Cher camarade Maiszeus,
Les manifestations en France, le Jeudi 24/06, ont rassemblé presque 2 millions de personnes, soit, le double à celles de la dernière mobilisation...
La leçon principale a tiré est à mon sens est une remontée exemplaire des luttes, un sentiment très profond, d'humiliation, devant les défaites qui se suivent, une exaspération, devant un pouvoir inflexible, bref, le temps est à la riposte, déjà Solidaires appelle à la Grève Générale pour septembre, certes les grèves n'ont pas paralysées le pays, loin de là, mais on sort de l'inertie, de partout montent les colères, sachons les politiser, enfin, cela fait plaisir de voir le salariat reprendre des couleurs...
On nous annonce une rentrée très chaude, on verra bien, quoiqu'il en coûte, nous les révolutionnaires, n'avons rien à perdre !
Malgré ce que dit la CGT, l'heure n'est plus à négocier mais à la généralisation de la lutte, mais il faudra bien, qu'elle se voue à l'évidence et continuer l'offensive... Vers la Grêve Générale... Car sans arrêter le pays, que partout, s'arrêtent les usines, les bureaux, les trains, les services publics, sans cela, nous n'aurons rien !
Cependant les conditions objectives d'une grève générale en France sont elles réunies ?
Pas encore à mon idée, des pans entiers du salariat ne sont pas entrés dans la lutte, mais les choses peuvent aller très vite, et ce qui parait impossible aujourd'hui, peut devenir une évidence demain... Même contre toutes les bureaucraties syndicales et autres, L'Histoire nous indique que TOUT EST POSSIBLE !
En ce sens, tout en collant à la réalité des masses, il ne faudra pas être frileux, apporter comme perspective "la grève générale " est juste sans être une panacée, cela ne se décrète pas la "grève générale", cependant le rôle d'une avant - garde aujourd'hui est de proposer ce mot d'ordre et de le défendre dans les organisations de masse où nous militons ! Même si nous sommes minoritaires aujourd'hui, nous serons majoritaires demain j'en suis convaincu !
Ci - joint le communiqué de la CGT pour information au soir des manifestations.
Communiqué de la CGT
La puissance et la détermination qui ont caractérisé les grèves et les manifestations unitaires font du 24 juin la journée d’action syndicale interprofessionnelle la plus forte de l’année 2010.
A 17h30, la CGT a recensé 1 920 000 manifestants dans les 201 points de rassemblements et cortèges qui ont couvert l’ensemble du territoire. Avec des milliers d’arrêts de travail dans les entreprises du privé et dans les services publics, c’est largement plus de 2 millions de personnes qui ont, d’une façon ou d’une autre, participé à cette action collective soutenue par 68 % de la population.
Un grand nombre de salariés de toutes professions et de toutes générations ont su relever le défi quelques jours après que le gouvernement a présenté son projet de réforme des retraites.
C’est bien la détermination des salariés à empêcher la mise en œuvre d’une réforme inacceptable et injuste qui s’est largement exprimée aujourd’hui.
Des centaines de milliers de voix se sont fait entendre contre un report de l’âge de départ en retraite à 62 et 67 ans, la non reconnaissance des métiers pénibles, des dispositions qui reviennent à faire payer aux salariés la facture d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Une majorité de français refuse la mise en œuvre d’une réforme des retraites parmi les plus brutales d’Europe, conçue d’abord pour répondre aux injonctions des marchés financiers au détriment de l’emploi et de la consolidation du système de retraite solidaire par répartition.
Le gouvernement doit entendre les revendications syndicales, les aspirations à plus de justice sociale.
A l’évidence, c’est un conflit de plus grande ampleur qui se dessine si le gouvernement persiste dans ses intentions.
La CGT estime que, forte de l’immense succès de cette mobilisation, l’intersyndicale du 29 juin est confortée dans sa démarche et pour préparer d’autres initiatives.
La CGT considère que l’actuel projet de loi portant réforme des retraites ne doit pas être soumis à l’examen du Conseil des Ministres du 13 juillet. Cette revendication doit être portée sur chaque lieu de travail.
La CGT exige l’ouverture d’un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d’arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites.
Montreuil, le 24 juin 2010 – 17h30