Graulhet 81 (Tarn). La grève se poursuit au Pôle emploi !
Pour la défense du service public ! Cette lutte est juste et necessaire...
Source : La Dépêche
Comment, en travaillant 35 heures par semaine, peut-on recevoir entre 150 et 250 personnes durant 30 minutes chaque mois ? C'est la prouesse que devraient réaliser les conseillers du Pole emploi de Graulhet qui ont décidé de se mettre en grève hier matin.
Un « service minimum « était assuré au guichet. Du côté des grévistes on était satisfaits du taux de participation à ce mouvement. « Il reste à l'intérieur la direction et quelques employés, notamment les contrats précaires « explique Sophie Crémoux de FO. Créations d'emplois précaires, à temps partiels, non remplacement de personnes en congés maternités ou en préretraite, sont autant de motifs de mécontentements pour les employés qui ont avant tout une revendication : la création d'au moins deux postes. En ligne de mire on trouve aussi des aspects ubuesques du système. « Les logiciels changent constamment. En fait dès qu'on en maitrise un, il faut passer au suivant. Des personnes se déplacement pour s'inscrire et nous ne pouvons rien faire à part leur demander d'aller téléphoner d'un poste situé dans les locaux « explique un employé.
Outre les syndicats FO, SNU FSU et SUD solidaire, les comités de chômeurs CGT et Solidaire étaient présents devant le site. « Nous sommes là pour manifester notre soutien aux employés. Au niveau départemental on constate de plus en plus de dossiers ' perdus '. Quand on arrive à survivre avec 400 euros par mois, on n'a pas d'argent de côté et les situations sont parfois dramatiques « témoigne Jean Fauché du comité de chômeurs CGT. Quant aux gréviste, n'ayant obtenu gain de cause, ils poursuivront leur action aujourd'hui. Contactée, la direction du site n'a pas souhaité s'exprimer.
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Le Pôle en chiffres
Le site graulhétois compte une trentaine de salariés, soit un peu plus de vingt « équivalents temps plein» pour gérer près de 3700 demandeurs d'emploi de catégorie A et près de 7000 personnes au chômage.