Auteur Sujet: 4 août 1789 : le pouvoir passe de la noblesse à la bourgeoisie  (Lu 231 fois)

Hors ligne W catharos

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Salut camarades,

La nuit du 4 août 1789, c’est un peu aussi, la résolution de l’antagonisme de classe entre la bourgeoisie et la noblesse, cette révolution qui est la victoire d’une nouvelle classe émergente la bourgeoisie, poussée par la paysannerie et le 4ème Etat des villes, va surfer sur la vague révolutionnaire et imposer son pouvoir…

La situation explosive de ce 4 Août 1789 et l’abolition des privilèges, démontrent que l’Histoire peut être fulgurante, que ce sont les Révolutions qui changent les sociétés !

Juste comme rappel du contexte, le roi Louis XVI convoque les Etats Généraux pour le 5 mai 1789 dans la salle du jeu de paume. Alors remonte depuis les campagnes des doléances qui provoquent de grandes discussions dans la population des campagnes, ces doléances étaient un espoir de se faire entendre par le roi et le royaume pour que les choses changent.

Le Tiers état demande le doublement du nombre des députés le représentant. Le 17 juin 1789 le tiers état et quelques membres de la noblesse et du clergé se déclarent « Assemblée Nationale ». Puis vu l’impossibilité de trouver des accords « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous ne partirons que par la puissance des baïonnettes», face à la résistance du Tiers état, soutenu par le bas clergé et une cinquantaine de nobles, le roi invite, le 27 juin les trois ordres à débattre ensemble … Puis parle de dissoudre (en faisant appel si besoin de troupes de l’étranger) à la vue de la discorde et du désordre dans l’Assemblée. Le 14 juillet 1789 le peuple Parisien « prend » la Bastille qui était surtout un symbole de la royauté et de son pouvoir arbitraire.
 
Sur la période il faut lire Albert Soboul, historien marxiste, qui travailla toute sa vie sur la Révolution française. Il est rattaché au courant des Républicains Jacobins (Louis Blanc, Alphonse Esquiros, François Furet, Jules Michelet, Edgar Quinet).

4 août 1789 : le pouvoir passe de la noblesse à la bourgeoisie

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La réunion des Etats généraux fut annoncée comme une bonne nouvelle, un espoir de temps nouveaux forcément meilleurs que les anciens… Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de rejoindre l’Assemblée nationale qui se proclame constituante. Les doléances avaient provoqué de grandes discussions dans la population des campagnes (immense majorité du peuple) et un espoir que les choses changent.

La Grande Peur d’un complot aristocratique et la peur des brigands commence fin juillet 1789. La paysannerie est au bord de l’insurrection. Ils commencent à investir les châteaux locaux. Tout à coup les paysans veulent se débarrasser de la Féodalité en place depuis le Moyen âge, bien que le servage ait disparu de longue date. Des comités de paysans, des milices se sont formés dans les campagnes pour se saisir des pouvoirs locaux : entrées dans les châteaux pour la saisie des papiers et des titres et surtout non paiement des rentes, dîmes, impôts, cens, redevances seigneuriales.

De son côté la bourgeoisie forme, elle aussi, ses comités, des gardes municipales sont chargées de défendre les droits des propriétaires nobles et bourgeois. Ces gardes font des répressions sanglantes contre les bandes paysannes qui se battent pour l’affranchissement de leur terre. Dans le même temps controverses à l’Assemblée nationale : répression ou pas face aux révoltes. L’Assemblée demande au duc d’Aiguillon, grand propriétaire foncier et libéral, de mener une opération de vérification des titres. Le vicomte de Noailles propose durant la séance du 4 août l’abolition de tous les privilèges fiscaux, la suppression des corvées, le rachat des titres réels. Le duc d’Aiguillon le soutient. Les propositions sont votées dans l’enthousiasme général de l’Assemblée. Le clergé propose la suppression de la dîme. Mais ce n’était que pour calmer la paysannerie, ramener l’ordre et l’autorité des lois. La rédaction qui suivit pris une toute autre allure :

Le paysan s’aperçut bientôt qu’il devait les redevances jusqu’au complet rachat des terres qu’il louait : trop pauvre il était exclu pour lui de racheter les terres. Le système féodal n’avait pas bougé concernant la propriété privée. Il n’avait changé que par l’égalité des droits et des devoirs de chacun devant la loi, le territoire unifié et le suffrage ne devint pas universel mais réservé aux possesseurs de terre ou pouvant payer…

Le 1er août l’assemblée avait pris la décision de faire une Déclaration des droits :

il fallait que la nouvelle constitution soit fondée sur les droits de l’homme et qu’elle le protège par un principe simple et précis. Elle fut la condamnation de la société aristocratique et des abus de la monarchie, elle fut en fait l’acte de décès de l’Ancien Régime, elle exprima l’idéal de la bourgeoisie en respectant le droit de propriété.

Elle posa les fondements d’un ordre social applicable à l’humanité entière et pas seulement à la France, c’était l’inspiration des Philosophes.
Le 26 août 1789 l’Assemblée adopta la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Il s’agissait de l’homme non de la femme pour laquelle nous n’avons pas encore les mêmes droits en France : salaire, retraite, pauvreté, misogynie en tout genre, représentation électives.

Il fallut attendre pour que l’esclavage soit aboli 5 ans, puis remis par Bonaparte et l'abolition définitive sera seulement en 1848, avec Victor Schœlcher.


Salutations révolutionnaires,
W catharos
« Modifié: 04 août 2011 à 15:44:48 par W catharos »
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