Auteur Sujet: Evo morales et la nationalisation des entreprises etrangères  (Lu 1683 fois)

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Evo morales et la nationalisation des entreprises etrangères
« le: 21 décembre 2005 à 17:35:53 »
Evo morales essaye des son election de repondres aux aspirations de ses compatriottes avec un discours "radical" quand a la propriété nationale des hydrocarbures, de la terre bolivienne et de ses ressources.
Cependant il se refuse a nationaliser l'industrie pétrolière et parle seulement d'augmenter les taxes sur ces compagnies.

Le président élu de Bolivie, Evo Morales, a annoncé une révision de tous les contrats d'exploitation d'hydrocarbures passés avec les multinationales, dans des entretiens aux quotidiens espagnols parus mercredi.
"Les contrats sont illégaux et anticonstitutionnels, il y a des clauses qui leur octroient un droit de propriété à la sortie des puits. Il faut les réviser car ils sont nuls en droit", a déclaré le dirigeant socialiste bolivien au quotidien El Pais.

"Les hydrocarbures appartiennent à l'Etat" et les compagnies "peuvent être partenaires mais non propriétaires", a également indiqué M. Morales au journal libéral El Mundo.

"En outre, les contrats ont été signés lorsque le baril de brut coûtait 18 ou 19 dollars (US), alors qu'il est aujourd'hui à plus de 60 dollars. Tous les contrats seront révisés et les multinationales doivent le comprendre. La Bolivie doit profiter de ses ressources gazières qui seront la base de la nouvelle croissance économique du pays", ajoute M. Morales.

Le président bolivien assure toutefois que les compagnies pétrolières pourront continuer à travailler en Bolivie. "Notre gouvernement leur garantira leur retour sur investissements et leurs bénéfices, mais dans un cadre équilibré, pas comme maintenant où elles reversent seulement 18% de royalties à l'Etat", déclare-t-il.

Evo Morales a précisé au quotidien conservateur ABC qu'à son initiative, "l'Etat bolivien contrôlera la propriété (des gisements) et 50% de la production".


Sa position réformiste "radical" vas t'elle provoquer une agitation des multinationales étrangères, et vas t'elle vraiment répondre aux besoins de son peuple ?
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

koptitof

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attendons la suite
« Réponse #1 le: 21 janvier 2006 à 12:12:51 »
Les multinationales sont rassurées par ce discours qui leur propose de rester en Bolivie pour continuer à exploiter les ressources.
Ce quelles n'auraient pas appréciées et surtout leur cote en bourse ,c'est de se faire prendre leur outil de travail par la nationalisation.

Quels autres changements apportera Morales à son pays?

Il sera interessant de suivre ses réformes pour voir si il offre une perspective pour la rupture avec le capitalisme par des réformes successives.

Hors ligne bruno

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Evo morales et la nationalisation des entreprises etrangères
« Réponse #2 le: 03 mai 2006 à 10:34:56 »
Citer
LA PAZ (Reuters) - Le président bolivien Evo Morales a signé un décret
nationalisant le secteur des hydrocarbures, qui demande aux compagnies
étrangères de restituer immédiatement à l'Etat leurs gisements de gaz et de
signer de nouveaux contrats d'exploitation dans les six mois.

La Bolivie dispose des deuxièmes plus importantes réserves de gaz naturel
d'Amérique du Sud après le Venezuela et la question de la gestion de ces
richesses naturelles a été au coeur de plusieurs révoltes populaires au
cours des trois dernières années.

La Bolivie dispose de réserves de gaz naturel évaluées à 48.700 milliards de
mètres cubes.

"Nous demandons aux forces armées, ainsi qu'à des bataillons d'ingénieurs,
d'occuper dès maintenant tous les gisements d'hydrocarbures de Bolivie", a
dit le chef de l'Etat, qui a choisi le jour symbolique du 1er-Mai pour
signer son décret dans le gisement gazier de San Alberto, exploité par la
compagnie brésilienne Petrobras, situé dans la province de Tarija (sud-est
de la Bolivie).

Le vice-président bolivien, Alvaro Garcia, a déclaré que des employés de la
compagnie nationale des hydrocarbures, YPFB, et l'armée avaient commencé à
occuper 53 installations énergétiques, dont des raffineries, des gisements
gaziers et des gazoducs, dans l'ensemble de la Bolivie, dès la signature du
décret présidentiel.

Lors des célébrations du 1er-Mai sur la grand-place de La Paz, Garcia a
déclaré que les revenus nationaux tirés des ressources énergétiques
passeraient à 780 millions de dollars l'année prochaine, soit près de six
fois plus qu'en 2002.

Morales, homme de gauche et Amérindien élu président à la mi-décembre, a lu
lui-même son décret stipulant que "L'Etat recouvre la propriété et l'entier
contrôle de ces ressources".

"Nous ne sommes pas un gouvernement qui se borne à faire de simples
promesses, nous donnons suite à ce que nous proposons et à ce que le peuple
réclame", a-t-il dit.

Au nombre des importants investisseurs dans le secteur gazier bolivien
figurent, outre Petrobras, le Français Total, l'Espagnol Repsol YPF ou
encore le Britannique BG Group. Les compagnies pétrolières ont investi plus
de trois milliards de dollars au cours des dix dernières années, dont une
bonne part pour la prospection.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)