Chers camarades,
le camarade Vidocq a raison sur un point : le NPA existe parce que les deux grands partis de gauche de notre pays ont failli. Cependant, lui en tire la conclusion qu'il ne faut plus aucune alliance avec le PS. Vidocq croit que l'on ne peut faire alliance sans renier son programme. C'est complètement ridicule. Le meilleur exemple, c'est nous. Nous sommes des militants marxistes révolutionnaires, sans concessions dans nos critiques, mais nous sommes capables de "travailler" avec des camarades réformistes, de nous unir dans les luttes quotidiennes.
De plus, seul Vidocq ne voit pas la différence entre le PS et l'UMP. Même les plus déçus des travailleurs ont voté pour les listes de gauche aux dernières municipales car ils constatent une différence dans la gestion des villes : logements, cantines scolaires, transports, culture...
Si le PS est si proche que ça de l'UMP d'après Vidocq, pourquoi le NPA appellerait-il à voter pour le PS au deuxième tour ? Si la droite peut faire la même chose que le PS, pourquoi donner des consignes de vote en leur faveur ? C'est complètement insensé.
Vidocq nous donne une vision idyllique du NPA. Sans revenir sur l'exclusion de militants du CRI, la phase actuelle du NPA est son apogée. C'est l'euphorie de la création d'un "nouveau" parti, à grands renforts médiatiques. Vidocq évoque les 2500 militants de la LCR (alors que certains "défenseurs" de la LCR nous soutenaient qu'ils étaient 3500!) en comparaison des 10000 actuels. En fait, beaucoup ont voulu être fondateurs d'un parti dont le porte-parole est bien sympathique, bien connu médiatiquement, mais sans plus. Beaucoup ne sont pas prêts à être militants et ne vont déjà plus aux réunions d'ailleurs. Le chiffre symbolique des 10000 a été difficile à atteindre et ils ont été obligés de rappeler des gens qui étaient simplement venus à une réunion d'information pour qu'ils apportent leur participation.
Inutile de dire qu'au premier choc politique, ce nombre de 10000 sera pratiquement divisé par 2.
Vidocq nous assure que ses ennemis ne sont pas les partis de gauche. Alors pourquoi pas d'union ? Si cela peut permettre une défaite de la droite !
Vidocq se pose la question de savoir si le PS est un parti de gauche, en oubliant que des millions de travailleurs ont voté PS en voulant infliger une défaite à la droite, en oubliant que le PS possède une aile gauche, en oubliant que porter des traitres des partis de travailleurs au pouvoir est le meilleur moyen de les démasquer.
Je sais par avance que Vidocq ne lira pas les arguments car ce n'est pas encore sa façon d'aborder la politique. Ce n'est pas grave.
Fraternellement