Auteur Sujet: Retraite : une réforme brutale pour un recul social sans précédent...  (Lu 594 fois)

En ligne W catharos

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Chers camarades,

Ca y est, ils l'ont fait, ils ont osé, reculer entre autre (voir en détail la Réponse de la CGT) l'âge de la Retraite, un acquis les 60 ans, qui datait de 1983 et était et redevient une vieille revendication ouvrière essencielle... Aussi symbolique que la Journée de 8 heures ou les congés payés ! Les grandes conquêtes ouvrières...

Devant l'offensive patronale, la rispote de la Classe ouvrière, des salariés, de la population de ce pays, doit être immense, "une mobilisation générale", déjà dans la rue, ce 24 juin 2010... L'Unité doit être un souci profond dans cette lutte, syndicale, politique pour l'intêrêt des travailleurs pour en finir avec le Capitalisme... La Réaction ne doit pas passer !

"Cette Réforme" est une déclaration de Guerre Sociale, ce sont les mêmes qui doivent payer, les plus faibles, les salariés, les jeunes, les femmes, les capitalistes ont le droit de s'en mettre plein les poches et ne donne rien des dividendes de leurs actions anonymes, à eux de payer ! Contre ce gouvernement diriger par le Medef, sachons nous faire entendre !

Retraite : une réforme brutale pour un recul social sans précédent !

Déclaration de la CGT

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l’issue d’une pseudo concertation. Pour la CGT, c’est une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle ces premiers commentaires :
 
En repoussant l’âge de départ à la retraite à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe,
- La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés,
- L’âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd’hui à partir en retraite en 2016,
- Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes,
- Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps.
- Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible,
- Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants disparaîtrait. Au nom de l’équité, c’est l’alignement des droits par le bas,
- Pour les régimes spéciaux : le gouvernement confirme que les mesures s’appliqueront aux salariés des régimes spéciaux. Il cherche surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en œuvre en 2017.

Ainsi l’ensemble des dispositions affectant les droits en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d’euros en 2018, 25,1 milliards d’euros en 2020.

Parallèlement, les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu’égratigner les dispositions en leur faveur. Leur seule vocation est de créer l’illusion que la réforme est juste. Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d’euros en 2020, soit 5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.

Le projet de loi est très largement marqué de l’empreinte du MEDEF qui réclamait le report de l’âge légal de la retraite. Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides financières pour l’emploi des plus de 55 ans.

La brutalité des mesures gouvernementales vise à répondre à la pression conjuguée des marchés financiers et des agences de notation qui exigent une réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays européens.

Non content d’affaiblir encore davantage le système de retraite par répartition, en accentuant les conséquences des réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites, le gouvernement n’apporte aucune réponse nouvelle aux défis du chômage, des bas salaires et de la précarité.

C’est pourtant dans la réponse à ces problèmes que réside l’essentiel des solutions garantissant la pérennité des retraites. Pour la CGT, c’est évident, cette réforme des retraites doit être résolument combattue.

Chaque salarié de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c’est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre. La CGT appelle tous les salariés à mener campagne pour des grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin prochain et l’organisation de nombreux arrêts de travail dans le privé et le public.

Montreuil, le 16 juin 2010

« Modifié: 17 juin 2010 à 16:43:14 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Hors ligne maiszeus

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C'est bien tout ça mais j'ai en vie de dire:

une journée de gréve? LOL

Je m'explique et tu sera surement d'accord. On va user nos chaussure une journée dans la rue et le gouvernement va dire quoi?

Au mieux pour nous: "oh! putain il était nombreux aujourd'hui, on vera dans 2 mois combien ils seront"

Au pire: "La gréve on s'en fou, demain c'est boulot"

La gréve d'une journée est une bénédiction pour les patrons:

1. Il économise une journée de salaire sans perdre le rendement car soit ils peuvent l'étaler sur la semaine (pour les travaux à la chaine) soit (comme pour la SNCF, la poste, etc) le travail sera récupéré le lendemain

2. ça apaise les salariés car  ils ont l'impression d'avoir agit...

3. ça discrédite (encore un peu plus) les syndicats car le résultat sera obligatoirement néant... (et oui je vois mal faire céder le gouvernement avec une journée même si nous sommes 20 millions)


mais rassure toi, j'irai quand même car ça permettra de distribuer quelques tracts, vendre quelques journaux et peut être même faire quelques adhérents...
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

En ligne W catharos

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Cher camarade Maiszeus,

Tu as raison, sur le fond, la journée de lutte du 24 juin est une journée de plus de grèves et manifestations nationales, de quoi tuer le cheval, mais que proposer, "une grève générale interpro illimitée" ?

Je n'attends rien du Gouvernement il ne cèdera que devant la force... Comme en 1995, et le CPE...

Bien sûr cela aurait un sens, et une grève générale illimité serait une immense avancée, mais le rapport de force se construit, il faudra en passer par le 24 juin. Et pousser les organisations syndicales qui sur la question des Retraites jouent historiquement leur crédit aux yeux des masses...

Je suis comme toi des plus septiques sur ce genre de Journée, mais je reste un incurable optimiste, que nous soyons un million, moins, ou beaucoup plus, cela compte, cela change la donne dans l'esprit des gens, avoir confiance en sa force, se sentir majoritaire et avoir raison, la Classe Ouvrière a besoin de cela.

Maintenant comme toi j'irai, vendre le canard qui me reste, et discuter politique avec les manifestants et en AG avec mes camarades grévistes... Pour généraliser partout la lutte permanente...

Avec mes amitiés de camarade,
W catharos
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Hors ligne Andres

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Salut,

Je suis tout à fait d'accord avec vous deux.

Mais pour l'instance et jusqu'à cette grève illimité arrive il faudra communiquer, diffuser et convaincre les salariés sur la situation actuel et sur les solutions proposés.

Je distribue des tracts dans ma boîte (400 salariés), je mets des affiches et je suis presque tout seul pour y aller dans la rue.

Cordialement,
Andrés
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Hors ligne maiszeus

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Le problème est que la gréve général et illimité, on l'attend depuis bien longtemps et je ne pense pas que ce soit l'un des objectifs de nos chères syndicats (et encore moins de nos amis politique)...


De mémoire d'homme, il n'y a eu que la Guadeloupe l'année dernière et mai 68 et dans les deux cas, le parti et les syndicats n'ont pas joués leur role, à savoir, de pousser le peuple toujours plus loin jusqu'à la révolution. Bien au contraire...

On ne va pas refaire l'histoire, car "du passé faisons table rase",  mais prenons nous le chemin de quelque chose d'utile, c'est à dire le chemin de la gréve générale?   
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Cher camarade Maiszeus,

Les manifestations en France, le Jeudi 24/06, ont rassemblé presque 2 millions de personnes, soit, le double à celles de la dernière mobilisation...

La leçon principale a tiré est à mon sens est une remontée exemplaire des luttes, un sentiment très profond, d'humiliation, devant les défaites qui se suivent, une exaspération, devant un pouvoir inflexible, bref, le temps est à la riposte, déjà Solidaires appelle à la Grève Générale pour septembre, certes les grèves n'ont pas paralysées le pays, loin de là, mais on sort de l'inertie, de partout montent les colères, sachons les politiser, enfin, cela fait plaisir de voir le salariat reprendre des couleurs...

On nous annonce une rentrée très chaude, on verra bien, quoiqu'il en coûte, nous les révolutionnaires, n'avons rien à perdre !

Malgré ce que dit la CGT, l'heure n'est plus à négocier mais à la généralisation de la lutte, mais il faudra bien, qu'elle se voue à l'évidence et continuer l'offensive... Vers la Grêve Générale... Car sans arrêter le pays, que partout, s'arrêtent les usines, les bureaux, les trains, les services publics, sans cela, nous n'aurons rien !

Cependant les conditions objectives d'une grève générale en France sont elles réunies ?

Pas encore à mon idée, des pans entiers du salariat ne sont pas entrés dans la lutte, mais les choses peuvent aller très vite, et ce qui parait impossible aujourd'hui, peut devenir une évidence demain... Même contre toutes les bureaucraties syndicales et autres, L'Histoire nous indique que TOUT EST POSSIBLE !

En ce sens, tout en collant à la réalité des masses, il ne faudra pas être frileux, apporter comme perspective "la grève générale " est juste sans être une panacée,  cela ne se décrète pas la "grève générale", cependant le rôle d'une avant - garde aujourd'hui est de proposer ce mot d'ordre et de le défendre dans les organisations de masse où nous militons ! Même si nous sommes minoritaires aujourd'hui, nous serons majoritaires demain j'en suis convaincu !

Ci - joint le communiqué de la CGT pour information au soir des manifestations.

Communiqué de la CGT

La puissance et la détermination qui ont caractérisé les grèves et les manifestations unitaires font du 24 juin la journée d’action syndicale interprofessionnelle la plus forte de l’année 2010.

A 17h30, la CGT a recensé 1 920 000 manifestants dans les 201 points de rassemblements et cortèges qui ont couvert l’ensemble du territoire. Avec des milliers d’arrêts de travail dans les entreprises du privé et dans les services publics, c’est largement plus de 2 millions de personnes qui ont, d’une façon ou d’une autre, participé à cette action collective soutenue par 68 % de la population.

Un grand nombre de salariés de toutes professions et de toutes générations ont su relever le défi quelques jours après que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites.

C’est bien la détermination des salariés à empêcher la mise en œuvre d’une réforme inacceptable et injuste qui s’est largement exprimée aujourd’hui.

Des centaines de milliers de voix se sont fait entendre contre un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans, la non reconnaissance des métiers pénibles, des dispositions qui reviennent à faire payer aux salariés la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

Une majorité de français refuse la mise en œuvre d’une réforme des retraites parmi les plus brutales d’Europe, conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.

Le gouvernement doit entendre les revendications syndicales, les aspirations à plus de justice sociale.

A l’évidence, c’est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste dans ses intentions.

La CGT estime que, forte de l’immense succès de cette mobilisation, l’intersyndicale du 29 juin est confortée dans sa démarche et pour préparer d’autres initiatives.

La CGT considère que l’actuel projet de loi portant réforme des retraites ne doit pas être soumis à l’examen du Conseil des Ministres du 13 juillet. Cette revendication doit être portée sur chaque lieu de travail.

La CGT exige l’ouverture d’un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d’arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites.

Montreuil, le 24 juin 2010 – 17h30
« Modifié: 25 juin 2010 à 22:43:19 par W catharos »
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