Auteur Sujet: l'art sous le socialisme.  (Lu 3878 fois)

Hors ligne Naïké

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l'art sous le socialisme.
« le: 20 avril 2008 à 18:24:26 »
Je me suis souvent demander quel était l'influence de la société sur l'art.

    Dans quel proportion l'art est un moyen de contrôle de l'aspiration de chacun, ou un moyen d'expression que chacun a, qui sous couvert d'art peut se permettre plus de chose, voir plus loin que ce qui est possible et tendre a des désir plus profond.

    Des quelques connaissances que j'ai l'art est la plus part du temps un moyen de contrôler et d'impressionner le peuple. Dans l'antiquité et jusqu'à maintenant même si ça change un peut, être un artiste c'est être doté d'un don "divin". Alors que c'est essentiellement du travail, combien d'heure de travail passées devant un piano, ou devant une toile blanche a recommencer jusqu'à atteindre le résultat désiré.

   A qui était réservé l'art en général jusqu'à nos jours, à la classe dominante. ( si vous avez des contres exemples je suis preneur) L'art était une affaire divine, donc réservé aux clergé dans nos société occidental durant le moyen age, et durant l'antiquité c'était les dieux qui leurs parlait.

    L'art est donc lié très étroitement au pouvoir dominant c'est dont un moyen de propagande très fort. Où l'attention de celui qui regarde est détourné du but réel. Les religieux devaient avoir un grand pouvoir avec leur cathédrales, pyramides, peinture qui n'étaient pas a la porté de tous. Je me souviens que lors d'une visite d'un château, j'ai dit a ma cousine qu'avant on savait faire des habitation solide, et elle ma répondus très justement," c'est la maison des riches, pour les autre c'est de la terre". La beauté des œuvres est donc un moyen d'impressionner et la seule façon de comprendre que la beauté c'est de lui attribuer une provenance mystique. 

    En faisant de l'art quelque chose de mystique la classe dominante a put à travers l'art propager ce qu'elle veux. Le diable du temps des cathédrale pour inciter la peur et donc la soumission. De nos jour les thèmes abordés sont de l'ordre du privé très peut abordant la société ou quand c'est aborder c'est souvent creux et plein de stéréotypes. Mais quand l'art attaque les fondement de la société il est censuré durant le moyen age on aurait dit que c'était de l'art hérétique, maintenant il trouble l'ordre publique, ce qui est la même chose. L'art reste donc engluer dans les codes de la société contemporaine et se sclérose.

     Mais l'art n'a jamais été aussi proche de la beauté qu'aux moments ou il a sut se défaire des règles établie. à petite échelle comme à grande échelle comme a la renaissance, mais tous ceci n'est rien par rapport a ce que serait l'art dans une société socialiste, ou chacun aurait a sa disposition les moyens technique et le temps de s'y adonner, sans devoir rester cantonné au rôle de messager de la classe dominante. De plus le travail collectif dans le processus de création serait facilité.

     Effectivement l'art c'est comme toute production le travail en groupe est plus efficace que le travail seul. Ce que l'on peut voir que partout où un travail artistique est fait en groupe la qualité est souvent au rendez vous. Dans le milieux musical moderne, le RAP en tout cas, on dit toujours qu'un groupe de Rap est toujours plus fort qu'un seul rapeur.
Au niveau de la production de bande dessiné, la méthode japonaise est intéressante, le mangaka voit régulièrement sa maison d'édition avec qui il travail en petit groupe sur la tournure des événement et le design des personnages. Même si on peut leur reprocher cette méthode en temps que méthode de censure et d'assurance rentabilité, force et de constater que souvent les histoires et les personnages sont plus travaillé que chez les BD européenne pour ne parler que d'elles.

     Mais cette méthode de travail en groupe a ses limite il faut payer des gens pour le faire donc c'est réservé a  des formes d'art rentable comme le cinéma, les BD ayant déjà rencontré du succès, les jeux vidéo. La musique est confronté au droit d'auteur. Et plus en général personne n'a accès à l'ensemble de la production artistique.

    La révolution socialiste nous aporterait les moyen matériaux a chacun de s'exprimer et de metre nos connaissances en commun et on verrait renaitre des Eisentein non pas un mais des millier.

Voila ma petite réflexion sur l'art. J'attends les commentaires.

Hors ligne Solon

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #1 le: 22 avril 2008 à 22:10:30 »
effectivement l'expression artistique de chacun est très fortement limitée dans cette société. au niveau de la "production" d'abord où le temps manque pour tout à chacun à moins d'être professionnel. Ce qui conduit à une autre restriction, la diffusion. L'artiste ne peut diffuser que ce qui est orthodoxe (non pas forcement politiquement mais economiquement ce qui tend à devenir le même --> exemple les chansons creuses sans prises de risques). On arrive à une standardisation de l'art qui est en fait sa négation. tu parlais très justement de l'accès à l'art de l'autre qui est sous tutelle capitaliste, ainsi on ne peut se cultiver que dans le cadre de ce que l'on reçoit et notre "eveil" artistique est donc plus médiocre.

Le capitalisme tend à amener le rapport à l'art comme décrit dans le malheureusement prohpétique 1984 de Georges Orwell. Standardistion pour abrutir les masses et les divertir (ou donner l'illusion de ne pas censurer l'art) .

PS :comme d'ailleurs la restriction à l'utilisation du langage pour réduire le champs de la pensée (y a qu'a voir un "débat" télévisé sur une contre réforme --> comment la faire passer est l'horizon indépassable de la "reflexion"), ou bien la guerre permanente et la réécriture de l'histoire (les talibans sont des bêtes sauvages et ont toujours été nos ennemis dixit deubellyu)...entre autre...

Hors ligne Josip Broz

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #2 le: 26 avril 2009 à 15:02:20 »
Tout dépend de ce qu'on considère comme artistique.

la plupart des artistes de notre société (chanteurs, acteurs, écrivains dans le vent) sont quand même avant tout incultes, pour ne pas dire pire.

L'artiste dans l'absolu n'existe pas: il est historiquement face à deux choix antinomiques:
- exalter les peuples et mener les individus vers la lumière du beau, du bien et du vrai sous une autre forme que celle de la philosophie et de la politique
- gagner de l'argent et vivre de son art

99% des artistes sont donc contraints de faire des "compromis" avec le système.

Or de nos jours, il ne reste que la chasse au pognon, les artistes ayant abandonné le choix d'exalter l'Homme dans ses aspirations.
La plupart du temps même, la création ne s'exerce que sur le terrain de l'esthétique plutôt que du sensé, car construire du sens et du concept suppose un travail long de réflexion et une liberté de mouvement. Le temps et le travail de réflexion sont souvent gage de misère.

Sous Staline et consorts, la ligne définie n'était pas inintéressante dans la mesure où le réalisme socialiste avait pour sens premier de donner à l'homme le moyen de se sentir fort et fraternel dans une union égalitaire avec ses semblables. Mais cela était hélas par trop enfermant dans un corridor bien droit qui servait avant tout l'idéologie dominante.

De nos jours, l'art sert encore l'idéologie dominante (celle du capital) mais avec des nuances complexes qui sont plus difficiles à décoder que celles du Stalinisme ou du Nazisme.

Le rap a-t-il comme finalité d'exalter l'homme et ses capacités de critiquer et de cerner le monde?
Non, il véhicule l'idée totale capitaliste du "prends ce que tu peux comme tu peux, et kiffe".
Encore une fois ce qui fait le succès de ce genre est la mise en esthétique des artistes ou de l'art lui-même (clips, vêtements, pose de bandit...), code auquel peuvent s'identifier les jeunes en allant ACHETER le CD, les habits, etc.

Une chose également intéressante est de constater l'anathème qui vous assomme lorsque vous déclarez aimer tel tableau figuratif plutôt que tel tableau abstrait, David plutôt que Cy Twombly...

Vous devenez d'un coup suspect. Suspect de ne pas comprendre l'essence de l'art, suspect d'être trop attiré par l'exaltation de l'homme dans sa marche vers la compréhension du monde (mythe du surhomme Nitzschéen, DONC relent NAZI, donc vous êtes un fasciste)...

La vérité c'est que l'art n'a plus grand à chose à dire, et depuis longtemps.
Il est juste devenu une surrenchère de répétitions.
En 1973, un artiste s'est fait tirer dessus au pistolet devant témoins (blessure sans gravité) par pur projet artistique.
Je crois que c'est ce jour-là que l'art est mort.
Que peut-on faire après cela, sinon recommencer à l'infini ce qui a déjà été fait ou dit?

Picasso, au soir de sa vie, avait avoué en substance que la majeure partie de sa production n'avait finalement été faite que pour plaire aux bourgeois qui achetaient ses toiles...

Il était devenu une marque, une bouteille de coca-cola.
Un agrégat de plus du Capital.



Hors ligne nam-or

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #3 le: 26 avril 2009 à 16:12:54 »
L'art ne peut jamais être mort étant donné que notre société évolue constamment, l'humanité évolue constamment. Après il est évident je pense que vu le nombre important d'individus dans la société il se crée des "mouvements" qui rassemblent un certain type d'artiste, qui font forcément le même type de chose. La société n'évolue pas assez vite pour que chaque création soit tellement originale qu'elle n'ait rien à voir avec les autres créations dans le monde.
Le fait que quelque chose d'extrême (ou qui semble extrême pour quelqu'un qui a la culture d'aujourd'hui) ait été tenté ne signifie pas qu'on a atteint les limites et que l'humanité va entrer en stagnation (en tout cas je l'espère).

Je suis cependant d'accord avec le fait que l'uniformisation sous la pression capitaliste nuit à la diversité et au rôle "profond" de l'art, mais ce n'est qu'une période à passer. L'art survivra, le capitalisme non.

Pour ce qui est du rap je ne suis pas tout à fait d'accord, il existe de nombreux rappeurs qui font du rap"conscient".
Je peux citer l'exemple de la rappeuse Keny Arkana qui a récemment connu un certain succès médiatisé. D'ailleurs elle dénonce le rap capitaliste.
Mais il y a beaucoup d'autres artistes souvent moins connus.

« Modifié: 26 avril 2009 à 16:17:58 par nam-or »

Hors ligne Delapaille

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #4 le: 26 avril 2009 à 16:38:15 »
Si l'on peut jeter l'art "officiel", celui qu'on veut nous vendre à grand coup de pub, à la poubelle de l'histoire, cela ne veut pas dire que tout l'art est bon à jeter.

En fait l'intérêt de l'art est souvent inversement proportionnel à la notoriété "commerciale" de son auteur.
En faisant un effort de prospective on voit quantité de créations artistiques de tout genre et de grande valeur un peu partout autour de nous.
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne dzeff

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #5 le: 27 avril 2009 à 11:32:46 »
Bonjour camarades,

Je vais essayer de ne pas être trop hors sujet.

Je pense que l’art est encore bien vivant mais que l’art véritable est souvent « underground » à la société.

Je vais prendre un exemple en citant « Tristan-Edern Vaquette ». Vaquette est un performeur scénique, musicien, chanteur, écrivain, grande gueule et accessoirement habillé en rouge.
Il est totalement anti-commercial tellement son œuvre est décalé.
Son livre (« Je gagne toujours à la fin ») détruit complètement les conventions du roman et du coup en devient un livre exceptionnel (on aime ou on aime pas mais il est indéniable que son livre est unique dans le monde littéraire).
Son dernier CD ne contient que 2 titres mais dure pourtant… 37 minutes.

Vaquette s’est fait remarqué en 2002 lorsqu’il s’est glissé dans une manif’ contre Le Pen pour gueuler « Vive la bière, vive la baston et vive Le Pen » (attention il n’est pas du tout de droite, c’était juste pour montrer le coté absurde de la croisade mise en scène par les médias et le gouvernement).
De même ses chansons sont dures et sans concessions.

On peut aussi citer son idée de faire des concerts où chacun donne ce qu’il veut pour entrer (on est même pas obligé de payer d’ailleurs. Entrée en « libre responsabilisation » pour reprendre ses mots). Même si le concept ne marche pas très bien pour le moment (égoïsme des gens) l’idée est très bonne et vraiment à l’opposé d’une démarche commercial.
Même système pour les MP3 en « téléchargement en libre responsabilisation ». Seul une infime partie des internautes ont accepté de payer un petit quelques chose.

Pour le découvrir, le mieux c’est d’aller sur son site où toute son œuvre (même le livre) est librement téléchargeable.

L’ancien site, où il fallait se prêter à un jeu pour pouvoir naviguer (parce que ça se mérite) : http://www.vaquette.org/site_historique.php
Le nouveau site : http://www.crevez-tous.com/
Son passage dans l’émission de Taddeï : http://www.dailymotion.com/relevance/search/vaquette/video/x7fxbg_vaquette-la-conjuration-de-la-peur_music


Tout ça pour dire qu’étant anti-commercial, il ne va pas créer une œuvre dans le but de la vendre. Donc, il fait de l’art pour l’art et c’est là que sa démarche devient vraiment intéressante. Tout le monde ne peut pas aimer ce qu’il fait mais personnellement je trouve cela très intéressant puisqu’il nous propose un art qui sort des conventions de la classe dominante.

Dans le milieu punk on peut également citer le groupe « les vieilles salopes », qui proposé également ses CD en libre téléchargement : http://lachips.free.fr/ogg/


Je pense qu’en changeant de société et en déverrouillant les médias on seraient surpris de découvrir tout un tas d’artistes « alternatifs ». Mais il est intéressant de voir que nombre d’artistes alternatifs et underground consacrent leur art à la critique de la société, alors je me pose certaines questions :
-   le changement de société signerait-t-il la fin de ces artistes ? (plus rien a contester. Risque d’adopter un discours creux).
-   Une société « socialiste » serait-elle prête à prendre le risque de laisser la parole aux nouveau contestataires ou les musellerait-elle comme la société le fait actuellement avec « nos contestataires » ?

Voilà pour ma contribution

Fraternellement












Hors ligne augustoritum

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Re : l'art sous le socialisme.
« Réponse #6 le: 11 mai 2010 à 16:13:26 »
bonjour

pour ma part je me souviens avoir fait par le passé des peintures de nu (rien de pornographique je tiens preciser plutot du nu meme classique) en cela me direz vous rien de très révolutionnaire toutefois je me rappelle avoir a l'époque eu nombre de moqueries de certaines personnes qui considéraient ces  peintures trop incommodantes car on me reprochait entre autre qu'elles soient trop vivantes et trop personnelles, un comble dans une societé ou l'on voit souvent des images de fesses a bout portant comme disait ferrat alors que mes peintures ne montraient meme pas un sexe.. Par la suite je me suis donc interrogé alors  pourquoi une société soit disant libérale puisse se choquer à ce point d'un simple nu comme ce fut le cas toute proportion gardée de la naissance du monde de corot, je n'irai pas bien sur me comparer a cet artiste de renom...Âpres réflexion J'en ai donc conclu que l 'art c'était avant tout la vie, montrer tout simplement ce que la personne peut aimer sans volonté forcément d'en faire un commerce ou un objet de consommation.Dans  le  système capitaliste il y a une haine de l'art car on n'aide pas les peintres, on ne le finance que très rarement et souvent même il arrivent que certains artistes ne parviennent à se faire connaitre avant tout que par la force du poignet. le but de capitalisme est qu'on montre avant tout a consommer, et s'il y a un art capitaliste pour moi il est avant un art qui donne des stereotypes, du pret à acheter pour enrichir le capital, quand a l''art qui ne serait qu'exclusivement capitaliste je ne suis pas d'accord car c'est oublié sans doute les denonciations de ce dernier dans l'histoire, guernica de picasso, ou encore aussi les denonciations des tueries napoléoniennes de certains peintres espagnols . Qu'apres bien sur les artistes aient vecu grace au capitalistes rien de surprenant car comme tout ouvrier il doit vendre sa force de travail aux exploiteurs de la société capitaliste ce que nous faisons tous il me semble que nous soyons communistes ou non mais cela ne veut pas dire pour autant que nous souscrivons tous à ce systeme meme si nous devons y survivre..Réduire donc  l'art passé et présent a l'art du capital serait une gageure car dans l'art même dit capitaliste comme celui des églises ou autres par le passé il y avait des dénonciations  plus ou moins masquées du système notamment lorsque murillo depaignait la pauvreté de ces contemporains.enfin n'oublions jamais que le ministre d'information nazi n'hesitait pas a dire " quand j'entends le mot culture je sors mon revolver, que les communistes n'en fassent pas de même en considérant l'art comme forcement du coté de la classe bourgeoise mais qu'ils prennent conscience avant que nombre d'artistes presents passés ou futurs ont ou seront avant tout des creve la faim méprisés par la systeme.
cordialement philippe de limoges




 
« Modifié: 11 mai 2010 à 16:23:26 par augustoritum »