Auteur Sujet: L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller  (Lu 380 fois)

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L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
« le: 20 novembre 2011 à 15:26:40 »
Salut camarades,

Ce film « L’exercice du pouvoir » est à voir … A part les cinq premières minutes où j’ai presque rien compris (voir l’image du crocodile), il est intense, du début à la fin…

Il décortique le fonctionnement de l’Etat, d’un ministère, à travers un ministre et son administration, et à voir comment on est gouverné, il y a du souci à se faire…
 
Entre démesure, la folie et l'étrangeté de l'exercice du pouvoir, on y apprend sans doute, on constate bien, « Pierre Schoeller met les mains dans le cambouis du pouvoir politique ».

Par exemple « on entend les négociations entre ministre et préfet, on découvre que la logistique d'un de ces déplacements qui occupent nos journaux est aussi une petite comédie, où chaque réplique, chaque mise en scène se négocie âprement ». Les affres du pouvoir et ses rouages.

Ce film « L’exercice du pouvoir » est une œuvre magistrale, le goût du pouvoir et le garder, les intérêts, la bassesse et la corruption, bref, de quoi vouloir changer ce système de fou, et mettre un coup de pied dans la fourmillière…


D'entrée, L'exercice de l'Etat frappe fort : une femme entièrement nue se jette dans la gueule béante d'un crocodile, au sein d'un bureau ministériel. La volonté du réalisateur est donc nette : déranger et questionner le spectateur.

Critique du Canard Enchainé
Le mercredi 26 octobre 2011

L’exercice de l’Etat
(La vitesse du pouvoir)



En bagnole, en hélico, arpentant son bureau, il tempête sur son portable, martèle ses mots d’ordre à son cabinet ou emprunte les formules glissées par sa conseillère com…

Il fonce sans cesse sans s’arrêter une minute pour réfléchir. C’est un ministre, celui des Transports, en l’occurrence, emporté d’une urgence à l’autre. Jusqu’à ce que sa trajectoire à cent à l’heure entre en collision avec celle d’un chômeur longue durée, embauché au pied levé pour remplacer son chauffeur.

Auteur du remarqué de « Versailles », Pierre Schoeller raconte ici la vie de l’intérieur d’un cabinet ministériel, comme une course trépignant e et folle. Pari brillamment tenu, grâce, entre autres, au procédé nouveau consistant à incruster en surimpression, plein écran, les SMS qui sont envoyés au héros. Dans ce film, produit par les frères Dardenne, Schoeller a voulu brosser le portrait d’un ministre toujours en mouvement, travaillé par ses « humeurs », en montrant « ses nausées, ses ivresses, ses coups de colère comme ses accès de tendresse ».

Ce ministre apparemment centriste, porté sur la bouteille, et dont l’humanisme se consume au feu d’ambitions brûlantes (Olivier Gourmet, au poil) vous dit quelque chose ? Il fonctionne en duo avec son dircab sage et stable (Michel Blanc aux petits oignons).

Mais tout se grippe quand surgit ce chômeur (Sylvain Deblé, une révélation) comme le grain de sable venu d’en bas, du peuple méfiant, forcément méfiant…

David Fontaine
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
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