Oh , moi je suis d'accord , lorsque Rosa écrit en 1919 , juste avant son assassinat :
"La liberté accordée aux seuls partisans du gouvernement, la liberté accordée aux membres d'un seul parti - quel que soit leur nombre - n'est pas une vraie liberté. La liberté sera toujours la liberté pour l'homme qui pense différemment. ".
Mon cher Wilhelm , tu penses que le camarade Delapaille veut calmer le jeu . En lisant son intervention , j'ai plutôt l'impression qu'il menace de me censurer si je continue à faire des interventions qui énervent le camarade Fireball.
Ce serait bien sûr moins grave que d'envoyer les chars à Prague ou Place Tien An Men , mais c'est toujours en faisant taire les voix qui dérangent que les liberticides vont vers la dictature .
Il y a des choses qu'un breton ne peut pas laisser dire. Il n'y a rien de réglé du tout en France , mais un contentieux de plus en plus lourd entre les minorités nationales et l'état français.. Et comme nous n'avons pas le doigt sur la couture du pantalon en Bretagne armoricaine , voici une photo de la dernière visite du président basque au président breton.

Pas un gramme de dynamite et zéro étarra , bien sûr , dans cette amicale rencontre brito-basque . Jojo Stal penserait zéro division . Il eût certes des représentants chargés de nous dorer la pilule , mais la ténacité bretonne lui a toujours été étrangère.
Le joug que les empires russes et allemand ont fait subir à la Pologne , nous ne nous en tapons pas. Nos Tchètchènes armoricains c'est-à dire nos réfugiés du Caucase , ne s'en tapent pas non plus . Au sujet de la Pologne , je vais porter quelque chose au crédit de Trotsky . Il a dit qu'à l'école , il n'a jamais vu un prof se livrer à une agression antisémite , mais qu' il y était néanmoins choqué et révolté par les agressions xénophobes de certains profs contres ses petits camarades polonais. Et puis , en 1939 , il s'est même prononcé pour l'indépendance de son propre pays , l' Ukraine. Le problème , avec lui , c'est que deux décennies plus tôt , dans son train blindé ...
Rosa , bien qu'elle ait été assassinée , çà ne crée pas d'obligation de lui cirer les pompes , aux peuples qu'elle voulait maintenir sous la botte russe , et à leur amis. Et puis je fais des bonds en lisant la traduction de ce qu'elle a écrit à propos de 1793 à Paris .
Quand elle raconte que cette année là "le peuple a tenu dans ses mains calleuses l’administration municipale de Paris" , c'est désolant de constater qu'elle gobe toute crue la propagande de la jacobinière blanquiste . Rosa nous raconte que les girondins représentaient le moyenne bourgeoisie républicaine mais que les montagnards , eux , voulaient vraiment l'égalité . A la réflexion , c'est vrai qu'il y en eut un certain nombre à émarger au budget du citoyen Philippe Capet Egalité , l'homme le plus riche de France et qui fit racourcir son cousin en rêvant du trône. Danton puis Hébert profitèrent bien des largesses de cet "Egalité" là. Prendre ces démagogues populistes pour de vrais amis de l'égalité , recèle au moins autant de naïveté que de croire sur parole le candidat Sarkozy se présentant en défenseur du pouvoir d'achat en 2007. Rosa aurait mieux fait de lire Gracchus Babeuf qui en compagnie de Garat , son pote basque , "en chia comme un russe" sous la botte de Pache et de sa bande hébertiste. Entre parenthèses , Garat réclamait déjà un département pour les Basques il y a plus de deux siècles .
Pauvre Babeuf , tout en confondant les hébertistes malfaisants avec l'avant-garde prolétarienne , Rosa lui porte un méchant coup de griffe posthume en l'accusant d'être un comploteur , lui qui a toujours eu en aversion les comploteurs et les complots . C'est vrai qu'on apprend ce mensonge historique dans l'histoire jacobine de France . Et dans cette affaire de soit-disant "conjuration des égaux" , il y eut bien un complot organisé par le superchampion du flicage et des complots , pour envoyer Babeuf sur l'échafaud , le curé défroqué Joseph Fouché , patron des mouchards et thermidoriseur de Robespierre , son "camarade" de jacobinière sanglante.
Il faut lire les mémoires de Joseph Fouché parce qu'il y raconte lui-même comment il a comploté pour convaincre Barras d'arrêter Babeuf et de le racourcir. Sans les mémoires de ce salopard nous n'en saurions rien , l'histoire jacobine de France s'étant montré extrêmement cachotière à ce sujet. Dans ses mémoires , Fouché ne dit pas qu'il va remplacer sa victime Babeuf par une aile gauche de la jacobinière , mais on peut en faire le constat. Babeuf qui a les jacobins en aversion en rencontre un en prison sans savoir que c'en est un , sans savoir non plus qu'après sa mort ce Buonarroti va inventer la nouvelle formule d'un pseudo-babouvisme jacobinier. Le fait que le comploteur jacobin Buonarroti était le protégé du superflic Fouché , n'est pas du tout anodin dans cette affaire . Une trentaine d'année après la mort de Babeuf , ce Buonarroti refile à la postérité un gros paquet de papiers imprimés jaunis en racontant qu'il s'agit d'écrits de Babeuf. Alors , la postérité prend çà sans sourciller comme du Babeuf . Néanmoins on peut encore faire le tri , puisqu'avant sa mort les écrits de Babeuf sont anti-jacobins , et ultras jacobins après sa mort , comme Buonarroti. Il y a aussi les finesses de style du brillant journaliste Babeuf qui font défaut mais l'histoire jacobine de France n'est pas regardante quand çà sert la cause jacobine
Buonarroti ne s'est pas contenté de fabriquer du faux Babeuf , il a aussi formé à son école , un successeur de choc , Louis Auguste Blanqui , héritier à son tour du superflic jacobin thermidoriseur et de son babouvicide.
Le jacobin Fouché a dit qu'il n'y avait aucun tri des bons et des méchants à faire dans ce maudit pays , en parlant de son pays natal , la Bretagne. Par conséquent , il fait parti avec le cyclope nazi du tout petit club des déchus de la citoyenneté bretonne.