Auteur Sujet: 13 avril 2010, les cheminots européens agiront partout en Europe !  (Lu 305 fois)

En ligne W catharos

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Après des journées de luttes depuis le 6 avril 2010, qui risquent de redoubler dans les jours qui viennent, voici un appel pour une Riposte européenne...
"La Bataille du Rail" a commencé !


Personne n'en parle à part la CGT, le 13 avril, les cheminots européens agiront partout en Europe à l’appel d’ETF, Fédération européenne des travailleurs des transports

source CGT Cheminots

À la suite des élections européennes de juin 2009 où les libéraux sont sortis renforcés, le Parlement ne bouleversera pas la politique ferroviaire de la Commission sans de fortes interventions des peuples.

S’il fallait un élément supplémentaire pour nous en convaincre, la satisfaction ouvertement déclarée de la CER (entreprises ferroviaires), de l’EIM (gestionnaires d’infrastructures) et de l’UNICE (constructeurs ferroviaires) à la nomination et la validation par ce même Parlement de M. Kalas, nouveau commissaire européen aux Transports, partisan de la libéralisation et de la concurrence dans les transports, nous l’apporte.
C’est d’ailleurs dans cette continuité toute libérale que la Commission s’apprête à publier un quatrième paquet ferroviaire, phase supplémentaire de libéralisation, opportunément dissimulé derrière la refonte du premier.
Un quatrième paquet ferroviaire destiné à achever la déstructuration des entreprises historiques, pour laisser place à une concurrence libre et non faussée dont les effets néfastes ne sont plus à démontrer, tant pour l’économie générale du secteur que pour les usagers et les salariés concernés.
Ces constatations et les analyses apportées sont partagées par une large majorité des affiliés à la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF), qui ont décidé lors de la dernière réunion plénière de la section ferroviaire de mettre en œuvre un processus revendicatif destiné à :
• contrer la libéralisation et la déstructuration des entreprises,
• maintenir des entreprises ferroviaires publiques dans un système intégré,
• améliorer les garanties collectives et les conditions sociales des cheminots.

Un triple objectif vers trois acteurs clairement identifiés :
• les directions d’entreprises ferroviaires d’une part, et leurs représentations nationales et européennes au regard de leurs responsabilités dans la situation actuelle des chemins de fer, de leur incapacité à sortir des schémas économiques obsolètes prônant le dumping social. Leur inaptitude à écouter les propositions des travailleurs est de ce point de vue tout à fait consternante ;
• les pouvoirs publics nationaux d’autre part, qui confondent trop souvent stratégies de communication et engagement ferme de développement. Certains gouvernements n’en sont pas avares. Les objectifs de report modal nécessitent des mesures d’une autre ampleur que des déclarations d’intention, par une politique volontariste d’intégration des coûts externes, par une relance des investissements dans les infrastructures et le matériel roulant, mais surtout par une remise en perspective du rôle des chemins de fer au profit de la collectivité, dans le cadre d’un service public ferroviaire;
• la Commission européenne enfin, qui s’apprête à rédiger le fameux quatrième paquet ferroviaire destiné à déstructurer complètement le secteur des chemins de fer et les dernières entreprises publiques, avant de demander leur privatisation et leur vente à la découpe.
Ignorant totalement la singularité du système ferroviaire dont le maintien du niveau de sécurité est dépendant de la relation rail/roue et des facteurs humains, la Commission européenne mène les chemins de fer vers des désorganisations et des déstructurations dangereuses.
À cet égard, il est de la responsabilité des organisations syndicales de maintenir la roue sur le rail...
Plus que jamais, les politiques communautaires de transports doivent impérativement être révisées, les instances européennes et nationales doivent abandonner leurs solutions idéologiques inefficaces et les stratégies des opérateurs de chemins de fer doivent être réorientées.
La réalisation des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre par un report modal important vers des modes respectueux de l’environnement, le maintien du niveau de sécurité d’un système intégré et le développement du service public ferroviaire sont à ce prix.
L’action du 13 avril se situe d’ailleurs dans le cadre de la « stratégie syndicale pour un transport durable » décidée lors du dernier congrès d’ETF en mai 2009. Ce sera également le jour de l’action internationale des cheminots d’ITF (Fédération internationale des Transports).
En Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, aux Pays- Bas, en Autriche, en Hongrie, les cheminots refusent des solutions présentées comme inéluctables.
L’action du 13 avril 2010 est un rendez-vous important, fait de convergences, qui doit être préparé par des initiatives locales comme celles de Miramas, Sotteville-les-Rouen, Somain, et ailleurs...
Pour aider à la préparation de toutes ces initiatives et d’autres à venir dans plusieurs pays, un groupe d’impulsion a été mis en place au sein d’ETF auquel participe la CGT.
Un tract de masse d’ETF en trois langues sera réalisé ainsi qu’une adresse aux usagers.
Un courrier type sera adressé à chaque parlementaire européen, à différents ministres des transports nationaux et à la Commission européenne.

Des conférences de presse seront organisées.

« Modifié: 12 avril 2010 à 17:23:04 par W catharos »
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