Auteur Sujet: Mumia Abu - Jamal : pour la Vie et la Liberté !  (Lu 297 fois)

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Mumia Abu - Jamal : pour la Vie et la Liberté !
« le: 05 novembre 2010 à 18:38:04 »
Chers camarades,

Mumia Abu - Jamal, la Voix des sans voix de Philadelphie, condamné à mort dans un procés truqué, est en grand danger, quand la soit - disante "grande démocratie américaine", applique encore dans certains Etats, la peine de mort...


Vie et Liberté pour Mumia Abu - Jamal.

Cet article de "l'Humanité" du 5 novembre 2010, pose bien les enjeux...

Mumia menacé d’exécution

Mardi prochain, alors que la cour fédérale de Philadelphie siégera pour décider du sort du journaliste, auront lieu des manifestations en France et dans le monde.

A u début du mois d’août 1995, au lendemain d’une première confirmation de la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, le journaliste noir victime du racisme policier et d’un procès truqué, se tenait, à New York, une rencontre organisée en son siège par Pen American Center, le mouvement mondialement connu des écrivains (3 500 membres aux États-Unis) en solidarité avec Mumia. Parmi d’autres grands noms, telle la Sud-Africaine Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature – « Ayant étudié les preuves, nous devons affirmer l’innocence de Mumia », avait-elle dit – ou encore Paul Auster – « S’il subsiste un seul doute quant à la culpabilité, le plus léger, l’exécuter serait monstrueux » –, le poète sud-africain Dennis Brutus a lancé un avertissement solennel : « La justice américaine est mise en accusation devant le tribunal du monde. »

sauvé par deux fois des mains des bourreaux

Et c’est bien là l’enjeu de la vie et de la liberté de Mumia Abu-Jamal (citoyen d’honneur de plus de 25 villes dans le monde, comme Paris, Montréal et Palerme), car la Cour suprême des États-Unis vient d’enjoindre à la cour fédérale de Philadelphie (Pennsylvanie) de confirmer – à l’issue de son audience du 9 novembre – la condamnation à mort.

L’heure est extrêmement grave : il faut à tout prix empêcher le crime d’être commis envers cet homme dont, en son temps, le président Jacques Chirac avait déclaré qu’il suivait son sort « avec attention », sans dérouler ici la longue liste de personnalités comme Nelson Mandela, Toni Morrison, Jacques Derrida, qui avec des millions de personnes dans le monde, ont, par deux fois, sauvé Mumia des mains des bourreaux. Comment les États-Unis peuvent-ils faire la leçon au régime iranien en déclarant, comme vient de le faire la Maison-Blanche à propos de l’Iranienne Sakineh, elle aussi condamnée à l’assassinat « légal » à l’issue d’un procès truqué : « Nous condamnons avec la dernière énergie le projet prêté aux autorités iraniennes de procéder à l’exécution de Mme Sakineh Mohammadi Ashtiani », alors que, dans le même temps, 3 500 personnes croupissent dans les couloirs de la mort états-uniens, à l’instar de Mumia qui est devenu leur défenseur et symbole exemplaire ?

Mais, autre apostrophe, celle-là en direction des autorités françaises et de certaines élites de notre pays, comme Bernard-Henri Lévy, qui, à très juste titre, se mobilisent pour Sakineh : comment peut-on rester silencieux lorsqu’il s’agit de sauver la Voix des sans-voix de Philadelphie ?

En vérité, ce n’est qu’en étant les plus nombreux, mardi prochain, à Paris, et dans les grandes villes de France, à crier le plus fort possible que la barbarie peut être empêchée une troisième fois !

Michel Muller

Qui est Mumia ?

Pour toutes informations supplémentaires.

Consultez le site indiqué, dont j'ai tiré cette courte biographie instructive

http://www.mumiabujamal.net/

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence... Mumia est “le coupable idéal”

En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avoue à l’une des avocates de Mumia avoir tué l’officier Faulkner dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d’éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n’ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu’ils sont “hors des délais de la procédure”.

Le 18 décembre 2001, la sentence de mort de Mumia a été provisoirement écartée, mais il est toujours considéré coupable et menacé de voir cette sentence à nouveau prononcée. Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.

Aujourd’hui les options d’appel s’amenuisent.

En date du 8 octobre 2003, les ultimes appels d’Etat ont été rejetés, renvoyant l’affaire au niveau fédéral. La vie de Mumia demeure en grand danger, comme le précisait récemment son avocat fédéral, Me Bryan.

Pour sauver Mumia vous pouvez signer en ligne la pétition, à l'adresse du Président Obama.

http://www.petitiononline.com/Mumialaw/petition.html

En Solidarité,
W catharos
« Modifié: 05 novembre 2010 à 18:54:42 par W catharos »
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