Chers (es) camarades,
Cars (as) collègas,La grève des mineurs de charbon de Decazeville, dans l'Aveyron, pas loin de Rodez,
"La Sala" en Occitan, de 1961 - 1962, pour la survie d'un
"parçan", d'un
"Païs" fut une prise de conscience importante, pour le Mouvement Occitaniste, le liant ainsi à la lutte des classes, le sortant de son carcan culturel, voire
"culturaliste".
Le monde ouvrier ouvrait une brèche, en déferlant, montrait une voie,
la société occitane devait et doit se tourner vers le Socialisme, la défense du monde du travail, les grève de
"la Sala" un mouvement inter - classiste, mais dominé par les intérêts politiques de la Classe Ouvrière, qui sont le moteur de l'Histoire dans la société Capitaliste, enfin, un tournant radical à gauche, un tournant révolutionnaire, loin de Mistral et d'un Occitanisme Réactionnaire...
Qu'un Robert Lafont avait compris, loin de Francès Fontan et le Partit Nacionalista Occitan, ethniste... Un combat anti - capitaliste oublié par le Partit Occitan de Région et Peuple Solidaire, repris par le groupe
"Libertat" par exemple, sans qu'il puisse suffire...
Tiré d'un article de "Gardarem la Tèrra"...http://gardaremlaterra.free.fr/La Cauma dels Carbonièrs e la SalaLa grève des mineurs de Decazeville Le licenciement de mineurs annonçant la fermeture des mines est à l’origine de cette grève (18/12/61 - 21/02/62).
La population est entièrement solidaire avec les mineurs et la presse parle de sécession des départements du Sud. Toute la population de l’Aveyron se groupe pour défendre les mineurs. Tout un peuple se reconnaît à travers cette lutte. Robert Lafont dira « Pour la conscience occitaniste, c’est un éveil ! ». Cette lutte ressemble en bien de points à la révolte des vignerons en 1907 : une profession sacrifiée par l’alliance du capitalisme et de l’Etat centralisé (par la loi de rentabilité minière) va se soulever régionalement. La cause régionaliste est donc celle des travailleurs. La société régionale se reconnaît dans cette lutte : paysans et commerçants de l’Aveyron se sont groupés pour défendre les mineurs.
Les délégués syndicaux et professionnels de 17 départements se réunissent à Rodez en Etats Généraux du Sud-Ouest auxquels se joignent 24 parlementaires. Cette montée de conscience régionale se termine par un échec.
Les intellectuels occitans en tirent une leçon : la survie de la civilisation occitane ne dépend pas seulement de problèmes culturels mais aussi économiques et sociaux.
Le parcours de la crise de Decazeville est marqué par une dépossession interne : entre 1850 et 1950, la totalité de l’industrie minière au Sud de la France passe entre les mains d’entrepreneurs du Nord de Lyon. Les multinationales étrangères à la région l’envahissent à l’occasion des investissements de capitaux. Ses ressources lui échappent. La concurrence capitaliste tourne toujours au bénéfice du puissant.
On va vu de la même façon mourir l’Occitanie textile, métallurgique, ou encore celle du charbon...
La notion de « colonialisme intérieur » commence à se préciser.
Les occitanistes présents dans cette lutte savent qui ils sont : des combattants de la décolonisation.Désormais, le mouvement occitan va prendre de plus en plus d’ampleur, rythmé essentiellement par les grandes luttes paysannes. On ne se sent plus seulement paysan, ouvrier, petit commerçant ou intellectuel, mais aussi occitan. C’est la riposte de masse à la mise à mort du pays et à l’exode de ses habitants : l’idée que pour vivre il faut se battre, s’unir et que cette union est celle d’hommes qui se retrouvent avec une même langue, une même culture et une même histoire. Cette histoire est en grande partie celle d’une résistance.
La grève des mineurs de Decazeville, c’est une lutte unie de toute la population, une lutte qui déborde, traverse, écarte les organisations syndicales et les partis de l’hexagone.
C’est à ce moment là, et après la grande révolte vigneronne de 1907, qu’à nouveau, sur les pancartes, dans les slogans,
on va entendre la langue occitane, comme langue de misère contre celle des riches, comme langue de révolte contre celle des maîtres, comme langue d’un peuple aussi.Les poètes et écrivains occitans se multiplient alors. Tous jeunes.
On voit aussi apparaître un peu partout des « comités d’action occitans » et les murs se couvrent de slogans « La terre au peuple » en occitan.
Un commentaire...Oc - ben,
"La Tèrra al Poble", "Per la Sociala", "la terre au peuple qui la travaille pour la République Sociale" de pertot escrich sus parets de la Sala ! Jamaï oblidarèm (nous n'oublierons pas), la leicon de la Sala, sur les murs écrit, la leçon de la grève de Decazeville ? Une perspective politique ?
On n'oubliera pas la leçon de la grève de Decazeville, c'est par la lutte de la Classe Ouvrière que renaîtra
"l'Occitània politica"... Pas ailleurs... C'est dans ses rangs, que se forgera l'Occitània de demain, Socialiste, universelle et fraternelle... Les intérêts de la l'Occitània politica sont ceux du Prolétariat !
"pas mens, pas maï", ni plus ni moins !
Amistats del amic,
Wilelhm catharos