Salut camarades,Le 8 mars est la journée internationale pour les droits des femmes, et il est vrai que si on devait parler d'égalité sexuelle, il existe sur cette planète un réel déficit...
Quand en 1970, quelques téméraires avec une banderole, sous l'arc de triomphe bien cernées, proclamaient ,
"plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme", la société a et devait changer du moins ici, avec des acquis précaires remis en question !
Pour dire, le 8 mars 1917, mais pour le vieux calendrier russe orthodoxe cela se passait en février 1917, à Petrograd, c'est les femmes, qui privées de tout, qui ont déclenché, si l'on peut dire, la Révolution Russe...
Et ce qui se passe dans le monde arabe en ce moment montre aussi que le rôle, des femmes dans les révolutions est immense et exemplaire...
"Frères cosaques ne tirez pas sur nous"... Ceux qui ont lu John Reed, le seul américain enterré sur la place rouge, et
"les 10 jours qui ébranlèrent le monde" savent ce que je veux dire et ce n'est pas un hasard si Lénine en personne a préfacé ce livre, qui raconte cette révolution...
Le film
Reds a retracé aussi, à sa manière, cette fabuleuse histoire...
En fait en 1920, le Komintern avait décidé que cette journée, le 8 mars du coup, serait la journée pour le droit international des femmes !
La journée du 8 mars, est à l'initiative aussi, de la camarade et militante communiste
Clara Zetkine, une commémoration, surtout pas, un choix politique pour toutes les femmes, car celles - ci, sont toujours l'âme des révolutions...
Alors demain, je vais aller à mon cinéma d'art et d'essai favori
"Eldorado", à Dijon avec mon amie, et des amis, voir en avant - première mardi 8 mars à 20h00, je vous raconterai :
WE WANT SEX EQUALITY De Nigel Cole
G.B. 2010. 1h53. VOST. Avec Sally Hawkins, Bob Hoskins, Rosamund Pike…
Ce que j'en ai lu ?
Voici le grand retour de la comédie sociale vigoureuse et réjouissante dont les cinéastes britanniques semblent détenir le secret de fabrication. Nous sommes en 1968 à Dagenham, au cœur de la plus grande usine d'automobiles d’Europe.
Dans la masse d’ouvriers qui pourraient peupler à eux seuls une ville entière, un groupe de femmes, couturières affectées à l’assemblage des sièges, sont en lutte depuis que Ford a déclassé leur travail comme «non-qualifié» alors que des hommes sans aucune qualification particulière sont mieux payés.
Au fur et à mesure du mouvement, en butte à des syndicats apathiques, ces travailleuses s’éveillent à une conscience politique plus large sur l’injustice que constitue l’inégalité salariale hommes-femmes. Elles décident alors de porter leur lutte sur une revendication plus large pour que l’écart salarial soit réduit dans tout le pays, dans tous les secteurs. À partir d’un épisode important dans l’histoire des mouvements sociaux en Angleterre, Nigel Cole nous offre une comédie printanière enlevée, portée par une bande de filles toutes de couleurs vêtues, dans le plus pur esprit des swinging sixties.
Le film restitue parfaitement ces années 60, entre rigorisme hérité de l’avant guerre et joyeuse insouciance. On se laisse emporter par l'énergie communicative de cette lutte, et le film donne des envies de manifs comme on en rêverait : ludiques, créatives et optimistes. Quand on sait qu'en France le salaire féminin à temps complet est en moyenne de 27% inférieur à celui des hommes (l'écart dépasse les 30% chez les cadres), on se dit qu’on aurait bien besoin d’une Rose Boland et de ses copines pour nous inciter à retrouver le chemin du pavé. La lutte des classes n'est pas finie, hommes et femmes, nous sommes tous des prolétaires, des salariés, notre sort individuel sera collectif, l'émancipation réelle, une autre société, le Socialisme...

La bande annonce de "We want sex equality"...
http://www.youtube.com/watch?v=h-OggnGYzV8Salutations communistes,
W catharos