Si vous continuez à couper les cheveux en quatre, vous aller tomber dans l'absurde. D'abord, comme l'a bien dit Greg, les marxistes sommes avant tout rouges, pas verts. Cependant, il faut bien comprendre qu'aux premiers temps du marxisme, donc de nos classiques, le problème du milieu ambiant n'etait pas vraiment à l'ordre du jour, à un stade donné du developpement des moyens de production et que ce problème a surgit du fait que le capitalisme a survecu à lui-même, creyant ainsi de nouvelles contradictions auparavant imprevues et que les marxistes devons inclure à notre programme. Ceci dit, pour nous, les marxistes, le problême de l'écologie est un problême dont la resolution reste subordonnée au renversement du capitalisme, c'est-à-dire à la fin du mode de production de marchandises et à la fin de la lutte pour le benefice maximum entr'autres choses,
pour les ecolos, reformistes petits bourgeois, c'est une fin en elle même, en marge de tout point de vue de classe: il suffirait d'apprendre à la societé entière, bourgeois, proletaires et toutes les classes et couches intermediaires à réspecter la nature parce que, en fin de compte, pour touts ces réformistes, le capitalime fonctionnerait très bien s'il n'existait pas le problème de la destruction du milieu ambiant qu'il faut resoudre à tout prix, même si pour cela il faut envoyer des gens au chômage, le bien-être de la planète avant tout! Le problême avec ces dames et messieurs c'est que, realisme oblige, ils sont tout-a-fait incapables de remettre le capitalisme en question, ne soyons pas utopiques, et qu'il leur parait beaucoup plus simple d'inviter les capitalistes et la societé toute entière à revenir en arrière. Si nous acceptons que le fait de polluer est une source de benefice pour les capitalistes et que produire "Vert" n'est pas rentable, essayer de les faire changer leur façon d'agir, c'est comme (pour reprendre une des frases preferees de Ted Grant et Alan Woods) essayer d'apprendre à un tigre à manger de l'herbe. Et si l'attitude des proletaires dans le domaine de la preservation du milieu ambiant laisse indiscutablement à desirer, je rappellerais, avec Marx, que l'ideologie dominante , dans une societé donnée est celle de la classe dominante, et l'on connaît tres bien le gout des bourgeois pour le moindre effort. En ce qui concerne le Venezuela, il faut rappeler que, revolution bolivarienne ou pas, la classe ouvrière n'est pas encore au pouvoir et que les principaux leviers de l'economie restent dans les mains des capitalistes, donc la nature sociale de la production et son objectif fondamental, le profit maximum, ne s'en trouve pas encore alteré. Par ailleurs, rappelons, avec Marx de nouveau, que le regime social ne peut pas s'elever au dessus des conditions materielles, essayer donc de vendre du dentifrice, au nom de l'higiene buccale,dans des pays ou l'on meurt de faim! Le proletariat, une fois au pouvoir, ne se preocupera de produire "propre" que dans la mesure ou il pourra augmenter la production, avec les moyens existants, de façon suffisante pour couvrir ses besoins. Essayer d'imposer la resolution du problême ecologique sous le capitalisme depuis la gauche, mis à part le caractere utopique de l'idee en elle-même, dans la mesure ou cela couterait des emplois, aurait pour resultat de pousser les travailleurs vers des positions reactionnaires, ce qui n'est evidemment pas l'objectif du marxisme!
Patrick Vandeweyer
PCE Manilva (Málaga, Espagne)
El Militante Málaga.