Une "Tendance" fondamentalement menchévique !

C'est ainsi que La Riposte est qualifiée par les maos-stals , là :
http://servirlepeuple.over-blog.com/pages/Les_Etats_bolivariens_notre_position-1942661.htmlAvez-vous quelque chose à dire pour votre défense d'éléphants ..... réformistes ?

Ci-dessous , je cite le site de ces marxistes-léninistes .
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Les États "bolivariens" ne sont pas socialistes, et ne construisent pas le socialisme. Notre position là-dessus est absolument claire. Et aucune "transformation", "de l'intérieur", en "socialisme" n'est possible ni envisageable.
Ces États ne sont pas sous la direction du prolétariat (ouvrier et agricole) et des masses populaires (paysannerie pauvre, petite bourgeoisie...). Or seule la direction du prolétariat, à la tête des masses populaires, peut transformer une révolution démocratique en révolution socialiste de manière ininterrompue.
C'est là notre grande différence avec
les trotskystes de La Riposte (les autres, NPA compris, restant plutôt fidèles à l'hostilité de principe aux bourgeoisies nationales).
Pour les amis d'Alan Woods (La Riposte est membre de la Tendance Marxiste Internationale), qui militent dans des partis sociaux-démocrates (La Riposte est au PCF), la "pression populaire", à condition qu'elle ne se relâche pas, suffit à elle seule à faire tranquilou du "bolivarisme" un "socialisme du XXIe siècle"...
Un socialisme "démocratique" (pas comme les "caricatures" du XXe siècle...), sans heurts, et surtout sans dictature du prolétariat. Car là est le fond idéologique de cette "Tendance" fondamentalement menchévique.
Le "bolivarisme" est donc, tout simplement, un processus réformiste bourgeois. Processus qui tôt ou tard (sans doute plus tôt que tard vu l'actualité au Nicaragua ou en Équateur) atteindra ses limites, et cessera de jouer un rôle progressiste pour jouer un rôle réactionnaire.
Mais ce processus ne tombe pas du ciel, et il n'est pas le fruit d'une simple "lutte" modernisatrice au sein de la grande bourgeoisie et de l'oligarchie terrienne. C'est là notre grande différence, cette fois, avec le Mouvement Populaire Pérou (et d'autres petites organisations MLM du continent) qui appliquent là mécaniquement les thèses de Gonzalo (Abimaël Guzman) et d'autres maoïstes latino-américains sur l'APRA du Pérou, le MNR bolivien, le péronisme en Argentine... Thèses selon lesquelles ces mouvements "nationalistes populistes de gauche" seraient "fascistes".
Non, ce processus est le fruit d'un rapport de force créé par les masses populaires : caracazo vénézuelien (1989) et ses suites, "guerre de l'eau" (2000) et "guerre du gaz" (2003) en Bolivie, mouvements populaires indigènes (2000-2005) en Équateur... Rapport de force créé au maximum de leurs possibilités en l'état actuel des choses sur le continent, et qui ouvre des perspectives (en termes de conquêtes démocratiques et sociales, de conscience et d'optimisme révolutionnaire, d'organisation)...
Partant de là, si la réaction oligarchique-fasciste locale et impérialiste US s'attaque au processus, promettant l'exil ou la prison aux dirigeants et la mort, la misère et la répression au Peuple, est-ce qu'"on s'en fout", puisque de toute façon "ils se valent tous" ? BIEN SÛR QUE NON !
La position des communistes, du camp du Peuple, est la défense du rapport de force conquis par les masses, et du processus qui en est le fruit.
Cette position n'est pas nouvelle, elle n'est pas une invention de notre cerveau fertile. C'est la position de l'Internationale Communiste sur la République (bourgeoise) espagnole, dans les années 1930.
Déjà à l'époque, les trotskystes (POUM) et certains anarchistes (les "Amis de Durruti") prônaient la guerre sur deux fronts, à la fois contre les réactionnaires-fascistes de Franco et la République bourgeoise. On connaît le résultat !
Il n'est pas surprenant de voir des groupuscules petits-bourgeois gauchistes, prétendument "MLM", adopter aujourd'hui cette position. Il est plus décevant de voir le PC du Pérou (en tout cas son "organisation générée" à l'étranger, le MPP) et d'autres MLM sincères tomber dans ce type d'analyse dogmatique et contre-productive.
Oui, la bourgeoisie "bolivarienne", mélange de bourgeoisie nationale et de secteurs "dissidents" de la grande bourgeoisie liée à l'impérialisme, est inféodée à l'impérialisme russe, à la Chine, aux impérialismes européens... Comme la bourgeoisie républicaine espagnole était soutenue* par l'impérialisme français dirigé par la bourgeoisie "de gauche" de Léon Blum, par l'impérialisme américain "de gauche" de Roosevelt voire (dans une moindre mesure) par l'impérialisme britannique, ou encore par le Mexique PRIiste (régime "moderniste" bourgeois national-révolutionnaire, un peu comme le kémalisme turc), contre les visées impérialistes de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste (* un soutien "mou" certes, et favorisant toujours la "droite" du camp républicain).
Mais pour le Peuple, notre camp, l'ennemi principal est la réaction de droite et d'extrême-droite et ses "parrains" des secteurs ultra-réactionnaires de la bourgeoisie monopoliste US.
Oui, le "bolivarisme" est un réformisme bourgeois, qui tôt ou tard deviendra réactionnaire, et que le Peuple aura à combattre. Mais ce moment n'est pas encore arrivé.
Pour l'instant, en cas d'offensive réactionnaire fasciste, nous soutenons sans conditions le processus bourgeois progressiste. En cas de contradictions entre le "bolivarisme" bourgeois et les masses populaires, bien entendu nous soutenons le Peuple, comme le montrent nos articles sur le mouvement en Équateur, contre la privatisation pseudo-étatique des ressources naturelles.
TELLE EST LA POSITION COMMUNISTE : LE CAMP DU PEUPLE.