Chers camarades,
Tenez une p'tite blague déja pour refléchir... philosophie...1°) Qu'est-ce que la Science ? La Science, c'est, les yeux bandés, chercher un chat noir dans une pièce obscure.
2°) Qu'est-ce que la Philosophie ? La Philosophie, c'est chercher les yeux bandés dans une pièce obscure un chat noir qui ne s'y trouve pas.
3°) Qu'est-ce que le Matérialisme dialectique ? Le Matérialisme dialectique, c'est chercher les yeux bandés dans une pièce obscure un chat noir qui ne s'y trouve pas et s'écrier tout d'un coup :
«Ça y est, je le tiens!» Qui ? quoi ? Le chat noir ? ou la Dialectique ? Mais si, il existe le Matérialisme dialectique, j'ai chopé enfin, ce p'tain de chat noir, qui semble - t - il n'était pas là !
Encore une,On demandait à Ho Chi-minh, en 1951, lors d'un de ses passages à Moscou, s'il était possible de s'asseoir sur un hérisson.
« En principe non, répondit-il, toutefois, il y a trois exceptions : si on rase le hérisson, si on fait asseoir quelqu'un d'autre à sa place et si le Parti l'ordonne. »
Discipliné le camarade...
Encore de l'humour ? oui... Et Israël messianique...Après la publication du «rapport attribué à Khrouchtchev», le gouvernement soviétique cherche à se débarrasser des cendres de Staline. Il contacte à ce sujet plusieurs gouvernements et les deux premiers pays à répondre sont les États-Unis et Israël.
Les Américains sont au regret de refuser, mais ils croient se souvenir que Staline a été membre du parti communiste et, dans ces conditions, il leur est malheureusement impossible d'accorder un visa à la personne en question.
Les Israéliens, quant à eux, ont envoyé le télégramme suivant : «Ne pouvons accepter. STOP. Risques trop élevés. STOP. Déjà plusieurs cas résurrection sur territoire national. »
A la mémoire de Pouchkine...Sous Staline, il est décidé de fêter solennellement le centenaire de Pouchkine. Le Praesidium lance un grand concours pour élever une statue à la gloire de l'illustre écrivain. De toutes les régions de l'Union Soviétique, les projets affluent, des plus modestes aux plus grandioses :
Pouchkine marchant, Pouchkine écrivant, Pouchkine lisant, Pouchkine haranguant le peuple, le peuple rendant hommage à Pouchkine, etc.
Le Praesidium se retire alors pour élire le meilleur projet. Après une courte délibération, le verdict est rendu : la statue représentera Staline lisant Pouchkine.
Mais qui était Léonid Brejnev ? Vu par Djerjinski outre - tombe...Tous les matins, pour se rendre à son bureau, Kossyguine passe devant la statue de Dzerjinski (Fondateur de la Tchéka, mère du NKVD, grand-mère du KGB).
Un jour, il a l'impression que la statue lui parle. Le soir, sur le chemin du retour, il fait ralentir son chauffeur, et il lui semble à nouveau que la statue s'adresse à lui. Pendant plusieurs jours cette impression persiste. Finalement, Kossyguine fait arrêter sa voiture, descend, se plante devant la statue et entend :
- Alexis Nicolaïevitch, je suis fatigué. Pourquoi m'a-t-on statufié debout alors que Dolgorouki est tranquillement assis sur son cheval ? Fais quelque chose, voilà trente ans que je suis debout.
Kossyguine file au Kremlin, entre en trombe dans le bureau de Brejnev et lui rapporte sa conversation avec la statue. Léonide Illitch se frappe le front, suggère à son collègue de prendre quelques jours de vacances et, devant son obstination, décide qu'ils iront ensemble voir la statue pour que Kossyguine se persuade qu'il a eu une hallucination. Sitôt dit sitôt fait : Brejnev et Kossyguine prennent une voiture et se font conduire devant la statue.
Lorsqu'ils en descendent, on entend la voix de Dzerjinski grondante et furieuse :
- Alexis Nicolaïevitch, je t'avais demandé un cheval,
et tu m'apportes un âne.
La vie au Kremlin vu par Joseph Staline, Réfléchir et terreur ? Ou petit meurtre entre amis bureaucrates...Staline se réveille déprimé. Il trouve que les choses ne vont pas comme elles devraient, que ses ministres ne manifestent pas assez de zèle et que le gouvernement semble somnoler.
Il décroche donc son téléphone et appelle Mikoïan.
- Dis-moi, Anastase, tu ne serais pas Arménien, toi, par hasard ?
- Si, camarade, bien sûr, mais tout le monde le sait... Qu'est-ce qui se passe ?
- Écoute, tu sais bien que ça m'est égal que tu sois Arménien, mais il y a des camarades qui ont l'air de trouver que ça pose un problème. Enfin, ce n'est pas grave, mais penses-y quand même.
Staline appelle ensuite Kaganovitch. « Dis donc, Kaganovitch, tu es bien juif, n'est-ce pas ?
- Oui, camarade Staline, mais tout le monde le sait... Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, tu sais bien que je n'ai rien contre les juifs, mais il y a des camarades qui ont l'air de penser que ça pose des problèmes. Écoute, tâche d'y réfléchir un peu...
Staline appelle enfin Beria.
« Dis donc, Beria, il paraît que quand je sors du Kremlin tu me surveilles par la fenêtre...
- C'est vrai, camarade Staline, mais c'est pour ta sécurité. Pourquoi, qu'est-ce qui se passe ?
- Rien du tout, je pensais bien que c'était pour ma sécurité, mais il y a des camarades qui ont l'air de penser autrement. Ce n'est pas bien grave, mais tâche quand même d'y réfléchir...
Alors Staline raccroche, bourre lentement sa pipe, s'étend voluptueusement sur son divan préféré et murmure :
« Voilà ce que j'appelle une bonne ambiance de travail... »
Sur le mur, à réhabiliter, un bien vieux - bolchevik a écrit, rescapé, un "même pas mort" des anciens de l'opposition de gauche... 1927... Quand, par décision du gouvernement soviétique, Staline fut retiré de son mausolée pour la punition de ses « erreurs », on installa ses restes dans un mur du Kremlin où reposent déjà quelques célébrités de seconde zone.
La plaque apposée sur le mur portait cette simple inscription :
"Joseph Staline, 1879-1953".Le lendemain matin, on pouvait lire ces mots, qu'un inconnu (?) avait rajoutés à la craie :
"Au Réprimé posthume, les réhabilités posthumes".
Ironique, non, vrai... Quand l'Histoire, touche à son éternel retour ! 