Chers camarades,
DijOnscOpe : Le vilain petit canard Web !
Sur la liberté de la presse Karl Marx écrivait :
" Il ne s'agit pas de savoir si la liberté de la presse doit exister, puisqu'elle existe toujours. Il s'agit de savoir si la liberté de la presse est le privilège de quelques individus ou le privilège de l'esprit humain"
et puis,
"La vrai censure immanente à la liberté de la presse, c'est la critique, elle est le tribunal que la liberté de la presse se donne à elle - même".
Cela pose le débat de la pluralité de la presse en France et des nouveaux Médias, presse aux mains des Bourgeois, des groupes d'intêrets et de pressions, une presse à l'unisson, qui véhicule, les idées de la société dominante... A l'exception d'un quotidien, l'Humanité, et notre journal "la Riposte" évidemment... Plus quelques autres...
A Dijon, où je suis, une affaire qui fait grand bruit, elle oppose dijOnscOpe, un quotidien en ligne et "le Bien Public", lié au sénateur UMP, Louis De Broissia, traditionaliste et aristocrate, apologiste du Pape, qui est le seul quotidien du département et ne veut pas entendre parler de "pluralisme de la presse", qui lui ferait ombrage...
Quotidien surnommé par beaucoup "le bien p..." excusez moi, tant il parle de la rubrique des chiens crevés, par ses positions droitières et réactionnaires qui enfoncent chaque fois le mouvement social...
Alors, c'est OK Coral, entre dijOnscOpe et "Le Bien Public" qui a le monopole local, tout cela pour faire taire à jamais, la presse plus pluraliste, qui conteste aussi le pouvoir en place... Ou du moins laisse parler ceux qui le contestent...
Dixit pour comprendre encore mieux, c'est article de l'Humanité qui fallait dénicher en dernière page du jeudi 03 Mai 2010... De Fernand Nouvet...
dijOnscOpe assigné à cause de sa revue de presse
C’est un scandale !
Le « pure player » est traîné devant la justice par des publications qui refusent d’être référencées.
Les bornes d’Internet ne sont pas entièrement en place. Pour le nouveau média, tout reste encore à faire pour que, d’un côté ou de l’autre, de la liberté ou de la censure, chacun sache jusqu’où il peut aller et quand il doit impérativement s’arrêter. Une réalité que découvre le journal indépendant Dijonscope, l’un des premiers quotidiens régionaux d’information à disposer du statut d’éditeur de presse en ligne. L’attaque est sournoise. Et c’est aussi une première, en France, que ce journal, qui s’est retrouvé assigné en référé devant le tribunal de grande instance de Nancy, le 1erjuin, par ses confrères le Bien public et le Journal de Saône-et-Loire. Le petit « canard » web Dijonscope est accusé de « contrefaçon » et de « concurrence déloyale », pour avoir référencé sur son site des articles provenant des journaux propriété du groupe Ebra.
Chez Dijonscope, indique sa fondatrice et directrice, Sabine Torres, « nous avions déjà préparé les cotillons et les bouteilles de jus de pomme pour fêter notre 10e mois d’existence ». De quoi tomber des nues à la réception de la lettre du confrère. Est-ce « une invitation à se rencontrer enfin », espère la directrice ? Mais la mise en demeure, suivie du référé, efface très vite toute équivoque. « Aurions-nous osé " voler " indignement des articles de nos illustres confrères ? Non. Aurions-nous abusivement dénaturé leur travail journalistique ? Pas davantage. Aurions-nous tenté sournoisement de favoriser le référencement de notre site à leurs dépens ? Absolument pas. Alors quoi ? » se demande Sabine Torres.
L’affaire fait grand bruit dans la région. Ce qui, il faut l’avouer, est normal. L’assignation à l’encontre du « pure player » est un abus qui porte atteinte à la liberté et au pluralisme de la presse. On pourrait aussi y voir une manœuvre patronale pour saper la concurrence. C’est aussi affaire de gros sous ! Car demander 40 000 euros de dommages et intérêts (quatre fois le capital social du journal) à Dijonscope, pour un procédé courant tant à Dijon qu’à Paris ou ailleurs, est une atteinte à la liberté de la presse. Les plaignants devraient plutôt être satisfaits de la publicité qui leur est faite à travers cette revue de presse de Dijonscope. Et l’astreinte de 10 000 euros par jour et par article publié dans la revue de presse du journal indépendant, si sa direction n’obtempère pas, menace l’existence même du site. En Côte-d’Or, le comité de liaison du Front de gauche (PC, PG, Solidarités 21) « s’élève contre le mauvais procès intenté contre Dijonscope et demande à la direction du Bien public de renoncer à la procédure engagée du fait de la situation de monopole de fait qui perdure depuis des décennies et qui est préjudiciable
au pluralisme ».