Auteur Sujet: Dans les rouages de la mécanique quantique  (Lu 1123 fois)

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Re : Re : Dans les rouages de la mécanique quantique
« Réponse #15 le: 19 janvier 2012 à 00:52:17 »
Albert Einstein lui-même ne portait pas un grand intérêt à la physique quantique alors on peut toujours éluder le sujet comme lui en répétant après lui que "dieu ne joue pas aux dés" . 8)

Que tu ne t'intéresses pas à la mécanique quantique et aux débats épistémologiques autour de son interprétation est ton choix et je le respecte tout à fait. Par contre, ce n'est pas une raison pour raconter des âneries. Einstein a été un des précurseurs de la théorie des quanta. Pour faire bref, cette théorie, précédant la mécanique quantique, conservait une représentation classique de la matière tout en y ajoutant des concepts quantiques de manière plus ou moins ad hoc et aboutit en 1924 à la représentation semi-classique de l'atome de Bohr.
Doit-on rappeler qu'Einstein a reçu le prix Nobel en 1921 non pour ses travaux sur la Théorie de la Relativité Restreinte et Générale mais pour son explication de l'effet photoélectrique en introduisant la quantification du rayonnement électromagnétique en reprenant, pour la développer, l'hypothèse de Max Planck  de la quantification des échanges d'énergie entre le rayonnement du corps noir et la matière. Einstein a également participé au Vème Conseil Solvay de 1927 qui a tranché à l'issu de débats houleux en faveur d'un formalisme de la mécanique quantique (non relativiste) encore utilisé de nos jours.

Alors certes, et c'est peut être ce que tu as voulu soulever de manière maladroite, Einstein s'est vivement opposé à l'interprétation de la mécanique quantique, connue sous l'appellation "Interprétation de Copenhague" qui a émergé au cours des années 1930 sous l'impulsion de Niels Bohr, Werner Heisenberg et Wolfgang Pauli. Cette interprétation était emprunte de positivisme or Einstein était un réaliste convaincu. Le réalisme philosophique d'Einstein impliquait la localité (c'est à dire qu'on peut, au moins en principe, isoler les sous parties d'un système physique) qui est étrangère au formalisme quantique. C'est à partir de ce constat qu'en 1935 il a imaginé avec Podolsky et Rosen le fameux paradoxe EPR sur des systèmes intriqués. Il tira de ce paradoxe la conclusion que la mécanique quantique doit être complétée par des variables "cachées" locales. Ce paradoxe, qui en est un uniquement pour les réalistes puisque pour un positiviste orthodoxe ce débat n'a pas de sens car la MQ n'est qu'une recette de cuisine permettant de prédire des résultats expérimentaux et n'a pas vocation à décrire quelque élément de réalité, a mobilisé et mobilise encore de nombreux physiciens et philosophes des sciences (voire les inégalités de Bell et les expériences pour les tester pour approfondir).

En conclusion Einstein ne s'opposait pas au caractère prédictif de la MQ (comment s'opposer, en tant que scientifique sérieux, à une théorie jamais mise en défaut ?) et s'est vivement impliqué dans son élaboration et dans les débats qui ont permis d'éclaircir les problèmes conceptuels qu'impliquent nécessairement toute nouvelle théorie scientifique. Ses divergences avec l'École de Copenhague l'ont conduit à s'orienter vers une recherche d'une théorie plus fondamentale qui unifierait, à partir de considérations purement géométriques à l'instar de la Relativité Générale, les interactions fondamentales (gravitation et électromagnétique à l'époque) en réduisant toute la matière et ses propriétés à un champ unique. Cette option théorique l'a isolé dans la fin de sa vie du reste de la communauté scientifique et très peu de physiciens ont cru aux possibilités de son programme de recherche.

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Re : Dans les rouages de la mécanique quantique
« Réponse #16 le: 19 janvier 2012 à 08:22:36 »
Conan ne pourra te répondre Virgile.
Il a été bannis de ce forum suite a plusieurs posts hors-sujets, non argumentés voir insultants.
Fraternellement,

PASCAL C.