Auteur Sujet: Dehors le gouvernement des capitalistes (Tract central du CCI-T)  (Lu 1346 fois)

Hors ligne polo2007

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Le dernier tract central du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) / CCI(T). Bonne lecture (et réactions sur le fond) et n'hésitez pas à entrer en contact.



DEHORS LE GOUVERNEMENT DES CAPITALISTES


Ou eux, ou nous
Les patrons et leur gouvernement frappent à tour de bras : ouvriers licenciés ou mis au chômage technique par dizaines de milliers, aggravation des attaques contre les cheminots, les postiers, les enseignants...Sarkozy sort chaque jour un nouveau plan de son chapeau pour venir en aide aux capitalistes en crise. D’un coté, des dizaines et centaines de milliards sont versées aux banques et aux entreprises, financées par la dette publique, c'est-à-dire par nous, et de l’autre, le gouvernement promet « l’accélération des réformes » pour faciliter encore plus les licenciements, généraliser les emplois précaires, détruire les services publics et supprimer les postes de fonctionnaires. Pour Sarkozy, « la crise peut être une opportunité pour moderniser la France », ce qui signifie ramener tous les salariés aux pires conditions d’exploitation, pour que la bourgeoisie française puisse espérer s’en sortir. Voilà pourquoi Sarkozy et le Medef veulent nous faire travailler jusqu’à 70 ans, dimanche compris !


La colère gronde

Dans les usines, grèves et débrayages se multiplient. Le 20 novembre, les enseignants ont défilé en masse contre les suppressions de postes et les réformes qui détruisent l’école publique. Le 25 novembre, journalistes et salariés de la radio et télévision publique manifestent devant l’Assemblée nationale. A la SNCF, devant la menace de grève, le gouvernement manœuvre en lâchant quelques miettes avec l’accord des directions syndicales pour éviter l’embrasement. Mais tant que la force de tous les salariés reste éparpillée dans des actions isolées, dans la succession des journées d’action, chacun son tour, chacun sur ses revendications, tant qu’il parvient à associer les directions syndicales dans le « dialogue social » dont le but avoué est d’accompagner et de faire passer ses réformes, le gouvernement tient bon.
Dans un communiqué du 24 novembre, les organisations syndicales unies déclarent qu’elles « retiennent le principe d’une mobilisation massive des salariés au début de l’année 2009 pour faire aboutir leurs revendications sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les garanties collectives, les protections sociales, les conditions d’une relance économique... ». Il est en effet plus que temps que soit enfin lancé un appel à la mobilisation tous ensembles contre le gouvernement.

Tous ensemble, oui, mais sur quel objectif ?

Le capitalisme en crise nous mène à la ruine, et le gouvernement actuel est son gouvernement. Il œuvre chaque jour contre les salariés, accumulant réforme sur réforme pour le compte des banquiers et des actionnaires. Demander à ce gouvernement de défendre les intérêts des travailleurs, dialoguer avec lui, c’est faire croire qu’il satisfera nos revendications et le légitimer. La crise qui se profile exige la rupture totale avec le gouvernement des capitalistes et le combat décidé et central contre lui.
Quel gouvernement peut décider l’augmentation générale des salaires, des retraites et l’indexation automatique sur le coût de la vie, bloquer les loyers et loger tous les gens à la rue, interdire les licenciements, exproprier sans indemnités ni rachat les grands banquiers qui contrôlent toute l’économie, abroger toutes les lois et mesures réactionnaires, bref satisfaire toutes les revendications de plus en plus urgentes ?
Certainement pas le gouvernement des capitalistes dont le plan de relance ne consiste qu’à donner des milliards à crédit sur notre dos aux patrons et à plonger les salariés dans la misère et la précarité.
Seul le combat d’ensemble contre ce gouvernement, pour un gouvernement constitué et mis en place par les travailleurs eux-mêmes, contrôlé par eux, appuyé sur leur mobilisation, s’attaquant résolument au capitalisme, rompant avec le profit privé, ouvrant la voie au socialisme, peut nous permettre d’en sortir !

Centraliser le combat pour chasser Sarkozy, pour un gouvernement des travailleurs
Voilà pourquoi il faut s’organiser contre la politique des journées d’action, des négociations avec Sarkozy et le Medef qui n’aboutissent qu’à faire passer leurs plans, s’organiser pour imposer l’unité de toute la classe ouvrière, de ses organisations, dans le combat tous ensemble pour la grève générale pour balayer Sarkozy, ouvrir la voie au gouvernement des travailleurs, au socialisme.


Il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire.
Il n’y a pas aujourd’hui de parti révolutionnaire construit qui combatte ouvertement et maintenant pour le front unique des organisations ouvrières dans la grève générale pour chasser Sarkozy, pour un gouvernement des travailleurs qui s’attaque résolument au capitalisme, pour le socialisme. Cela fait cruellement défaut et laisse le champ libre à tous ceux qui œuvrent et manœuvrent de mille et une manières pour que Sarkozy reste en place et que les capitalistes continuent à diriger la société à leur profit. Les jeunes, les salariés, les militants, groupes et organisations qui se réclament du combat pour en finir avec le capitalisme, doivent s’unir et se rassembler pour construire ensemble un parti révolutionnaire. Il y a urgence. Cela dépend de nous. Prenez contact.

CCI(T) - 28 Novembre 2008
Contact : ccit@cci-t.org - Site : http://CCI-T.org/