Auteur Sujet: L'obsolescence programmée, un gaspillage de masse  (Lu 273 fois)

Hors ligne maiszeus

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L'obsolescence programmée, un gaspillage de masse
« le: 10 juin 2011 à 16:45:27 »


 

L'obsolescence programmée est un moyen qui consiste à réduire la durée de vie d'un produit vendu sur le marché du commerce, en employant des techniques avancées plus ou moins brutes.

Cette pratique permet de pousser, en quelque sorte, le client à consommer toujours plus.
Un peu d'histoire

> En 1925, les ampoules électriques que nous achetions pouvaient avoir une durée de vie allant jusqu'à 2 500 heures.
> > >  Deux ans plus tard, la durée de vie de ces ampoules s'était réduite à 1 000 heures. C'est en voyant leurs chiffres d'affaires chuter que les constructeurs ont alors cherché le moyen de le redresser.
> > >  Et lorsqu'ils se sont rendu compte que vendre des produits de qualité ne suffisait plus, ils ont trouvé le moyen de limiter la durée de vie d'un produit afin de pousser les consommateurs à acheter.
> > >  Il en résulte une hausse du chiffre d'affaire, engendrée par la mort prématurée des produits des consommateurs.
> > >  Pourtant à la même époque, alors qu'on se lançait à peine dans cette recherche qui pousse à la consommation, des brevets ont été déposés sur des ampoules qui avaient des durées de vie de plus de 100 000 heures.
> > > Mais ces brevets sont tombés dans l'oubli, ou ont été rachetés par d'importantes sociétés qui craignaient pour leurs parts de marché.
> > >  Actuellement, Ce n'est donc pas par hasard si notre société consomme toujours de plus en plus, puisque l'obsolescence programmée est devenue complètement banale.
> > >  Les constructeurs n'hésitent plus à limiter la durée de vie de leur produit, et ce par des moyens parfois inimaginables.
> > >   Un cas très courant :
celui de l'imprimante jet d'encre

>
> > >  Un informaticien possédant une imprimante Epson, lorsque celle-ci a brusquement cessé de fonctionner, s'est rendu compte que la durée de vie d'une imprimante était fixée dès le départ par les ingénieurs.
> > >  Après quelques recherches sur le net, il a vu qu'il n'était pas le seul à avoir ce problème.
> > >  Il s'est alors lancé dans une enquête qui l'a amené à contacter le service client et à se rendre dans divers magasins pour faire réparer son imprimante.
> > >  Mais les réponses qu'il reçut étaient surprenantes : tous lui ont répondu qu'il était préférable d'acheter une nouvelle imprimante, car cela revenait à moins cher.
> > >  Toutefois, il ne s'est pas laissé décourager et a surfé sur des forums à la recherche d'une solution.
> > >  Puis, il a finalement trouvé une réponse à son problème : une puce EEPROM qui mémorise le nombre de pages imprimées (en l'occurrence 18 000, pour son imprimante).
> > >  Une fois ce nombre dépassé, l'imprimante se bloque automatiquement : elle n'imprime plus rien et affiche le message « une pièce de l'imprimante doit être changée ».
> > >  En cherchant encore un peu, il a découvert un petit logiciel libre russe qui lui a permis de remettre ce compteur à 0.
> > >  Une fois le logiciel exécuté, son imprimante s'est remise à fonctionner sans problème.>
> > >  Morale de l'histoire> Les constructeurs ont trouvé un moyen très simple, très efficace et surtout très peu coûteux pour eux (de l'ordre de la dizaine de centimes d'euros) d'augmenter leur chiffre d'affaires en insérant cette puce qui bloque l'imprimante après un nombre d'utilisation défini au préalable.
> > >  Ainsi, le consommateur est obligé de surconsommer en changeant son imprimante régulièrement.>
> > > L'iPod, un autre cas
> > >
> > >  Combien d'entre vous ont eu la malchance de voir la batterie de leur iPod rendre l'âme ? La durée de vie de la batterie est en effet définie par les ingénieurs pour seulement 18 mois.
> > >  Ce problème récurrent fut démantelé par des manifestations de personnes dans les rues aux États-Unis. Si bien que certains ont osé intenter un procès contre Apple.
> > >  De plus, avant le procès, quand on appelait le service technique d'Apple, on nous répondait gentiment que changer la batterie n'était pas possible et qu'il fallait acheter un nouvel iPod.
> > > Finalement, après le procès, Apple a mis en place un service qui s'occupe de changer les batteries et a dédommagé les plaignants.
> > > Le gagnant dans l'histoire, ?
> > >  C'est Apple, car les batteries ont toujours cette même durée de vie et un service de changement de ces dernières, qui rapporte encore plus d'argent à Apple.>
> > > D'autres exemples
> > >  Il y a vraiment beaucoup d'autres exemples. On peut citer les cartes SD dans les appareils photo qui peuvent également contenir des puces mémorisant le nombre de photos prises et qui tombent volontairement en panne après le quota dépassé. Ou encore, les cartouches d'encre qui elles aussi contiennent une petite puce qui empêche leur rechargement.
> > >  Certes, pour l'économie, l'obsolescence programmée est parfaite.
> > >  Mais qu'en est-t-il pour le consommateur ? Ne serait-t-il pas plus facile de pouvoir recharger ses cartouches d'encre autant qu'on le souhaite, de pouvoir garder son imprimante plusieurs années ou encore de ne pas être obligé d'acheter un iPod tous les 18 mois ?
> > >
> > >  Le concept de l’obsolescence programmée n’est pas seulement lié aux appareils qui tombent intentionnellement en panne, mais aussi au fait d’acheter un nouvel ordinateur par exemple (plus récent, plus puissant) ou encore une nouvelle voiture (moins polluante, plus belle).
> > >  Ce principe peut donc s’appliquer à bien des exemples dans notre vie quotidienne, où les équipements ont toujours une petite pièce (toujours très chère) qui rend l’âme ce qui les conduit à la poubelle.
> > >
> > >  Les conséquences
> > > À cause de cette surconsommation, les pays du tiers-monde deviennent les poubelles de la planète.
> > >  Tous nos déchets (ordinateurs, iPods, etc.) leurs sont envoyés. Certains appareils sont récupérés car encore en état de marche et tous les autres sont jetés dans des grandes décharges, souvent illégales, qui polluent excessivement.
> > >  Notre planète n'est pas une corne d'abondance. Ce « slogan » n'effraye en rien les constructeurs qui continuent à alimenter cette civilisation basée sur le gaspillage.
> > > Ce dernier qui entraine une modification radicale de l'environnement et qui laisse à nos futures générations un monde déchiré par l'avidité de certains.
> > >  En conclusion
> > >  Le concept d'obsolescence programmée est donc un concept ingénieux car il pousse à la consommation et cela est bénéfique pour la croissance économique.
> > >  Cependant, depuis les années 1980, de nouvelles questions se posent, notamment sur l'écologie et le gaspillage.
> > > Alors que va devenir l'obsolescence programmée, va-t-elle continuer à être présente dans tous nos produits ou va-t-elle tendre à disparaitre ?

 Serons-nous épargnés par ce monstre qui dévore nos frêles ressources naturelles ?

Ou bien saurons-nous agir à temps afin d'éviter des catastrophes aussi bien économiques, ethniques et naturelles ?

Mais ne vous en faites pas on est à donf dans le développement durable…
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne Conan

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Re : L'obsolescence programmée, un gaspillage de masse
« Réponse #1 le: 12 juin 2011 à 05:53:15 »
L'ignorance des consommateurs a des conséquences délirantes sur ce marché . Beaucoup de gens redoutent que leur imprimante passe l'arme à gauche s'ils remplacent l'encre du constructeur à   2400 € le litre par une encre à 24 € le litre à shooter à la seringue




Sympa, hein ! , le litron à 24 €  la bête !

C'est ici:
http://www.patronenhandel.de/shop/advanced_search_result.php?keywords=Patrone+oder+Drucker&x=6&y=7

Faut quand même pas abuser en tirage papier . Cà coûte le papier et sa production nécessite encore un retraitement pour dépolluer l'eau utilisée à la fabrication , avant rejet . Mais bientôt , le procédé non polluant sera ùmis au point.

Et nos forêts ?  Heu çà , c'est une histoire à dormir debout entretenue par les boîtes qui veulent faire l'économie d'envoi de leur facture papier en se contentant d'une feuille virtuelle en mail. En Europe , l'usage de papier n'est absolument pas destructeur de forêts . La fabrication du papier utilise surtout du bois d'élaguage De plus , tout arbre supprimé doit être remplacé , c'est la loi et elle est respecté. Le seul pays qui détruit les forêts en Europe comme en Asie , c'est la Russie.

Ils en ont tellement sur leur immense territoire ,  qu'ils s'en tapent complètement des destructions de forêts . Ce faisant ils oublient qu'elles font partie de l'éco-système planétaire et ne concernent pas qu'eux , leurs forêts.

La destruction des forêts s'accélère , hélas , mais le papier n'est absolument pas fautif .
En Indonésie , c'est l'huile de palme qui détruit les forêts et les oran-outangs qui vivent dedans . En effet , les forêts y sont remplacées par les palmiers nains qui produisent l'huile de palme . Unilever en met partout dans ses soupes et bien d'autres produits , entre autres des produits bios . Souvent le nom est masqué , mais quand on lit "graisse végétale " , il s'agit assurément d'huile de palme , un corps gras particulièrement nocif pour la santé , bien pire que le saindoux. En Indonésie l'huile de palme fait de la tune à courte vue , parce que les palmiers nains incapables de les retenir conduisent à une désetification des sols . En occident la raison de l'utilisation massive de cette huile est très simple , c'est la moins chère. 

 En Amazonie et en Afrique  , la forêt est victime de l'utilisation croissante de bois exotiques  en occident   , surtout de la fabrication de meubles en bois durs . On en produit de plus en plus pour le mobilier de jardin , par exemple.                                   


« Modifié: 12 juin 2011 à 13:51:26 par Conan »

Hors ligne gaut

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Re : L'obsolescence programmée, un gaspillage de masse
« Réponse #2 le: 15 juin 2011 à 14:28:31 »
Tout à fait d'accord avec maiszeus et ça je peux l'observer tous les jours sur mon lieu de travail. Je travail dans l'industrie, développement et fabrication de radar de surveillance aérienne civile et militaire (enfin pour ce qui reste de fabrication) et le problème de l'obsolescence des composants est une problématique sérieuse.
Un radar n'est pas un objet de consommation ordinaire comme peut l'être un téléphone portable, un ordinateur... Il est vendu pour avoir une durée de vie très importante mais évidemment, il arrive des pannes sur certain module du radar au bout d'un certain temps (18 mois, 5ans, 10 ans, 20ans et plus) et lorsque le(s) composant(s) responsable de la panne n'existe plus sur le marché et que nos stocks sont épuisés nous sommes obligés de développée un nouveau module avec des composants actuelles, donc obligé d'avoir des personnes spécialisés dans ce domaine qu'on appelle traitement d'obsolescence.
Finalement faire marcher la mécanique capitaliste

D'ailleurs on peut voir le problème de la consommation perpétuelle également en agriculture avec les OGM.
Pendant longtemps j'ai cru que les OGM servait à avoir des rendements supérieurs, jusqu'à ce que je découvre qu'ils n'avaient pour but de résoudre des problèmes de rendement ou de maladie mais à stérilisé des espèces.
Par exemple avec le maïs qui donnais lui même sa propre graine pour pouvoir replanter la saison suivante désormais l'agriculteur doit racheter les graines chez le semencier car son maïs est incapable de se perpétuer naturellement ainsi le semencier bénéficie de "l'obsolescence" de sa plante et revend chaque année ces graines technologiques. Bien évidemment si on fait cohabiter une espèce OGM et une espèce non OGM le résultat de la pollinisation donnera une semence stérile, ainsi l'agriculteur non OGM se retrouvera sans semence l'année d'après avoir planté ces nouvelles semences, qui plus est sera redevable d'une amende auprès du semencier car utilisant la technologie de ce dernier sans avoir payé la licence. La licence oui car avec la sacro-sainte propriété privée (intellectuelle dans ce cas) non seulement on paye la matière physique (la graine) mais aussi le droit d'utilisé une technologie, une invention. Nous allons vers un monde de plus en plus stérilisé ou pour que la nature puisse se perpétuer elle a recours aux multinationales (Monsonto) qui disposant des brevets s'octroie le monopole de la vente pour l'agriculture mais aussi la propriété des espèces végétales. Le capitaliste se retrouve face un concurrent des plus redoutable pour sa sainte croissance, la gratuité (en argent) de la nature