Auteur Sujet: CHE de Steven Soderbergh...  (Lu 672 fois)

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CHE de Steven Soderbergh...
« le: 31 août 2011 à 00:02:05 »
Salut camarades,

J'avais vu avec intérêt et viens de revoir en deux parties, CHE, avec Benicio del toro, un film de Steven Soderbergh...


L'Argentin 1ère partie...


La Guerilla 2ème partie

La première partie l'argentin parle de la prise du pouvoir à Cuba, les luttes, les espoirs, les difficultés et la victoire, la 2ème partie de la Guerilla en Bolivie et de la fin du Che en 1967, un ode à la révolution, et une fin héroïque et digne d'exemple...

Du passé, le cinéma fait table rase ?

Che − L’Argentin (1ère partie) et Guérilla (2e partie)
réalisé par Steven Soderbergh

Un critique très sévère, bien sévère, mais pas si fausse, pourtant j'ai bien aimé, mais cela est à voir vraiment...  ;)

http://www.critikat.com/El-Che-l-Argentin.html

Prix d’interprétation à Cannes pour Benicio Del Toro, récit chevaleresque depuis quelques mois des difficultés de production et de tournage du film de Soderbergh, et, bien sûr, un sujet en or, une figure mythique de Mai 68 reprise aujourd’hui par le NPA... Voici le produit de la somme d’attentes qui débarque sur nos écrans : la fameuse biographie filmée d’Ernesto Guevara, dit le Che, personnification de la guérilla en Amérique latine. Le réalisateur de Traffic ne retire de l’expérience politico-militaire et de l’idéologie guévariste qu’une salve d’aventures proprettes sans réflexion sur ce personnage idolâtré par les jeunesses de la fin du XXe siècle et très controversée chez les historiens. Il réussit donc, en 2008, à faire un biopic qui ressemble parfaitement à un film d’actualités des années 1960, cinémascope en plus. Chapeau !

Il semble être une bien difficile entreprise aujourd’hui que celle de rendre à l’histoire ce qui lui appartient... Le cinéma, s’il ne se prétend pas historique, n’a aucune vocation naturelle à retranscrire à l’image une réalité du passé. Nous vivons évidemment dans une période où mémoire et histoire se confondent bien souvent, et dans laquelle il devient de plus en plus ardu de penser l’histoire correctement sans avoir à affronter la demande hiérarchisante des mémoires concurrentielles. Il fut un temps où le film historique, sans devenir systématiquement film de propagande, tenait un discours, portait un regard sur son objet : choisir une période particulière, de jolis costumes approuvés par une clique d’historiens, et se plonger pendant deux ans dans un journal intime ou une biographie plus ou moins reconnue ne devraient pas suffire. On ne peut blâmer d’emblée un réalisateur pour le choix d’un événement ou d’une époque qui se prêterait particulièrement aux élans (mélo)dramatiques... Mais à quoi sert de filmer le passé comme le présent, sans recul, sans imagination, sans conscience des trésors, des mensonges, des oublis, des erreurs qu’il recèle ? Visiblement, Steven Soderbergh est fasciné par son héros, et par son acteur (qui est, tiens, tiens, également le producteur du film), peut-être trop pour réaliser un film qui sortirait du cliché "El Che, sauveur de l’humanité, sur un tee-shirt" et ferait état de la complexité du personnage.

Le Che de Soderbergh pourrait assez aisément passer chez Drucker... Au lieu de mettre en scène ce qui a fait la vie de Guevara, id est la lutte armée, de mettre en scène les problèmes que cette méthode pose, et les problèmes qu’engendre la pratique politique consécutive de cette méthode, Soderbergh filme le Che comme un homme hors de tout cadre de débats, de controverses ou même de doutes : c’est un être déterminé, volontaire, humaniste, et, de surcroît, asthmatique, ce qui permettra quelques moments de bravoure. Que ces moments aient existé, personne ne le nie. Que Guevara fût un idéaliste, personne non plus n’en rejette l’idée. Et pourtant, il manque à ce Che une incarnation politique qui sorte du drame pur, de l’adaptation linéaire de journal de bord. Une question s’impose : quel est le sens, la finalité exacte d’un film sur le Che, tourné en 2008 comme si aucune analyse, aucun recul n’était possible depuis le développement du guévarisme ? Qu’a voulu faire Steven Soderbergh ? La fin de la note d’intention du réalisateur s’achève sur une question : « Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la révolution cubaine ? » Soderbergh aurait-il voulu se faire pédagogue ? C’est raté. Tout simplement parce qu’il ne remet jamais en question son personnage et l’histoire qu’il a créée, parce qu’il ne s’intéresse à rien d’autre qu’au "souffle" dramatique de ces derniers. Ce Che est très descriptif, se contentant d’anecdotes, de moments-clés de l’aventure.

La construction même du film montre que son réalisateur n’a jamais eu la moindre intention d’insuffler un brin de pensée à son œuvre : la première partie est centrée sur la révolution cubaine, la deuxième sur la guérilla bolivienne. Comme un tic de Guerre froide, les scènes filmées aux États-Unis, en noir et blanc, avant et après le discours du Che à l’ONU dans la première partie, appuient lourdement la comparaison du monde communiste et du monde capitaliste. Deux figures manichéennes apparaissent, sans nuance, sans détail : d’une part, celle de l’humanisme, de la justice, de la représentation des opprimés, celle de la lutte légitime en somme des petits contre les gros ; et de l’autre, celle d’un monde flou parce qu’il est mauvais par principe, truqué, corrompu, et violent. On sait bien que les gouvernements de Batista à Cuba et de Barrientos en Bolivie étaient soutenus économiquement et militairement par l’oncle Sam... On sait aussi bien que Guevara et Castro n’ont pas vécu éternellement l’amitié idyllique que l’on nous donne à voir, ou encore que les tribunaux castristes n’ont pas vraiment été, du coup d’État jusqu’à aujourd’hui, des modèles de justice libre et impartiale... Soderbergh montre l’organisation de la clandestinité et de la guérilla, le développement des violences de chaque côté, mais ne pose jamais la question du sens de cette violence. Et, encore moins, celle de la difficulté d’une violence qui arrive au pouvoir et contre laquelle le peuple se retourne, et qui n’a pu, peu ou prou, transformer l’idée de la révolution en réformisme pacifié.

La fascination pour un révolutionnaire charismatique, à la démarche et à la personnalité pataude et indépendante, ne fait pas un film : El Che est clairement une hagiographie sans retenue, sans conscience, à l’image de la mise en scène de la mort du Che : dans un halo de lumière divine -la même qui a probablement caché les erreurs de Guevara-, la bête vide meurt comme elle était née. Benicio Del Toro est, certes, toujours juste, mais il n’est pas très méritant : son personnage est entouré de tant de certitudes et d’éloges visuels qu’il lui suffit bien souvent de mimer la crise d’asthme, de fumer un gros cigare cubain et de donner quelques ordres à ses "frères" pour donner le change. Ce calme apparent, dépolitisé est à la mode : W. évacuait il y a quelques mois la question de la responsabilité politique. Même dans les scènes de guerre civile, le calme d’une histoire aplanie de ses débats, de ses problèmes, donc de sa principale substance, résiste aux sirènes de la réflexion. Cette belle technique, paradoxalement, sonne la victoire d’une industrie hollywoodienne qui s’amuse à taquiner Clio pour l’affadir, bien plus que celle de l’immortalité d’une figure trop blanche, trop propre pour être bien honnête. El Che, conçu comme un hommage à un homme et à une lutte, est en fait un pur produit à l’esthétique vide -ou emplie de la puissance de ces méchants États-Unis que Soderbergh égratigne si mollement et bêtement-, un produit que l’on consomme comme un roman photo, un best of Che Guevara, qui ravira donc les amateurs de péripéties et de larmes, mais désespérera les défenseurs d’un cinéma qui a d’autres vocations que celle de ressasser les légendes sans les regarder en face, sans en déstabiliser le rôle anti-historique au possible.

Ariane Beauvillard


A voir avec en complément, bien mieux à mon sens, les carnets de voyages d'ernesto Che Guevarra, adapté du journal, à lire, "voyage à motocyclette", un film de Walter Salles dont je reparlerais à la suite...

Fraternellement communiste,
W catharos

PS : Si vous avez vu, donnez votre opinion  camarades...  ;)
« Modifié: 31 août 2011 à 00:15:19 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Malraux

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Re : CHE de Steven Soderbergh...
« Réponse #1 le: 01 septembre 2011 à 17:10:29 »
Pour ma part, j'ai vu les deux films, ou plutôt un seul et même film en deux paties, et j'ai eu l'impression de voir un documentaire avec des acteurs en lieu et place des personnages. Évidemment on peut reprocher au réalisateur et à l'acteur-producteur de ne pas s'être "mouillés" quant à une révision critique du personnage, de sa praxis révolutionnaire et de ses erreurs, mais là peut-être que de l'avoir fait, on n'aurait pas aimé le résultat...

Un détail que j'ai pourtant apprécié, ayant vu les deux parties du film en VO, c'est que le film est tourné intégralement en espagnol et pas en anglais, comme on pourrait s'y attendre d'un film américain...

Salutations communistes
PV   
Patrick Vandeweyer
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Che Guevara : carnets de voyage...
« Réponse #2 le: 03 septembre 2011 à 10:33:54 »
Salut Fireball,

Moi aussi j'ai eu cette impression, mais j'ai préféré et aimé, à partir du journal : voyage à motocyclette (latinoamerica), d'Ernesto Che Guevara, carnet de voyage, un film de Walter Salles, qui traite en 1952, l'histoire de deux argentins médecins, désinvoltes et dragueurs, partis à la découverte de leur continent sur une vieille moto. Un voyage de milliers de kilomètres, de la Patagonie à l'extrême nord du Vénézuela, la quète de découvertes d'Ernesto (Gael Garcia Bernal), et d'Alberto (Rodrigo de la Serna), la révélation pour ces deux hommes, celle de la misère, des inégalités sociales, des injustices, du courage des plus humbles, à la source même de ce que sera plus tard le Che, le futur médecin, et le révolutionnaire, qui ici termine son voyage initiatique dans une léproserie, au milieu de malades qui deviennent ses amis...

De ces voyages nécessaires qui aident à comprendre le monde, quand ils altèrent par la confrontation avec la réalité sociale et politique des différents pays visités la perception que l'on peut avoir, pour toucher le vrai et changer...



La bande Annonce du film...

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18368078&cfilm=33464.html

Et oui il y a de la grandeur d'âme dans ce film, sans que le Che soit un icône, mais là, il est bien au milieu des mortels, il a une dimension si humaine...  ;)

J'ai donc apprécié aussi, cette critique de ce site "chrétien", que l'on pourrait pas taxer d'être proche des idées du Che, mais assez juste et sensible...

CARNETS DE VOYAGE (Diarios de motocicleta), film de Walter Salles

http://www.asso-chc.net/article.php3?id_article=394
 
Film brésilien, chilien, américain, péruvien, argentin (2003)
Historique, Drame
Durée : 2h06mn
Date de sortie : 08 Septembre 2004
Avec Gael Garcia Bernal, Rodrigo De la Serna, Mercedes Morán, Mia Maestro, Jaime Azócar
Réalisé par Walter SALLES

Dans les années 1950 Alberto Granado, 30 ans, et Ernesto Guevara, 23 ans, deux jeunes médecins argentins, décident de partir à la découverte de l'Amérique latine. Ce voyage de plus de 8000 km, en quatre mois, va les emmener de Buenos Aires au Chili, au Pérou , en Amazonie pour finir au Venezuela dans une léproserie. Les deux joyeux lurons, partis sur une vieille moto qui rendra vite l'âme, vont découvrir petit à petit la réalité sociale de ce continent, à travers les rencontres qu'ils font : indiens incas, chiliens chassés parce que communistes et atterrissant dans des mines, paysans expusés de leurs terres, et pour finir les lépreux. Les paysages qu'ils traversent sont magnifiques dans ce continent où l'on passe du désert aux routes et cimes enneigées. La variété des paysages, la diversité des voix et des cultures n'empêchent pas qu'il se dégage comme une identité latino-américaine ,celle qu'Ernesto recherchait. " Comment une civilisation aussi riche que celle des Incas a-t-elle pu disparaÎtre ? " dit-il en présence de ruines incas..

Le scenario tiré des Carnets de voyage d ' Ernesto et de ses lettres à sa mère suit très bien ce voyage initiatique . Walter Salles s'intéresse surtout à la dimension humaine des deux hommes, à leur complicité en dépit de leurs différences. Alberto est un joyeux luron, à la plaisanterie facile, face à Ernesto un peu fermé et ayant le grand défaut, pour Alberto, de dire toujours la vérité, même si elle n'est pas bonne à entendre. La première partie nous les montre supportant avec beaucoup d'humour tous les ennuis ; mais au fur et à mesure qu'ils avancent on voit leur transformation, surtout celle d'Ernesto.. Le jeune qui voulait devenir médecin pour guérir les gens va montrer toute son humanité dans la léproserie , soignant les malades et ne supportant pas qu'on les parque. L'exclusion, l'injustice sociale, il les a vues tout au long de leur périple et dira à la fin : " Mon errance m'a transformé plus que je croyais. Je ne suis plus le même qu'avant "

Si Alberto est décidé à s'établir, se marier et avoir des enfants, pour Ernesto " Rien n'est fixé " dit-il. On sait qu'il deviendra par la suite le symbole de la révolte contre l'injustice sociale. On peut rendre hommage à Walter Salles de nous avoir fait connaître la genese de cette vocation du " Che " dans ce film lumineux d'amour et d'humanité qui a reçu le Prix du Jury Œcuménique au Festival de Cannes 2004.

Christiane Chemla

 
« Modifié: 03 septembre 2011 à 10:38:42 par W catharos »
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Le Che, un personnage complexe et humain !
« Réponse #3 le: 09 septembre 2011 à 13:58:06 »
Salut camarades,

Un nouveau livre sur le Che, au delà d'une image, peut être un aperçu plus près de la réalité...

Le Che, un personnage complexe et humain

http://www.humanite.fr/tribunes/le-che-un-personnage-complexe-et-humain-478880

Dans ce nouveau livre, Chloé Maurel présente les écrits de Che Guevara et offre une synthèse des documents le concernant en se gardant des clichés révisionnistes à la mode.

Che Guevara, entre mythe  et réalité, de Chloé Maurel.  Éditions Ellipses, 2011. 
502 pages, 24 euros.



Ce qui est nouveau dans le récent Che Guevara de Chloé Maurel, c’est qu’il n’y a rien de nouveau. À moins que ne s’ouvrent de nouvelles archives, l’essentiel a déjà été écrit sur le Che, le meilleur comme le pire. La récente publication relève plutôt de la synthèse ; elle ramasse, avec honnêteté intellectuelle et souci didactique, le parcours et la pensée du Che, « la complexité et l’humanité du personnage » (p. 320), si souvent distorsionnés. Le livre est une somme des écrits connus et des engagements guévariens, ainsi qu’une analyse du contexte de l’époque. L’ouvrage s’éloigne assez souvent des clichés révisionnistes à la mode : « Le Che assassin, rebelle sans contenu idéologique, etc. » Le révisionnisme est capable tout à la fois de dénaturer et de marchandiser les pensées les plus révolutionnaires. Chloé Maurel présente avec rigueur les étapes de la formation du personnage, leurs interactions avec la société de l’époque, la mise en cause progressive du « système soviétique », l’aversion guévarienne envers la bureaucratie, le dogmatisme, les privilèges des dirigeants… Dans sa vie quotidienne, comme dans son travail de ministre, de chef militaire, d’homme d’État, le Che plaçait l’éthique et l’exemplarité au-dessus de toute autre valeur.

Sur les points nodaux, on peut déplorer que le livre cède à quelques spéculations, qui ne reposent jusqu’à présent que sur des motivations politiciennes : « C’est intentionnellement que rien n’aurait été tenté pour secourir le Che » (p. 422). C’est posé au conditionnel, mais lourd de sous-entendus. Rappelons qu’au même moment, le gouvernement cubain pratiquait une politique extérieure inspirée du « guévarisme ». Fidel Castro aurait abandonné le Che, « le laissant seul dans sa course suicidaire… », alors même que l’auteure démontre l’impossibilité matérielle de venir en aide à un groupe de guérilleros pris dans un cul-de-sac, encerclé par les forces spéciales boliviennes et la CIA, sans aucun moyen de communication. Il est dommage que l’on retrouve ici des hypothèses qui ne reposent que sur les affirmations du guérillero Benigno, qui a changé les versions selon les interlocuteurs, ce qui lui a ôté beaucoup de crédibilité.

On peut contester également la présentation du Che comme un « homme presque inhumain » (p. 389). Guevara est tellement intransigeant, et d’abord envers lui-même, qu’il attend beaucoup de ses compagnons. Sa haute conception de l’engagement ne le rend pas méprisant envers les siens. Le Che impliquait sa vie dans un projet révolutionnaire, dans un permanent dépassement de soi. Sa démarche était-elle pour autant « suicidaire » (p. 390) ? Le Che est avant tout une pensée en action, qui se cherche, qui n’hésite pas à se remettre en cause, et d’une actualité saisissante.

Au-delà de la légende.

Jean Ortiz, universitaire.
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Re : CHE de Steven Soderbergh...
« Réponse #4 le: 09 septembre 2011 à 23:28:33 »
Autre lecture qui m'a paru intéressante sur le Che:

"En la Selva" : Los estudios desconocidos del Che Guevara.
A propósito de sus Cuadernos de lectura de Bolivia - Néstor Kohan.

Évidemment, à lire en espagnol. (Version libre en .pdf)

http://www.lahaine.org/b2-img11/En_la_selva_Kohan.pdf

No sólo no soy moderado sino que trataré de no serlo nunca,
y cuando reconozca en mí que la llama sagrada
ha dejado lugar a una tímida lucecita votiva,
lo menos que pudiera hacer es ponerme a vomitar
sobre mi propia mierda


Carta de Ernesto Guevara a su madre
México, 15 de julio de 1956

« Modifié: 09 septembre 2011 à 23:33:54 par fireball »
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Re : CHE de Steven Soderbergh...
« Réponse #5 le: 16 septembre 2011 à 09:56:08 »
En général, tous les écrits, livres, articles, etc. que vous trouverez de Nestor Kohan son très recommandables

A+
Andrés
PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS !