Auteur Sujet: LIBERATION pour Salah Hamouri !  (Lu 967 fois)

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LIBERATION pour Salah Hamouri !
« le: 28 février 2010 à 21:11:03 »
Chers camarades, exigeons la libération des geôles israéliennes de Salah Hamouri !

40.000 !

40.000, c’est le nombre actuel de cartes « T » commandées…

Sur le site du comité de soutien de Salah Hamouri

"Nous sommes en rupture de stock et, comme déjà indiqué, l’imprimerie est très « prise » par le matériel électoral. Nous faisons au mieux. Vous serez informés dès que nous aurons des nouvelles précises sur la livraison.

Si on compte le fait important que la carte est reproduite dans les hebdomadaires « Politis » et aussi « l’Humanité Dimanche », ce sont ainsi entre 250.000 à 300.000 personnes ou foyers qui auront non seulement connaissance de cette initiative mais qui pourront agir…

Plus que jamais : Salah liberté !"
« Modifié: 30 mai 2010 à 16:44:09 par W catharos »
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #1 le: 28 février 2010 à 21:16:20 »
Chers camarades, pour en savoir plus sur Salah Hamouri, sa biographie

Site du comité de soutien de salah Hamouri.

http://www.salah-hamouri.fr/

"Salah Hamouri est né le 25 avril 1985 à Jérusalem. Il a donc 24 ans.

Son père Hassan Hamouri, restaurateur, est un Palestinien résidant de Jérusalem-Est. Sa mère, professeur, née Denise Guidoux, est française. Elle est originaire de Bourg-en-Bresse (Ain).

Salah Hamouri dispose d’un passeport français, et est dûment enregistré au Consulat général de France à Jérusalem. Salah est parfaitement francophone.

Il a été scolarisé chez les « Frères de Lasalle », une école privée catholique de garçons à Jérusalem-Est. Il a été arrêté une première fois le 30 septembre 2001, juste avant la rentrée scolaire. Il était alors en classe de 11ème (équivalent de la 1ère en France). Il est resté 2 mois en isolement à la Moskobieh, centre d’interrogatoire et de détention de Jérusalem, et ce malgré son jeune âge (il avait à l’époque un peu plus de 16 ans). Il a été jugé et condamné à 5 mois de détention pour avoir collé des affiches et fait de la « propagande anti-israélienne » dans le cadre scolaire. Il a passé le reste de sa détention dans la section des mineurs à la prison de Hasharon. Il a été libéré en janvier 2002 et a réintégré son lycée où il a poursuivi ses études jusqu'à l’obtention de l’équivalent du Bac en juin 2003. Il a alors décidé de poursuivre des études de sociologie à l’université très réputée de Bethlehem.

Il a été arrêté une seconde fois à Bethlehem alors qu’il passait la soirée chez des amis, fin février 2004. Une des personnes présente à cette soirée était recherchée par l’armée israélienne. La maison où il se trouvait a été encerclée et les jeunes présents à cette soirée ont été arrêtés. Salah, qui n’avait rien à se reprocher, a dû malgré tout passer 4 mois en « détention administrative » (système repris de la réglementation de l’époque du Mandat britannique, et permettant à Israël le maintien de Palestiniens en détention sans inculpation ni jugement, sans limitation de durée). Il a passé ces 4 mois dans différents camps militaires (Ofer, Katziot puis Maggido). Il dépendait de la juridiction militaire

La 3ème fois, Salah a été arrêté le 13 mars 2005 alors qu’il se rendait à Ramallah. Il a été emmené à la prison de Moskobiah à Jérusalem. Il y est resté 3 mois, en isolement et en interrogatoire. Un mois après son arrestation, sa famille a appris par la presse qu’il était accusé d’avoir comploté avec 2 autres jeunes contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d’extrême droite SHAS, au motif qu’ils étaient passés en voiture devant le domicile de celui-ci. A cela s’ajoute la présomption de l’appartenance de Salah à un mouvement de jeunesse réputé proche du FPLP, dont Salah n’a jamais été membre. Un « délit d’intention » a été ainsi constitué par le tribunal militaire. Salah a ensuite été transféré à la prison de Beersheba où il est resté un an et demi. Il a ensuite été transféra au centre de Hadarim, puis à Rimonim.

Le 17 avril 2008, après trois ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et/ou d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d’Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ce à la suite d’une procédure de compromis (« plea bargain »).

Salah a été contraint d’accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Maître Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, « soit vous acceptez 7 ans, soit ce sera pire ».

Depuis, Salah a fait l’objet d’un nouveau transfert, et se trouve à la prison de Gilboa au Nord d’Israël. Selon les termes du jugement il sera libérable le 21 novembre 2011."
« Modifié: 28 février 2010 à 21:18:09 par W catharos »
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #2 le: 02 mars 2010 à 16:59:18 »
Salah Hamouri

Pour information voir ce reportage sur Salah...

http://www.humanite.fr/Reportage-sur-Salah-Hamouri-diffuse-sur-France-2

« Modifié: 08 mars 2010 à 14:39:24 par W catharos »
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #3 le: 07 mars 2010 à 20:11:00 »
Salah Hamouri citoyen d'honneur de Grenay (62)

"Après cette décision du Conseil municipal de 2009, nous avons le plaisir de vous annoncer que Salah Hamouri sera fait « Citoyen d’honneur » de la Ville de Grenay (62), le 13 mars prochain.

Ainsi cette ville du Pas-de-Calais et ses élus – dont le maire Christian Champiré – entendent-ils marquer activement le 5ème « anniversaire » du début de l’emprisonnement de Salah pour exiger sa libération. Un exemple à suivre…"

Pour information, pour la libération de Salah Hamouri, après 5 ans d'emprisonement politique en Israël

Rassemblement à Dijon le 13 mars à 11 h
Devant l’ancien Palais de justice, rue du palais




« Modifié: 07 mars 2010 à 20:15:01 par W catharos »
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #4 le: 11 mars 2010 à 13:03:00 »
RDV le 13 mars à 15h, place de l'Hôtel de Ville à Paris.

Du comité de soutien de Salah Hamouri

Le samedi 13 mars, Salah Hamouri aura passé 5 ans en prison. En ce triste jour anniversaire, rassemblons-nous silencieusement (pourquoi en silence ?), place de l’Hôtel de Ville, à Paris, de 15 à 16 heures, pour adresser, dans sa prison, un message de solidarité à Salah Hamouri
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #5 le: 29 avril 2010 à 16:07:51 »
Ma rencontre avec Salah Hamouri de Jean claude Lefort, sur le site de Salah Hamouri...

Ma rencontre avec Salah Hamouri, à Gilboa, le 14 avril 2010.

« Un cimetière à numéros »…

Il fait beau ce mercredi matin 14 avril où je vais rencontrer, pour la troisième fois, Salah Hamouri dans sa prison de Gilboa. Le rendez-vous est fixé à 11 heures, grâce au Consul de France à Haïfa, Monsieur Jean-Christian Coppin. Nous partons ensemble en voiture depuis les hauteurs de Haïfa, une ville lumière que lèche une mer d’un bleu profond.

Le Consul a pris avec lui trois livres pour les donner à Salah ainsi que deux lettres. Nous roulons dans un environnement fait de champs qui semblent très fertiles et puis, toujours cette désagréable impression, la prison grise surgit d’un seul coup. Contrairement aux fois précédentes, il n’y a personne sur le parking : les familles de prisonniers ont en effet décidé de faire grève, avec les prisonniers eux-mêmes, pour protester contre le fait que les détenus issus de la bande de Gaza n’ont droit à aucune visite depuis très longtemps. La grève est suivie à 100%.

Avec le Consul nous allons vers une porte « réservée » mais blindée où l’on nous attend. Ouverture et fermeture des portes métalliques. Bruit sourd. On donne nos pièces d’identité et nos portables téléphoniques au surveillant. On passe sous un détecteur puis nous voilà dans une petite cour. Le Consul donne les trois livres et les lettres au gardien qui nous accompagne. Ils devront d’abord être lus avant d’être donnés, peut être, à Salah. Le Consul précise que ce ne sont pas des livres politiques. Le tout disparaît de notre vue et l’on nous dirige vers une pièce dans laquelle se trouvent des sièges en bois avec des rabats pour écrire. Salah apparaît sourire aux lèvres. Je l’embrasse fortement…

Il s’assied et pose un petit bloc de papier où toute une page est écrite. Il me dit d’emblée qu’il a préparé ce rendez-vous avec ses compagnons d’infortune. Il veut me dire des choses précises mais aussi me demander des informations.

Il veut soulever 6 points. Je l’écoute et je prends des notes. Son premier point, ce sont les conditions de détention dans la prison. Il repose la question des livres qu’on refuse absolument aux prisonniers depuis plusieurs mois. L’administration pénitentiaire a même trouvé une nouvelle « astuce » devant les protestations d’avoir droit à des livres et de lire. Elle a proposé aux prisonniers une liste de livres non-politiques parmi lesquels ils pourraient choisir. Un libraire israélien les fournirait leur a-t-on dit. Ils l’ont fait. Ils ont choisi.
Salah a choisi quant à lui un roman de Tahar Ben Jelloun. Il ne l’a toujours pas. Aucune explication. Aucun prisonnier n’a reçu le moindre livre commandé à partir d’une liste pourtant préparée par l’administration pénitentiaire. Salah revient avec insistance sur ce point. C’est un vrai lavage de cerveau, dit-il. « A notre souffrance générale ils ajoutent une souffrance collective particulière. Ils veulent nous couper du monde », assène-t-il. Et cela est vrai dans toutes les prisons. « Il faudrait faire campagne contre cela » dit-il.

Puis il enchaîne sur les « droits de visite ». Il dit qu’il est contraire à la 4ème Convention de Genève de transférer des populations. Je l’arrête, étonné, pour lui demander d’où il tient ses sources concernant les Conventions de Genève. « Nous avons cela dans la bibliothèque », me répond-il. Et il insiste sur les prisonniers issus de Gaza. « Il y a environ 8.000 prisonniers palestiniens aujourd’hui, dont 1.000 de Gaza. Ils ne peuvent recevoir aucune visite. On nous dit que c’est à cause de la capture de Gilad Shalit, détenu dans un lieu inconnu. Mais c’est faux car cela était vrai avant qu’il soit capturé. Ils n’avaient pas droit aux visites bien avant. Alors ? Pour les prisonniers de Cisjordanie, poursuit-il, ils n’ont droit de voir qu’une personne. Pas deux. Si bien que des enfants en bas âge sont obligés de venir seuls pour voir leur père ou leur mère. Parmi les prisonniers il y a aussi ceux de Jérusalem. Ils sont 300. Et il y a aussi 200 « arabes israéliens ».

C’est contre cette situation qu’ils sont en grève et les familles solidairement. Et ils entendent continuer, sous d’autres formes encore, malgré toutes les menaces qui pèsent sur eux. Une grève de la faim est envisagée.

Il parle des « malades et des enfants emprisonnés ». Il y a environ 300 à 350 enfants emprisonnés. Ils sont traités comme des adultes. Rien de particulier pour eux dans ce « monde » spécial. Ils sont perdus. Ils ne comprennent rien. L’un d’entre eux vient d’être libéré. « Il avait 12 ans et il était en prison depuis l’âge de 9 ans. Comment est-ce possible ? » Il demande : « Est-ce qu’au moins l’UNICEF est informée de cette situation et fait quelque chose ? » Je ne sais que répondre…

Il enchaîne sur les malades. « Tous les soirs, raconte-t-il, un docteur passe dans les cellules pour demander aux prisonniers si tout va bien. Quelque soit le mal ou le symptôme dont vous vous plaignez, on vous donne de l’aspirine. C’est tout. Toujours de l’aspirine. C’est ainsi que 18 prisonniers ont le cancer et n’ont pas été soignés autrement qu’avec de l’aspirine. On refuse de les libérer même dans ce cas alors qu’ils sont en fin de vie. On les estime trop dangereux car ils n’ont plus rien à perdre… Dans ma cellule il y a un aveugle. Il a 25 ans. Il est traité comme les autres. » Ils demandent que des médecins palestiniens puissent venir les consulter. Seuls les dentistes sont des Palestiniens.

Il m’interroge alors sur la campagne contre le mur et sur Bil’in. Je lui raconte ce qui se fait.

Il me demande pourquoi la résistance n’est pas généralisée. Il est très clair : « Devant la situation actuelle et l’échec des négociations politiques nous n’avons pas d’autre choix que celui de la résistance. Il faut élargir le mouvement et lutter avec l’aide de tous ceux qui dans le monde se mobilisent pour la Palestine. Les Etats étrangers doivent faire cesser cette occupation qui se moque des lois internationales. Celles-ci doit être appliquées, à commencer par la résolution 194 avec le droit sacré au retour des réfugiés. Aujourd’hui le peuple palestinien est confronté à un gouvernement d’extrême droite des plus racistes qui utilise tous les moyens pour détruire l’objectif d’un Etat palestinien. On le voit avec ce mur d’apartheid qui est un mur politique visant à tracer unilatéralement les frontières afin d’effacer l’idée d’un véritable Etat palestinien. Ils veulent renforcer leur slogan historique : « *La Palestine est une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». La colonisation continue. Surtout à Jérusalem. Ils veulent vider notre capitale pour que Jérusalem devienne effectivement la capitale de l’Etat sioniste. Ce qui se passe à Jérusalem est un nettoyage ethnique. Et le gouvernement israélien vient de prendre la décision d’expulser les Palestiniens qui ne sont pas enregistrés par l’administration israélienne. Cela vise les habitants de Gaza mais aussi de Cisjordanie ainsi que les internationaux qui se mobilisent à nos côtés. Ils se livrent à un véritable génocide politique. » Je ne pourrai pas lui dire, et pour cause, que l’ONU vient de condamner cet ordre militaire israélien numéro 1650. Verbalement…

Salah a un discours charpenté. Il est moins « tendu » que les fois précédentes où je l’ai rencontré. Il fait des analyses politiques. Presque sereinement. En tout cas froidement.

Il parle maintenant du rapport Goldstone qui reste sans suite réelle et du siège de Gaza qui est illégal et dur. Encore une preuve pour lui de la différence de traitement dont bénéficie la politique israélienne qui n’encoure jamais d’actes fermes de la communauté internationale à son endroit pour que le droit international soit respecté.

Il reparle alors de la solidarité qui se manifeste vers lui et les prisonniers. Il me dit que sans cette solidarité « Notre sort et notre existence seraient inconnus. Les prisons israéliennes nous les appelons « des cimetières à numéros ». Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que cette solidarité nous apporte et je n’aurai jamais des mots assez forts pour vous le dire. Grâce à vous ils sont obligés de parler de nous. On parle de nous. C’est considérable ! »

Il en vient à son cas personnel. Nous parlons déjà depuis plus d’une heure et demie… Il me dit « officiellement » qu’il se refuse, dans le cas d’une procédure de remise de peine, à présenter des « excuses. Ni directes ni indirectes ». Il parle d’excuses « indirectes » car l’idée avait existé que son avocat en présente à sa place en quelque sorte. Il refuse cela. « Ce n’est pas à moi de présenter des excuses mais aux autres, en face. Moi je n’ai rien à regretter. Je suis fier de mon peuple et de sa résistance contre l’occupation. » Je lui demande de préciser ce qu’il entend par « Je viendrai en France » afin de lever toute interprétation. Il me redit qu’une fois libéré il compte bien venir en France, en effet, mais pas pour y vivre durablement. » Aucune autre interprétation n’est possible sur ce point. Et il me dit en me regardant droit dans les yeux : « Je ne comprends pas pourquoi Nicolas Sarkozy ne fait rien pour moi qui suis pourtant aussi Français ». Je souris. Jaune…

Puis il reparle des autres mais plus de lui. Il a réfléchi, avec ses camarades, à des idées pour aider les prisonniers.

Il se demande comment mettre en place une aide spécifique et solidaire pour les enfants de prisonniers. Imaginer des actions avec les Centres culturels français ? On parle de cela. On imagine. On va voir… Il dit qu’il faut trouver les moyens pour que les prisonniers qui sortent soient pris en charge psychologiquement. De même il pense que des prisonniers qui sont libérés et qui possèdent des diplômes devraient pouvoir être aidés pour poursuivre leurs études, peut être à l’étranger ? Il me parle d’une idée : pourquoi ne pas filmer un enfant de prisonnier durant plusieurs semaines pour montrer sa vie. Quand il va et sort de l’école, sans la présence de son père à la maison ni devant l’école. Comment il doit se lever très tôt pour aller tout seul lui rendre visite en prison au milieu des adultes. « Ce serait bien de montrer comment vivent les enfants de prisonniers. » On parle de tout cela, dans les détails.

Deux heures se sont déjà écoulées depuis le début de notre entretien. Il va falloir que nous nous quittions. On se lève. Je l’embrasse encore très fort. On se salue par signes de la main tandis qu’il avance vers une porte derrière laquelle il rejoindra sa geôle. Il me lance une dernière phrase : « Il faut dire à ma mère que les visites reprendront le 2 mai ! ». Le message sera transmis le soir même mais finalement ce sera le 9 mai. La lourde porte se ferme derrière lui. Nous sortons de la prison. Le soleil est toujours là pour nous. Mais toujours pas pour lui…

Jean-Claude Lefort
Le 28 avril 2010
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #6 le: 30 mai 2010 à 16:42:56 »
Chers camarades,

Le Comité de Marseille écrit à Claude Guéant...

le 16 mai, 2010

Monsieur,

Clothilde va être libérée, nous nous réjouissons de son retour dans sa famille qui va enfin pouvoir la retrouver libre ! Nous nous associons à leur soulagement et à leur bonheur !

Nous vous remercions de rappeler au Président de la République qu'il lui appartient de confirmer maintenant aux yeux de nos concitoyens, que la France s'intéresse de la même manière à l'ensemble de ses enfants, y compris lorsque l’un d’entre eux s’appelle Salah !

En outre, nous sommes convaincus qu'existent au sein de l'Élysée, du Quai d'Orsay et plus largement dans notre pays suffisamment de brillants juristes pour expliquer au Président et au Ministre des Affaires Étrangères que si l'état israélien possède bien les instruments d'une démocratie pour ses citoyens, il n'en reste pas moins une puissance occupante qui impose une justice militaire aux Palestiniens occupés. Tout comme le disait Clémenceau, nous avons la faiblesse de penser que la "Justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique".

Nous ne pouvons imaginer que les services du Consulat Général de France à Jérusalem, ou ceux de l'Ambassade de France à Tel-Aviv n'aient pas informé leur Ministère de Tutelle et l'Elysée des conditions du procès de Salah Hamouri et de sa condamnation sans preuve, sans témoin, sans crime ni délit, uniquement sur une supposition d'intention !

De plus, n'ayant pas eu connaissance d'une modification de la position officielle de la France quant à Jérusalem et la Cisjordanie, nous considérons donc que pour le Président et le Ministre des Affaires Étrangères elles sont toujours occupées.

De ce fait, le jugement de Salah Hamouri dans une colonie israélienne, sa détention sur le territoire de la puissance occupante sont illégaux aux yeux du droit international, en particulier des Conventions de Genève.

Nous avons tous en mémoire les interventions publiques de Nicolas Sarkozy, les paroles fermes utilisés lorsque nos compatriotes étaient détenus à la demande de la justice tchadienne, mexicaine ou iranienne. Nous savons donc qu'il s'intéresse aux français détenus à l'étranger et nous étonnons plus encore du silence incompréhensible observé dans le cas de Salah Hamouri.

Nous vous remercions donc de bien vouloir intervenir auprès du Président et du Ministre des Affaires Etrangères afin que la voix de la France rappelle à tous qu’un jeune français du nom de Salah Hamouri a, dans le cœur de la République, la même place qu’Eric Breteau, Florence Cassez et Clothilde Reiss.

Nous insistons particulièrement sur le fait qu’après sa libération Salah Hamouri puisse continuer à vivre auprès de sa famille à Jérusalem-Est, sur la terre de son père !

Nous souhaitons vivement une réponse à ce message que nous communiquons dès aujourd’hui à l’ensemble des Comités Salah Hamouri.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de nos salutations républicaines

R.F

Comité Salah Hamouri

Marseille et Bouches du Rhône
« Modifié: 30 mai 2010 à 16:45:51 par W catharos »
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #7 le: 19 août 2011 à 11:01:51 »
Salut camarades,



Envoyez des cartes postales Salah Hamouri pour populariser son combat et pour hâter sa libération !

La carte postale Salah Hamouri par Charb est désormais disponible. Si vous souhaitez en obtenir, envoyez votre commande à Jean-Claude Lefort - Comité de soutien Salah Hamouri - 6, place de l'Eglise -94200 Ivry-sur-Seine.

Les chèques sont à mettre à l’ordre de : « Jean-Claude Lefort – Comité de soutien Salah Hamouri ».

- 1 euro les 4 cartes
- Commande minimum : 20 cartes, soit 5 euros (Port compris)

Fraternellement,
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #8 le: 06 octobre 2011 à 16:13:34 »
Salut camarades,

Salah Hamouri devait sortir des prisons israéliennes le 28 novembre 2011, il est absolument inadmissible, que sa peine de 7 ans soit prolongée de 140 jours !

140 jours de prison en plus pour Salah ?
le 6 octobre, 2011

http://www.salah-hamouri.fr/node/302

Notre article d'hier vous informait que Salah Hamouri risque de faire 140 jours de prison en plus et ne pas sortir de geôle, comme indiqué sur le « jugement », le 28 novembre prochain.

Pourquoi ?

Parce que les autorités israéliennes ont fait passer une « loi », dite « loi Shalit », au terme de laquelle les conditions de détention des prisonniers sont durcies. Et notamment, les peines étant décidées par les tribunaux militaires en années administratives (345 jours).

Les autorités pénitentiaires ajoutent 20 jours de plus par année de détention et transformer en années civiles (365 jours) les peines des prisonniers. C'est déjà en appplication.

Ceci quoi que précise le « jugement », et donc de manière totalement arbitraire.

Pour Salah, condamné à 7 ans de prison, cela risque de se transformer en 140 jours de prison en plus (20x7).

Alain Juppé, à défaut d’avoir exigé fermement, et donc obtenu, la libération de Salah, doit exiger que, pour le moins, le « jugement » soit respecté et que Salah sorte le 28 novembre.

Ca suffit !

Libération de Salah !

Non à l’arbitraire ajouté à l’arbitraire !

Elus et citoyens envoyons des lette et des messages en ce sens à

Alain Juppé, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères 37, quai d’Orsay - 75007 Paris.
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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #9 le: 07 octobre 2011 à 01:08:31 »
Oui , l'arbitraire contre Salah Hammouri , çà suffit , et la complicité de Sarkozy aussi.
Ailleurs , il n'a pas pris de gants avec les autorités mexicaines pour réclamer la libération d'une Florence Cassez contre laquelle les témoignages des victimes sont pourtant accablants. Là , Sarkozy considère que ce sont des mensonges extorqués par le pouvoir mexicain .

A contrario , il ne conteste pas les accusations mensongères portées par le pouvoir israélien contre Salah Hammouri .

Et contre Yvan Colonna pourtant disculpé par des témoins , Sarkozy a réclamé et obtenu perpète sans la moindre preuve

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Re : LIBERATION pour Salah Hamouri !
« Réponse #10 le: 18 décembre 2011 à 22:09:12 »
Salut camarades,

Salah Hamouri enfin libre, chez lui...

C'est une excellente nouvelle...


Salah Hamouri enfin libéré...

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« Modifié: 18 décembre 2011 à 22:22:03 par W catharos »
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