maris, les camarades », raconte Martine Storti. L’égalité, pour les féministes « historiques », comme on les nomme aujourd’hui, n’est pas l’aboutissement de leur mouvement, mais un marchepied pour aller à la conquête « d’une autre manière d’appréhender le monde et d’y vivre, hommes et femmes ensemble », analyse Anne Zelensky. Ces « historiques », en décidant de célébrer les 40 ans du Mouvement, entendent transmettre leur histoire, comme leurs aînées ont tenté de passer le relais. « Notre rôle est de faire émerger la mémoire, d’accompagner les nouvelles générations. Redire encore et encore que les profonds changements intervenus dans la vie des femmes résultent des luttes menées », souligne Monique Dental, militante féministe d’hier et d’aujourd’hui. Pour l’animatrice du réseau féministe Ruptures, initiatrice de la commémoration de ce quarantième anniversaire, « il faut poser le féminisme comme une action politique pour changer la société politiquement, en profondeur, et pas uniquement par rapport à la question sociale ».

Paradoxalement, alors que les idées portées par les féministes se sont répandues dans la société comme une traînée de poudre, on en a dénié leur appartenance au féminisme. Celui-ci a été le mouvement le plus important de la seconde moitié du XXe siècle. « Il a réussi à ébranler une des dominations les plus universelles et sans recours à la violence, affirme Monique Dental. Il a rendu illégitimes le machisme et le sexisme partout dans le monde. »

Peut-on aujourd’hui parler d’un mouvement féministe ? Bien des militantes déplorent qu’il se limite à un « remaillage des trous du patriarcat » et regrettent son incapacité à promouvoir une organisation globale et une présence visible sur la scène politique. La preuve, selon elles, le glissement sémantique qui fait que l’on ne parle quasiment plus de « mouvement féministe », mais de « droits des femmes ». Sensible aussi bien au sein des associations, des syndicats que des partis politiques, ce mouvement, selon Monique Dental, « ne voit plus les inégalités de sexes comme structurelles à la société patriarcale. Il interprète le féminisme comme une action sociale. Or, elles ne sont pas uniquement le produit du capitalisme ». La question de la primauté, de la priorité et de l’articulation entre patriarcat et capitalisme qui agitait les féministes au début des années 1970 traverse les féministes des années 2000, d’autant plus crucialement que l’exploitation capitaliste actuelle creuse les inégalités entre les hommes et les femmes.

Il n’empêche, une nouvelle génération d’associations féministes, comme la Barbe, Femmes solidaires ou Osez le féminisme, revendiquent la philosophie féministe. Elles se disent « fières » d’appartenir à cette lignée de femmes politiques qui ont transformé la vie. Julie Muret estime que le temps est venu « de retrouver l’insolence des “historiques’’. Elles avaient tellement d’imagination, d’audace…Nous, nous sommes plus pragmatiques. On ne veut peut-être pas la révolution. Si, quand même, mais en s’ancrant dans la réalité d’aujourd’hui. Nous nous trouvons devant une telle remise en cause, que nous en sommes contraintes à défendre nos acquis. » Sans doute la tâche la plus urgente en ce nouveau cycle du féminisme consiste-t-elle à réduire le fossé creusé entre une des législations les plus avancées du monde et les résistances toujours à l’œuvre.

(1) Perturbation ma sœur, de Cathy Bernheim, réédition en octobre 2010, Éditions du Félin.

(2) Histoire de vivre, mémoires d’une féministe, d’Anne Zelensky, Éditions Calmann-Lévy.

(3) Je suis une femme, pourquoi pas vous ?, de Martine Storti, Éditions Michel de Maule.

Mina Kaci


Pour informations, à la suite de l'article...


Evolution du droit des femmes et des hommes depuis 1970


26 août 1970. Dépôt d’une gerbe à l’Arc de triomphe à la mémoire de la femme du soldat inconnu : le Mouvement de libération des femmes est né.

1971. Le congé maternité est indemnisé à 90 %.

Manifeste des 343. Femmes philosophes, écrivaines, comédiennes, avocates, elles déclarent avoir avorté alors que c’est interdit par la loi.

1972. Le Code du travail stipule pour la première fois l’égalité de salaire hommes-femmes.

1973. Grève de Lip : création des premiers groupes de femmes dans les syndicats.

1974. Vote provisoire de la loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse. La décision appartient à la femme seule qui n’a pas à s’en justifier.

1975. Possibilité de divorcer par consentement mutuel.

1979. Légalisation définitive de l’avortement.

1978 -1980. Le viol devient un crime, les peines encourues vont de quinze à vingt ans.

1981. Le secrétariat d’État aux Droits des femmes, 
créé en 1974, devient le ministère des Droits de la femme. Mais le ministère à la Condition féminine sera supprimé en 1986.

1982. Remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale.

1983. Loi Roudy contre la discrimination professionnelle en raison du sexe.

1985. Égalité des époux dans la gestion des biens.

1986. Autorisation de l’emploi du féminin pour les noms de métiers et de fonctions.

1990. La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux.

1992. Loi réprimant les violences conjugales ; loi sanctionnant le harcèlement sexuel.

2000. Loi en faveur de la parité hommes-femmes en politique.

2001. Loi Génisson sur l’égalité professionnelle.

2010. Les violences faites aux femmes sont décrétées cause nationale.
« Modifié: 27 février 2011 à 22:25:17 par W catharos »
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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #1 le: 28 août 2010 à 03:51:23 »
Hum, bien, mais qu'est-ce qu'à a avoir le féminisme avec le marxisme?
Le marxisme se préoccupe - et beaucoup - du rôle de la femme et de son émancipation, mais d'un point de vue de classe, et dans le cadre de l'émancipation de la classe ouvrière dans son ensemble, le féminisme ne fait pas cas des divisions en classes sociales de la société et pose la question d'une façon sexiste: au lieu de la lutte des classes, la lutte des sexes, du reste la femme bourgeoise féministe se contente d'avoir accès, en termes égalitaires, au conseils d'administration des entreprises, la femme bourgeoise ayant des véléités d'émancipation se contente d'être l'égal de l'homme bourgeois...ou aimerait devenir son supérieur.

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #2 le: 28 août 2010 à 04:39:25 »
Salut camarade Fireball,

Et bien camarade Fireball, tu as peut - être raison, dans ton analyse, cependant les droits acquis par les femmes (pour l'instant), et leurs luttes, en France, dans le "cadre du système bourgeois", ne sont pas une mince affaire...

Que l'émancipation des femmes passent par l'émancipation de la Classe Ouvrière, sans doute, je comprends ta critique, la lutte des sexes ne doit pas se substituer à la lutte des classes, certes, mais d'un point de vu purement "démocratique" les marxistes, n'ont ils pas autres choses à dire ? Je me pose la question...

"Le progrès"
n'est - il pas le moteur de l'Histoire ? Quoiqu'il arrive dans la société capitaliste dans les sociétés Occidentales du moins, les relations hommes - femmes ont changé,  est - ce le résultat de la lutte des classes ? Sans doute...

Je suis moins doué que toi, pour manier les principes, maintenant je pense que sur la question, il faut prendre des pincettes, la réalité de la lutte féministe est un constat.

Elles se trompent de combat, les féministes et les homosexuels aussi ? (Evidemment ce n'est pas une question de morale petite bourgeoise.)

tu dis...

"la femme bourgeoise féministe se contente d'avoir accès, en termes égalitaires, au conseils d'administration des entreprises, la femme bourgeoise ayant des véléités d'émancipation se contente d'être l'égal de l'homme bourgeois...ou aimerait devenir son supérieur."

Les féministes, ne sont pas que membre de la bourgeoisie ou aspirerait à y être, leur but, n'est pas forcément d'accéder à l'égal des hommes à un conseil d'Administration, être à l'égal de l'Homme Bourgeois ou plus... enfin, es - tu sûr de cela ?

Moi, j'y vois aussi, une question de dignité, et puis, les conquêtes sociales, car à mon sens cela en est... Sommes - nous contre ? Peut être n'est - ce pas pour toi des conquêtes sociales ?

Débarrassées, des Eglises, et des superstitions millénaires, la conscience des femmes a évolué, le combat féministe a eu un impact, non ? Des droits des suffragettes en passant par Rosa Luxemburg, ou Clara Zetkin, sans tout mélanger... Du droit à l'avortement ou à la contraception, l'égalité en droit...

Si les féministes peuvent se tromper de combat, il est peut - être sur la question, des avancées à faire ? Où, comment, quand ?

Extrait d'un article de John Mullen qui sans être d'accord avec tout, me pose une série de questions...

Marxisme et féminisme. Le poids du stalinisme

C'est le discrédit que l'expérience historique du stalinisme a jeté sur les idées marxistes qui a permis aux théories du patriarcat de gagner une influence prépondérante dans les mouvements des femmes

Comme nous ne le savons que trop, les opprimé(e)s de différents groupes ne ressentent pas une solidarité automatique et ne comprennent pas automatiquement les besoins d’autres groupes opprimé(e)s. Ainsi par exemple, les premiers mouvements pour les droits civiques des Noirs n’étaient pas connus pour leur engagement enthousiaste contre l’oppression des femmes. Et les mouvements des femmes n’ont pas toujours soutenu les luttes syndicales. De la même façon, comme le souligne Trotsky : « L’expérience historique nous montre que même le prolétariat, déjà luttant contre les oppresseurs, est loin d’être prompt en fixant suffisamment d’attention sur la position opprimée de la femme en tant que femme au foyer, mère et épouse. Telle est la force terrible d’être accoutumé à l’esclavage familial de la femme 1 ».

Le fait que le mouvement ouvrier et les organisations révolutionnaires à majorité masculine n’aient pas souvent donné aux questions concernant les femmes l’importance qu’elles méritaient nous semble  indiscutable2. Les intérêts identiques des hommes et femmes travailleurs signifient qu’il y a le potentiel pour une unité dans la lutte. Mais réaliser ce potentiel nécessite du travail.

Si les changements sociaux, et les mouvements des femmes depuis les années 1960 ont pu réintroduire dans les organisations révolutionnaires une prise en compte plus importante de cette oppression, les confusions théoriques ont amené bien des révolutionnaires à jeter le bébé (d’une analyse matérialiste) avec l’eau de bain (d’une sous-estimation de l’importance de l’oppression des femmes).

La révolution russe


Les révolutionnaires russes avaient entrepris un chemin qui aurait pu permettre, par une extension internationale de la révolution, d’éradiquer la base matérielle de l’oppression des femmes et, dans la mobilisation révolutionnaire de larges masses de salariées, remettre en cause tous les aspects de cette oppression. (Voir l’article de Stéphane Lanchon dans ce même dossier)

La contre-révolution stalinienne a cassé et éradiqué cette dynamique en Russie et au sein du mouvement communiste mondial. Pas seulement en Russie, mais partout dans le monde, les partis communistes subordonnèrent la lutte des femmes contre leur oppression aux exigences de l’Etat russe.

Dans les années 1920, le nouveau Parti communiste français  tentait d’organiser la lutte contre l’oppression. Le PCF attira des « militantes chevronnées » de la lutte pour les droits des femmes, comme Madeleine Pelletier3. Malgré les préjugés de bien de militants hommes contre ce travail, une mobilisation des femmes et un journal des femmes, L’ouvrière, sont mis en place.

 Le potentiel est énorme, mais au fur et à mesure qu’avance la contre-révolution en Russie, tout change. La mal nommée « bolchevisation » de tous les partis communistes du monde - en fait une stalinisation, une suppression graduelle de tout débat -, poussera en dehors du parti un grand nombre de dirigeantes de la lutte des femmes. Le travail sur la question de l’oppression des femmes implique nécessairement, dans un parti influencé par les préjugés contre les femmes, le débat le plus large possible pour convaincre. Il est donc normal que celles et ceux qui s’occupent de cette lutte soient les premiers à perdre espoir dans le parti. Quand en 1925, 250 militant(e)s signent une lettre de contestation de la direction du PCF, 10 % seront des femmes (quand seulement  3 à 4 % des adhérents sont des femmes).4

Des positions justes du PCF, en faveur de l’abrogation des lois réprimant l’avortement et la contraception, seront maintenues pendant encore quelques années. Mais ces positions de principe tomberont également sous la pression des besoins de la nouvelle classe dirigeante russe. Dans les années 1930, le Comité central du parti communiste (dont beaucoup d’intellectuels sont pourtant très engagés dans cette bataille), dénonce « les théories anarchisantes et petites bourgeoises » du contrôle des naissances.5 Paul Vaillant-Couturier écrira une série d’articles dans L’Humanité en 1935 sous le titre « Au secours de la famille ». Le PCF développe une politique famillialiste qui a peu à envier à celle de la droite 6 :

« Les communistes veulent hériter d’un pays fort, d’une race nombreuse. L’exemple de l’Union soviétique leur montre la route. Mais il faut, dès à présent, employer les vrais moyens de sauver la race. »7

La vision du socialisme se trouve par la même occasion transformée : « Dans une société bien organisée, la femme égale de l’homme pourrait à son gré, travailler ou demeurer à la maison, le salaire vital de l’homme devant être suffisant. »

C’est en toute logique que le Secrétariat femmes du parti est supprimé en 1936. En même temps qu’ils massacrent les révolutionnaires et leurs familles en URSS, les staliniens brisent le lien entre communisme officiel et libération des femmes.

Pendant la guerre et dans les années 1940, la direction du PCF, entièrement soumise aux priorités des classes dirigeantes russes et aux gaullistes  (comme témoigne par exemple leur opposition aux grèves de 1947-1948), tout logiquement ne fait plus une priorité de combattre l’oppression.

En 1949, Jean Kanapa, intellectuel du PCF écrit, à propos du livre de Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, qu’il s’agit d’une « ordure qui soulève le cœur »8. Dans les années 1950, Jeannette Vermeersch fut connue pour ses prises de position violente en faveur de la politique familialiste du PCF, même si, à cette époque les dirigeants du PCF valorisent à nouveau le droit des femmes au travail salarié.

Nous ne pouvons pas ici détailler l’histoire de l’attitude ultérieure du PCF à l’égard des droits des femmes. Mais il est fondamental de comprendre que ce qui a mené le PCF à abandonner une bonne partie de la lutte des femmes pour leur émancipation n’est pas les préjugés des militants communistes hommes, même si ceux-là pouvaient être très ancrés. C’est la subordination du parti aux besoins de la classe dirigeante stalinienne qui a enterré cet idéal. Les dirigeants russes, déterminés à réaliser la révolution industrielle en Russie quel qu’en soit le prix, ont utilisé contre les femmes une idéologie familiale réactionnaire (tout comme les dirigeants de la révolution industrielle en Angleterre et en France un siècle auparavant).

L’utilisation par le PCF stalinien d’une caricature mensongère de l’analyse matérialiste marxiste pour défendre, indirectement, l’oppression des femmes, et la confusion omniprésente entre le stalinisme et son contraire, le marxisme, permit à d’autres théories, une fois la question ramenée sur la place publique,  de critiquer et influencer assez largement la gauche révolutionnaire.

La gauche trotskyste, si elle a eu le mérite de résister à l’offensive familialiste du PCF, a tiré9 des conclusions confuses, et a en grande partie abandonnée l’analyse matérialiste de l’oppression10 .

Cette erreur des organisations trotskystes n’est pas limitée à cette seule question. L’abandon d’une analyse matérialiste rigoureuse était sous-jacente dans l’analyse d’une société russe stalinienne qui  restait, malgré la dictature, un « Etat ouvrier », une société non capitaliste. Tout en dénonçant la dictature stalinienne, la Quatrième Internationale conservait la lettre et non l’esprit des analyses de Trotsky sur le pouvoir des travailleurs11.

Les illusions au sujet de la société russe, cubaine, et d’autres sociétés à économie nationalisée ont causé beaucoup de dégâts sur le plan théorique. En ce qui concerne l’oppression, la question qui se posait d’elle-même était « Si ces sociétés ne sont pas capitalistes, comment se fait-il que les femmes subissent encore une oppression similaire dans ses grands traits à l’oppression subie dans les sociétés capitalistes ? » Juliet Mitchell, théoricienne féministe anglaise, écrivit : « le renversement du capitalisme n’implique pas le renversement de l’idéologie patriarcale12 ».

Les théories qui voulaient expliquer cette oppression par l’existence d’un patriarcat ne pouvaient que gagner des adhérent(e)s.

Dans son article de 1970, L’ennemi principal, Christine Delphy pose comme motivation première de sa théorie le besoin de « trouver les raisons structurelles qui font que l’abolition des rapports de production capitaliste en soi ne suffit pas à libérer les femmes13 ».

Sur l’analyse de la gauche dans la société russe, elle écrit : « L’oppression des femmes là où le capitalisme en tant que tel a été détruit est attribuée à des causes purement idéologiques - ce qui implique une définition non-marxiste et idéaliste de l’idéologie comme un facteur pouvant subsister en l’absence d’une oppression matérielle qu’elle sert à rationaliser.»

L’identification de la société stalinienne avec la société socialiste est centrale à sa théorie.

L’idée d’un patriarcat autonome du capitalisme arrangeait également les militantes dans les mouvements des femmes qui étaient proches du PCF. Elles pouvaient d’un côté défendre la société russe en tant que « socialisme réellement existant » tout en expliquant l’oppression des femmes en Russie par la théorie d’une dynamique patriarcale autonome.

Ainsi, le rejet justifié du stalinisme a mené beaucoup à un rejet injustifié de la méthode marxiste et de l’analyse matérialiste. Mais une analyse matérialiste est cruciale. Si nous ne trouvons pas la base de l’oppression dans l’organisation de la société, nous laissons la porte grande ouverte pour d’autres interprétations.

John Mullen
____________________________

1 Léon Trotsky : « Construire le socialisme implique émanciper les femmes et protéger les mères » (1925)
2 Lorsqu’on lit aujourd’hui un livre comme celui d’Alain Krivine Questions sur la révolution (Editions Stock, 1973) on est très frappé par l’absence quasi-totale d’évocation de l’oppression des femmes.
3 Josette Trat,  Aux racines de l’idéologie ‘familialiste’ du PCF, Dans « Cinquantenaire du Deuxième sexe » Recueil dirigé par C. Delphy et S. Chaperon Editions Syllepse 2002. Voir aussi  la biographie de Madeleine Pelletier Madeleine Pelletier, une féministe dans l'arène politique, écrite par Charles Sowerwine et Claude Maignien, Editions de l’Atelier 1992
4 Trat Ibid.
5 Historique de la légalisation de l’IVG en France, site de l’Association nationale des centres d’IVG  www.ancic.asso.fr
6 Les déclarations bien plus récentes de Jean Pierre Chevènement montrent que même aujourd’hui une priorité donnée aux intérêts du capital national peut mener à une politique familialiste très proche de celle de la droite traditionnelle. Voir les Cahiers du féminisme Hiver/Printemps 1996, page 35
7 Paul Vaillant-Couturier cité dans Trat Op.Cit
8 Josette Trat Aux racines de l’idéologie ‘familialiste’ du PCF Dans  Cinquantenaire du Deuxième sexe, Recueil dirigé par C. Delphy et S. Chaperon, Editions Syllepse, 2002
9 Pas tout de suite, le processus a duré longtemps.
10 Sur le sujet nous recommandons le long article de Christine Bard et Jean-Louis  Robert - The French Communist Party and Women, 1920-1939 : From " feminism " to familialism ", dans un recueil sous la direction de  Helmut Gruber and Pamela Graves, Women and Socialism, Socialism and Women. Europe between the two World Wars, New York, Oxford, Berghahn Books, 1998, pp. 321-347. On trouve l’article en ligne et en français sur le site http://biosoc.univparis1.fr/recherche/travaux/articles/article6.htm
11 Voir la lettre de Natalia Sedova Trotsky sur les raisons pour quitter la Quatrième Internationale http://www.alarme-for.org/nat.htm
12 Juliet Mitchell, Psychanalyse et féminisme, Éditions des femmes, Paris, 1975.
13 L’ennemi principal, Syllèpse, 1998, p 32


Peut être que des fois,  pour aller à l'essenciel, on perd de vu, des choses importantes...

Mais sur les principes, je suis d'accord avec toi...

Amicalement
W. catharos

« Modifié: 28 août 2010 à 15:35:43 par W catharos »
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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #3 le: 29 août 2010 à 19:05:22 »
Evidemment, pas question pour ma part de dénigrer la moindre lutte sociale pour l'émancipation des femmes, la moindre conquête démocratique dans ce sens.

Mais sans en faire une apologie du féminisme, qui ne fait que défendre l'égalité entre la femme et l'homme. Mais est-ce que l'homme est bien l'égal de l'homme pour commencer? L'homme prolétaire n'est certainement pas l'égal de l'homme bourgeois, ni en ce qui concerne l'accès aux richesses sociales (créees pas le proletariat), ni l'accès à la culture, ni l'accès au pouvoir politique.

La femme l'égale de l'homme? Oui, bien sur, les marxistes défendent le libre accès des femmes au marché du travail et l'égalité des salaires à travail égal, sans oublier le droit au divorce, à l'avortement, la protection contre la violence de genre, etc.

Mais sous le capitalisme - et je n'entends pas que le féminisme, comme doctrine réformiste petite bourgeoise, prétende aller au delà - la femme égale de l'homme veut juste dire que la femme prolétaire doit être l'égal de l'homme prolétaire, et la femme bourgeoise l'égale de l'homme bourgeois...arrivé à cet "idéal" on peut bien laisser le reste tel quel...  

salutations communistes
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« Modifié: 29 août 2010 à 19:09:15 par fireball »
Patrick Vandeweyer
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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #4 le: 29 août 2010 à 21:30:31 »
Salut camarade Fireball,

Bien sûr, nullement pour moi, de faire l'apologie du "Féminisme", cependant je me posais certaines questions...

Je comprends mieux tes positions ainsi, et j'y souscris, amplement...

Le sujet n'est pas épuisé, d'autres camarades, peuvent mettre ici, leurs réflexions...

Avec mes amitiés de camarade,
W. catharos
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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #5 le: 29 août 2010 à 22:16:03 »
Tiens, catharos, une question: comprends-tu l'espagnol (ou castillan)?
Au vu de ton nom de famille et tes origines, c'est fort possible mais pas certain.
Si c'est le cas, voici un document publié para la tendance marxiste internacionale en 2002 (sur la page de notre ancienne section espagnole, El Militante)

El marxismo y la emancipación de la mujer

http://www.elmilitante.net/content/view/6538/287/

Salutations communistes
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« Modifié: 29 août 2010 à 22:18:40 par fireball »
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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #6 le: 29 août 2010 à 22:21:46 »
Cher Fireball,

Petit - fils de communiste espagnol, vaincu par la Guerre Civile, je comprends et lis l'espagnol, je vais lire l'article de "el Militante", de la TMI, proposé... Et invite les camarades à le faire, s'il maîtrisent un peu la langue...

Merci, de l'information... Si y a des trucs qui me conviennent pas, je le formulerai ici...

A +

Fraternellement
W. catharos



« Modifié: 29 août 2010 à 22:23:20 par W catharos »
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Hors ligne fireball

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Re : Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #7 le: 29 août 2010 à 23:13:30 »
Cher Fireball,

Petit - fils de communiste espagnol, vaincu par la Guerre Civile, je comprends et lis l'espagnol, je vais lire l'article de "el Militante", de la TMI, proposé... Et invite les camarades à le faire, s'il maîtrisent un peu la langue...

Merci, de l'information... Si y a des trucs qui me conviennent pas, je le formulerai ici...

A +

Fraternellement
W. catharos





Ah, ok, es bueno saberlo ;)
Et bien sur, je serais très intéressé à connaître tes impressions...

Un abrazo
PV
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Momo

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Re : Re : Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #8 le: 01 septembre 2010 à 01:30:52 »
Cher Fireball,

Petit - fils de communiste espagnol, vaincu par la Guerre Civile, je comprends et lis l'espagnol, je vais lire l'article de "el Militante", de la TMI, proposé... Et invite les camarades à le faire, s'il maîtrisent un peu la langue...

Merci, de l'information... Si y a des trucs qui me conviennent pas, je le formulerai ici...

A +

Fraternellement
W. catharos





Ah, ok, es bueno saberlo ;)
Et bien sur, je serais très intéressé à connaître tes impressions...

Un abrazo
PV

Pour vous

http://www.youtube.com/watch?v=YfMQKioUHHc

http://www.dailymotion.com/video/x5myl1_leo-ferre-le-flamenco-de-paris_music

Et côté sud
http://www.youtube.com/watch?v=R7fmvTbGEbg

Yo no hablo espanol ! C'est pas à cause de Franco , mais de Philippe II , qu'il est arrivé tout mouillé en Bretagne , mon ancêtre andalou , en 1588.

En 1975 , je logeais chez une dame arrivée plus récemment d' Espagne , et un soir elle m'a offert le champagne . Vous devinez aisément ce que nous avons fêté ce soir là , amigos.
« Modifié: 02 septembre 2010 à 06:05:36 par Momo »

Hors ligne fireball

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #9 le: 04 septembre 2010 à 03:48:10 »
Citer
n 1975 , je logeais chez une dame arrivée plus récemment d' Espagne , et un soir elle m'a offert le champagne . Vous devinez aisément ce que nous avons fêté ce soir là , amigos.

On peut même se faire une idée de la date...aux alentours du 20 novembre ou pas loin...
Un vieux de la vieille sûrement, moi même je n'avais que 7 ans...

Saludos comunistas
PV
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Momo

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #10 le: 18 octobre 2010 à 09:20:59 »
A l'époque de Caroline Rémy , dite Séverine , il n'y avait pas encore la Ligue du droit des femmes. Par conséquent , Séverine était membre de la Ligue des Droits de l'Homme dont elle était d'ailleurs co-fondatrice.

Plus tard , collaboratrice à l'Humanité, elle adhéra en 1921 au Parti communiste mais elle se vit obligée de le quitter lorsqu’on la somma de rompre avec la Ligue des droits de l’homme qu’elle avait contribué à créer. Il me semble bien que c''était avant l'effet Staline .

Séverine ne fut bien sûr pas la seule à connaître un problème de "démocratie" à la russe , après avoir adhéré au PCF. A contratrio ,  Marcel Cachin qui était un va-t-en guerre notoire , adhéra sans soucis  au PCF comme l'un des principaux membres fondateurs en 1920 , avec la bénédiction des Russes . Séverine , elle , avait condamné l'union sacrée dès 1914 , mais les personnes qui défendaient les Droits Humains n'étaient pas admises au PCF.

Je parle bien sûr ici du deuxième PCF , celui qui a duré . Le premier PCF , celui qui fut lancé en mai 1919  sous l'impulsion de Raymond Péricat, secrétaire du Comité de défense syndicaliste (CDS) au sein de la CGT , fut  éphémère . Son journal , Le Communiste, qui tirait à 20 000 exemplaires , se proclamait « organe officiel du PCF et des soviets adhérant à la section française de la IIIe Internationale de Moscou, des conseils ouvriers, de paysans et de soldats ». Ce premier PCF , proche à la fois de l'ultra-gauche marxiste et de l'anarchisme n'a pas été accepté par les bolcheviks de Moscou qui voulaient y faire entrer l'essentiel de la sociale-démocratie française et virer les anarchistes . A cet effet , Cachin dont les bolcheviks connaissaient bien le pédigree , fut l'homme de Moscou en 1920.

En 14 , le guesdiste Marcel Cachin n'avait même pas attendu que Jaurès soit refroidi pour appeler à la guerre quelques heures après son assassinat. En 1915 , il s'était rendu en Italie pour convaincre Mussolini de pousser à l'entrer en guerre de son pays . En 17 , il avait rencontré Kérenski en Russie pour lui demander de ne pas cesser la guerre mais de tenir coûte que coûte pour occuper  les frisés à l'est . Les bolcheviks savaient bien ce qu'il était venu foutre chez eux , Cachin . Il n'en fut pas moins leur poulain pour la fondation du PCF en 1920.


De nos jours , la "démocratie" à la russe du flic Putin , ne prétend plus être populaire , mais elle ne supporte tounjours pas la défense des Droits Humains par les Anna Politkovskaïa téméraires .

Le parti "communiste" chinois permet à ses membres mafieux de pratiquer sans soucis le délit d'initié , et de s'en mettre plein les fouilles avec les capitalistes sauvages , ultra-rapaces . Par contre les défenseurs des droits humains sont ses bêtes noires à zigouiller vite fait ou foutre en taule pour longtemps , comme dangereux criminels .

Autrement , c'est sûr que le  respect des droits humains est complètement incompatible avec les flicailleries du genre Okhrana, Tchékha , Gépéou , NKVD, KGB , FSB . Envoyer un Lougovoï faire un attentat au polonium dans un pub anglais à London pour zigouiller un de ses anciens collègues kagébiste , n'est pas du tout compatible avec le respect des droits humains . Par contre c'est encore mieux que d'avoir passé la gègène aux indigènes , comme tremplin pour devenir député nazi à la douma ( député libéral-démocrate avec l'appellation à coucher dehors du parti nazi russe de Jirinovski ).

J'insiste , parce que le refus d'admission de Séverine et d'autres défenseurs des droits humains au PCF , n'était pas une affaire mineure , mais un évident révélateur de tromperie sur la marchandise importée de Russie . Prétendre être amis de la classe ouvrière quand on aime déjà pas le genre humain , c'est forcément une duperie , non ?
« Modifié: 18 octobre 2010 à 14:33:28 par Momo »

Hors ligne Delapaille

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #11 le: 18 octobre 2010 à 20:30:52 »
Personne ne niera ici le caractère réactionnaire du stalinisme Momo.
Cf les nombreux textes du site sur ce sujet.
Fraternellement,

PASCAL C.

Momo

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Re : Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #12 le: 18 octobre 2010 à 21:31:57 »
Personne ne niera ici le caractère réactionnaire du stalinisme Momo.
Cf les nombreux textes du site sur ce sujet.

Bien sûr , camarade Delapaille , mais en 1921 , la troisième internationale n'était pas dirigée par les hommes de Staline. Karl Radek qui était à sa tête était proche d'un certain Trotsky .
C' est seulement une dizaine d'années plus tard que Radek s'est mis à lêcher les bottes de Staline pour sauver sa peau , sans y parvenir .

Hors ligne Rapha-El

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #13 le: 20 octobre 2010 à 22:44:58 »
Débat très intéressant je trouve!

Certes les luttes sociale féminine sont importantes... Ce qui est dommage c'est que par exemples moi ma femme ne veux pas travailler elle s'en fou, beaucoup doivent être dans ce cas... Je trouve quand même qu'elle se sont fait enflé par l'économie, on avais forcement besoin de la femme en cette période d'évolution industriel? tertiaire etc?

Je suis pas trop connaisseur sur ce sujet mais je m'y intéresse... En tout cas moi je trouve que ces luttes doivent être mener pourquoi pas si elle sont nécessaire pour certaines femmes... Mais bon maintenant qu'elle ont eu le droit de travailler a salaire égale, bah elle ne peuvent plus choisir de ne pas travailler... c'est une obligation...

Hors ligne Rapha-El

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Re : 40 ans de Féminisme...
« Réponse #14 le: 20 octobre 2010 à 22:46:26 »
Que pensez vous du faite que maintenant les femmes n'ont plus trop de temps pour s'occuper de leur enfants? vous pensez que cela joue un rôle important dans l'éducation?

Moi je pense que oui peut être pas dans la totalité mais bon...