Auteur Sujet: Découvrir le journal La Terre, communiste et paysan !  (Lu 510 fois)

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Découvrir le journal La Terre, communiste et paysan !
« le: 10 avril 2010 à 00:42:33 »
Chers camarades,

La Terre est un journal, pour avoir connu de vieux abonnés les frères Duc à "Vente Rouge", hameau de la commune de Ménessaire dans le Morvan, en Côte d'Or, Bourgogne, ces vieux gars extraordinaires, le Paul et Maurice, étaient abonnés depuis l'avant guerre, ils le lisaient et je l'ai lu avec eux, plein de souvenirs, dans leur maison devant le poêle à bois, eux qui avaient été martyrisés par les troupes nazis pour voir sauvé les maquis du coin, en 1944...

Alors, la Terre n'est pas un journal paysan comme les autres !


La Terre, une page d’histoire de la France rurale, pour la lutte dans le monde paysan aussi, dans le monde rural les communistes parlent !


Notre journal a  soixante-douze ans.

Sans vouloir refaire l’histoire à la lumière des enjeux d’aujourd’hui ni sombrer dans une vision nostalgique du passé, on peut dire que la Terre a marqué la paysannerie française et pris toute sa part

http://www.laterre.fr/

dans les luttes et les initiatives pour que vive un monde rural riche de sa diversité, dynamique et solidaire, ouvert sur le monde. Bref aperçu d’une longue histoire.LES ORIGINES, LA NAISSANCE ET LA RESISTANCE

« Hebdomadaire communiste de défense des paysans de France », La Terre, dont le premier numéro paraît le 30 janvier 1937, est issu du grand mouvement de luttes sociales et de la victoire électorale du Front populaire. Mais il n’aurait pas vu le jour sans la ténacité de Waldeck Rochet et de quelques autres dirigeants communistes issus du monde rural. Car l’alliance d’une partie importante de la paysannerie avec la « classe ouvrière » et son adhésion aux idées progressistes de la gauche du Front populaire n’avaient rien d’évident. Pas plus que la création, par le Parti communiste français, d’un hebdomadaire national dont la manchette du premier numéro indiquait : « Paysan, voici ton journal ! » Hormis dans quelques bastions de la paysannerie laïque et rouge situés dans le Sud-Ouest, le Périgord-Limousin, le Midi ou la Bretagne, la paysannerie a rarement été au diapason des luttes ouvrières et urbaines. Si elle a joué un rôle majeur dans la Révolution française de 1789, elle a ensuite plutôt voté Louis Napoléon Bonaparte que Ledru-Rollin en 1848, et soutenu Thiers que les Communards en 1871 !

Mais l’ampleur de la crise économique et sociale des années 30 a mis un sérieux coup de canif dans le contrat social de la IIIe République qui faisait des petits propriétaires paysans le symbole d’une France qui travaille et qui épargne. La mévente des produits agricoles, la multiplication des saisies et des expulsions de fermiers et métayers ont fait grandir la colère contre les gros propriétaires fonciers. Si les chemises vertes de Dorgères, leader populiste des agrariens corporatistes et fascisants ont tenu le haut du pavé dans certaines régions rurales, les revendications et les actions pour le pain et la paix ont rencontré un large écho dans le pays. Dès sa victoire, la majorité de gauche à l’Assemblée nationale adopte des mesures qui changent la vie de ceux qui travaillent : semaine de 40 heures, congés payés, mais aussi l’Office du blé, le Statut viticole qui viennent corriger la chute des cours des céréales et du vin. Véritables parias de la terre, les ouvriers agricoles voient aussi leur situation s’améliorer. L’espérance est grande dans les campagnes, et la « pause » sociale d’un gouvernement reculant au bout de quelques mois devant les forces de l’argent appelle un nouvel élan du mouvement social. Le PCF, qui a beaucoup progressé en voix et en élus à la ville mais aussi à la campagne, adopte dès l’automne 1936 le projet de création de la Terre. Le journal va défendre les travailleurs de la terre, sans corporatisme, qu’ils soient ouvriers agricoles, fermiers ou métayers, petits propriétaires exploitants. Ainsi, dans un article du 19 janvier 1938 intitulé « Protégeons la propriété familiale, le journal suggère l’exonération des droits successoraux et des prêts d’installation susceptibles de faciliter l’accès à la propriété. Il revendique la création d’un système d’assurance contre les calamités, le bénéfice pour les paysans des lois sociales (assurance maladie, retraite...). Il porte aussi la revendication du Statut du fermage et du métayage qui sera adopté en avril 1946. Interdit en 1939, reparu au grand jour en 1944, la Terre est confectionné et diffusé pendant l’occupation. Le journal appelle à lutter contre les réquisitions allemandes de bétail et de produits alimentaires. Il encourage et met en valeur les actes de résistance, dénonce les méfaits et la démagogie de la Corporation paysanne créée par Pétain, joue un rôle important pour rassembler les paysans dans la lutte contre l’occupant. En témoigne la publication de l’« Appel du PCF aux paysans de France » en octobre 1942.

Le journal le paie cher. S’ajoutant aux nombreux diffuseurs clandestins arrêtés, torturés ou déportés, l’équipe parisienne est décimée, le rédacteur en chef François Mioch, de même que Solange, secrétaire de la rédaction meurent en déportation. A la Libération, en 1944, la Terre est le seul journal national agricole autorisé à reparaître, les autres s’étant vautré dans la collaboration. Il prend alors une part importante dans le combat pour une reconstruction progressiste de la France. En popularisant les avancées scientifiques et techniques, en montrant que les conquêtes sociales sont un atout décisif du progrès économique, en contribuant à l’évolution des mœurs et des modes de vie à la campagne... En dénonçant aussi la droite revancharde qui avait refusé de prolonger la session parlementaire, pour empêcher le vote de l’extension du droit à la retraite des vieux paysans et artisans du pays. Dans son édition du 18 avril 1946, la Terre se félicite que cette manœuvre ait échoué. croissance économique et mutations du monde rural

L’adoption du Statut du fermage et du métayage en 1946 est un événement considérable. Au-delà d’une répartition plus juste des fruits du travail paysan, le nouveau statut du fermage va être un cadre favorable à la modernisation du travail des agriculteurs. En réduisant la précarité de leur condition, il va leur permettre de faire des projets d’avenir, d’investir, de se former aux techniques nouvelles, de participer au développement du mouvement coopératif et mutualiste. Une lutte engagée par le PCF et la Terre depuis une quinzaine d’années est enfin victorieuse. Waldeck Rochet y a pris une part stratégique. Dans l’édition du 4 avril 1946 qui annonce l’adoption du Statut du fermage et du métayage par l’Assemblée nationale, le directeur de La Terre souligne également « Le rôle des coopératives et des syndicats dans la répartition. » La Terre apportera une aide constante aux agriculteurs pour les informer sur leurs droits, sur les progrès des techniques agricoles, sur l’intérêt d’adhérer aux Coopératives de matériel agricole (CUMA) ou de s’associer au sein des Groupement agricoles d’exploitation collective (GAEC). Le journal soutiendra en permanence la revendication d’une juste rémunération du travail par les prix de production face aux importations massives, au monopole des industriels de l’agroalimentaire, aux pratiques du négoce et de la grande distribution. Deux exemples : en août 1953, alors que les viticulteurs en colère manifestent contre la chute des cours, la Terre proposait l’arrêt des importations inutiles, la garantie d’un prix plancher et la priorité de vente pour les petits et moyens viticulteurs, les plus en difficulté. Le 12 octobre 1953 est encore dans la mémoire des anciens. Les cours de la viande se sont littéralement effondrés. Des milliers de barrages sur les routes, des centaines de milliers d’éleveurs qui manifestent dans 18 départements du Centre et de l’Ouest. Le « Comité de Guéret » se crée rassemblant des FDSEA hostiles à la politique du gouvernement et à la direction nationale du syndicat qui entrave le mouvement. Le gouvernement recule avec la création de la Société d’intervention du bétail et des viandes (SIBEV) qui permettra de faire remonter les cours, avec l’installation d’un prix plancher qui déclenche l’intervention. C’est la première grande victoire paysanne depuis les conquêtes de la Libération.

Les gains de productivité du travail agricole réalisés après la Seconde Guerre mondiale sont impressionnants. Ils vont être le principal moteur des mutations du monde rural et des évolutions qui vont bouleverser le rapport des agriculteurs à leur métier et à leur environnement. Selon l’économiste Paul Bairoch, ce niveau de productivité aurait été multiplié par 7,5 % durant les quatre décennies d’après-guerre, soit 1,5 fois plus que pendant les 8 ou 9 millénaires qui séparent « l’invention » de l’agriculture de la Seconde Guerre mondiale. Alors que la crise et l’exode rural provoqués par l’extension de la révolution industrielle dans le dernier quart du XIXe siècle, avaient vidé les campagnes de leurs populations non agricoles, ce sont les paysans et leurs enfants qui vont prendre le chemin de la ville pendant les décennies de croissance économique de l’après guerre. Ceux qui restent travailler la terre deviennent des agriculteurs engagés toujours plus dans la course aux rendements, au remembrement, à l’agrandissement des exploitations. Le monde rural connaît alors un grand chambardement, qui va s’accélérer encore avec la construction européenne.

L’europe du marché commun et de la pac

Au moment de la signature du Traité de Rome, en 1957, la Communauté économique européenne (CEE), est très largement déficitaire pour de nombreux produits agricoles. La France elle-même importe deux fois plus de produits agroalimentaires qu’elle n’en exporte. Les six premiers pays membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) décident de mettre en place une politique agricole commune (PAC) pour réduire les importations de la petite Europe et assurer sa souveraineté alimentaire. Jusqu’à la fin des années 1970, les pays membres vont pousser leurs agriculteurs dans la voie du productivisme et de la concentration des exploitations, tout en leur assurant des garanties de débouché et de prix. Trois principes régissent la PAC : un marché unique mettant en concurrence les producteurs de la CEE ; la préférence communautaire pour l’approvisionnement des européens ; la solidarité financière vis à vis du coût de fonctionnement d’Organisations communes de marchés assurant des prix incitatifs et stables. En France, la course à la productivité et à la concentration est « transcrite » dans la loi « d’orientation » de 1960 et « complémentaire » de 1962 qui classent les paysans français en « viables » qu’il faut encourager par des mesures incitatives et « non viables » à qui l’on accorde quelques subsides comme « l’indemnité viagère de départ » pour adoucir quelque peu la brutalité du système. La résistance s’organise comme dans les départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône qui refusent de fixer le niveau du couperet, ou dans les Landes avec une manifestation de 7 000 paysans à Mont-de-Marsan contre cette loi d’orientation capitaliste de l’agriculture. La liquidation de la petite paysannerie se poursuit cependant à un rythme élevé, libérant une main d’œuvre bon marché, notamment féminine, pour les nouvelles industries agroalimentaires ou de la sous-traitance industrielle qui ont besoin d’OS. Mais à Bruxelles on trouve qu’il y a toujours trop de paysans. En 1968, c’est la publication du « plan Mansholt », du nom du vice-président de la Commission européenne qui prévoit, brutalement, la disparition de cinq millions d’agriculteurs en Europe en dix ans. C’est-à-dire plus de la moitié de la population active ! Il faut croire que pour les tenants du système capitaliste, « l’ordre naturel » est trop lent ! La Terre du 12 décembre 1968 révèle à ses lecteurs les objectifs et les conséquences désastreuses qu’aurait l’application du projet d’orientation de la Politique agricole européenne. Mais ce ne sera pas le dernier mauvais coup de Bruxelles !

par Maurice Duplessis, Denis Recoquillon
« Modifié: 20 novembre 2010 à 00:16:48 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Re : Découvrir le journal La Terre, communiste et paysan !
« Réponse #1 le: 10 avril 2010 à 01:15:45 »
Chers camarades,

Si j'ai posté ce fil c'est pour dire que quoiqu'il arrive les communistes doivent se poser la question de la terre dans le monde, des latifundia, des crises d'excedents, alors que l'Humanité crève de faim, le monde paysan subit, la crise du Capitalisme...

Seul le Socialisme pourra résoudre ces problèmes de masse mais les paysans, classe intermédiaire, doivent rejoindre le prolétariat dans ses volontés profondes et ses intérêt de changement de la société, c'est à ses côtés que vaincra la Révolution Socialiste Mondiale...

Sur les 6 milliards d'habitants sur Terre combien de paysans pauvres qui n'ont rien, même pas leur moyens de production, sachons leur redonner espoirs et dignité, produire pour les besoins de l'Humanité... L'avenir est aux paysans pauvres alliés à la Classe Ouvrière !

Alors quelles perspectives pour la classe paysanne aujourd'hui ?


Quelles lectures conseiller ? Quelles alternatives prendre ?
« Modifié: 20 novembre 2010 à 00:05:51 par W catharos »
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Re : Découvrir le journal La Terre, communiste et paysan !
« Réponse #2 le: 25 avril 2010 à 15:20:17 »
Du journal "La Terre", seul journal paysan et communiste...

Pour les Saisonniers :

« Nous nous sommes battus pour que les saisonniers de longue durée obtiennent un statut de travailleurs permanents »

 Le point de vue de Hervé Gouyer, juriste au Codetras, collectif de défense des travailleurs étrangers dans l’agriculture.« Dans les Bouches-du-Rhône, environ 4 000 saisonniers agricoles sous contrats dits OMI (Office des migrations internationales) quittent chaque année le Maroc ou la Tunisie pour la récolte de fruits et légumes, pour certains, depuis plus de 20 ans.

En 2007, nous avons saisi la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, afin que soit reconnue la discrimination dont ils sont victimes. Certains travaillent ici durant huit, voire onze mois de l’année, et ils n’ont plus grand rapport avec les saisonniers. Nous nous sommes battus pour qu’ils obtiennent un statut de travailleurs permanents. La Halde nous a donné raison. C’est une grande victoire pour nous, pour les saisonniers. Certains ont réussi à obtenir un CDI, d’autres ont pu chercher du travail dans d’autres domaines. Mais dans le fond, le système est resté le même. Dans les Bouches-du-Rhône, le secteur agricole fruits et légumes est peu subventionné, soumis à une concurrence internationale, notamment de l’Espagne, du Portugal, et a besoin d’un grand nombre de travailleurs saisonniers.

Pour beaucoup, il faut donc aller chercher de la main d’œuvre étrangère, bon marché. Parallèlement, nous avons engagé une bataille au Tribunal administratif de Marseille. Nous avons introduit des recours groupés afin de réclamer des titres de séjour salarié permettant aux saisonniers de rester toute l’année en France, de bénéficier des allocations et des soins pour lesquels ils ont cotisés, et d’avoir la possibilité de chercher un autre travail. Plus de 600 dossiers sont sur les bureaux du tribunal ».

Propos recueillis par N.D. 
 
 
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Re : Découvrir le journal La Terre, communiste et paysan !
« Réponse #3 le: 27 avril 2010 à 21:02:31 »
Ce n'est pas un article du journal "la Terre", mais un point d'actualité sur la manifestation des paysans à Paris ce 26 avril 2010...

Les céréaliers "fauchés comme les blés" défilent à Paris !

Les agriculteurs manifestent à Paris en tracteur pour du blé : "Des Parisiens nous ont applaudis !"

Source Reuters

Parfois vêtus de T-shirts marqués des mots "Fauchés comme les blés", armés de pancartes où l'on pouvait lire "Sarko veut nous faucher" ou "Touche pas à mon blé", les exploitants venus de toute la France ont défilé sous un soleil éclatant, dans un concert de klaxons et de pétards.

Plus de 1.500 tracteurs et 11.000 céréaliers ont défilé entre les places de la Nation et de la République via celle de la Bastille sous le regard bienveillant des Parisiens, qui les ont parfois applaudis.

Les manifestants ont commencé à se disperser en milieu d'après-midi.

Après les maraîchers et les producteurs de lait il y a quelques mois, c'est donc au tour des producteurs de blé, colza et autre maïs, ce que l'on appelle les "grandes cultures", de réclamer l'aide de l'Etat.

Déjà en baisse en 2008, leurs revenus ont chuté de 51% en 2009 et le prix des céréales a reculé de 24% dans le sillage des cours mondiaux, selon le ministère de l'Agriculture.

HAUSSE DES CHARGES

Véritables chefs d'entreprises nécessitant de lourds investissements, les céréaliers français craignent aussi le démantèlement, à l'horizon 2013, de la Politique agricole commune (Pac) dont ils sont les premiers bénéficiaires.

"On n'est pas là pour réclamer de l'argent. On est là pour réclamer d'être payés à la hauteur de la qualité de notre production et pour préserver notre compétitivité", a dit à Reuters Fred Plasmans, céréalier de 42 ans basé dans l'Oise.

La colère des céréaliers de France, dont la productivité est l'une des meilleures du monde, a été ravivée par la hausse des coûts de production, le durcissement des normes environnementales et la redistribution, effective cette année, de subventions européennes en faveur des éleveurs notamment.

Selon les syndicats, le manque à gagner pour les céréaliers sera compris entre 80 et 100 euros l'hectare.

"En 2009-2010 les prix sont tombés à des niveaux sans commune mesure avec la hausse des charges. Les comptes et les bilans de bon nombre d'entre nous sont à zéro voire négatifs", a dit à Reuters Rémi Haquin, président du conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer.

"Nous réclamons une correction en 2010 par les pouvoirs publics de la hausse des charges", a ajouté cet exploitant de l'Oise.

A la sortie du conseil des ministres, Bruno Le Maire a déclaré être intervenu lundi auprès de la Commission européenne "pour demander d'augmenter leur niveau d'intervention sur les marchés pour faire remonter le prix des céréales".

INTERVENTION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE ?

Parmi les mesures de court terme possibles, le ministre français de l'Agriculture souhaite que l'Union européenne achète des stocks de céréales comme elle l'avait fait pour le lait.

"Je demande à la Commission européenne qu'elle dégage davantage de moyens financiers pour permettre cette intervention sur le marché car c'est la solution la plus efficace pour faire remonter les prix", a-t-il dit sur France inter.

Il souhaite aussi permettre aux agriculteurs, avec la future Loi de modernisation agricole, de lisser leurs revenus sur cinq ans au lieu de trois actuellement.

Les agriculteurs protestent également contre les obligations environnementales imposées notamment par la loi dite Grenelle I. Le président Nicolas Sarkozy leur a promis lors du Salon de l'Agriculture que, le temps de passer la crise, l'environnement ne serait plus la priorité.

"Lorsqu'il y a eu une crise financière sans précédent, on a mis un peu de souplesse sur les critères européens. Je souhaite que l'on soit aussi pragmatique dans le domaine de l'environnement pour les agriculteurs", a dit Bruno Le Maire.

Sur le plan européen, à l'heure de la renégociation de la Pac, la France est prête à accepter une diminution des subventions agricoles à condition que l'on garantisse au producteur un prix minimum équivalent au prix de revient.

La manifestation de mardi survient à la veille d'une visite à Paris du commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, et à quelques semaines du débat au Parlement français de la Loi de modernisation agricole et de la loi dite Grenelle II sur l'environnement.

La révolte des campagnes continue, le Capitalisme qui ne porte que la crise et la surproduction ne peut assumer les besoins vitaux de l'Humanité, alors que les paysans sont et restent déterminés à nourrir la planète, alors une autre société est possible, où chaque Homme pourrait suffire à sa faim !

C'est le Socialisme !
 
« Modifié: 28 avril 2010 à 00:21:15 par W catharos »
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