Auteur Sujet: L'allégorie de la grenouille et la dialectique.  (Lu 2682 fois)

Hors ligne Christophe-31

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 388
    • Voir le profil
    • Renforcer le PCF !
L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« le: 23 juin 2009 à 10:57:13 »
Sur Internet, une fable circule au sujet d'une grenouille qui se laisserait ébouillanter si on augmente la température de l'eau très lentement.

Selon une source de 1897, il s'agirait d'une expérience accomplie en 1882 à l'institut John Hopkins : "Une grenouille vivante peut en fait être bouillie sans qu'elle bouge si l'eau est chauffée assez lentement ; dans une expérience, la température a été augmentée de 0.002°C. par seconde, et la grenouille fut retrouvée morte après 2 heures 30 sans avoir bougé".

Toutefois, celà n'a jamais pu être prouvé depuis. Une expérience récente prouvant même le contraire, et le professeur Doug Melton du département de biologie de l'université de Harvard dit que "Si l'on plonge une grenouille dans de l'eau bouillante, elle ne s'échappera pas. Elle mourra. Si on la met dans de l'eau froide, elle s'échappera avant qu'elle n'ait chaud -- les grenouilles ne restent pas assises tranquillement pour vous."

Celà est en accord avec les lois formelles de la dialectique, éprouvées à plusieurs reprises. Les changements, aussi infimes soient t'ils, influent lentement sur son environnement, jusqu'à un moment donné où le changement devient brusque. Lorsque de l'eau bout, elle le fait tout le temps à 100°, pas à 99, lorsqu'elle arrive à 101°, elle n'est déjà plus que vapeur. Un vase que l'on rempli, même avec minutie et attention, devra à moment donné déborder. Il en va de même pour tous les phénomènes physique "normaux".

Cette fable de la grenouille n'est donc qu'une vue de l'esprit qui n'a pour autre but que d'essayer de démoraliser les consciences. Mais dans un contexte de capitalisme en faillite, qui dégrade chaque jour un peu plus nos conditions de vie, la grenouille, qui parait paralysée et habituée à tous ces changements, bondira un jour, avant de tout perdre, et alors il en résultera un changement brutal de sa conscience. On appelle celà une révolution.
« Modifié: 23 juin 2009 à 11:12:51 par Christophe-31 »

Hors ligne Maximilien Robespierre

  • Administrateur
  • Ancien
  • *****
  • Messages: 218
    • Voir le profil
    • Le site de la TMI
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #1 le: 23 juin 2009 à 11:13:48 »
Excellente démonstration de dialectique  ;)

Au-delà de l'anecdotique, cela permet de battre en brèche l'idée selon laquelle l'apparente passivité des masses s'entretient naturellement elle-même et qu'il n'existe aucun espoir de sortir du système actuel.
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

Hors ligne Christophe-31

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 388
    • Voir le profil
    • Renforcer le PCF !
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #2 le: 23 juin 2009 à 14:36:37 »
Exactement Robespierre :)

Je vais peut-être commencer à faire circuler ma réponse à ce mail :)

Hors ligne victor

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 181
    • Voir le profil
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #3 le: 23 juin 2009 à 17:21:02 »
Pour montrer que rien n'immuable je me permet de te corriger christophe: l'eau ne bout pas toujours à 100 degrés, cela varie en fonction de la pression, par exemple sur l'Everest c'est 68 degrés. 

Hors ligne Christophe-31

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 388
    • Voir le profil
    • Renforcer le PCF !
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #4 le: 23 juin 2009 à 18:14:49 »
Oui et puis si on rajoute du sel, elle va bouillir au delà de 100°C... ;)

Bref Victor, on peut dire que ce n'est pas immuable oui, mais dans ce cas on rajoute des éléments extérieur, c'est que nous appelons facteur subjectif.

Facteur objectif : l'eau bout à 100°C
Facteur subjectif : la pression diminue, donc l'eau bout plus vite. Il s'agit du parti révolutionnaire que nous nous devons de construire, afin d'accélérer la révolution.

La question maintenant est : La grenouille, se faisant bouillir sur l'Everest sentira t'elle son corp bouillir si la température de fusion en est abaissé ?

Hors ligne victor

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 181
    • Voir le profil
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #5 le: 24 juin 2009 à 14:48:32 »
La grenouille le sentira mais on peut imaginer une pression où la température d'ébullition est de 20 degrés, mais en tout état de cause, il arrive un point où une métaphore n'a plus de sens. :) 

Hors ligne Virgile

  • Néophyte
  • *
  • Messages: 20
    • Voir le profil
Re : L'allégorie de la grenouille et la dialectique.
« Réponse #6 le: 30 juin 2009 à 11:22:38 »
Pour que l'eau bout à 20° C il faut une pression d'environ 20 hPa ce qui revient à une altitude de plus de 20km au dessus du niveau de la mer (dans la stratosphère qui se situe déjà dans l'espace). On peut atteindre cette pression en laboratoire à l'aide d'une cloche à vide. La question ne se pose donc pas vraiment parce qu'à cette pression la grenouille ne peut pas vivre quelque soit la température(je suppose même qu'elle explosera, à vérifier auprès d'un biologiste).
« Modifié: 30 juin 2009 à 13:11:24 par Virgile Besson »