Chers camarades,
Cette question de la fuite des capitaux revient souvent dans nos discussions. Les gens nous disent : "Mais si vous prenez des mesures contre les intérêts capitalistes, ils vont retirer leurs capitaux".
Il va de soi que le sabotage économique et la fuite des capitaux font partie de l'arsenal des capitalistes. L'expérience du premier gouvernement Mitterrand, entre autres, est là pour le prouver. Il y a aussi l'expérience actuelle du Venezuela.
Mais le problème n'est pas insurmontable. Il n'en est un, à vrai dire, que dans la mesure où la révolution s'arrête à mi-chemin. Si on s'attaque aux intérêts de la classe capitaliste, il faut aller jusqu'au bout et lui priver définitivement des moyens de sabotage dont elle dispose. Il faudrait prendre possession de toutes les banques et institutions financières, prendre des mesures énergiques pour réprimer les spéculateurs, interdire des sorties de capitaux non autorisées, sous peine d'arrestation et de lourdes sanctions.
Mais, en fin de compte, les sommes sorties du pays ne seront "que de l'argent". A partir du moment où tout l'appareil productif, toutes les ressources naturelles, toutes les banques etc. seront fermement entre les mains de notre classe, avec l'impact international de la révolution - et son extension à travers l'Europe et le reste du monde - ce n'est pas la perte de quelques dizaines de milliards qui va nous gêner.
Fraternellement,
Greg Oxley