Auteur Sujet: Baraques célèbres  (Lu 382 fois)

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Baraques célèbres
« le: 18 avril 2011 à 13:37:44 »
Maison natale de Staline à Gori



Il y a de la triche , hein !  Le Jojo l'a fait transformer en palais , sans doute pour ne plus être considéré comme un prolo dans la haute du parti bolchevik .

Comme çà la baraque des parents du Léon à Kherson , est carrément surclassée



N'empêche que là aussi , il y a  de la place pour loger des SDF !

Et voici le restaurant Restaurant "La Closerie des Lilas" au 171 boulevard Montparnasse , à Paris



Le caractère prolétarien de l'établissement est certes un peu masqué
 , mais c'est néanmoins là qu'en 1910 , Lénine jouait aux échecs
avec Trotsky et Apollinaire.

Attention aux prix , pas du tout prolétariens . C'est le coup de masse.




Là , c'est la très belle propriété des Lafargue ( Paul Lafargue et Laura Marx )
au 108 Boulevard  Henri Barbusse à Draveil . Lénine et Kroupskaïa y sont venus les voir parce que Volodia voulait à tout prix voir la fille de Marx




Laura Marx

« Modifié: 25 avril 2011 à 10:18:49 par Conan »

Hors ligne W catharos

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Baraques célèbres : Trotsky&Staline
« Réponse #1 le: 01 août 2011 à 15:03:23 »
Salut camarades,

Commentaires sur les deux premières photographies de Conan
et descriptions des dites Baraques célèbres : Trotsky&Staline
:

Quant à la maison de la famille du jeune lossif (futur Koba/Staline), son camarade de classe D. Gogokhia, à Gori, livre un témoignage que l'on retrouve dans le Staline de Trotsky, et en donne une description assez précise...

http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/staline/lt_stal03.htm#sdfootnote1sym

"Les rues tortueuses, les habitations espacées, les vergers faisaient ressembler Gori à un grand village. Les maisons des pauvres y différaient peu, en tout cas, de celles des paysans. Les Djougachvili occupaient une vieille maison en torchis, aux coins renforcés de briques, dont le toit recouvert de sable laissait depuis longtemps passer le vent et la pluie.

Un ancien camarade d'école de lossif, D. Gogokhia, décrit en ces termes l'intérieur de cette famille : « La chambre n'avait pas plus de neuf archines carrées [1] et était à côté de la cuisine. On y entrait de plain­-pied, du dehors; le sol en était recouvert de briques. Une petite fenêtre y laissait pénétrer une lumière parcimonieuse. Une petite table, un tabouret, et un divan, une sorte de lit pliant, couvert d'une tchilopa, une natte de paille, en formaient tout le mobilier » La vieille machine à coudre bruyante de la mère s'y ajouta par la suite."


[1] Neuf archines carrées font quatre mètres carrés et demi, ce qui paraît peu. Un carré de neuf archines de côté donnerait quarante et un mètres carrés, ce qui serait beaucoup. (N.D.T.)

Il est clair que le jeune Djougachvili, surnommé Sosso, a vécu son enfance dans une misère noire, d'un père sabotier inculte, violent et alcoolique, d'une mère soumise, même s'il a pu écrire qu'il avait eu une enfance comme les autres enfants de son époque (ce qui est vrai pour beaucoup), contrairement à Trotsky qui écrivait dans Ma vie ces commentaires :

"Mon enfance à moi n'a connu ni la faim ni le froid. Au moment où je suis né, la famille de mes parents possédait déjà une certaine aisance. Mais c'était le bien-être rigoureux de gens qui sortent de l'indigence pour s'élever et qui n'ont pas envie de s'arrêter à moitié chemin. Tous les muscles étaient tendus, toutes les idées dirigées dans le sens du travail et de l'accumulation.

Dans ce genre d'existence, la place réservée aux enfants était plus que modeste. Nous ne connaissions pas le besoin, mais nous n'avons pas connu non plus les largesses de la vie, ni ses caresses. Mon enfance n'a pas été pour moi une clairière ensoleillée comme pour l'infime minorité; ce ne fut pas non plus la caverne de la faim, des coups et des insultes, comme il arrive à beaucoup, comme il arrive à la majorité. Ce fut une enfance toute grisâtre, dans une famille petite bourgeoise, au village, dans un coin perdu, où la nature est large, mais ou les moeurs, les opinions, les intérêts sont étroits, étriqués."


Quant à comparer les habitations des jeunes Trostky et Staline, voilà la description que fait de la sienne L. D Bronstein à Ianovka dans le district d'Élisavetgrad de la gouvernement de Kherson :

http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/mavie/mv03.htm

"Nous habitions la maisonnette de terre maçonnée qui avait été bâtie par le vieux colonel. Le toit était de chaume. Il y avait d'innombrables nids de moineaux sous l'avance du toit.

Les murs, du côté extérieur, étaient profondément fendillés et, dans les fentes, des couleuvres faisaient leur nid. On les prenait parfois pour des vipères et on versait dans les trous de l'eau bouillante du samovar, mais sans aucun résultat. Par les grandes pluies, l'eau coulait des plafonds bas, surtout dans l'entrée: on mettait sur le sol de terre battue de la vaisselle, des cuvettes.

Les chambres étaient petites, les fenêtres à moitié aveugles; dans les deux chambres à coucher et dans la chambre des enfants, on marchait sur de la glaise et là, les puces se multipliaient. Dans la salle à manger, on avait fait un plancher que l'on frottait, une fois par semaine, avec du sable jaune. Dans la principale chambre, dont la longueur était de huit pas et qu'on appelait pompeusement la salle, le plancher était ciré. C'est là qu'on logeait la colonelle."


Mais en faisant un brin d'humour, rien à voir avec une opposition du genre Amicalement Vôtre entre d'une part un aristocrate, ou un homme d'affaires sorti des bas-fonds, si les deux hommes ne viennent pas du même milieu, il n'y a pas d'opposition de nature de classe, attachés à la ruralité, ils n'appartiennent pas aux classes possédantes, la vie donnait les conditions sociales d'une certaine révolte.

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 01 août 2011 à 15:17:43 par W catharos »
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Re : Baraques célèbres
« Réponse #2 le: 21 septembre 2011 à 01:21:54 »
Désolé mon cher Wilhelm , mais ces propos de Trotsky cherchent manifestement à minimiser l'aisance financière de sa famille . Le père de Trotsky avait fait fortune dans le commerce des grains . Il exploitait 400 hectares , les 100 ha dont il était propriétaire plus trois cent autres qu'il louait . Il y avait un certain nombre d'ouvriers agricoles et du personnel de maison . A l'époque les ouvriers agricoles souvent embauchés juste pour la moisson , coupaient le blé à la faux . Ce n'était pas rapide , mais ils ne coûtaient pas cher , les riches les payaient avec un lance-pierre.

Avec 400 ha de blé , tu as beaucoup plus que les moyens d'investir dans les équipements de séchage des grains . Par conséquent tu peux stocker , vendre quand le cours est élevé , et te faire des couilles en or comme le papa de Trotsky.

Hors ligne Delapaille

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Re : Baraques célèbres
« Réponse #3 le: 21 septembre 2011 à 07:45:23 »
C'est surement pour ça qu'il eu la chance de faire des études dans cette Russie arriérée.

On peut également mettre à son crédit d'avoir eu connaissance du statut des travailleurs exploité, et au lieu de prendre le flambeau de ses parents d'avoir décidé de mettre fin à cette exploitation, au risque et au prix de sa propre vie, et de celle de sa famille !!!

Fraternellement,

PASCAL C.

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Re : Baraques célèbres
« Réponse #4 le: 21 septembre 2011 à 22:34:24 »
Dans "Ma vie" , il y a des passages où il fait comprendre que le personnel n'était pas très bien traité chez ses parents . Il avait d'évidence une relation conflictuelle avec son père.

J'suis pas sûr qu'il ait  poursuivi des études en Russie , après avoir  abandonné en 1896 celles qu'il faisait à Odessa , en Ukraine . Il parlait l'ukrainien ( ainsi que le russe et le yiddish ), néanmoins il lui a fallu du temps pour réaliser qu'il n'était pas tout-à-fait grand russe et opter pour l'indépendance de l'Ukraine, en 1939.

« Modifié: 21 septembre 2011 à 22:54:30 par Conan »