Salut camarades,
Commentaires sur les deux premières photographies de Conan
et descriptions des dites Baraques célèbres : Trotsky&Staline :
Quant à la maison de la famille du jeune lossif
(futur Koba/Staline), son camarade de classe
D. Gogokhia, à Gori, livre un témoignage que l'on retrouve dans le
Staline de Trotsky, et en donne une description assez précise...
http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/staline/lt_stal03.htm#sdfootnote1sym"Les rues tortueuses, les habitations espacées, les vergers faisaient ressembler Gori à un grand village. Les maisons des pauvres y différaient peu, en tout cas, de celles des paysans. Les Djougachvili occupaient une vieille maison en torchis, aux coins renforcés de briques, dont le toit recouvert de sable laissait depuis longtemps passer le vent et la pluie.
Un ancien camarade d'école de lossif, D. Gogokhia, décrit en ces termes l'intérieur de cette famille : « La chambre n'avait pas plus de neuf archines carrées [1] et était à côté de la cuisine. On y entrait de plain-pied, du dehors; le sol en était recouvert de briques. Une petite fenêtre y laissait pénétrer une lumière parcimonieuse. Une petite table, un tabouret, et un divan, une sorte de lit pliant, couvert d'une tchilopa, une natte de paille, en formaient tout le mobilier » La vieille machine à coudre bruyante de la mère s'y ajouta par la suite."[1] Neuf archines carrées font quatre mètres carrés et demi, ce qui paraît peu. Un carré de neuf archines de côté donnerait quarante et un mètres carrés, ce qui serait beaucoup. (N.D.T.)Il est clair que le jeune Djougachvili, surnommé
Sosso, a vécu son enfance dans une misère noire, d'un père sabotier inculte, violent et alcoolique, d'une mère soumise, même s'il a pu écrire qu'il avait eu une enfance comme les autres enfants de son époque
(ce qui est vrai pour beaucoup), contrairement à Trotsky qui écrivait dans
Ma vie ces commentaires :
"Mon enfance à moi n'a connu ni la faim ni le froid. Au moment où je suis né, la famille de mes parents possédait déjà une certaine aisance. Mais c'était le bien-être rigoureux de gens qui sortent de l'indigence pour s'élever et qui n'ont pas envie de s'arrêter à moitié chemin. Tous les muscles étaient tendus, toutes les idées dirigées dans le sens du travail et de l'accumulation.
Dans ce genre d'existence, la place réservée aux enfants était plus que modeste. Nous ne connaissions pas le besoin, mais nous n'avons pas connu non plus les largesses de la vie, ni ses caresses. Mon enfance n'a pas été pour moi une clairière ensoleillée comme pour l'infime minorité; ce ne fut pas non plus la caverne de la faim, des coups et des insultes, comme il arrive à beaucoup, comme il arrive à la majorité. Ce fut une enfance toute grisâtre, dans une famille petite bourgeoise, au village, dans un coin perdu, où la nature est large, mais ou les moeurs, les opinions, les intérêts sont étroits, étriqués."Quant à comparer les habitations des jeunes Trostky et Staline, voilà la description que fait de la sienne L. D Bronstein à Ianovka dans le district d'Élisavetgrad de la gouvernement de Kherson :
http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/mavie/mv03.htm"Nous habitions la maisonnette de terre maçonnée qui avait été bâtie par le vieux colonel. Le toit était de chaume. Il y avait d'innombrables nids de moineaux sous l'avance du toit.
Les murs, du côté extérieur, étaient profondément fendillés et, dans les fentes, des couleuvres faisaient leur nid. On les prenait parfois pour des vipères et on versait dans les trous de l'eau bouillante du samovar, mais sans aucun résultat. Par les grandes pluies, l'eau coulait des plafonds bas, surtout dans l'entrée: on mettait sur le sol de terre battue de la vaisselle, des cuvettes.
Les chambres étaient petites, les fenêtres à moitié aveugles; dans les deux chambres à coucher et dans la chambre des enfants, on marchait sur de la glaise et là, les puces se multipliaient. Dans la salle à manger, on avait fait un plancher que l'on frottait, une fois par semaine, avec du sable jaune. Dans la principale chambre, dont la longueur était de huit pas et qu'on appelait pompeusement la salle, le plancher était ciré. C'est là qu'on logeait la colonelle."Mais en faisant un brin d'humour, rien à voir avec une opposition du genre
Amicalement Vôtre entre d'une part un aristocrate, ou un homme d'affaires sorti des bas-fonds, si les deux hommes ne viennent pas du même milieu, il n'y a pas d'opposition de nature de classe, attachés à la ruralité, ils n'appartiennent pas aux classes possédantes, la vie donnait les conditions sociales d'une certaine révolte.
Fraternellement,
W catharos