Auteur Sujet: Les marxistes sont-ils verts ? [Up]  (Lu 8725 fois)

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Les marxistes sont-ils verts ? [Up]
« Réponse #15 le: 13 août 2006 à 10:52:44 »
En participant a ce forum et en discutant avec notre camarade espagnole je m'apperçois de l'énorme confusion qui regne de nos jours chez les militants progressistes.

Après avoir été de nombreuses années des apôtres de la science censé résoudre tous nos problèmes, les organisations de gauches sont gagnés par ce discours petit bourgeois et paysan de la peur technologique.
Le nucléaire de part son utilisation militaire semble cristaliser plus que tous autre les reprobations contre la technologie.
Cependant si on regarde de plus pres les inustries chimiques ont fait plus de morts que le nucléaire (les bombes chimiques employé nottement en 14-18, la pollution aux dérivés chimiques, les aerosols et autres CFC responsable du trou dans la couche d'ozone) en ne n'oubliant pas les "accidents" comme Bophal ou Sevezo.

A la lecture de notre camarade il faudrais aussi demander l'arret des usines chimiques et ce dans le plus bref délais.
Mais des mots d'ordres simplistes (Sortir du nucléaire) ne changerons rien à la problématique, d'autres sources d'energies devrons être utilisés et aucune n'offre autant de possibilités actuellement que le nucléaire :abondance, limitation de l'effet de serre.
Pour ne pas rester dans les "abstractions" que rejette fireballe, voici quelques chiffres :
Citer

Dans le monde, l'activité production d'électricité est responsable de 40 % de la production de CO2, mais avec des écarts considérables entre les pays (8 % dans le cas de la France et 51 % au Danemark). En Europe ce secteur reste le premier producteur de CO2 mais avec une stabilisation des émissions depuis 1984 (grâce surtout au nucléaire).

On observe des écarts considérables des émissions entre les différents pays, exprimés en tonnes de CO2 par habitant ou par unité de PIB (Produit Intérieur Brut) : 34 t par habitant et par an au Luxembourg, 20 t aux USA, 16 t en Australie et au Canada, 13 t en Allemagne, 10 t aux Pays-Bas en Grande-Bretagne et au Danemark, 7 t en France, 4 t au Portugal et au Mexique et enfin 3 t en Chine (tous ces chiffres correspondent à l'année de référence, 1990). Ces contrastes s'expliquent par les niveaux de développement industriel des différents pays mais aussi par les efforts respectifs d'efficacité énergétique de chacun d'eux : ainsi par unité de PIB, la France apparaît comme le "meilleur élève mondial" avec la Suède et la Suisse.

Le tableau ci-dessous montre les niveaux d'émission unitaires de CO2 pour la production d'électricité en fonction des énergies utilisées (Source ETSU) :

1kWh "nucléaire" = 4 g de CO2
1 kWh "gaz" = 446 g de "CO2"
1 kWh "pétrole" = 818 g de CO2
1 kWh "charbon" = 955 g de CO2

En Europe, le nucléaire, qui fournit près du tiers de l'électricité, permet déjà d'éviter le rejet de plus de 700 millions de tonnes de CO2 par an
En 20 ans grâce à l'électricité nucléaire EDF a réduit de façon considérable ses rejets de polluants (réduction de 70 % des émissions d'oxyde d'azote et dioxyde de soufre durant cette période), ce qui s'est traduit par une diminution globale de la pollution atmosphérique en France (moins 30 % selon le Ministère de l'Environnement).   



De plus la demande croissante mondiale d'energie (source de conflit déjà actuellement : la guerre en IRAK, le darfour etc.) ne saurais être satisfaite juste avec les ressources energetiques fossiles.
Certes on peut accélérer encore un peu la consommation frénétique des maigres ressources fossiles de la terre, il n'a fallu que quelques millions d'années pour les constituer, nos petits enfants n'en auront quasiment plus ! Pourtant, le développement durable ne suppose-t-il pas une préservation des ressources naturelles pour les besoins des générations futures ? Pour cela, un mix énergétique faisant une large place au nucléaire et aux énergies renouvelables sera à terme indispensable.
L'exemple de la Suède est intéressant. Ce pays a choisi le retrait du nucléaire programmé il y a vingt ans et envisage maintenant de repousser la mise en application de cette décision. Pourquoi ? Parce qu'aucune solution de remplacement crédible au plan économique n'est apparue et que l'arrêt de centrales nucléaires se traduirait immédiatement par un accroissement de la production danoise à base de charbon polluant.
Voila quel est la réalité actuelle.
Mais que faire face à l 'accroissement inéluctable des besoins en énergie de l'humanité ?
Développer les énergies renouvelables ? Oui, sans hésitation, mais sans tromper nos camarades sur les perspectives réalistes. Des problèmes économiques qui n'ont pas été surmontés en cinquante ans et qui tiennent pour l'essentiel au caractère dilué et irrégulier de ces sources d'énergie (le courant éolien coûte trois à quatre fois plus cher que le nucléaire ; le solaire dix fois plus cher) ne seront pas résolus par miracle du jour au lendemain.

Les problèmes de la "domination" de l'homme sur la nature avais déjà inspiré Engels dans son manuscrit "LE RÔLE DU TRAVAIL DANS LA TRANSFORMATION DU SINGE EN HOMME".
Ce texte jamais terminé est un petit bijou dont j'invite chaque camarade a faire la lecture .


Citer
... l'animal utilise seulement la nature extérieure et provoque en elle des modifications par sa seule présence; par les changements qu'il y apporte, l'homme l'amène à servir à ses fins, il la domine. Et c'est en cela que consiste la dernière différence essentielle entre l'homme et le reste des animaux, et cette différence, c'est encore une fois au travail que l'homme la doit. Cependant, ne nous flattons pas trop de nos victoires sur la nature. Elle se venge sur nous de chacune d'elles. Chaque victoire a certes en premier lieu les conséquences que nous avons escomptées, mais en second et en troisième lieu, elle a des effets tout différents, imprévus, qui ne détruisent que trop souvent ces premières conséquences. Les gens qui, en Mésopotamie, en Grèce, en Asie mineure et autres lieux essartaient les forêts pour gagner de la terre arable, étaient loin de s'attendre à jeter par là les bases de l'actuelle désolation de ces pays, en détruisant avec les forêts les centres d'accumulation et de conservation de l'humidité. Les Italiens qui, sur le versant sud des Alpes, saccageaient les forêts de sapins, conservées avec tant de soins sur le versant nord, n'avaient pas idée qu'ils sapaient par là l'élevage de haute montagne sur leur territoire; ils soupçonnaient moins encore que, ce faisant, ils privaient d'eau leurs sources de montagne pendant la plus grande partie de l'année et que celles ci, à la saison des pluies, allaient déverser sur la plaine des torrents d'autant plus furieux. Ceux qui répandirent la pomme de terre en Europe ne savaient pas qu'avec les tubercules farineux ils répandaient aussi la scrofule. Et ainsi les faits nous rappellent à chaque pas que nous ne régnons nullement sur la nature comme un conquérant règne sur un peuple étranger, comme quelqu'un qui serait en dehors de la nature, mais que nous lui appartenons avec notre chair, notre sang, notre cerveau, que nous sommes dans son sein, et que toute notre domination sur elle réside dans l'avantage que nous avons sur l'ensemble des autres créatures, de connaître ses lois et de pouvoir nous en servir judicieusement.


Dans cette extraits Engels decrit la "domination" de l'homme sur la nature comme un acte volontaire qui permet a l'homme d'utiliser la nature.
Il evoque aussi les conséquences sociales des "innovations " technologiques de son temps, fallais t'il interdire la pomme de terre ?
( famine qui, à la suite de la maladie de la pomme de terre, s'abattit sur l'Irlande en 1847, conduisit à la tombe un million d'Irlandais se nourrissant exclusivement ou presque exclusivement de ces tubercules et en jeta deux millions au delà de l'océan)
Pour Engels la réponse est non, mais contrairement a un scientisme béa et stupide de l'époque, Engels fais ici la liaison entre l'homme et la nature et decris la "domination" de l'homme comme la connaissance des lois de la natures, pas sa soumission.

Citer
Et en fait, nous apprenons chaque jour à comprendre plus correctement ces lois et à connaître les conséquences plus proches ou plus lointaines de nos interventions dans le cours normal des choses de la nature. Surtout depuis les énormes progrès des sciences de la nature au cours de ce siècle, nous sommes de plus en plus à même de connaître les conséquences naturelles lointaines, tout au moins de nos actions les plus courantes dans le domaine de la production, et, par suite, d'apprendre à les maîtriser. Mais plus il en sera ainsi, plus les hommes non seulement sentiront, mais sauront à nouveau qu'ils ne font qu'un avec la nature et plus deviendra impossible cette idée absurde et contre nature d'une opposition entre l'esprit et la matière, l'homme et la nature, l'âme et le corps, idée qui s'est répandue en Europe depuis le déclin de l'antiquité classique et qui a connu avec le christianisme son développement le plus élevé.


Pour Engels, c'est seulement par l'apprentissage de ces lois, par le developpement des connaissances que nous déchirerons les chimères de la croyance de l'homme séparé de son environnement.
Et il avais raison, le developpement économique occidental, ainsi que son developpement technologique (tel que la conquète spatial) ont developpé la conscience du respect de la nature sur l'ancienne et réactionnaire théorie de la soumission de la nature par l'homme.
Cependant comme toujours en pareille cas, les esprits qui etaient pollué d'un scientisme béa, versent maintenant dans une antitechnologie des plus stérile et puérile.
Seul les petite bourgeois sont sensibles à ce theme de la décroissance, avec une petite vie bien confortable, ne manquant de rien ils pronnent pour les autres l'ascétisme et la pénurie. Ces arguments n'ont aucune prise dans la classe ouvrière et de tel slogans si ils peuvent ralier une minorité de la jeunesse altermondialiste, ne pourras jamais fedérer la classe ouvrière (en france on se bas pour renationaliser EDF, pas pour fermer les centrales nucléaires).

Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour satisfaire un développement durable tout en préservant l'environnement. L'énergie nucléaire a sa place, probablement pour une part très supérieure à sa place actuelle sur le plan mondial. Il faut continuer d'en améliorer tous les aspects, économie, sûreté, conséquences environnementales, comme pour les autres sources d'énergies.

Pour moi tout autre attitude est non scientifique, voire démagogique. Sur le fond elle ne resiste pas à l'analyse, et sur la forme elle est étrangère aux préoccupation de la classe ouvrière.
Il ne faut pas confondre technologie et maitrise de celle ci.
Dans le cadre du capitalisme, l'energie nucléaire est confié aux mains de groupes d'intérets concurrents qui se livrent des guerres commerciales et physiques pour assurer leur domination.
La haute technicité de la maitrise de l'energie nuclaire, mais aussi des biotechnologies met en valeur jours après jours la dystorsion entre le système sociale-politique du capitalisme et sa capacité a gerer celles ci.
En clair les enjeux sont si important, les technologies si délicates, que seule le contrôle démocratique peut permettre de developper harmonieusement ces technologies.
L'émergence des courants Ecolo-Alters est en ce sens positifs qu'il marquent la volonté des salariés à intervenir dans la politique, cependant leur "maximalisme" les privent d'une direction juste.
Sans présumer de la position des camarades espagnole, la voie "Sortie du nucléaire" est sans issues sinon prématuré à notre époque.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

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Les marxistes sont-ils verts ? [Up]
« Réponse #16 le: 26 août 2006 à 17:02:42 »
Cher camarade,
Peut-etre serait-il necessaire d'ouvrir un fil de discussion specifique pour cette question.
Que je sache, les camarades français de La Riposte ne se sont pas encore exprimes sur ce sujet bien que la Tendance Marxiste en Espagne (El Militante) et en Grande Bretagne (Socialist Appeal) on deja lance des mots d'ordre visant a la non proliferation du nucleaire sous le capitalisme du a l'incapacite des capitalistes a maintenir la securite des centrales et a traiter les dechets de façon satisfaisante. (voir l'article de Phil Mitchinson "Blair goes nuclear" sur notre site international www.marxist.com). Par exemple, depuis que le secteur de l'energie est privatise en Espagne, c'est a dire depuis 1999, les investissements en matiere de securite dans les centrales espagnoles se sont reduits de 50%.
En France par contre la grande braderie capitaliste dans ce secteur n'a fait que commencer. En Espagne, les centrales (il y en a 8 je crois) ne produisent que 27% de l'electricite contre pres de 80% en France qui dispose de 20 centrales et une soixantaine de reacteurs et se trouve a la pointe dans l'usage de cette technologie (et en est beaucoup plus dependante), ceci dit juste pour suggerer que differentes conditions materielles obligent pour le moins a aborder le probleme differement.
Il serait donc necessaire d'ouvrir un debat plus large a ce sujet (nous n'allons pas resoudre cette question a nous deux, pour ma part je ne suis pas non plus un expert dans cette matiere).
Soit dit en passant, nous avons egalement lu Engels, et les camarades du Comite de Redaction de El Militante ne souffrent d'aucune confusion ideologique ni ne "sont gagnés par ce discours petit bourgeois et paysan de la peur technologique." Ce genre d'affirmations n'est pas la façon correcte d'affronter le debat.

Fraternellement

Patrick Vandeweyer
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Patrick Vandeweyer
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« Réponse #17 le: 26 août 2006 à 18:37:10 »
Bonjour fireball

Je suis content que tu m'apporte des précisions quand a la position de la section espagnol et britannique sur cette question. Je constate que c'est face a une approche du "nucléaire de marché" et de l'incompétence du système capitaliste à gérer cette technologie que le positions des sections succesive est emprunte de sagesse. Cependant je ne puis adhérer au mot d'ordre "sortir du nucléaire", en effet celui ci est un raccourcis rapide qui est compris comme "fin de la technologie nucléaire", alors que le mot d'ordre juste est "sortir du capitalisme".
En effet c'est la course a la rentabilité, la privatisation de l'energie qui sont source de menaces avec une energie technologiquement très pointus, qui reclamme le changement qualitatif de la société (le socialisme).
Ce n'est qu'une preuve de plus, la plus criante, que c'est le système qu'il faut changer. Je comprend que les masses croient et se laissent abuser par les mots d'ordres petit bourgeois " a bas la technologie" ceci a malheureusement toujours été le cas, de l'époque de la mécanisation a celle des OGM, mais le principe même des Marxistes n'est 'il pas d'expliquer que c'est le système que l'on dois changer ?

Si nous aboyons avec les conservatisme et les peurs, offrons nous une réelle possibilité de changement ? En clair les décroissants ne sont pas une menace pour le capitalisme et les effets de la destruction de l'ecosystème pourrait ralier des masses importantes a ces courants si nous leur laissons le terrain ou si nous emboittons le pas avec de tel slogans?
Les ecologistes et autres décroissants ne sont pas anticapitalistes et les capitalistes gèrent même leur image pour faire de "l'écologie".
Dans certains pays (suède, allemagne) ils sont pret a se priver du nucléaire pour détourner la colère des travailleurs.
Est ce que le capitalisme est attaqué avec de tel slogan ?

J'ai peur que un tel slogan ne soient trops tactique (pour répondre a une peur légitime) comme si on demandais que l'ONU arrette les guerres impériaste dans le monde... On peux gagner de la sympathie des travailleurs et des gens qui ont peurs face a tous les dangers technologique, ne devrais t'on pas sortir du genie genetique aussi ?

De toute façon nous ne sortirons de rien tant que le système restera en place, et il serais malhonnette de dire "sortie du nucléaire sous le capitalisme" et " vive le nucléaire sous le socialisme". C'est comme si on demandais la fin de la guerre sous le capitalisme ceci est une utopie clairement dénoncé par les marxistes.

Maintenant que l'on ai des mots d'ordre ponctuel pour la fermeture d'une usine polluante ceci est parfaitement compréhensible et souhaitable, il faut lutter aupres des salariés pour un meilleur envirronement, mais surtout il faut leur dire qu'ils doivent prendre l'usine car c'est l'unique gage que celle devienne "propre".
Ceci, a mon avis, est le rôle des marxistes à l'époque du "périle technologie" et de la tentation de "décroissance".

Concernant mes citations, elles ne sont là que pour illustrer mes arguments, je ne prétend pas détenir la vérité, je la cherche, et même si je suis convaincus des grandes qualités intellectuels des camarades espagnole et anglais, je souhaite une démonstration plutôt qu'une simple affirmation.

Pour moi en ce sens le débat reste ouvert...
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« Réponse #18 le: 26 août 2006 à 20:46:10 »
cher camarade,
 pour illustrer la position de fond des marxistes sur le nucleaire (et donc la mienne), voici un extrait tout a fait pertinent d'un article de Jerome Metellus: "Dans la mesure où il n’y a pas de limite absolue aux progrès des sciences et de la technologie, le potentiel énergétique dont nous disposons est lui aussi illimité. Aux énergies « renouvelables » (énergie des marées, énergie solaire, éolienne, etc.) s’ajoute l’énergie atomique. Si celle-ci est aujourd’hui une grave source de pollution, c’est parce que les capitalistes ne veulent pas rogner sur leurs marges de profits en investissant dans un traitement sérieux des déchets radioactifs. D’un point de vue scientifique, cependant, rien ne permet d’affirmer que l’exploitation de l’énergie atomique ne puisse pas se réaliser de façon à n’impliquer ni pollution, ni risque de catastrophe nucléaire. En d’autres termes, la pollution et les différents risques liés à l’industrie énergétique reposent, non sur la « croissance », mais sur les mécanismes fondamentaux du capitalisme. Par conséquent ils ne disparaîtront que lorsque ce système lui-même sera renversé. Seule une planification rationnelle et démocratique de l’industrie et des ressources énergétiques permettra de concilier le développement de l’appareil productif avec l’équilibre écologique de la planète." ("La decroissance soutenable, une utopie reactionnaire"). En ce sens, je ne vois aucune contradiction dans le fait de s'opposer a l'usage du nucleaire par les capitalistes tout en acceptant sa possible utilisation sous le socialisme.
Disons egalement que outre le fait de s'opposer a la construction de nouvelles centrales (le gouvernement du PSOE a d'ailleurs decrete une moratoire a ce sujet en 1983 qui pourrait maintenant commencer a etre remise en question) et de faire campagne pour le demantelement des centrales existentes, la tendance marxiste s'oppose egalement a la construction, prevue par le gouvernement, d'un Depot Transitoire Centralise (ATC dans ses sigles espagnoles) a cause de la vulnerabilite d'un depot de ce genre construit en surface et a cause de l'impact negatif qu'il aurait sur le developpement de la region qui aurait le douteux privilege de l'heberger, nous nous opposons egalement aux chiffres multimillionaires payes par le gouvernement aux companies electriques comme "dedomagement" pour l'application de la moratoire (3,5% de la facture electrique de chaque abonne), en fait, on peut dire que nous utilisons la questions du nucleaire pour souligner l'exploitation des travailleurs aux mains des capitalistes, comme nous essayons de le faire dans tous les domaines.

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« Réponse #19 le: 27 août 2006 à 00:03:42 »
Merci pour ces précisions Fireball, la citation de jerome est mienne, il n'y a pas une once de différence entre lui et moi sur ce sujet.
Cependant je crois que la différence entre toi et moi, tiens peut être au faite que la France est déjà un pays fortement nucléarisé, et que l'exemple d'EDF dans ce domaine n'est pas le plus mauvais qui ai existé.
Au contraire cette structure a démontré que le gestion publique de cette technologie, même si elle à été bureaucratique, à été globalement bien menée.
La privatisation d'EDF est pour nous une énorme source de préoccupation, nottement sur la question du nucléaire.
Je comprend vos luttes concernant l'instalation d'usine de retraitement et de dechet, l'exemple de la Hague et des problèmes de pollution qui y sont lié est riche d'enseignement.
La question du dédomagement des capitalistes sur les impots des salariés est le scandale de trops.
Mais si tu analyse cette situation, sous le capitalisme, les capitalistes et ses laquais sociaux démocrates, peuvent canalyser la colère des travailleurs en la détournant contre la technologie.
La gestion capitaliste de ces technologie et de la société n'est pas remise en cause, on sacrifie le "fetiche" nucléaire pour détourner l'attention.

Voila pourquoi je ne fais pas mien l'idée de "sortir du nucléaire"
De plus l'espagne est en situation de dépendance energetique de façon excessive et achette a ses voisins l'electricité qu'elle ne sait pas produire, l'écologisme en espagne se paie par le nucléaire en france et le gaz en algerie :

Citer
L'Espagne se caractérise par une très forte dépendance énergétique : en 1995, 72,3 % des besoins étaient couverts par les importations. Afin de réduire cette dépendance, le Plan énergétique national, établi en 1979, prévoyait un recours accru à l'énergie nucléaire, au charbon et au gaz. Or, après le moratoire nucléaire décidé en 1982 par le précédent Gouvernement, le nouveau Gouvernement libéral a souhaité marginaliser le charbon et privilégier la filière gazière.


Pour information le taux de pollutions au CO2 en fonction des différentes energies :


Citer
1kWh "nucléaire" = 4 g de CO2
1 kWh "gaz" = 446 g de "CO2"
1 kWh "pétrole" = 818 g de CO2
1 kWh "charbon" = 955 g de CO2


Bien qu’il soit le plus propre des combustibles fossiles, le gaz naturel produit quand même des émissions de CO2 et d’oxydes d’azote lorsqu’il est brûlé. En outre, des particules, des oxydes de soufre et des hydrocarbures réactifs (voir COV) sont également émis, mais les quantités sont beaucoup plus faibles que si l’on brûle d’autres combustibles fossiles.

Le nucléaire lui a beaucoup d'autres inconvénients (temps de demi vie des dechets, stockage, confinement) mais produit moins de CO2.

Voila quel est le prix de la dépendance energetique de l'espagne pour ses voisins exportateur d'energie.
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« Réponse #20 le: 27 août 2006 à 00:11:18 »
Les estimations des ressources fossiles :
Citer
Se référant à une étude de la British Petroleum Statistical Review, le Commissariat Général du Plan estime qu'au rythme actuel de production, la durée des réserves atteindrait 228 ans pour le charbon (houille et lignite), 42 ans pour le pétrole et 62 ans pour le gaz naturel.

Les réserves d'hydrocarbures, toutefois, donnent lieu à un débat.

Les plus optimistes estiment qu'au rythme prévu pour la consommation mondiale, nous disposerions encore de 80 à 100 années de ressources pour le pétrole et de 140 à 180 années pour le gaz. Ils s'appuient sur le fait que les chiffres sont toujours revus en hausse malgré la couverture annuelle des besoins. Ils citent les récentes découvertes faites notamment au large des golfes du Mexique ou de Guinée, en Angola, évoquent les promesses de la mer Caspienne et la " renaissance " de la mer du Nord4(*).

Ils mettent en avant l'amélioration des taux de récupération dans les gisements : certaines compagnies pétrolières jugent que ce taux pourrait atteindre 50 % en 2020, notamment grâce à la technique de la sismique 3D, du forage horizontal, et de l'extraction en eau profonde.

Les plus pessimistes estiment que le pic de production mondiale se situerait entre 2000 et 2010 pour le pétrole conventionnel5(*) et autour de l'année 2025 pour le gaz.

Dès aujourd'hui, les pays devraient planifier la gestion de l'énergie et investir dans de nouvelles recherches. La planète n'est pas encore à court de pétrole, mais nous devons envisager la fin du pétrole bon marché et abondant"6(*).  

Quelle que soit leur estimation exacte, les réserves de ressources fossiles ont des limites peut-être techniques, sans doute économiques et certainement physiques.
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« Réponse #21 le: 27 août 2006 à 18:18:11 »
Bonjour Bruno,
Le probleme ce n’est pas l’ecologie mais bien le caractere faible et extremement parasitaire du capitalime espagnol. Toute l’infrastructure electrique est au rouge vif precisement parce que ces entreprises privatisees preferent repartir des dividendes a leurs actionnaires et des bonus a leur cadres superieurs plutot que d’investir dans la maintenance et le developpement des reseaux. Probablement esperent-ils que quand la situation ne sera plus tenable, l’etat finira par ouvrir le porte-feuille du contribuable pour faire les investissements necessaires a leur place. En ce qui concerne les centrales, ils sont bien moins interesses par le fait d’en construire de nouvelles que par la surexploitation de celles qui existent deja. Les compagnies electriques ont d’ailleurs reçu la permission du CSN (Conseil de Securite Nucleaire) d’augmenter la puissance et la duree d’exploitation de certaines centrales  au-dela de leur design original, il est facile de comprendre que cela se fait au detriment de la securite a cause de la plus grande usure des materiaux.
Que l’energie nucleaire est dangereuse dans les mains des capitalistes, le CSN le reconnaît presque ouvertement lorsqu’il dit, dans son rapport au sujet des problemes du circuit de refrigeration de Vandellos II (Tarragona ) que dans le processus de corrosion des tuyauteries de refrigeration de la centrale nucleaire « le titulaire (Endesa et Iberdrola) n’a pas ete transparent dans la phase anterieur a la rupture et, par la suite il n’a fourni les informations qu’au moment qu’il considerait le plus opportun » le meme rapport insiste sur le fait que "les causes de l’incident se trouvent dans la priorite de la production sur la securite".
A ce sujet, Joan Ribo, secretaire de Milieu Ambiant et Developpement Soutenable d’Izquierda Unida (coalition de gauche de laquelle le PCE est la colonne vertebrale et a laquelle j’appartient egalement, en meme temps qu’au PCE), fait le commentaire suivant : « La securite, si on veut la mener jusqu'à ces dernieres consequences, represente des couts tres eleves pour les entreprises proprietaires des centrales nucleaires qui ont tendances a les oublier, les sous estimer et les laisser en dernier lieu pour pouvoir respecter les compromis de production exiges ».
En fait, le nucleaire n’est rentable pour les capitalistes qu’a condition d’externaliser les couts, plus qu’a en construire de nouvelles pour augmenter le potentiel de cette energie ils auront tendance a utiliser le materiel existant (mis en place par l’Etat) et a l’user jusqu'à la corde et meme au-dela…
Par exemple, la centrale de Vandellos I a ete fermee en 1989 suite a un incendie. Les frais de reparation ayant etes juges trop couteux, le reacteur a ete recouvert d’une carcasse en acier galvanise et son demantelement definitif n’est prevu que pour l’an 2028…soit dit en passant le « sarcophage » de la centrale de Tchernobyle est occupe a rouiller et une nouvelle carcasse a poser par-dessus n’est encore qu’a l’etat de projet…
En fin de compte on ne peut faire confiance aux capitalistes ni pour gerer les centrales existantes, ni pour developper l’usage de cette energie (avec ou sans securite), ni meme pour demanteler convenablement l’infrastructure existante dans le cas ou il serait decide d’y renoncer. Probablement que l’energie nucleaire est deja condamnee, tout au moins si el reste aux mains des capitalistes, pour manque de rentabilite, le probleme c’est les risques qu’il nous feront courir pendant qu’ils arrivent a faire leur beurre avec.

Fraternellement

Patrick Vandeweyer
PCA / IU Manilva (Málaga)
El Militante Málaga
Ps: Juste au pasaje, il n’est pas posible d’estimer les reserves de petrole sous le capitalisme, parce que, a disons $30 le barril, certaines reserves n’ « existent » pas faute de rentabilite a l’exploitation, mais a $70 le barril ces reserves « reapparaissent » pour les memes raisons…le capitalisme ne sert meme pas a de simples fins de comptabilite !


Bonjour Bruno,
Le probleme ce n’est pas l’ecologie mais bien le caractere faible et extremement parasitaire du capitalime espagnol. Toute l’infrastructure electrique est au rouge vif precisement parce que ces entreprises privatisees preferent repartir des dividendes a leurs actionnaires et des bonus a leur cadres superieurs plutot que d’investir dans la maintenance et le developpement des reseaux. Probablement esperent-ils que quand la situation ne sera plus tenable, l’etat finira par ouvrir le porte-feuille du contribuable pour faire les investissements necessaires a leur place. En ce qui concerne les centrales, ils sont bien moins interesses par le fait d’en construire de nouvelles que par la surexploitation de celles qui existent deja. Les compagnies electriques ont d’ailleurs reçu la permission du CSN (Conseil de Securite Nucleaire) d’augmenter la puissance et la duree d’exploitation de certaines centrales  au-dela de leur design original, il est facile de comprendre que cela se fait au detriment de la securite a cause de la plus grande usure des materiaux.
Que l’energie nucleaire est dangereuse dans les mains des capitalistes, le CSN le reconnaît presque ouvertement lorsqu’il dit, dans son rapport au sujet des problemes du circuit de refrigeration de Vandellos II (Tarragona ) que dans le processus de corrosion des tuyauteries de refrigeration de la centrale nucleaire « le titulaire (Endesa et Iberdrola) n’a pas ete transparent dans la phase anterieur a la rupture et, par la suite il n’a fourni les informations qu’au moment qu’il considerait le plus opportun » le meme rapport insiste sur le fait que les causes de l’incident se trouvent dans la priorite de la production sur la securite.
A ce sujet, Joan Ribo, secretaire de Milieu Ambiant et Developpement Soutenable d’Izquierda Unida (coalition de gauche de laquelle le PCE est la colonne vertebrale et a laquelle j’appartient egalement, en meme temps qu’au PCE), fait le commentaire suivant : « La securite, si on veut la mener jusqu'à ces dernieres consequences, represente des couts tres eleves pour les entreprises proprietaires des centrales nucleaires qui ont tendances a les oublier, les sous estimer et les laisser en dernier lieu pour pouvoir respecter les compromis de production exiges ».
En fait, le nucleaire n’est rentable pour les capitalistes qu’a condition d’externaliser les couts, plus qu’a en construire de nouvelles pour augmenter le potentiel de cette energie ils auront tendance a utiliser le materiel existant (mis en place par l’Etat) et a l’user jusqu'à la corde et meme au-dela…
Par exemple, la centrale de Vandellos I a ete fermee en 1989 suite a un incendie. Les frais de reparation ayant etes juges trop couteux, le reacteur a ete recouvert d’une carcasse en acier galvanise et son demantelement definitif n’est prevu que pour l’an 2028…soit dit en passant le « sarcophage » de la centrale de Tchernobyle est occupe a rouiller et une nouvelle carcasse a poser par-dessus n’est encore qu’a l’etat de projet…
En fin de compte on ne peut faire confiance aux capitalistes ni pour gerer les centrales existantes, ni pour developper l’usage de cette energie (avec ou sans securite), ni meme pour demanteler convenablement l’infrastructure existante dans le cas ou il serait decide d’y renoncer. Probablement que l’energie nucleaire est deja condamnee, tout au moins si el reste aux mains des capitalistes, pour manque de rentabilite, le probleme c’est les risques qu’il nous feront courir pendant qu’ils arrivent a faire leur beurre avec.

Fraternellement

Patrick Vandeweyer
PCA / IU Manilva (Málaga)
El Militante Málaga

Ps: Juste au pasaje, il n’est pas posible d’estimer les reserves de petrole sous le capitalisme, parce que, a disons $30 le barril, certaines reserves n’ « existent » pas faute de rentabilite a l’exploitation, mais a $70 le barril ces reserves « reapparaissent » pour les memes raisons…le capitalisme ne sert meme pas a de simples fins de comptabilite !
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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« Réponse #22 le: 27 août 2006 à 19:06:23 »
bizarrement, le texte apparait deux fois! ????
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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« Réponse #23 le: 27 août 2006 à 21:54:29 »
Merci fireball pour les eclaircissements sur la situation en espagne, nous voyons au grands jours les conséquences concrètes de la privatisation de l'energie, dont on nous vente les mérites et qui a amené a la privatisation d'EDF.
L'incurie des capitalistes est patente, nous sommes précisemment a l'époque de la décomposition du capitalisme, le système est incapable de gerer les sources d'energie comme le nucléaire (si il n'y avais que cela qu'il ne savait plus gerer).
Le constat est effarant et les bon Lamy qui nous parle d'un système efficient il faudrais le corriger pour parler d'un système completement défiscient.
Tant que le capitalisme ne sera pas abbatut c'est des lendemeins qui déchantes qui nous attendent...
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

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« Réponse #24 le: 28 août 2006 à 03:55:15 »
Cher camarade,

Les deux principaux obstacles au developpement des forces productives sont la propriete privee des moyens de production et la camisole de force de l'etat-nation, comme tu le sais les marxistes l'ont dit depuis longtemps, avec raison, cela se demontre tous les jours et cette realite n'est passee sous silence qu à cause des interets de classe de la bourgeoisie qui controle tous les moyens de communication, exepte de modestes journaux comme La Riposte, El Militante, Socialist Appeal, etc. (entre autre, il ya bien d'autres tendances et organisation marxistes dans le monde, en plus des autres mouvements de gauche, nous ne sommes pas les seuls, mais je considere seulement que nous sommes les plus coherents).
si la propriete des moyens de production est deja d'elle meme obsolete dans tous les domaines, c'est dans le domaine des services publics que le desastre est le plus evident, le cas des chemins de fer britannique en est devenu le paradigme.
en principe, meme d'un point de vue capitaliste "consequent", des secteurs comme celui de l'energie, de l'aviation, des chemins de fer par exemple devraient rester dans les mains de l'Etat car les investissements necessaires font que ces secteurs ne soient pas reellement rentables pour les capitalistes, le "truc" des privatisations se trouve dans le fait que ce ne sont pas les capitalistes qui ont fait les investissements a l'origine mais l'Etat capitaliste dont le financement provient a 80%, a l'heure actuelle, des impots payes par le salariat...evidemment apres avoir expolie ce qui appartient a la societe civile qui en a fait les frais ils ont un gros probleme a l'heure de faire face aux couts de la maintenance et de l'expansion de l'infrastructure volee avec la complicite des politiciens de droite et de leur alies reformistes dans le mouvement ouvrier...c'est pour cela qu'il n'y a plus de securite dans les chemins de fer britanniques et que les "apagones" se multiplient en Espagne, entre autre...
On a beaucoup parle des fameux attentats du 11 septembre 2001, ce qu'on a crie moins haut c'est que la privatisation de la securite dans les aeroports, pour les vols interieurs (chaque compagnie assure la securite de ses propres vols) a fait beaupoup pour permettre aux terroristes reactionnaires d'al qaeda de s'emparer des avions...(encore une fois, la reduction des couts, l'incompetence d'un personnel precaire, etc...)
Les exemples peuvent se multiplier presque ad infinitum, le fait est que, a l'epoque du capitalisme senile, la classe capitaliste en est arrive a mettre a sac son propre Etat.
L'utilisation de l'energie nucleaire pour fin civile (pour des fins militaires, il n'est pas besoin de dire que nous sommes contre) se place dans ce contexte et il me semble coherent de s'y opposer lors qu'elle se trouve dans les mains des capitalistes. Une des premieres taches d'un regime socialiste mondial devra etre celle de mener a bien une comptabilite exacte des recours energetiques dont nous disposons, une autre tache tout a fait impossible sous le capitalisme, nous aurons tous le loisir de decider d'une façon rationnelle (c'est a dire en ne se basant pas sur des criteres de "rentabilite" economique a cout terme) si le nucleaire (et je veux dire ici l'energie de fission, il faudra developper celle de fusion, celle-ci pourrait devenir, dans le cas ou elle arriverait a fonctionner, un joli cas de negation de la negation, clin d'oeil dialectique) peut etre exploitee d'une façon sure (un accident sera toujours possible, la perfection n'est pas de ce monde, mais ce dont il s'agit c'est de reduire les risques au minimum, chose que le capitalisme n'est pas en mesure de faire)
Pour terminer, dire que, personnellement, je ne suis pas oppose a l'utilisation de l'energie nucleaire en general, mais si a son utilisation dans les mains des capitalistes.
La question du milieu ambiant, de l'energie, des droits de la femme, la question nationale (Espagne, Irlande, afghanistan,etc), la question sociale (contradiction entre le capital et le travail, le salaire et les benefices) ne peuvent etre resolues par la bourgeoisie et par son systeme, il est necessaire de prefigurer la societe de demain et d'expliquer aux travailleurs leurs (nos) taches et leur (notre) role dominant dans cette societe.
Une fois de plus il faut rappeler l'alternative: Socialisme ou barbarie!

Fraternellement

Patrick Vandeweyer
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« Réponse #25 le: 28 août 2006 à 13:49:27 »
j'aurais pas mieux dis  :D
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