Auteur Sujet: une nouvelle association : V.A.R.  (Lu 2110 fois)

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une nouvelle association : V.A.R.
« le: 18 mai 2005 à 18:03:01 »
Salut à tous,

Ce message pour annoncer la création d'une nouvelle association politique : Valeurs et Actions Républicaines.

- notre site : http://perso.wanadoo.fr/quefaire/

- nos positions : http://perso.wanadoo.fr/quefaire/ProjetRepublicain.htm

- nos principes : http://perso.wanadoo.fr/quefaire/VAR.htm

Hors ligne bruno

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une nouvelle association : V.A.R.
« Réponse #1 le: 19 mai 2005 à 14:30:13 »
Bonjour

C'est la deuxième fois que vous nous invitez a vous découvrir via le forum de la riposte. Comme l'avais précedemment remarqué Greg Oxley votre approche marxiste et républicaine est assez paradoxale car symptomatique d'un replis assez chauvin vers une conception idéalisé de la république (la française) et l'idée d'Etat Nation.
En effet les Marxistes ont depuis longtemps compris que l'état nation, n'etais que la forme historique donné du capitaliste européen du 18-19 et 1ere moitié du 20 siècle, et que cette forme serais amené à devenir obsolette devant l'organisation mondial du capitalisme, choix mondialiste lié aux profits et intégration économiques mondiales elles mêmes dûes aux luttes que se livres les capitalistes entres eux.

Il ne s'agit en aucun cas d'une forme de sociéte universel, car nous observons de nos jours les débuts même de son dépassement effectif.
Cette réalité observés et analysé par Marx, à conduit sa réflexion dans le sens de l'internationalisme, pas une simple solidarité international, mais celle d'un monde interconnecté, interdépendant, et donc de la conception du socialisme internationaliste.

Ceci etant dis je me permet de citer votre critique du marxisme tant celle-ci demontre une etroitesse d'esprit et un manque de rigueure scientifique quand a l'analyse des faits historique.
Je vous cite :

Citer


Disons-le brutalement : Marx s’est trompé [3]. Grâce au progrès technique, le poids du capital fixe n’a pas étouffé le profit, et l’accumulation trouve sans cesse de nouveaux domaines où se déployer ; les luttes du prolétariat ont paradoxalement ouvert au capital de nouveaux débouchés. Loin d’une aggravation permanente des contradictions, l’histoire a mis en scène leur dépassement, chaque crise – 1848, 1884, 1929… - créant les conditions d’un essor ultérieur. Les « Trente Glorieuses » (1945-75) ont été la période de l’histoire humaine où les forces productives (développement économique, progrès scientifique…) ont connu le développement le plus impétueux, et où le progrès social a franchi des étapes décisives (Sécurité Sociale, indexation des salaires sur la productivité…).
Capitalisme productif et capitalisme prédateur


Excusez moi du peu, mais Marx ne c'est pas trompé, en effet le progrès  technique à continuer a la baisse tendancielle du taux de profit, baisse qui fait que les affaires des capitalistes sont de moins en moins prospères et les obliges, pour maintenir leur taux de profits, à se concentrer dans des  hyperstructures mondiales, le phénomènes des fusions a connus depuis la fin de la dernière guerre et ces 30 dernières années une augmentation si substentielle, que pratiquement tout le capitalisme mondial est detenus par quelques firmes.

Le "rebondissement" du capitalisme après 1929!! c'est incroyable de dire de telles choses quand on connais le coût humain de la 2eme guerre mondiale que cette crise du capitalisme à provoquée.

Vous citez aussi les "trentes glorieuses" comme exemple de l'erreure de marx, ceci est une imbécilité sans nom. En effet les trentes glorieuses corréspondent à une periode de reconstruction pour les économies capitalistes européennes dévastés par la guerre et par la mise en place d'un puissant secteur publique moteur socialiste dans une économie capitaliste. Comment faire le reproche a Marx d'avoir "influencé" Keynes qui théorisa la notion "d'etat providence" ?

Vous soulignez justement que c'est  
Citer
les luttes du prolétariat ont paradoxalement ouvert au capital de nouveaux débouchés
mais ceci n'as rien de paradoxale, les concessions socialistes (sécurité sociale, secteur nationalisé de l'energie, des communication, des banques, le salaire minimum etc...) ont permis au capitalisme de survivre à l'assaut revolutionnaire que voulais lui porter le proletariat et les bolchéviques, elles correspondaient aux "concessions acceptables" pour les capitalistes afin de garder le pouvoir réelle de l'économie et désarmer (avec l'aide des reformistes et des staliniens) les revendications du prolétariat.

Il suffit de nos jours de voir que la perte de la puissance des luttes, donne aux capitalistes l'opportunité de ce débarasser de ces concessions, ce qu'il réalisent aujourd'hui au mépris des soit disant avantages que celles ci avaient apportés au système capitaliste.

En faite face a l'échec du "socialisme" stalinien, les communistes européens tellement habitués a obéir, n'ont plus vus de salut dans le Marxisme cette doctrine qu'ils ignoraient en faite.

Cependant dans leur quotidien, les salariés français et européens savent que ce sont les concessions socialistes qui leur ont assurés un "certains bien être sociale" et non le capitalisme.

Citer
Capitalisme productif et capitalisme prédateur

Ce titre est d'une touchante béatitude, il tend a faire croire a l'alégation de deux types de capitalisme, un positif (le producteur), un négatif (le prédateur). Le capitalisme n'as pas d'état d'âme il ne repose que sur la recherche du profit, profit lié à l'exploitation du prolétariat.
Son rôle est productif ou/et destructeur en fonction de sa politique de profit à court terme.

En conclusion je suis en  totale contradiction avec votre nébuleuse intélectuel, non Marx ne s'est pas trompé, le capitalisme poursui son entreprise de destruction des forces productives en occident (les salariés dont l'entreprise délocalise peuvent en témoigner), La réussites des concessions socialistes dans l'économie capitaliste est la preuve de la justesse de vus du Marxisme.
Le socialisme ne peut être édifié dans un seul pays, la rationalisation de l'économie planifié ne peut être que démocratique, et assuré par et pour la classe prolétarienne et non par une clique de bureaucrates que l'exercice d'un pouvoir sans contrôle à poussé dans les bras du capitalisme.

Votre tendance pro-keynésienne et même passéiste (un retour à l'état nation, à l'état providence des 30 glorieuses) montre l'étendu de vos "Non " propositions, vous penser naîvement faire tourner la roue de l'histoire en arrière dans une vision mythique et irréaliste de la nation.
C'est peut être une vision très jauresienne, mais completement déconnecté des réalités historiques actuelles.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

Aurélien

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une nouvelle association : V.A.R.
« Réponse #2 le: 20 mai 2005 à 13:37:38 »
Globalement d'accord avec Bruno sur le fait que "VAR" me semble avoir une vision de l'économie très empreinte d’admiration pour un « bon » capitalisme encadré par un état bienveillant et républicain, loin de toute préoccupation de classe - j'ai tout bonnement eu l'impression qu'il s'agissait d'un groupe gaulliste - ceci dit il y a un point sur lequel je voudrais donner une précision: celui de la baisse du taux de profit.

Il y a quelques mois je lisais un livre pro-marché ("libéral") qui faisait un démontage en règle -dans les présupposés capitalistes- des thèses "gauchistes". Il disait par exemple, que contrairement à ce que disaient les gauchistes il n'y avait pas de méga-profits mais que ceux-ci baissaient, citant des études à l'appui sur l'ensemble du XXème siècle, et il concluait ironiquement que cela donnait raison à Marx (qu'il méprise pourtant).

Petite réflexion: qu'est-ce que le taux de profit? Est-ce que la baisse du taux de profit en proportion signifie nécessairement que les affaires des capitalistes vont plus mal?

Par taux de profit on peut entendre la part du revenu de l'entreprise qui va en rémunération brute aux propriétaires du capital. De ce taux brut on pourrait enlever l'impôt sur les sociétés mais ce n'est pas nécessaire car ce n'est pas cet impôt qui expliquera les variations du taux de profit. Donc on peut prendre le montant total des dividendes bruts, ou profits bruts (cad dividendes bruts + une partie des bénéfices qui seront alloués à l'autofinancement de l'investissement), et les comparer soit à la valeur ajoutée de l'entreprise, soit à son chiffre d'affaires. Pour ma part, je préfère faire le ratio entre montant des dividendes brutes de l'entreprises (ce que touchent les actionnaires avant impôts) et la valeur ajoutée brute de l'entreprise (son revenu réel, ce que ne donne pas le chiffre d'affaires).
Mettons qu'il y ait effectivement eu une baisse du taux de profits au cours du vingtième siècle, cad que le montant de la rémunération brute des propriétaires du capital occupe une fraction de plus en plus faible de la VA (valeur ajoutée) des entreprises qui ont des salariés et qui en dégagent des profits (donc des entreprises capitalistes). Cela signifie-t-il pour autant que la prophétie marxiste se réalise, et cela confirme-t-il l'auteur de droite que je citais plus haut? J'en doute.
Pourquoi? Parce que nous avons oublié de prendre en compte un phénomène majeur du XXème siècle: la montée du salariat. Au début du XXème siècle, la majorité des français sont "à leur compte", avec notamment plus de 10 millions de paysans. Ce qui signifie que les entreprises capitalistes ne salarient qu'une minorité de la population active, et que leur part dans la valeur ajoutée du pays est plus faible. Donc, s'ils ont une taux de profit plus élevé qu'aujourd'hui dans la valeur ajoutée de "leurs" entreprises, cela représente tout de même une proportion faible si l'on ramène la valeur de leurs dividendes bruts au revenu national.
Aujourd'hui, plus de 85% des français actifs sont salariés, dont 16 millions dans le secteur marchand (15 millions si l'on enlève les entreprises publiques). Donc le secteur marchand privé détient 60% de la population active ayant un emploi (24 millions de personnes). La VA des sociétés non financières, cad les entreprises capitalistes en très grande majorité privée, approche les 800Mds d'euros en 2002, soit plus de la moitié du revenu national (1500 Mds d'euros). Que se serait-il passé si le taux de profit (dividendes bruts/ VA des sociétés capitalistes) était resté le même qu'il y a un siècle? Et bien, avec la croissance de la part des sociétés capitalistes dans la VA du pays, le montant des dividendes bruts aurait très fortement augmenté, et surtout le rapport dividendes bruts des capitalistes/ revenu national aurait augmenté.
Petit exemple fictif:
En 1900, dans le pays A, les sociétés capitalistes (SC) représentent 10% de la VA totale du pays, et le taux de profits (dividendes bruts ou DB/ VA des SC) est de 20%, ce qui signifie que le rapport (DB/ VA totale du pays) est de 2% (20% de 10%). En 2000, dans le pays A, les SC font 50% de la VA du pays, et le taux de profits (DB/ VA des SC) serait resté à 20%. Le rapport (DB/ VA totale du pays) est donc de 10% (20% de 50%) au lieu de 2% en 1900. Donc, cela veut dire qu’en pays A les non-capitalistes auraient dû accepter que la part du revenu national qui ne sera pas distribuée aux capitalistes passera de 98% à 90% ; on peut aussi prévoir la très forte opulence des capitalistes, car non seulement leur part du revenu national a quintuplé, mais en plus le revenu national peut avoir fortement augmenté (*10 en France au cours du 20ème siècle).

Face à une telle évolution de la distribution des revenus, il aurait été surprenant que les salariés, de plus en plus nombreux, ne se mobilisent pas pour obtenir une baisse du taux de profits au sein de la valeur ajoutée des SC, ce qui ne signifierait pas pour autant une baisse du rapport dividendes brutes/ revenu national. Ainsi, dans le pays A, si le rapport DB/ VA des SC passe de 20% à 4% au cours du XXème siècle, le rapport (DB/VA du pays) reste en fait le même (2%). Les capitalistes peuvent accepter une baisse du taux de profit non pas en raison des lois marxistes mais du fait de la confrontation avec un effectif salarié de plus en plus nombreux et proportionnellement important dans le pays. Et cela n’appauvrit pas les capitalistes ni en valeur absolue ni relativement au revenu national dont « leurs » entreprises produisent une part croissante.

Plutôt que de calculer le taux de profit en rapportant les dividendes ou profits bruts à la VA des sociétés capitalistes, ne serait-il pas plus intéressant de mesurer le poids des revenus du capital (qui ne se limitent pas aux dividendes) par rapport au revenu national (j’estime ce rapport à entre 7 et 9% au début des années 2000, en me basant sur l’INSEE et AlterEco) ?

La richesse, en valeur absolue ou relativement au revenu national, des capitalistes baisse-t-elle vraiment ?

Cordialement,
Aurélien