Auteur Sujet: 1er mai 2010 UNITAIRE !  (Lu 330 fois)

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1er mai 2010 UNITAIRE !
« le: 16 avril 2010 à 14:16:40 »
Tous mobilisés pour un 1er mai unitaire !

CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA appellent ensemble, seule FO fait bande à part...

Pour un grand 1er mai unitaire
Tous mobilisés...


Source CGT

Emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites sont au cœur des préoccupations des salariés du public et du privé. Le sont aussi les axes revendicatifs portés en commun par l’intersyndicale depuis 16 mois. Ce sont sur ces priorités qu’elle interpelle :
- les pouvoirs publics,
- le patronat,
- les chefs d’entreprise.
La situation économique et sociale est d’ores et déjà à l’origine de nombreuses luttes, souvent unitaires, des salariés du public comme du privé. Ces mobilisations doivent s’inscrire dans la durée.

C’est pourquoi nous décidons de faire connaître nos exigences auprès des salariés toute la journée du 20 avril. C’est pour ces raisons que les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés à manifester très nombreux le 1er mai pour affirmer leurs attentes d’un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent.

Interpellation commune en vue du Sommet social

Donner la priorité au maintien des emplois
 
- Les employeurs doivent privilégier l’emploi stable, investir dans les emplois futurs. Quelle que soit la situation dans l’entreprise, c’est en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Les mesures, comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés, en cas de baisse d’activité doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Toute mesure à prendre dans l’entreprise en termes d’emploi et d’organisation du travail doit être discutée avec les représentants des salariés ;
- les suppressions d’emplois publics ainsi que les réorganisations forcées décidées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) provoquent une dégradation des conditions de travail et des difficultés grandissantes pour assurer les missions de service public. Il faut stopper cette politique aveugle de suppressions d’emploi et de recours aux emplois précaires. Les personnels doivent être partie prenante des évolutions à apporter en termes de missions et d’organisation des services publics ;
- des mesures doivent favoriser l’accès à l’emploi, en particulier pour les jeunes ; les demandeurs d’emploi en fin de droits d’indemnisation doivent bénéficier d’un accompagnement renforcé pour leur permettre de retrouver un emploi avec un revenu garanti. Les conditions d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité et au RSA doivent être élargies. Améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
 
Dans les branches, les entreprises, la fonction publique, les négociations salariales doivent assurer le maintien du pouvoir d’achat et la réduction des inégalités ;
- les allègements de cotisations sociales doivent être ciblés et conditionnés aux politiques d’emplois et de salaires.

• le soutien du pouvoir d’achat doit être assuré notamment par le maintien et l’amélioration des dispositions prises en 2009, en particulier :
la suppression des deux derniers tiers provisionnels pour les contribuables payant la première tranche d’impôt sur le revenu,
l’amélioration des minima sociaux. Les mesures sociales pour faire face à la crise doivent être financées par la suppression du bouclier fiscal, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et la création d’une tranche d’impôt supplémentaire pour les hauts revenus.

L’avenir des retraites : un choix de société

Emploi, conditions de travail, niveau de salaire, ont des conséquences directes sur les équilibres des régimes de retraite et sur le niveau des pensions.

La concertation qui s’engage sur une « réforme des retraites » suscite une légitime inquiétude chez les salariés. Elle doit garantir la pérennité du système par répartition en assurant son financement et en corrigeant les inégalités. Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition.

Les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant : ceci n’est pas acceptable. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, n’accepteront pas un passage en force.


Tract unitaire :


http://www.cgt.fr/IMG/pdf_010510sommetmondunit.pdf
« Modifié: 16 avril 2010 à 14:21:20 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : 1er mai 2010 UNITAIRE !
« Réponse #1 le: 16 avril 2010 à 15:51:09 »
Tract de la Riposte, le journal de l'aile marxiste du PCF

Pas touche à nos retraites !

Pour la quatrième fois depuis 1993, la droite au pouvoir lance une vaste offensive contre les retraites. En 15 ans, le niveau moyen des pensions a baissé de 20%. Et tel est bien l'objectif de la nouvelle contre - réforme : réduire encore le niveau des pensions pour ouvrir un espace au secteur privé - sous prétexte de sauver "le régime par répartition"-. Les retraités représentent un marché potentiel colossal que les capitalistes convoitent avidement. Pour eux, l'idéal serait un système privé par "capitalisation" individuelle" Et tant pis si beaucoup de travailleurs ne pourraient se le payer !

Le gouvernement s'est offert une pleine page, dans la presse quotidienne, pour nous expliquer que l'espérance de vie est passée de 66 ans en 1950, à 81 ans, en 2010. Conclusion : "il va falloir travailler plus longtemps" - ce qui dans les faits, se traduirait par une baisse générale des pensions. Ce message du gouvernement et du Medef est martelé sur tous les tons, du matin au soir dans le but d'affaiblir la mobilisation syndicale.

L'argument de la droite sur l'espérance de vie" est une vaste supercherie. D'une part, ces chiffres cachent de grandes inégalités. L'espérance de vie d'un salarié de l'industrie est de 10 ans inférieure à celle des patrons qui engrangent les profits. Les parasites vivent bien plus longtemps que ceux qui créent des richesses. Par ailleurs, l'allongement de l'espérance de vie s'est accompagné d'une augmentation considérable de la productivité du travail. En 2010 un travailleur produit en moyenne 4 fois plus de richesses qu'en 1950 ! D'où la revendication historique du mouvement ouvrier pour baisser le temps de travail, qu'il s'agisse du temps de travail hedomadaire, des congés payés ou du droit à la retraite à 60 ans.

Le fond du problème, c'est que le capitalisme ne peut plus tolérer les conquètes sociales du passé. La classe dirigeante veut nous faire payer la crise en s'attaquant à tout : éducation, santé, logement, retraites, assurance chômage, ect. La gauche et le mouvement syndical doivent se préparer à une riposte à la hauteur de cette offensive. Il est hors de question d'accepter le moindre recul supplémentaire. Dans le même temps, il faut remettre à l'ordre du jour la lutte pour en finir avec le pouvoir d'une poignée de multi - millionnaires sur l'économie du pays. Le programme socialiste et plus que jamais d'actualité. Les énormes richesses de ce pays, les banques, la grande industrie, la grande distribution, doivent être nationalisées et placées sous le contrôle démocratique des salariés, dans le cadre d'un plan de production rationnel.
« Modifié: 17 avril 2010 à 22:33:10 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux