"Un conseil ouvrier ?"
Où les décisions sont prises démocratiquement par les ouvriers. Apparus lors de la révolution de 1905 et réprimés par le Tsar, ils se reforment en février 1917 pendant la guerre impérialiste où les mencheviks et les socialistes révoluionnaires sont majoritaires et participent en même temps au gouvernement qui continue le carnage et maintient les privilèges (avec un prince à la tête du gouvernement au départ).
Le mot d'ordre des bolchevik qui a été immédiatement réalisé est "paix immédiate, tout le pouvoir aux soviets, toute la terre aux paysans". Je voudrais savoir ce qui te pose le plus problème là-dedans. en tout cas c'est de ça que les bolcheviks sont les instigateurs, mais je t'accorde que la révolution aurait pu avorter sans Lénine et les ouvriers se faire écraser.
Par la suite la tâche essentielle pendant la guerre civile était de défendre le pouvoir des soviets contre la restauration tsariste.
L'appropriation du pouvoir par Lénine et ses acolytes.
Lénine décrivait lui-même l'état comme "un état ouvrier présantant des déformations bureaucratiques", il a combattu pendant la fin de sa vie ces déformations, et mis en garde contre Staline dans son testament.
Quant à ses "acolytes", ils ont été à peu près tous exécuté par la dictature staliniste.
"Appropriation du pouvoir" Ce n'est qu'une formule choc et cela ne correspond pas du tout au processus réel. Les véritable causes de la dégénérescence bureaucratique se trouve dans l'isolement de la révolution dans un pays arriéré, pas dans le monde des idées.
Je ne sais pas pourquoi tu qualifie ce que dit Engels d'hédonisme ni en quoi cela constitue une critique.
Ok, mais n'importe qui qui a une activité indépendante est "un défenseur du capitalisme".
Je ne comprend pas d'où sort ce postulat et je ne voulais pas m'embarquer dans trop de détails c'est pourquoi j'ai parlé des "défenseurs intéressés" du capitalisme, ensuite l'introduction de "l'activité indépendante" est encore une manière de dire gratuitement que les communistes sont les ennemis de la liberté.
Tout dépend ce qu'on appelle capitalisme. Les atrocités ne sont pas le fait des petits capitalistes, mais des grands capitalistes.
En fait c'est le système dans son ensemble qui est néfaste et les petits capitalistes ne sont pas exempt de tout reproche.
Non, la liberté est de pouvoir faire des choses, le libre-arbitre est de pouvoir déterminer soi-même ce que l'on pense et déterminer les meilleurs options pour soi-même ou pour les autres. La liberté a un intérêt justement quand on a le libre arbitre, et non pas quand on suit aveuglément des passions ou qu'on se fait manipuler.
Le libre-arbitre c'est la considération selon laquelle la décision de faire telle chose ou telle autre se forme par génération spontannée dans le cerveau. La liberté réelle consiste à savoir ce qui détermine tes pensées et ta vie, et en prendre compte pour ton action. Si tu réfléchis une minute, tu trouvera que pas un seul de tes actes n'a été accompli en vertu de la volonté pure de ton esprit "indépendant des conditions matérielles".
A titre d'exmple, cmment es-tu parvenu à ce concept de liberté?
Enfin le texte que tu nous a mis sous les yeux est un exemple typique de défenseur intéressé du capitalisme.
1) Il n'y a pas de dichotomie entre capital industriel et capital financier, qui existait déjà du temps de Marx
2) Le développement du capital financier a été analysé par Lénine en 1916 dans L'impérialisme stade suprème du capitalisme, livre d'une actualité brulante tout comme le manifeste de Marx qui anticipe la mondialisation
3) Ce qui a été fait en Russie ce n'est pas "son système" ("le communisme n'est pas un idéal sur lequel la réalité doit se régler") mais comme je l'ai un peu expliqué l'aboutissement d'un processus historique qui a fait céder le capitalisme à son maillon le plus faible selon l'expression.
4)Si les révolutions dans toute l'Europe au sortir de la guerre n'avaient pas été écrasées dans le sang par les bourgeois que cet auteur défend, il en aurait été autrement.
5)Cependant le constat sur lequel se base cet échaffaudage absurde est vrai: Marx s'est trompé dans ses perspectives de renversement du capitalisme dans les pays industrialisés. Les capitalistes sont pour leur part incapable de faire un pronostic correct d'une année sur l'autre.
6)Deux citations suffiront à démontrer l'absurdité totale du 2ème paragraphe, le premier élément est:
La loi de la baisse progressive du taux du profit ou de l'appropriation décroissante de la plus-value eu égard à la quantité de travail matérialisé mis en œuvre par le travail vivant
Marx, Le Capital, livre III
C'est quand même un comble de dire que la théorie de Marx est invalidée par l'un de ses éléments constitutifs que les bourgeois ont nié à la base.
Ensuite
En effet, depuis 1825, date où éclata la première crise générale, la totalité du monde industriel et commercial, la production et l'échange de l'ensemble des peuples civilisés et de leurs satellites plus ou moins barbares se détraquent environ une fois tous les dix ans. Le commerce s'arrête, les marchés sont encombrés, les produits sont là aussi en quantités aussi massives qu'ils sont invendables, l'argent comptant devient invisible, le crédit disparaît, les fabriques s'arrêtent, les masses travailleuses manquent de moyens de subsistance pour avoir produit trop de moyens de subsistance, les faillites succèdent aux faillites, les ventes forcées aux ventes forcées. L'engorgement dure des années, forces productives et produits sont dilapidés et détruits en masse jusqu'à ce que les masses de marchandises accumulées s'écoulent enfin avec une dépréciation plus ou moins forte, jusqu'à ce que production et échange reprennent peu à peu leur marche. Progressivement, l'allure s'accélère, passe au trot, le trot industriel se fait galop et ce galop augmente à son tour jusqu'au ventre à terre d'un steeple chase complet de l'industrie, du commerce, du crédit et de la spéculation, pour finir, après les sauts les plus périlleux, par se retrouver... dans le fossé du krach [4]. Et toujours la même répétition. Voilà ce que nous n'avons pas vécu moins de cinq fois déjà depuis 1825, et ce que nous vivons en cet instant (1877) pour la sixième fois. Et le caractère de ces crises est si nettement marqué que Fourier a mis le doigt sur toutes en qualifiant la première de crise pléthorique.
Engels, Anti-Dühring
Là où ce Quigley voit l'enrichissement progressif du prolétariat, le marxisme voit sa paupérisation relative et dans la mesure où c'est un système mondialisé, sa paupérisation absolue (1 milliard de personnes souffrent de la faim aujourd'hui).
En outre le prolétariat est de plus en plus nombreux en France le salariat représente 91% de la population active (il faut retrancher quelques bourgeois notoires dans le total mais pas tout ceux qui ne correspondent pas au mineur en bleu de travail).
Désolé, pas j'ai pas eu le temps de voir l'avertissement