Auteur Sujet: Le Figaro refuse de faire payer les riches !  (Lu 273 fois)

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Le Figaro refuse de faire payer les riches !
« le: 24 août 2011 à 13:01:35 »
Salut camarades,

Le Figaro est bien un journal réactionnaire, pour lui taxer les riches, l'idée même est incongrue...

Lorsque des patrons du CAC 40 ont annoncé qu'ils souhaitaient payer plus d'impôts, et contribuer par une petite taxe sur leurs revenus - qui ont progressé plus vite que celui des ménages, le chroniqueur Yves de Kerdrel, chroniqueur du torchon, "pourfend ces patrons coupables de répondre à "l'obstination des français à vouloir résoudre les problèmes d'argent en le prenant là où il est".... Ah c'est vraiment le comble, mais il a tout compris le gugusse et il rajoute, "la mesure que vous proposez va coûter plus cher à la France qu'elle ne pourrait lui rapporter"...

Pour le Figaro, les riches deviennent des parias, il vont fuir l'hexagone, et il termine son adresse à ces patrons voyous de vouloir banquer "de grâce laissez à la gauche les slogans en faveur d'une égalité devant l'impôt"...

Enfin, les riches seraient peut être malades, une addiction à l'argent, le chroniqueur du Figaro en a tous les symptômes entre addiction et mépris des pauvres... Ah ces salauds pauvres ! pourrait - il dire, ils osent...  :D

L'Humanité 24/08/2011
Monique Pinçon-Charlot « Il faudrait soigner l’addiction à l’argent des plus riches »

http://www.humanite.fr/social-eco/monique-pincon-charlot-%C2%AB-il-faudrait-soigner-l%E2%80%99addiction-l%E2%80%99argent-des-plus-riches-%C2%BB-47816

Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la campagne sur les déficits publics est une arme idéologique des néolibéraux pour balayer les droits sociaux sur la planète.

Parmi les arbitrages budgétaires discutés demain en conseil des ministres figure 
la proposition de taxer 
les revenus « extravagants ». 
Une telle mesure vous paraît-elle crédible de la part du « président 
des riches ? »

Monique Pinçon-Charlot. C’est un écran de fumée. Le PDG de Publicis, Maurice Levy, a effectivement proposé une petite contribution exceptionnelle des riches mais il l’accompagne de contreparties très violentes pour les peuples : supprimer les dernières poches de 
solidarité qui existent (sécurité sociale, fonction publique), livrer les services au secteur privé, faire tomber au plus bas le coût du travail. Il le dit très clairement : nous, les riches, on fait une opération de communication qui va peut-être nous décharger de 300 millions d’euros, et vous le peuple, vous payez le prix fort ! Les 300 millions correspondent à peu près à la somme votée par les députés UMP quand ils ont décidé de fiscaliser les indemnités des accidentés du travail. Cela montre l’hypocrisie du système.

Vous dites qu’il n’y a pas de problème d’argent mais un manque de volonté politique pour aller le chercher là où il se trouve. Allez-vous jusqu’à penser que la résorption des déficits publics est un faux problème ?

Monique Pinçon-Charlot. Oui, ce débat est totalement faussé. Le déficit et la dette sont des armes économiques et idéologiques. Les néolibéraux s’en servent pour accélérer leur agenda politique et balayer les droits sociaux sur la planète. Tous les bénéfices de la planète finance reviennent aux trois quarts aux financiers, mais c’est au contribuable qu’on demande de rembourser. Avec eux, c’est « face je gagne, pile tu perds ! ». Le système est fait par l’oligarchie financière, il fonctionne pour elle et nous sommes arrivés à un point où la question se pose de soigner l’addiction à l’argent des plus riches.

Que préconisez-vous pour retrouver un cercle plus vertueux dans le partage de la richesse ?

Monique Pincon-Charlot. Déjà, que les riches payent leurs impôts. Le système fiscal doit être revu pour être, non pas dégressif comme aujourd’hui, mais profondément progressif. Le travail est de loin le revenu le plus taxé en France, bien plus que le patrimoine ou le capital. Nous pensons qui faudrait imposer tous les types de revenus, avec un prélèvement à la source, du plus bas, au plus haut. Dans notre système, la TVA serait supprimée et la dernière tranche serait taxée à 95 %.

Le débat s’accélère aussi sur les niches fiscales. Les supprimer ferait rentrer de l’argent dans les caisses…

Monique Pinçon-Charlot. Il faut mettre fin à toutes les stratégies d’optimisation fiscales que nous, sociologues, appelons du vol légal. Pour ramener le déficit public de la France à 3 % en 2013, si tant est que ce soit la principale question posée au pays, ce dont je doute, il faut trouver 95 milliards d’euros. Parmi les enveloppes disponibles, il est possible de piocher dans les 500 niches fiscales qui représentent 75 milliards d’euros. C’est la partie connue du débat. Ce qui l’est moins, et cela fait partie des petites surprises que nous réservons dans la version réactualisée de notre livre (1), concerne par exemple les 80 milliards d’euros comptabilisés dans les modalités particulières de calcul de l’impôt (MDPCI). Le bouclier fiscal est une niche fiscale qui n’a jamais été classée comme telle. Il est rangé dans les MDPCI. On peut faire passer beaucoup de sommes d’une ligne à l’autre. Il y a aussi beaucoup d’argent disponible dans les paradis fiscaux. Une société financière estimait en 2007 que les avoirs non déclarés de Français en Suisse se chiffrent à 80 milliards d’euros (seuls 2 milliards sont déclarés). Sans compter la boîte noire des paradis fiscaux… Les sommes en jeu sont astronomiques.

À la fête de l’huma

Une version réactualisée du Président des riches sort en librairie le 15 septembre. Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon seront présents au village du livre de la Fête de l’Humanité dès vendredi après-midi jusqu’à dimanche soir. Ils seront aussi parmi les invités d’honneur des Amis de l’Humanité, samedi à 15 heures.

(1) Le président des riches, enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Édition Poche La Découverte, 9,50 euros.
En librairie le 15 septembre.

Entretien réalisé par 
Paule Masson



Morale de l'Histoire...:"SI LES FRANCAIS PAYENT LA NOTE ON VEUT BIEN PAYER LE POURBOIRE !"


Comme le disait un dessin du canard enchainé faisant parler les patrons :"SI LES FRANCAIS PAYENT LA NOTE ON VEUT BIEN PAYER LE POURBOIRE !" Bien alors...


Salutations communistes
W catharos
« Modifié: 24 août 2011 à 13:45:01 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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le Capitalisme a échoué !
« Réponse #1 le: 24 août 2011 à 19:21:17 »
Salut camarades,

En réponse aux décisions du gouvernement et le tournant supplémentaire vers l'austérité et la rigueur, le tract diffusé par La Riposte, sur cette question importante...

Le capitalisme a échoué !
24-08-2011

http://www.lariposte.com/nouveau-tract-le-capitalisme-a,1665.html

Deux ans après la crise de 2008-2009, les grandes puissances risquent de replonger dans la récession. Au « mieux », elles connaîtront la stagnation. Au deuxième trimestre 2011, la croissance des Etats-Unis a nettement ralenti, pendant que les économies française et allemande faisaient du surplace. Ceci aura des conséquences très sérieuses pour des millions de jeunes et de travailleurs du monde entier. En France, les mauvais chiffres se succèdent : contraction de l’industrie, hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat… Or, la « reprise » de 2010 n’avait pas même commencé à effacer les fortes hausses de chômage enregistrées en 2008 et 2009.

En réponse à la crise, le gouvernement Sarkozy annonce des coupes supplémentaires dans les budgets sociaux. Après avoir creusé la dette publique en versant des milliards d’euros dans les coffres des banques et des multinationales, le gouvernement présente l’addition à la masse de la population. En même temps, la classe dirigeante s’inquiète de la réaction des travailleurs. Elle a observé avec angoisse les explosions sociales en Espagne, en Grèce, en Israël, au Chili et dans le monde arabe. Elle redoute, à juste titre, que la même chose se produise en France. Aussi promet-elle que les riches seront mis à contribution. « Taxez-nous ! », osent proclamer des patrons du CAC 40 qui, depuis des années, bénéficient de milliards d’euros d’exonérations fiscales. Le but de ces déclarations hypocrites –comme de l’annonce d’une « taxe sur les transactions financières » – est de faire passer la pilule de l’austérité drastique qui se prépare.

Une puissante riposte syndicale doit être organisée. Mais il faut aussi poser la question : qui doit diriger la société ? Les milliardaires qui pillent l’économie et la plongent dans le chaos – ou les salariés, qui produisent toutes les richesses du pays ? Les idées du socialisme révolutionnaire doivent être remises au cœur de la gauche et du mouvement syndical. Il faut lier la lutte pour des réformes à la nécessité d’arracher les principaux leviers de l’économie – banques, grande industrie, grande distribution – des mains des capitalistes, pour les placer fermement sous le contrôle des salariés et de la population en général. Il ne suffit pas de « taxer » les patrons milliardaires : il faut les exproprier. Seule une planification démocratique et rationnelle de l’économie permettra d’en finir avec la misère, les humiliations et les inégalités engendrées par le système capitaliste.

La Riposte
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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