Auteur Sujet: un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements  (Lu 4672 fois)

Sboek

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un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« le: 07 juillet 2004 à 14:21:42 »
Bonjour

   Je suis un jeune lycéen qui voudrait en savoir un peu plus sur le mouvement Marxiste ou communiste, afin de savoir si votre vision du monde correspond précisément a la mienne (sa fait quelques mois que je m'informe sur les différents mouvement de gauche sans trouver mon bonheur je doit dire). On m'as conseillé votre site donc voilà,
 je vais essayer de lire un peu les différents articles du site pour en savoir un peu plus sur vous.

En tout cas, si vous avez besoin d'un militant ou d'un poseur d'affiche du coté de Lille, je suis présent.

a bientot j'espère

Hors ligne Christophe-31

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nos positions
« Réponse #1 le: 08 juillet 2004 à 19:01:46 »
Cher newbie,

Ravi que l'on t'ai orienté sur notre site.
La meilleure façon de rentrer en contact avec nous, est d'écrire directement à l'adresse email accessible depuis le site. Ou bien encore, dans la rubrique "Rejoignez-nous", ainsi l'un d'entre nous te contactera. Nous avons pas mal de contact sur Lille, et nous pourrions te mettre en relations avec eux.
Enfin, pour être au courant de nos positions, une petite idées de textes, avant d'en parler plus longuement en privé avec l'un d'entre nous :
Notre vision du rôle des partis politiques :
http://www.lariposte.com/autre/contre_le_sectarisme.html
Et l'excellant texte qui résume à lui seul la plupars de nos positions :
http://www.lariposte.com/21/perspectives-france-2004.htm
La même chose, en cours de mise en ligne, pour nos perspectives mondiales :
http://www.lariposte.com/21/perspectives_mondiales_2004.htm

Enfin, pour te familiariser avec le marxisme - la dialectique et le matérialisme historique - l'excellant texte d'Alan woods :
http://www.lariposte.com/18/la_civilisation.htm

Surtout n'hésite pas à nous poser tes questions sur ces textes, en privé ou içi même, en espérant qu'ils répondent à la plupars de tes attentes.
Bonne lecture.

Christophe

Aurélien

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un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« Réponse #2 le: 08 juillet 2004 à 20:02:19 »
Ben, pendant qu'on y est, et puisque personne n'a répondu à mon message sur la lutte contre le réformisme, ...
Vous auriez pas aussi des contacts sur la région Vendée-Loire Altantique-Maine et Loire/Poitou-Charentes ? :wink:

Cordialement,
Aurélien

Hors ligne Christophe-31

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Patience...
« Réponse #3 le: 08 juillet 2004 à 22:41:37 »
Soit patient Aurélien, je pense que quelqu'un répondra bientôt à ta question, mais ça demande un certain niveau pour répondre. Il faut attendre qu'une personne comme Greg Oxley, soit disponible pour te répondre. Pour les contacts sur poitou/Charente... Demande à Raffarin s'il n'en connait pas... Car nous n'en avons aucun à ce jour malheureusement. Mais si tu as l'intention de passer à Paris, ou Toulouse, signale nous le. Afin de nous rencontrer et échanger quelques mots face à face.

Christophe

Sboek

  • Invité
merci
« Réponse #4 le: 09 juillet 2004 à 10:40:41 »
hébien bonjour

Merci pour ta réponse rapide christophe, j'ai lu les articles que tu m'as proposés (il m'a fallut presque toute la nuit) et je doit dire qu'ils sont très interressant pour le peu que l'on s'interresse à la politique. Je croit avoir compris votre combat: globalement je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut renverser le capitalisme (j"en était déja persuadé avant de visiter votre site).

Mais surtout vous emmetez des idées auquelles je n'aurait pas pensé,
c'est vrai que, après avoir lu votre article sur le déclin du capitalisme français, je me rend compte comment notre gouvernement actuelle montre cette crise: par leurs réforme certe, mais aussi par l'extrème fermeté de Raffarin et de ses larbins.
Par contre je ne suis pas trop persuadé qu'une révolution se prépare, pas maintenant du moins, peut être dans une dizaine d'années, et encore...
enfin, c'est ce que je pense.

Il y a une chose qui me gène un peu dans vos articles: je pense que vous généralisez trop les relation salariés/patron:
tout les patrons ne sont pas des exploiteurs et tout les travailleurs ne sont pas forcément des exploités...

Concernant la guerre en Irak, on nous a toujours baratinés comme quoi la France refusait d'entrer dans le conflit pour "préserver la paix mondiale", mais je n'avait jamais pensé que c'était pour protèger ses intérêts au moyen orient... je cite cette phrase, tiré de l'un de vos articles:"ce n’est pas la raison qui dicte la conduite des nations, mais bien les intérêts": hébien, sa peu paraitre naif, mais je n'avait jamais pensé que la France s'inscrivait aussi dans cette ligne de conduite.
Merci de m'avoir ouvert les yeux.

Vous pouvez compter sur moi pour vous soutenir dans votre combat qui me semble juste et digne de confiance. Pour ce qui est de prendre contact avec d'autres militants lillois, hébien je suis d'accord pourquoi pas? après tout, l'unions fait la force...

Aurélien

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un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« Réponse #5 le: 09 juillet 2004 à 13:35:14 »
Citer
Il y a une chose qui me gène un peu dans vos articles: je pense que vous généralisez trop les relation salariés/patron:
tout les patrons ne sont pas des exploiteurs et tout les travailleurs ne sont pas forcément des exploités...


Ta réflexion m'intéresse, parce qu'elle est fondamentale dans la critique communiste du capitalisme.
Ce que nous entendons par exploitation, ce n'est pas le fait que les "patrons" seraient tous des salauds maltraitant leur salariés, cherchant à rogner sur leurs droits et leurs congés, à les sous-payer ou à ne pas les payer par exemple: si nous disions cela, alors nous autres communistes ne serions que des populistes et des démagogues.
Ce n'est pas de cela qu'il est question. N'importe quel économiste te dira qu'un employeur, dans une économie de marché, cherche à employer quelqu'un si l'employé peut fournir par son travail un revenu à l'entreprise, et qu'en échange l'entreprise lui verse un salaire inférieur à ce que le salarié lui procure.
Un petit exemple: un industriel prévoit la possibilité d'une hausse de la demande, et donc pense pouvoir augmenter sa production. Mais pour cela, son entreprise aurait besoin de 100 nouveaux salariés (nous prenons le cas d'entreprises de plus de 50 salariés, qui font plus de la moitié du salariat en France). Il se dit que si son plan de vente fonctionne, ces 100 nouveaux salariés vont ramener à l'entreprise 15.000 euros chacun, soit 1.500.000 euros au total (joilie somme!) une fois qu'on y aura soustrait les frais matériels de production. Le revenu net de l'entreprise, grâce à cette arrivée de salariés et donc la hausse de production, augmentera de 1.500.000 euros. L'industriel va donc décider, par exemple, pour prendre un taux réaliste de payer ces 100 nouveaux salariés 10.000 euros chacun, soit 1.000.000 d'euros pour ces 100 personnes. Et l'entreprise fait une marge de 500.000 euros. Pourquoi?
Parce que si l'entreprise avait gagné 1.500.000 euros de revenu net et qu'elle avait versé 1.500.000 euros aux 100 nouveaux salariés, alors elle ne gagnait rien et avait autant intérêt à n'embaucher personne et ne pas se compliquer la vie à produire plus.

Donc, dans une économie de marché, un employeur, fut-il l'homme ou la femme la plus affable du monde, et pas forcément un rustre terrorisant ses salariés, ne fait travailler autrui que si il peut tirer plus de son travail (ex: les 1.500.000 euros) que ce qu'il lui rendra (1.000.000 d'euros).
Qu'est-ce que l'entreprise fait de la marge (les 500.000 euros)? Pour l'essentiel, cete argent servira à investir dans de nouveaux équipements, des machines, ordinateurs, ou à remplacer les anciens équipements. Comme quoi cette marge est assez utile, elle permet à l'entreprise d'augmenter ses moyens de productions. Une partie va aussi à l'Etat sous forme d'impôts mais souvent ces impôts sur la production ne sont pas comptés dans la marge.
Mais ça serait trop beau si ça s'arrêtait là. Et surtout, les propriétaires de l'entreprise dont on parle, avec leurs 500.000 euros de marge, devaient tout dépenser soit en impôts soit en investissements: là encore, ils n'auraient aucun intérêt à produire. Donc, une partie de la marge va être utilisée pour verser des bénéfices aux propriétaires de l'entreprise, qui sont aujourd'hui souvent des actionnaires: les dividendes.
En France, les dividendes représentent 5 ou 6% aujourd'hui de la valeur ajoutée des entreprises (si on enlève les toutes petites entreprises). Soit, dans notre exemple, 5% des 1.500.000 euros de revenus de l'entreprise, soit 75.000 euros. Ridicule? Pas de quoi fouetter un chat? Pas tellement: en France, en 2002, plus de 350 milliards de francs de dividendes furent versées (53 Mds d'euros).
En quoi ces dividendes constituent-elles une exploitation? Parce que souvent, on se trompe quand on dit "les patrons" et que l'on veut dire les directeurs, c'est-à-dire ceux qui sont dans l'entreprise et la gèrent. Ceux-là sont de plus en plus souvent des salariés -très bien payés- des propriétaires de l'entreprise, les actionnaires. Le PDG peut être un actionnaire, mais pas forcément. Et surtout, l'actionnaire, lui, reçoit des dividendes simplement parce qu'il possède une part de l'entreprise, pas parce qu'il y travaille. Il s'agit donc d'un revenu sur la propriété, qui n'est pas un revenu du travail, mais qui est pris au dépens du revenu que l’entreprise gagne sur le travail des salariés. Le travail est seul créateur de richesse : on entend de nombreuses pubs pour des services bancaires et financiers qui disent aux clients « votre argent va faire des petits ! ». C’est une fable : l’argent ne vous rapportera d’autre argent que si l’on prête cet argent à des gens qui vont l’utiliser pour travailler et dégager un revenu du travail dont une partie vous reviendra, à vous, prêteur ; ou parce qu’on aura acheté une partie du capital d’une entreprise, donc le travail des salariés créera un revenu dont vous toucherez une partie (faible, mais ça rapporte quand même).
Pour tout résumer, dans le capitalisme, et surtout dans le capitalisme actionnarial d’aujourd’hui, il y a des gens qui s’enrichissent autrement que par le travail. Les actionnaires ont souvent un travail à côté, salarié même souvent ; mais ça n’enlève que leurs dividendes ne sont pas des revenus du travail, il s’agit d’un revenu pris à d’autres.
Voilà ce qu’est l’exploitation. Il ne s’agit pas de dire que les « patrons », qui ne sont souvent plus propriétaires de l’entreprise, sont des salauds qui fouettent les prolos, mais que par définition, dans une entreprise capitaliste, il y a des propriétaires qui s’enrichissent par la propriété, pas par le travail. Certains actionnaires riches ne bossent même pas et sont donc des parasites sociaux complets (ils ne se retiennent cependant pas de traiter les rmistes de feignasses). Il ne s’agit pas de dire : « actionnaires salauds, au bûcher ! », mais simplement de changer la propriété du capital, pour que cela soit l’Etat ou une collectivité des travailleurs élue, donc plus légitime, qui récupère les dividendes et les utilise pour financer l’emploi ou les retraites par exemple (350 Mds de Francs de dividendes, c’est de quoi financer près de 2 millions d’emplois à 9000 francs nets par exemple !). Ou alors quitter l’économie de marché vers la planification, mais là je suis sceptique.

Dans l’optique de la « lutte des classes », on peut dire que les salariés, aujourd’hui, en viennent souvent à se battre pour maintenir la part des salaires dans le revenu de l’entreprise (aux alentours de deux tiers aujourd’hui, ce qui me semble la justice minimale car  les salariés créent 100% ou presque de la richesse), contre les propriétaires qui défendent les dividendes et leur marge.

Bon, comme mon message est long, alors qu’il reste pas mal de points à aborder pour présenter une critique juste et actualisée du capitalisme, je vais m’arrêter là.

Cordialement, Aurélien

Sboek

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un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« Réponse #6 le: 09 juillet 2004 à 14:55:57 »
Merci d'avoir éclairé mas lanterne Aurélien.
Je comprend désormais votre position en défaveur des privatisations d'entreprise appartenant a l'Etat (genre EDF actuelement): si ces entreprises sont privatisées, les dividences n'irons plus dans les caisses de l'Etat, mais dans les poches de personnes qui utiliserons certainement cet argent pour eux. La privatisation vas donc bloquer l'Etat qui ne vas plus pouvoir financer les retraites et autres structures à caractère sociales.

Mais la ou je ne comprend plus rien, c'est la "stratégie" du gouvernement actuel qui se plaint de ne plus avoir d'argent dans leur caisse: ils  privatisent à tire larigo, donc ils doivent perdre encore plus d'argent! finalement, je me demande si notre gouvernement est vraiment sain d'esprit... c'est vraiment pas logique!  :shock:

Vous préconisez donc de nationaliser un maximum d'entreprises afin de limiter les "revenus de propriétés" et afin que les dividences aillent a l'Etat ou à d'autres structures afin de financer des plans d'aides à caractère social. J'ai tout compris?  :D

Ahh, autre chose sans aucun rapport avec le sujet precedent:
quelles sont vos idées politiques en matière d'environnement et protection de la nature? c'est un sujet qui me tient très à coeur...

Cordialement

Hors ligne Christophe-31

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Ecologie, libéralisme, socialisation
« Réponse #7 le: 09 juillet 2004 à 17:44:31 »
Sboek,
Aurélien a très bien expliqué la notion "d'exploitation", ou plutot du "capital", celui là même dont parlait Marx dans son ouvrage du même titre.
Je vais donc plutôt intervenir, sur tes dernières questions.

1- En ce qui concerne le gouvernement : Sa priorité n'est pas d'enrichir l'état, mais d'enrichir la classe dont il est issue : les propriétaires. Le libéralisme consiste à enrichir un état par son économie, c'est à dire à la quantité de richesse produite, mais surtout échangées. Dans un tel système l'Etat n'assure qu'un simple rôle de régulateur, grâce aux impots sur les travailleurs majoritairement. Ils partent du principe que si les entreprises sont riches, alors elle payeront mieux leurs salariés qui pourront mieux consommer, se payer des mutuelles etc... Voila l'idéal avoué de Mr Sarkozy, mais aussi de Raffarin, mais de façon moins directe.

2- La Riposte ne s'incrit pas dans la nationalisation mais dans la socialisation des moyens de production. C'est à dire la prise de contrôole par les salariés, mettant en oeuvre une gestion démocratique de l'entreprise. Chose différente d'une nationalisation dans laquelle un gouvernement, élu plus ou moins démocratiquement gère à lui seul les entreprises, en y mettant le directeur qu'il désire, et ce pour défendre une plus value orienté à sa guise, et non forcément orienté pour les besoins réels des hommes.
On le voit bien avec EDF, la question de la qualité ne se pose pas, mais si l'état décide de vendre, alors les salariés n'ont pas leur mot à dire, pourtant se sont eux qui font l'entreprise.

3- Pour la révolution, nous ne préparons rien, La Riposte n'a pas la prétention de préparer une quelconque révolution par notre simple volonté. Ce que nous préparons, c'est l'accueil des salariés qui sont de plus en plus nombreux à se syndiquer, à s'intéresser à la politique, mais qui ne savent pas vers qui aller. Il faut donc commencer le plus tôt possible afin de former les futurs "cadres" des partis politiques - PS et PCF - pour ne pas laisser les masses futures sans route à suivre, ce qui toutefois ne ferait que repousser l'échéance d'une prochaine révolution. Enfin, aux vues de ce qu'il se passe au Vénézuéla, l'échéance révolutionnaire se fait de plus en plus pressante, et si elle va jusqu'à son terme, le reste de l'Amérique Latine, pourrait les suivre dans cette voie. Quand les salariés du monde verront celà, ils ne pourront rester passifs, ainsi, la révolution peut aussi bien être dans 10ans, comme elle peut se faire dans 5 ans... Elle aura lieu, nous ne savons pas quand, ni où elle commencera, le tout est de s'y préparer.

4- En ce qui concerne l'écologie, nous allons bientôt sortir un texte assez complet qui fait état de la situation actuelle en matière de réchauffement climatique. Et les solutions à y apporter.
En attendant ce texte, tu peux lire nos textes critiques sur la théorie de la "décroissance soutenable" :
http://www.lariposte.com/autre/la_decroissance_soutenable.htm
http://www.lariposte.com/21/decroissance_soutenable2.htm
Nous finissons les textes en expliquant que la base d'une préservation écologique ne se fera jamais sous le capitalisme qui consiste à faire des profit immédiat - 1 à 5 ans maxi de retombée sur investissement -, ce qui est totalement incompatible avec tout projet écologique viable. Je te laisse le soin de découvrir nos 2 textes sur la décroissance, en attendant notre prochain texte bien plus complet. Je me tiens à ta disposition pour en discuter.

Fraternellement,
Christophe

Aurélien

  • Invité
un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« Réponse #8 le: 09 juillet 2004 à 18:36:06 »
En fait je voudrais dire à Sboek que je ne suis pas membre de l'équipe de La Riposte mais seulement un internaute sympathisant; je n'ai pas exposé la vision de La Riposte mais la mienne (qui concorde sur pas mal de points avec celle de La Riposte).

Pour ce qui est des entreprises publiques et des privatisations:

Il faut savoir que les entreprises publiques, celles détenues par l'Etat français en totalité ou majorité, sont en fait peu rémunératrices en dividendes. EDF fournit peut-être des dividendes, mais àcôté de cela l'Etat doit combler les déficits de la SNCF à coups de milliards d'euros de subventions (je ne critique pas, c'est probablement grâce à cela que je peux avoir ma carte 12-25). L'Etat n'est donc pas un actionnaire qui s'enrichit beaucoup.

Ensuite il faut se rappeler que les actions des entreprises publiques ne sont pas cédées gratuitement: si, l'Etat peut se faire beaucoup d'argent en privatisant. Mais cela ne l'enrichira pas. Pourquoi? Parce que très souvent, les gouvernements privatisent pour éponger leur dette publique (importante en France) ou combler les déficits budgétaires. C'est pourquoi l'Etat italien, dont l'endettement était supérieur au revenu national italien il y a quelques années, fut celui qui privatisa le plus. Rappelons aussi que si Balladur n'avait pas privatisé en 1994, le déficit budgétaire (qui fut quand même proche de 5% du revenu national de la France) aurait été de 10%, soit un record historique, dû à des politiques de baisses d'impôts (la croissance n'arrivera que quelques années plus tard, et je ne suis pas sûr qu'elle soit imputable à la politique de Balladur parce que la croissance de 1997 concernait tous les pays occidentaux). Transmis aussi aux politiciens de droite qui accusent la "gauche" d'avoir ruiné la France ( :roll: ) et creusé la dette plus que la droite, qui serait "bonne gestionnaire".

Cependant, ce n'est pas l'Etat qui fixe le prix des actions des entreprises publiques à privatiser. En résumant, cela dépend des prix du marché. Comme ils ne sont pas exceptionnels à l'heure actuelle, le gouvernement Raffarin hésite à privatiser (mais ce n'est pas l'envie qui manque!) de peur de faire une mauvaise vente.

Cordialement, Aurélien

Sboek

  • Invité
ecologie
« Réponse #9 le: 09 juillet 2004 à 19:23:35 »
Christophe 31
J'avais déjà parcourus ces articles sur la décroissance soutenable et je m'était plus amplement renseigné sur cette décroissance:
hébien je doit dire que j'ai bien rigolé   :wink:  !

Non, plus sérieusement c'est complètement irréaliste, a la limite du naïf...
Ce n'est pas le progrets que l'on doit blâmer, mais le système capitaliste qui, pour faire encore grimper leur profit, évite d'investir dans du materiel moins consommateur en energie ou plus écologique.

Mais il n'y a pas que les industriels peu scrupuleux qui polluent: le consommateurs, comme vous et moi. Nous sommes né dans ce système ou prendre sa voiture pour aller chez un amis qui habite a 500mètre est considèrer comme "normal".

Ce n'est pas en supprimant tout les "véhicules a moteur a explosion" (mort de rire) que la pollution va se résolver: il est trop tard pour revenir en arrière, nous pouvons juste limiter les dégats, comme valoriser la marche a pied ou le vélo pour des courts trajets (je vais au lycée en vélo personellement) ou les transport en commun dans les grandes villes, encourager les acheteurs de véhicule "propre"  grâce a des avantages, etc, il y a tellement de choses a faire...

l'important c'est "d'éduquer" le peuple pour qu'il prenne conscience de son impact sur la nature, de développer des infrastructures répondant aux norme HQE (haute qualité environnementale) et insiter les industriels de tout les secteurs a contrôler leur pollution.

Pour revenir a ce que tu disais Aurélien, je pense quand même que la privatisation d'entreprises ne soit un acte quasi-suicidaire, je ne vois vraiment aucun intêret a ce que les travailleurs acceptent ces mesures...

A bon entendeurs...

Hors ligne Christophe-31

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écologie bis..
« Réponse #10 le: 09 juillet 2004 à 20:11:11 »
Sboek (Prénom ?),

Merci de reconnaitre l'irréalisme des déroissants, qui nous haïssent bien entendu... Pour rajouter un élément, dans le texte futur, il y a un élément non négligeable : Le fait qu'une croissance zéro ne permettrait pas de résorber les gas à effet de serre ou alors sur plusieurs décennies. Il faudrait donc trouver une technologie révolutionnaire qui inverse le processus (OGM?). La lutte pour l'écologie est donc, au niveau où nous en sommes, liéée à la technologie.
Pour les nationalisations, oui c'est suicidaire... Mais le capitalisme n'est-il pas suicidaire en lui-même ? Pourtant des tas de gens ne veulent pas y mettre un terme réel, ils veulent plutôt mettre un terme au libéralisme, genre ATTAC... qui se font discret d'ailleur depuis plusieurs mois. Si le principe de l'évidence était le plus efficace, alors nous n'en serions plus là depuis bien longtemps.

Mais en ce qui me concerne, la lutte pour le socialisme est aussi une lutte pour l'environnement, ce qui la rend d'autant plus pressante.

Christophe

Hors ligne Greg Oxley

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un newbi en politique qui souhaite quelques renseignements
« Réponse #11 le: 09 juillet 2004 à 21:14:46 »
Bonjour,

J'ai lu avec grand intérêt les messages postés par "sboek", et voudrais réagir par rapport à certains de ses commentaires.

Premièrement, sur la la nécessité de nationaliser (ou socialiser — c'est la même chose en substance) les grands groupes financiers et industriels, sous le contrôle démocratique des travailleurs:

Cette revendication constitue l'axe central du programme économique de La Riposte. Quand on y pense, que fait un capitaliste, au juste ?

Si on laisse de côté tous les trafics, les escroqueries, le militarisme, le soutien accordé à toutes les causes injustes et réactionnaires etc., son "travail" consiste à peu près à ceci : il prend la plus-value créée par le travail des salariés, et il décide ce qu'il veut en faire. Cette décision, il la prend en fonction, non pas des intérêts de l'humanité, mais en fonction du profit que sa décision lui rapportera.

Eh bien, le socialisme, c'est un système dans lequel les décisions concernant ce qui est produit, dans quelle quantité et pour quelle utilisation seront prises démocratiquement, par la collectivité et pour la collectivité.

On ne veut pas socialiser les boulangeries au coin de la rue, ni les chariots des vendeurs de marrons chauds.  Mais les banques et les compagnies d'assurance, les grands groupes industriels, les groupes comme Promodès-Carrefour dans la grande distribution, les grandes entreprises du transport aérien, routier et maritime doivent tous devenir propriété publique et faire partie d'une organisation économique rationnelle, démocratiquement gérée, et au service de l'ensemble de la société.

Pour nous, ceci constituerait la base économique et sociale sur laquelle il sera possible de construire une société saine et démocratique, sans exploitation, et sans toutes les autres conséquences de la domination capitaliste.

Je suis entièrement d'accord avec ce que dit Sboek sur les "décroissants". C'est vraiment une démarche complètement insensée. Le but n'est pas d'appauvrir l'humanité en produisant moins, mais de l'enrichir tout en supprimant l'exploitation de l'homme par l'homme.

Chez la plupart des "têtes pensantes" de la "décroissance", il y a en fait un aspect religieux. Pour eux, l'ère moderne a miné les croyances religieuses et l'autorité de l'Eglise, et ils voudraient faire tourner la roue de l'histoire en sens inverse pour que l'on revienne aux "traditions" perdues. Nous avons un article sur cet aspect de leurs idées sur notre site.

Fraternellement,

Greg Oxley

Sboek

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« Réponse #12 le: 09 juillet 2004 à 21:34:03 »
bonsoir,
Je vient de voir un sondage au JT de TF1: d'après ce sondage, réalisé auprès de 952 personne représentative du peuple français:
63% des français pensent que les 35 heures sont mauvaises pour l'emploi
58% des français pensent que les 35 heures sont mauvaises pour leur condition de travail...

Vu le débat actuel sur la réforme des 35 heures, on se demande vraiment pourquoi les média (et en particulier TF1) nous montre ce sondage.
Serais-ce pour nous convaincre de l'importance d'une réforme "a la Raffarin" concernant les 35 heures? ou les médias serais t'ils "influencés" politiquement? ca donne a réfléchir tout sa...

Télé partout, information nulle part...

(Sboek c'est un pseudo, mais comme on me connait plus sous le nom de Sboek que sous mon vrai nom, j'utilise mon pseudo par automatisme  :? )

Hors ligne Delapaille

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Les médias
« Réponse #13 le: 10 juillet 2004 à 12:44:49 »
Pour commenter le dernier message de Sboek.

Effectivement "l'information" dans nos société est évidemment a prendre avec des "pincettes".

Une entreprise comme TF1 n'obeit pas aux soi-disante loi supérieure du journalisme qui serait d'informer de manière impartialle ses spectateurs (une telle chose n'a d'ailleur jamais exister, ou alors de manière anecdotique).

En plus des intérêts financiers évidents (un groupe comme TF1 apartient à des grands groupes, Bouygue et autre) qui interdisent à ces journalistes de critiquer directement les intérêts de ces groupes, il existe également un réseau de lien beaucoup plus pernicieux. Les actionnaires, les dirigeants, les "stars" de ces groupes sont liés de multiples manières au monde économique et donc politique de notre pays, si une information nuit aux intérêts de ces "sphères d'influence" elle sera modifié ou simplement occulté. A noté qu'ils ne reculent pas devant le mensonge pur et smple si celui-ci à une chance d'être accepté par une part non négligeable de la population.

Dans le cas qui nous préoccupe, TF1 est surtout liés à la droite libérale, au médef, en gros à tous ce que la france compte de réactionnaire classique. Elle sert de porte voix au gouvernement actuel qui tente, avant de faire des réformes, de les faire accepter par sa base populaire. Le même phénomène a pu être observé lors de l'election présidentielle avec le batage médiatique autour de l'insécurité qui a disparu miraculeusement après quelques jours de "Sarkosisme". Un autre exemple, voyez comment au travers d'émissions de variétés débiles, TF1 tente de racheter une virginité à Bernadette CHIRAC qui est pourtant trempé jusqu'au coup dans ce que la France compte de plus réactionnaire et tordu (et par là, le but est évidemment de blanchir son président de mari).

En gros, mensonges et trafiquotage de l'information sont le lot quotidien de ces prétendus journalistes qui passe leurs loisirs dans les salons de ceux qu'ils servent servilement, les gros actionnaires et grands capitalistes de notre état. On peut en dire autant de 95% du show-bizeness, ceux que l'on appel la Jet-Set, et qui aurait bien leur place dans un Goulag bien sanglant (je suis pas Stalinien, mais bon ça défoule).
Fraternellement,

PASCAL C.